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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juillet 2009
Admirable Fanfaron incarné par le déchaîné, bavard et insolent Vittorio Gassman... Derrière cette énergique comédie du début des années 60 se cache une fine analyse d'une société italienne en pleine "modernité" trompeuse: les grandes plages, les fêtes, les vacances, les voitures et les routes ne cachent pas la solitude et le mal-être d'une génération qui, 15 ans seulement après une guerre qu'elle veut oublier, a accès à tout le matérialisme ambiant. La lumineuse beauté moderne de Catherine Spaak et la touchante naïveté de Jean-Louis Trintignant accompagnent notre Fanfaron sur les routes de Rome et sa région, un 15 août 1962...
Fleuron de la comédie italienne des années 60, il faut reconnaître qu'encore aujourd'hui ce "Fanfaron" sait nous emballer à plus d'un titre. Drôle, chaleureux et attachant, Dino Risi nous offre une comédie comme il n'y en a plus aujourd'hui, hymne à l'amitié et à la joie de vivre, mais sans oublier les fondamentaux pour autant. En effet, le film réussit à ne jamais tourner au "buddy movie" peinard, car en plus de s'appuyer sur de formidables personnages, il peut compter sur un scénario permettant rebondissements réguliers et rencontres savoureuses. Et tant pis si le rythme se fait parfois un peu plus lent, car nul doute que ce "Fanfaron" aura su nous réjouir comme c'est rarement le cas au cinéma, Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant n'étant au passage pas en reste côté interprétation. Un régal.
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5,0
Publiée le 21 juin 2025
Le 15 août à Rome, des rues devenues dèsertes...et deux hommes qui ne vont plus se quitter durant ce week-end d'ètè qui file à 100 à l'heure. C'est la cohabitation de ce quadra ègoïste et de ce jeune ètudiant qui rend le film intèressant. Vittorio Gassman, ce très grand comèdien, n'a jamais ètè plus à son aise, plus authentique, ni jamais plus touchant. il faut l'avoir vu dans le rôle du « fanfaron » au volant de sa Lancia cabriolet (⚠ ces concerts de klaxons peuvent s'avèrer irritants). Dino Risi a fait mieux qu'un chef d'oeuvre : un road-movie aussi culte qu'inoubliable. Ciao à cette « dolce vita » des 60's, à ces folies sans avenir et à cette sublime crèature de la plage de Castiglioncello (Catherine Spaak ♡)...
On passe un très bon moment avec ce fanfaron qui fort généreux se charge de l'éducation d'un pauvre garçon un peu niais incarné par un Trintignagnan au top de sa poetique apathie. Gassman est parfait en playboy qui craint un peu, style Dujardin dans un gars une fille. La fin est un peu brutale pour un film qui est quand meme avant tout une charmante comédie.
Si ce film décrit les rapports uniquement régis par l'argent ( & donc quelque peu vides ); il nous conte aussi l'amitié entre un fils de famille exubérant n'évitant certes pas les clichés; mais tout de même original et un autre, + réfléchi: Plus qu'une comédie italienne il s'agit également d'un témoignage ou la caméra porté fut utilisé pour la première fois...
Un authentique chef d'oeuvre de la comédie italienne douce amère, le must du road movie (l'italie en lancia aurelia!), film à la fois drôle et émouvant, tendre et féroce, léger et profond, joyeux et mélancolique, euphorique et désenchanté.
Si l'escapade est assez mémorable et le personnage de V.Gassman si attachant, c'est bien parce que D.Risi a su inscrire ces vacances dans le temps et le calme.
Pied de nez à la noirceur du cinéma néo-réaliste italien en plein déclin, la comédie à l’italienne est née d’une volonté d’instaurer un bilan désabusé des interrogations et désillusions de cette décennie de l’après-guerre en insufflant un ton léger, bouffon et satirique aux doutes nés du boom économique. De ce courant artistique basé sur l’étude de mœurs et le jeu des acteurs naîtront quelques perles comme ‘Le fanfaron’. Posant un regard plein d’amertume sur cette Italie en plein renouveau politique et social, ‘Il sorpasso’ parvient délicieusement à marier la repartie la plus débridée au désespoir le plus noir. Dans cette prodigieuse analyse contemporaine de l’Italie du début des années 60, D.Risi n’hésite pas à ridiculiser le couple à l’italienne et la moralité catholique tout en initiant un vent de liberté sur la jeunesse de l’époque. Vittorio Gassman, le matamore, incarne avec excellence ce mélange de désillusion et de liberté. Celui qui fut certainement le plus grand acteur que la botte transalpine ait jamais connu anime ce film d’une énergie et d’un ardent appétit de vivre communicatif. Son caractère impulsif de faux brave se verra confronté au caractère introverti du jeune étudiant incarné par Trintignant. Et c’est ce contraste des individualités qui fait la force de ce film puisque les personnalités vont se révéler tout au long de ce road-movie. Parabole riche en leçons de vie, ce film nous fait réfléchir sur tous ces petits plaisirs dont nous pouvons faire preuve d’abstinence lorsque nos envies sont inhibées par ce poison qu’est la timidité ou la peur de l’échec. ‘Il sorpasso’ sonne comme un clinquant parcours initiatique dont nous ne pouvons ressortir indemnes, une sorte d’allégorie sur cette vie dont nous ne semblons pas maîtriser la destinée. Vivifiée par une roborative musique ritale, cette formidable photographie d’une Italie perdue entre poids du passé et désinvolture, agrémentée d’une vaudevillesque étude de caractères reste un de mes films de chevet.
Un film extraordinaire : un étudiant révisant chez lui est embarqué en voiture à travers l'Italie par le "fanfaron". Ces deux personnages aux caractères apparament opposés prennent conscience qu'ils sont peut être autre chose. Au delà de cela, c'est peut être juste une histoire très commune, mais racontée avec brio...
Ce film est sans conteste un chef d'oeuvre du cinéma italien. A voir absolument.
Une tuerie absolue!! rarement la liberté s'est autant révélée autant attractive et autant libératrice que dans "el sorpasso". Ce qui est admirable dans ce film c'est que la sensation de liberté n'est pas idéalisée un seul instant s'assimillant parfois a des echecs cuisants ou a des situations peu reluisantes(la famille de gassman). Mais qu'importe!on se voit emporter par l'energie des deux acteurs principaux (fabuleux) et par la soif de vie de bruno cortona (magnifique scene ultra sensuelle:le slow). Bref c'est un chef d'oeuvre absolu de la comédie italienne des années 60, inoubliable.
Une des nombreuses et belles réussites du cinéma italien des années 60, qu'on ne saurait réduire à son étiquette de comédie. L'insouciance est teintée de mélancolie, la légéreté est voisine de la tragédie, le sens est frère de l'absurde, et toujours cette question récurrente: comment vivre sa vie sans passer à coté? Gassman est énorme et l'Italie est toujours aussi belle.