Encore un épisode bien terne de la série apparement sans fin des American Pie... Quelques moments de rigolade, sympathique, mais plus rien à voir avec ses prédecesseurs...
Après un String academy un peu décevant, on revient avec un épisode plus trash, qui à moin sens équivaux au premier opus en qualité, mais avec le handicape de n'être pas nouveau. Il se rattrap en cela du fait qu'il présente un univers radicalement différent, très contrasté, riche en couleur.
De pire en pire, je n'ose même pas imaginer ce que donne le 7. A voir en dernier recours, ou alors si vous avez 13ans. Le premier, le second était bons, le troisième allait, les deux autres était médiocres, mais là on touche vraiment le fond (allez, dans le prochain on creuse encore). Encore si il y avait des gags, mais là ce n'est pas drôle, c'est trop lourd !
Résumons l'esprit : "On va courir tout nu, filles et garçons... Hi hi hi..." Si c'est pour voir ça, on peut aussi aller dans des rallyes adolescents. Aberrant que de tels films soient tournés...
Le titre "Campus en folie" en VF ne reflète pas vraiment ce qu'est cet opus des "American Pie présente". Le titre original, "Beta House", saisit déjà mieux le ton du film : il est centré autour d'une fraternité, des épreuves à accomplir pour y pénétrer et des épreuves à surmonter lorsqu'on est un membre de cette fraternité.
Bien sûr, dit comme ça, ça a l'air très sérieux alors que "Beta House" n'est rien d'autre qu'un plaisir coupable. Parce qu'il faut poser son cerveau à l'entrée mais surtout comprendre tout le second degré : les scénaristes, les acteurs, le réalisateur ... ne sont pas du tout 1er degré. Ils se sont juste fait plaisir avec les clichés du genre et en ont joué à fond.
J'aime cet aspect : "je fais ce qu'il me plaît et peu importe ce qu'en diront les critiques ou les puristes". Cette mentalité permet de surfer sur la corde sensible du "beauf" sans y tomber non plus.
Et puis, ils se sont creusés la tête pour trouver des idées originales d'épreuves. C'est probablement l'un de mes American Pie préférés. C'est en tout cas un de ceux qui ont le mieux su capter l'essence de la saga.