Le Fanfaron
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AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2026
Une pure merveille. Un jeune étudiant rencontre par hasard par un énergumène qui l'emmène dans un voyage fou qui va durer deux jours. Les personnages sont brillamment écrits et profondément attachants, interprétés avec brio par Vittorio Gassman en homme charismatique et charmeur, et Jean-Louis Trintignant dans ce jeune naïf timide qui semble être spectateur de sa propre vie.
C'est une comédie, honnêtement drôle avec des scènes amusantes et ce klaxon fou qu'on a envie de détruire, tout en réussissant à être dramatique et très humain, décrivant merveilleusement bien les caractères des personnages sans jamais les faire passer pour des caricatures. En bref, c'est extraordinaire, le tout avec une fin totalement inattendue qui rend le film d'autant plus spectaculaire pour ce qu'il véhicule et ce qu'il montre.
SofaVoyageur
SofaVoyageur

81 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2025
Excellent ! C'est rythmé, drôle, on ne s'ennuie jamais, les péripéties s'enchaînent. C'est un voyage dans l'Italie de 1962 et sa fresque de l'époque, sous le soleil de Rome et Viareggio filmés en noir et blanc. Le duo Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant se complète bien. Gassman est un fanfaron charismatique et attachant. Il y a un souffle de liberté dans ce mini road-movie. Le son du klaxon de la Lancia Aurelia est un élément emblématique du film tellement il est présent et délirant. Le dénouement du film voulu par Dino Risi est surprenant et fait réfléchir sur l'insouciance.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
Manquant parfois de rythme et de variations plus franches, ce road trip dresse un portrait pessimiste de la société italienne puisque le fanfaron (inénarrable Vittorio Gassman) - tout autant égoïste, grossier, sans gêne, profiteur, agresseur - est aussi celui qui par sa juste compréhension des hommes ou des situations et son recul cynique mène sa barque entre sourires, séduction et manipulations. A la comédie dramatique s'ajoute le récit initiatique d'un jeune idéaliste pourtant en contradiction permanente avec sa voix intérieure ainsi qu'avec sa maturité intellectuelle ou sociale. Scandée par les coups de klaxons dont le tintamarre symbolise parfaitement le héros aussi sympathique qu'insupportable, la narration s'appuie sur un élégant noir et blanc dont la dichotomie renvoie aux deux comportements dont la morale est ici corrompue sur un virulent ton épidictique. Un audacieux mélange des genres!
bigbribri
bigbribri

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Un film magnifique ! Vitorio Gassman incandescent et sensationnel, Jean-Louis Trintignant remarquable aussi, dans leurs personnages opposés mais vulnérables l’un comme l’autre face à l’injonction de performance et de réussite sociale de l’individu. Dino Risi réalise aussi une satire à la fois jubilatoire, poétique et dramatique du « miracle économique » de l’Italie des années 60.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Le Fanfaron de Dino Risi est un road-movie existentialiste déguisé en virée d’été, où la dolce vita s’effrite sous le rire d’un homme qui fonce pour ne pas penser. Gassman, génial en hâbleur tragique, roule comme il parle : trop vite, trop fort, trop tard. Derrière les virages en épingle et les éclats de rire, c’est l’Italie moderne qu’on enterre, insouciante et déjà pourrie par le vide. Un film qui commence en comédie… et finit dans le ravin, moteur coupé, cœur brisé.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Lorsque le timide étudiant Roberto se laisse entrainer par Bruno, jeune trentenaire insouciant et professant le refus de toute contrainte, on ne peut s'empêcher de penser à Sancho Pança séduit par l'extravagance et le discours libertaire d'un Don Quichotte du 15 août.
Au volant de sa voiture de sport, Bruno ne se refuse aucune insolence, aucun jugement arrogant ou cynique à l'égard de ses concitoyens. La virée de Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant nous renvoie l'image de la société italienne et des valeurs occidentales. Ainsi prend forme la comédie de moeurs où s'opposent l'attitude responsable mais trop sérieuse de Bruno et celle, jouissive et futile, de Bruno le fanfaron.
Au bout du compte, ni l'un ni l'autre ne semblent capable de se faire une place dans cette société. Le premier passe à côté des plaisirs de la vie tandis que le second poursuit une vaine errance sous l'apparence de la désinvolture. On le ressent bien lorsque la belle assurance de Bruno se lézarde par moments et découvre un homme seul et immature.
Au-delà du sens porté par la comédie, on s'amuse beaucoup de l'interprétation haute en couleur de l'indispensable Vittorio Gassman et de la truculence de son personnage.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2025
Les plaisirs d'une production franco-italienne de l'époque... Tu choisis la version originale, t'as la vraie voix de l'un, mais pas celle de l'autre. Tu choisis la version française, c'est l'inverse... En clair, choisis ton casse-tête ! "Le fanfaron", grand classique du cinéma italien, c'était une histoire toute simple : ode à la vie oui, mais aussi et surtout l'amitié entre deux mecs que tout oppose. L'un est un étudiant timide, un peu coincé et qui n'a jamais mis son nez ailleurs que dans les livres, l'autre est un gonze qui file comme le vent, qui n'a pas les codes, hâbleur et séducteur, un peu fripouille sur les bords, mais tellement sympathique. Tout le film va s'articuler autour de ce qu'ils vont vivre pendant 48 heures, jusqu'à ce final cruel. L'un avait appris à vivre, mais n'aura pas le temps de mettre ses leçons en pratique et l'autre perdait la seule personne qui aurait été prête à le suivre au bout du monde. Trintignant était quelqu'un de timide, discret et de modeste, il n'a donc jamais rien dit là-dessus, mais comme il a dû être difficile pour lui de s'habituer à la tornade humaine qu'était Vittorio Gassman, tout comme il devait être fier d'avoir partagé l'affiche avec un acteur de pareil calibre.
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2025
Un road movie survolté dans l'Italie des années 60. De beaux dialogues, des acteurs bien choisis et jouant admirablement. Une énergie folle de la part d'un personnage contrastant avec l'aspect timoré de l'autre. Un film rafraîchissant dans un soleil chaud d'Italie.
Zildar 78
Zildar 78

