Réalisé en 1998, "Pi" est le premier long-métrage de Darren Aronofsky. Tourné en noir et blanc et avec très peu de moyens, l'oeuvre met en scène un talentueux mathématicien qui se retrouve pourchassé après une précieuse découverte. D'entrée, le style du futur réalisateur de "Requiem for a Dream" se fait ressentir : rythme rapide, gros plans, montage haché... Seulement, "Pi" possède tous les défauts d'un premier long : des idées, de la volonté et de l'énergie mais une forme qui ne colle pas avec le fond. Entre délire psychologique, thriller politique et trip religieux, le jeune metteur en scène ne sait que choisir. Et vouloir filmer tout ça en seulement une heure et vingt minutes, techniquement ce n'est pas possible. A moins de bâcler son film. Ce qu'il fait. Il s'agit donc d'un premier essai anecdotique et boursouflé, sorte de copie pâle d'"Eraserhead", mais dans lequel on peut néanmoins y déceler les pointes de talents qui écloront par la suite.
On trouve dans "Pi" beaucoup de choses qui seront utilisées quelques années plus tard par Darren Aronofsky dans "Requiem for a dream", jusque dans la thématique : l'addiction et la souffrance qui en découle (thème qu'il reprendra aussi dans "The wrestler" et "Black swan"). Ici il ne nous parle pas de drogués mais d'un mathématicien obsédé par la recherche de séquences de chiffres et détruit physiquement par d'épouvantables maux de tête. Le sujet est passionnant et très bien mis en images dans un noir et blanc crasseux du plus bel effet, si ce n'est qu'Aronofsky se perd un peu dans des boursoufflures fantastico-métaphysiques plutôt inutiles.
Bon, moi déjà je suis pas un grand fan de Darren Aronofsky mais j'avais envie d'essayer Pi. Globalement j'ai trouvé que c'était un film qui était intéressant, pas complètement abouti, mais j'ai été plutôt agréablement surpris. On sent la patte d'un mec qui veut se démarquer, à la fois sur le fond et sur la forme. Le sujet est quand même assez sympa, cette sorte de thriller mathématique, sur le papier on se demande ce que ça va donner. Je suis un peu moins fan de la forme par contre, c'est là que le bas blesse. On dirait un peu un étudiant en ciné qui sort son premier film et qui veut tout essayer sans réellement voir si ça le sert ou pas. Car innover, ok. Rendre des moments carrément moches et illisibles, à la longue, ça finit par lasser. C'est peut-être ça que je n'aime pas en fait chez Aronofsky, c'est que ce mec n'est jamais réellement appliqué dans sa mise en scène. Il veut essayer des choses et c'est très bien, mais il y a un côté grand n'importe quoi comme s'il en oubliait un peu qu'il faisait du cinéma. Cela donne un côté "pseudo artiste" assez pénible par moment. Mais j'avais aimé Black Swan, donc espérons qu'il prenne plus ce chemin là. Pour en revenir à Pi, cela reste un film assez intéressant mais qui n'échappe pas aux travers de son réalisateur.
Délire cinématographique avec paranoïa en prime, cet Aronofsky laisse perplexe. Peu apprécieront à sa juste valeur. Une curiosité à découvrir malgré tout.
Si je met tois étoiles c'est surtout pour son thème et sa réalisation originale, dans un noir et blanc qui apporte une touche spéciale. On pense à Eraserhead, première expérience d'un réalisateur pour un film difficile à suivre tant il est un vrai objet filmique non identifié. On suit l'histoire de Max, un jeune prodige qui essaye de trouver une séquence qui pourrait se cacher derrière les valeurs de la Bourse ou de la Torah et de tout autre système chiffrable. Il sera persécuté par une secte kabbalistique juive et des hommes d'affaires qui travaillent à Wall Street pour voler ce qu'il a dans sa tête mais à des buts différents (mercantiles et religieux). Quitte à y laisser ses plumes car on voit la métaphore d'Icare derrière tout ça. L'accès aux mathématiques peut se révéler fatal, et sa quête obsessionelle le prouve car il devient fou, surtout avec des migraines atroces. La fin toute calme comparé au rythme endiablé des plans d'avant est vraiment réussie, et on peut l'interpréter selon son point de vue. Maintenant à force d'être trop complexe on s'y perd et certaines scènes lynchiennes qui s'alternent avec l'intrigue principale rend la compréhension quasi impossible. Aussi on gange en qualité visuelle ce qu'on perd en scénario. On nous laisse d'ailleurs dans un flou total, ne sachant s'il a découvert la séquence ou non, s'il s'est suicidé ou non. Et puis certains effets de caméra sont pénibles. Mais à voir au moins une fois pour s'échapper des films à la construction habituelle.
