Sam Raimi revient à ses premiers amours avec ce film d’horreur débile, censé être à la fois drôle et effrayant. Le hic : c’est raté des deux côtés et on se fait chier devant ce navet.
Sam Raimi signe son retour au genre qui l’a fait avec ce film plein de panache. Balloté entre le dégout et le rire le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. On pourra jusque regretter l’absence de scènes totalement terrifiantes et un coté « tout much » qui peut déconcerter par moments.
A première vue, le titre semble ne semble rien prédire si ce n'est un nouveau film de série B, à classer avant même de l'avoir vu. Et c'est un grand tort! Jusqu'en en enfer est plus qu'un film d'horreur, tout d'abord parce qu'il dérive vers le genre fantastique, et ensuite parce qu'il réinvente le film d'épouvante banal. Certes un nombre de scènes terrifiantes sont filmées d'une manière classique, avec le fameux sursaut qui nous hante encore après le film. Mais c'est sans compter le génie de Sam Raimi, qui revient aux origines de sa carrière cinématographique, bien avant la Saga Spiderman (Evil Dead). Outre les frissons obligatoires de tout film d'horreur qui se respecte, Raimi libère avec une vision très chaotique les vieilles ficelles de la sorcellerie gitane (si peu expérimentée dans ce genre). La fatalité presque excessive du réalisateur plonge les personnages infortunés dans un enfer indescriptible et redoutablement efficace sur nos nerfs. La bande son, aux mélodies étrangement discordantes (portées par des violons) accroît considérablement cet effet fantastique et hors du temps, qui symbolise l'Enfer sur Terre, d'un point de vue quasi théologien (s'il n'était pas aussi irrévérencieux). Et de bout en bout, jusqu'à la dernière seconde on prie pour que l'héroïne l'emporte contre le mal, contre ce mal démesuré, contre cette mort qui plane par dessus leur épaule. Et c'est avec un formidable entrain que le réalisateur nous scotche devant le funeste destin auquel semblent scellés les protagonistes. Terriblement efficace et bien mené!
L'histoire d'une gitane qui sait lancer de sacrés sorts. On retrouve le réalisateur d'« Evil Dead », son mélange de cynisme sur les êtres humains et d'humour, son obsession du surnaturel, et on découvre son moralisme. Par contre, lui découvre quelque chose d'important, le budget ! Ça n'a l'air de rien, mais la soupe qu'on entend 24h/24 à la radio a au moins une qualité, les studios engagent des pros aux instruments et au son. Ici c'est la même impression, la caméra est propre, les effets spéciaux sont corrects et la bande son est impressionnante, par sa technique et son volume affolant. C'est le genre d'occasion où le Home Cinema ne peut plus lutter. Raimi reste pauvre ou raisonnable, on n'a que des acteurs de seconde zone, mais la fille est vraiment à la hauteur. Le début est un peu laborieux, puis l'humour fait son effet à tel point qu'on est surpris du moralisme qui finira par poindre. Un bon moment qui, sans atteindre l'horreur comme on la consomme habituellement, renoue de manière sincère avec le genre.
Pour montrer comment on se sent face à un film comme Jusqu'en enfer, je n'ai pas le choix et vais faire une comparaison. C'est comme si on était dans un train fantôme. Non, un grand-huit fantôme ! Le film commence calmement. Enfin, non. Les cinq premières minutes résument très bien le film : des moments de «calme» très brusquement gagnés par la terreur. Sam Raimi a une imagination sans limite dans le domaine de ce qu'on peut nommer l' "horreur comique" ! Les moments horrifiques sont tous très bien vus et magnifiquement filmés. Le reste est également irréprochable. Les acteurs sont excellents, tout comme la musique et les effets visuels. Jusqu'en enfer est très certainement l'un des meilleurs films d'horreur des dix dernières années.