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Un très bon film avec deux monstres sacrés, Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant, parfaitement complémentaires. L'un fait la découverte de la liberté et de l'insouciance en 48 heures, l'autre réalise le prix de son irresponsabilité...
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2024
Le Fanfaron est un film de Dino Risi qui date de 1962. Il s’agit d’un film qui tient à la fois de la comédie dramatique et du road movie.
Ce petit chef d’œuvre du cinéma italien, met en scène deux grands acteurs, l’Italien Vittorio Gassmann et le Français Jean-Louis Trintignant, deux personnages que tout oppose, mais que le hasard va réunir au cours d’un périple routier dans une Italie écrasée de soleil en ce jour de l’Assomption.
Nous sommes dans les années 60, en ce 15 août, impossible de trouver un commerce ouvert. Bruno (Vittorio Gassmann) peste car il lui est impossible de passer un coup de fil ou d’acheter un paquet de cigarettes ... à Rome ! Il avise Roberto qui rêvasse à sa fenêtre entre deux pages du code civil qu’il révise assidûment pour ses examens de septembre. Roberto finit par laisser rentrer Bruno chez lui pour passer un simple coup de fil. De fil en aiguille, le très envahissant Bruno, finit par convaincre Roberto de l’accompagner dans une virée sur les routes italiennes.
On peut difficilement imaginer deux personnalités plus différentes, si Bruno est excentrique, séduisant, démonstratif, dragueur impénitent, insouciant, oisif et peu scrupuleux, en revanche, Roberto est renfermé, timide, mal dans sa peau, scrupuleux à l’extrême, respectueux des traditions, de la politesse et de la religion, travailleur acharné et terrorisé par les conséquences de ses actes.
Les deux hommes vont sans cesse s’opposer sur tous les points, mais Roberto s’effacera toujours devant la verve et le culot de Bruno, le Fanfaron. L’un finira par dévorer l’autre. Régulièrement, on entend en voix off les pensées de Roberto, tout au long du film il émet le désir de partir, de rentrer chez lui, de quitter cet encombrant compagnon, de faire demi-tour pour reprendre ses révisions. Il n’aura de cesse que de penser à son code civil resté ouvert sur son bureau à Rome, qu’il ne reverra pas. Roberto consulte sans cesse sa montre, parle de l’heure, de retard, regarde derrière lui, Bruno, lui ne regarde que devant lui, jamais derrière.
« Tu sais quel est le meilleur âge ? Bah, c’est celui que tu as ... Jusqu’à ce que tu clabotes, bien sûr ! » Cette phrase prononcée par le Fanfaron est prophétique et résume le film à elle seule. Bruno profite de l’instant présent et n’a cure du reste, Roberto est sans cesse dans le regret, dans la retenue, la peur de l’avenir l’empêche de vivre au présent.
Quand des prêtres en difficulté arrêtent la voiture des deux compères pour leur demander un cric, Bruno répond qu’il n’en a pas, quand Roberto veut venir en aide à une jeune touriste à qui on a volé la valise, Bruno l’arrête en lui expliquant que ce n’est pas son problème et qu’il a mieux à faire que d’aller passer le 15 août au commissariat. Par contre, il raconte volontiers qu’il a aidé une jeune automobiliste en panne, dont le radiateur était à sec. Il l’a emmenée … à l’hôtel, pour y prendre une chambre.
Le périple des deux hommes est marqué par quelques anecdotes, on ira rendre visite à des parents de Roberto. Bruno lui apprendra qu’un des domestiques est homosexuel, que sa tante a trompé son oncle avec le régisseur et que son cousin est le fils de ce dernier. Bruno a ce don de décrire la réalité, le présent, ce qui saute aux yeux, mais que Roberto est incapable de voir, trop occupé à redouter l’avenir. Roberto apprendra aussi que Bruno est marié à une jolie femme dont il est séparée, et qu’il a une fille qui va se marier prochainement. On découvre derrière le Fanfaron un personnage pathétique, derrière cette assurance et ce culot de façade, on découvre un homme puéril, fragile, qui a été incapable de faire les bons choix, de bâtir une vie, une famille. Bruno n’est ni mari, ni père, incapable de rester à la même place, c’est un nomade qui s’enfuit sur les routes à bord de sa Lancia Aurelia B24, l’autre star du film. Roberto, lui, ne songe qu’à revenir à son point de départ, son appartement à Rome et ses chères révisions.
Au fil de l’histoire marquée d’étapes improvisées, les deux protagonistes se trouvent séparés de temps en temps, Roberto tente de rentrer chez lui à plusieurs reprises pour fermer cette parenthèse finalement agréable, mais qu’il gâche, incapable de profiter de l’instant présent. Pourtant, à chaque fois, le destin réunit à nouveau les deux hommes. Roberto finira par avouer à Bruno qu’il lui doit les deux plus belles journées de sa vie, le Fanfaron a converti le laborieux étudiant en droit qui voulait devenir avocat «comme son cousin » (celui qui est né de la relation adultérine entre sa tante et le régisseur du domaine).
La fin, on la devine … dramatique.
Le Fanfaron est un grand film, une œuvre incontournable de ce cinéma italien des années 60, filmé en noir et blanc. La lumière est éclatante, l’image est belle, l’Italie est insouciante. C’est l’apologie de l’oisiveté, du farniente, des vacances, du twist, des aventures faciles sans lendemain et des belles voitures (italiennes bien sûr). Mais toute rêverie a une fin et la réalité est impitoyable. Ce voyage initiatique connaitra lui aussi un dénouement brutal, tout comme cette époque insouciante, car les plus belles choses ne peuvent durer. Rome, elle-même, ne fut pas éternelle.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2024
Un week-end du 15 août, 2 personnages qui ne se connaissent pas, complètement différents : le fanfaron, extraverti, égoïste, jouisseur, parfois pathétique et l'étudiant timide. Le premier va faire découvrir la vie au second.
Mélancolie et justesse des rapports humains, Vittorio Gassman est un fanfaron merveilleux.
Saba
Saba

