139 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
38 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
10 critiques
3
5 critiques
2
10 critiques
1
6 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 mai 2014
C'est un style qu'on apprécie ou pas, tout est une question de goût, mais ce cinéma gore japonais a une marque de fabrique typique. Les têtes qui se décrochent, la lycéenne pleine de sang, tout cela relève de la pure comédie, un peu à la Brain Dead avec moins de réussite dans les effets spéciaux.
The Machine Girl est une sombre bouse sans odeur ni saveur. Les « acteurs » donnent la nausée à chacune de leurs répliques, le scénario est cousu de fil blanc et aborde avec maladresse certains thèmes comme le lesbianisme. Quant au technicien chargé de la prise son, il a dû être pris d'une chiasse foudroyante lors du tournage, c'est pas possible autrement. Les dialogues sont insipides et les effets spéciaux, point névralgique de ce genre de production, sont dépassés. Le réalisateur nous inflige un condensé de grand n'importe quoi où l'héroïne doit faire face à des apprentis ninja, des parents revanchards, des sabres, des tronçonneuses et des yakuzas nécrophilies. Au milieu de tout cette gerbe, on est trop souvent interrompu par des scènes mollassonnes où la Machine Girl spoile l'intrigue générale : la vengeance (une fois encore, mal amenée) où tous les méchants crèvent à la fin (et effectivement, tous les méchants crèvent à la fin). Quand je vois certaines comparaisons avec Evil Dead, je hurle au scandale. La production de 1982 enterre sur tous les points celle de 2008.
The Machine Girl est un bon gros Z qui tâche en provenance directe du Japon. A la limite de l'amateurisme, le film de Iguchi comporte malgré tout quelques scènes bien marrantes où le sang coule par hectolitres. Devant cette version live et ultra gore du collège fou fou fou, on hésite souvent à arrêter le film pour s'occuper de manière plus intelligente. Mais curieusement, The Machine Girl accroche quand même le spectateur. Le réalisateur va jusqu'au bout de son projet en utilisant un second degré assez réjouissant. Sûrement fan de Evil Dead, Iguchi arrose son film de clins d'oeil à la trilogie de Sam Raimi. L'idée même de la tronçonneuse qui s'intègre au moignon du héros est recyclée. Certains effets gores sont plus que ridicules et Iguchi semble s'en moquer royalement. L'héroïne du film est très jolie et joue comme une savate, tout comme l'intégralité du casting par ailleurs. Le surjeu ambiant et la désinvolture totale de l'entreprise rend le film assez sympathique. C'est toujours drôle de voir dans des films aussi gores, les scènes les plus cucul la praline qui puissent exister. C'est un style qui est propre au Japon. Après que l'héroïne ait arraché la tête à deux collégiens et trucidé à la mitrailleuse une dizaine de personnes, le réalisateur n'hésite pas une seconde à caler des flash back de "machine girl" digne des feux de l'amour. C'est un phénomène qui m'a toujours marqué dans le cinéma de genre japonais, cette capacité à passer du trash au romantisme le plus bêta en une fraction de seconde. L'affiche du film clame avec fierté que ce sont les producteurs de Meatball Machine qui ont allongé les dollars pour The Machine Girl. Dans mes souvenirs, Meatball Machine était un incomensurable nanar gore au budget plus que dérisoire. Si vous avez 1h40 à perdre et que l'idée de vous vider le cerveau ne vous déplaît pas, vous pouvez regarder The Machine Girl. Sinon, allez boire un coup avec des amis ou profitez en pour aller au musée.
je ne vais rien ajouter aux commentaires précédents vu que j'ai regardé ce film sans vraiment connaitre ce genre.Hémoglobine a outrance .C'est spécial . Reservé aux amateurs du genre uniquement