Retour aux sources pour Sam Raimi qui, après plusieurs films grands public (entre autres la trilogie Spider-man, pour ne pas la nommer...), revient à ses premiers amours : le film d'horreur. Tout comme "Evil Dead", on a droit à de l'angoisse du type "bouh, j't'ai fait peur !!!..." qui n'est en rien psychologique ou malsaine, et à du gore hilarant plus proche de Tex Avery que de "Saw". Bref, une sorte de train fantôme déjanté quoi... Ajoutez à cela un scénario en béton, une mise en scène inspirée et inventive, et une fin géniale. Après "Evil Dead" 1 et 2, Sam Raimi signe là un nouveau classique du genre.
Une histoire très bien recherchée et intelligente, beaucoup de rebondissements qui font défilés le film sur un très bon rythme, quelques frissons, et une excellente fin.
Une dame se voit refuser un prêt par sa banquière et pour se venger, celle ci va lui lancer un sort. A première vue, le scénario est débile et hillarant : "tu refuse mon pret ? Ok, je te maudis !" Mais jusqu'en enfer nous propose une histoire narrée à la façon de Sam Raimi. En effet, nous retrouvons ici son univers, à savoir de l'horreur teinté d'humour se qui rend l'ensemble non crédible... Et c'est bien cela qui est derangeant. Mauvais point cependant au niveau de la bande son qui semble totalement demesurée : les scènes de dialogues sont inaudibles mais dès qu'on tente de faire peur alors on met des sons à 150 décibelles qui font s'effrayer plus par surprise que par le fait d'être plongé dans le film et d'avoir peur...
Le genre de film dont on pourrait deviner qui se trouve derrière la caméra sans le savoir au préalable. Jusqu’en enfer (Drag Me to Hell pour le puristes) est un Sam Raimi qui fait bien plaisir, et qui porte sa griffe jusque dans l’incrustation même des images shootées sur les bobines de 35mm. Raimi fait jongler le spectateur entre rire et frissons, tout en restant tout de même soft dans la froussaille et ne pas coller le trouillomètre de ses visionnaire à 0. Certains diront que c’est dommage, d’autres que ça permet de mater le film entre pote à 2h du matin sans avoir à passer une nuit blanche à se blottir sous sa couette en plein été, seul après le visionnage. Allez, de quel film pourrions-nous le rapprocher ? Insidious, mais devant lequel on pourrait se poiler. Le gore grand-guignolesque et les situations de certaines scènes s’y prêtent amplement, et permettent au cinéaste de parodier son propre film, et ce volontairement, ce qui n’est pas donné à tout le monde… Ca se suit sans ennui, l’intérêt ne s’essouffle pas en route, bref, c’est une bien chouette péloche que voilà. Le film se targue, qui plus est, d’une morale absolument humaniste : Amis banquiers, ne jamais refuser un prêt à des petites vieilles qui laissent traîner leur dentier sur votre bureau.
En visionnant ce film pour la première fois j'ai cru à une farce. Puis plus le temps s'écoulait et plus je me suis pris à entrer dans l'ambiance de ce film qui finalement m'a parut assez bon. La fin est particulièrement excellente. Attention cependant : ça dégouline, ça crache, ça vomit...
Un très bon film de Sam Raimi malgré quelque scenes debiles (le coup de la chevre possedée ou le mec qui se met a danser su la table lors du rituel...) sinon le reste j'ai apprecié, l'histoire est simple mais on tient a savoir ce qu'il va se passer. Plusieurs scenes d'horreur sont d'ailleur a la fois repugnantes et a la fois flippante avec un peu d'humour noir. Meme si je trouve que quelques scene sont un peu enfantines le reste est pas mal du tout. (mais Evil dead restent le meillleur film de sam raimi)
Sam Raimi propose ici un film d'épouvante-exorcisme-sorcellerie très correct, qui cherchera jusqu'à la fin à faire sursauter son public chéri mon amour, y arrivant avec plus ou moins de succès, mais qui réservera en tout cas quelques belles scènes bien dantesques. Gaaaaare, au bouton de manchette maléfique !