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2024
Comédie italienne comme on aime avec un duo extraordinaire. Entre le survolté fanfaron Gassmann, énorme encore une fois et un Trintignant tout en retenue qui au fil du film s'émancipe de sa timidité, Risi nous offre une œuvre attachante, un petit bijou d'intelligence, dans la lignée de ce que j'appellerais l'école italienne.
Albert
Albert

14 abonnés 429 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2023
On se demande pourquoi le film est si bien noté tout comme On se demande bien pourquoi le film est en noir et blanc puisqu'il n'y a pas de vrai travail esthétique hormis quelques mouvements de caméra pompés sur Fellini.
Les dialogues sont inintéressants du début à la fin, les bruits de klaxon insupportable
Je vous conseille la VF pour survivre à cet humour italien horriblement lourd
Affreusement long malgré sa courte durée ! Pour terminer l'idée de vouloir "décoincer" un timide est stupide.
Le personnage de Trintignant est tout ce qu'est quelqu'un d'éduqué contrairement au gros lourd qui ne respecte rien.
El Magnifico
El Magnifico

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2023
Film culte, chef d’œuvre. Une des meilleures comédies dramatiques de l'histoire du Cinéma. Le duo est fantastique (Vittorio Gassman incroyable, un de mes acteurs préférés). Les dialogues sont géniaux. Les péripéties et les situations vécues par les deux protagonistes sont excellentes.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2022
« Le Fanfaron » de Dino Risi (1962) est un film culte de la comédie italienne bien qu’il transpire quand même une sorte de duel psychologique entre les 2 protagonistes. Nous sommes à Rome le 15 août et Bruno Cortona (Vittorio Gassman), la quarantaine, exubérant, amateur de conduite sportive et de jolies femmes, déambule dans les rues vides à la recherche d’un paquet de cigarettes et d’un téléphone public. N’en trouvant pas il interpelle Roberto Mariani (Jean-Louis Trintignant), un étudiant travaillant son examen de droit, introverti, n’ayant jamais fumé ni bu … et Bruno de proposer à Roberto de faire un petit tour pour essayer sa nouvelle voiture une Lancia Aurelia, symbole du miracle économique italien, sur l'artère Aurélia qui sort de Rome et représentait à l’époque la route des vacances. Roberto accepte mais à chaque étape de ce road-movie le retour à la maison est reporté et Roberto va pendant 48 h découvrir moyennant de nombreux coups de clacksons (!) tout un monde social qu’il ignorait, et ira même jusqu’à être ivre mais …
Un film typiquement italien dans lequel nous avons le grand plaisir de voir Jean-Louis Trintignant alors âgé de 31 ans dans un rôle un peu moralisateur comme dans « Ma nuit chez Maud » de Éric Rohmer (1969) !
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