Mon sentiment après avoir visionné ce film est mitigé : certes le premier film de Darren Aronofsky est un OVNI dans le paysage cinématographique (ce qui n'est pas pour me déplaire personnellement), c'est une véritable claque visuelle et psychologique. Visuelle à cause de la vision torturée et nerveuse du jeune mathématicien qu'offre la mise en scène du film ; avec ses migraines atroces et sa paranoïa Aronofsky nous tient accroché à notre fauteuil jusqu'à la fin, il n'y a aucun répit. Psychologique parce qu'on est vite contaminé par la paranoïa dont fait preuve Max (remarque on comprend pourquoi), ainsi que par ses théories absolument géniales mais qui seront complexes et rédhibitoires pour certains. En fait le seul défaut que je reproche au film est la confusion des idées qui en émergent. La conséquence c'est que souvent on ne comprend rien à certaines scènes, ou alors on ne voit pas où le réalisateur veut en venir. Mitigé donc.
Très complexe et plutôt hermétique cette histoire de math et de religion ,2 domaines qui ne sont pas ma tasse de thé en plus ,bonne interprétation de l'acteur principale dont le jeu colle parfaitement a cet univers de folie ,non en dehors de ca ,le seul point positif que je retiens c'est l'aspect esthétique tres fouillé ainsi que les cadrages et le travail sur la lumiere des plus original ,Aronofksy réalisateur est doué c'est une évidence mais comme scénariste c'est plus partagé.
La recherche de l’artiste. Premier long métrage de Darren Aronofsky, Pi est surtout un brouillon bouillonnant. Il est toujours intéressant de se plonger dans le premier long d’un réalisateur pour y percevoir ce qui l’a mené au cinéma. Pi raconte l’histoire d’un gars obsédé par les mathématiques et la transformation de tout événement en équation. Ses recherches intéressent beaucoup un fond d’investissement en bourse et une secte kabbaliste. Le noir et blanc est cracra, surboosté en contrastes mais l’effet est plutôt joli, proche d’un film de Buster Keaton. La musique en revanche, répétitive mais hypnotisante agace vite. Le propos ? On peine à y comprendre quelque chose. Il y a bien une comparaison entre la finance et la religion, comme si l’une et l’autre n’étaient que le fruit de fantasmes et d’interprétations mais le tout est assez cryptique. Non mais l’intérêt du film est ailleurs de toute façon. Pi est surtout le premier long d’un gars qui veut tout dire en 80 minutes (alors que 60 suffisaient). On reconnaît sans peine les gimmicks qui feront toute la force de Requiem for a Dream et le mysticisme de The Fountain ou Noé. Alors voilà, c’est ainsi qu’il faut regarder Pi : se dire que c’est too much mais reconnaître les ingrédients mal dosés de la recette d’un styliste hors pair constamment capable de prendre des risques.
Premier film d'un grand nom du Thriller, Pi fait partie des films les plus fascinants du réalisateur. Pas besoin de rappeler le côté psychédélique et expérimental du film mais il est impressionnant de voir à quelle point la patte de Darren Aronowsky était déjà présente dans une brillante descente aux enfers mathématiques. Les motifs récurrents du réalisateur sont présents et seront notamment réutilisés dans son classique "Requiem For A Dream" (gros plans sur des médicaments, musique assourdissante, hallucinations diverses, perte de réalité...) et le thème de la folie et du cauchemar éveillé dans d'autres films. L'esthétique du film est incroyable, le noir et blanc ultra contrasté donne un aspect lugubre et sale à l'image ce qui permet de masquer certaines informations et en appuyer beaucoup plus sur d'autres.
Pi est aussi déstabilisant que passionnant malgré son sujet des plus pointus, c'est un classique à ne pas oublier de la filmographie du monsieur.
Beaucoup trop compliqué, beaucoup trop métaphysique pour moi. La touche de cinéma est présente et est même très bonne, on sens bien la patte d'Aronofsky mais le scénario est trop complexe pour moi. C'est simple, je n'ai quasiment rien compris.
Pour son premier film, Darren Aronofsky nous pond un thriller psychologique expérimental. Déjà dans sa première oeuvre, on retrouve l'empreinte du réalisateur. En effet, les séquences en gros et en répétition (la prise de pillules ou encore la fermetures de loquets de la porte par exemple) seront reprises pour son célèbre "Requiem for a dream". La dimession psychologique est trés intéressante et le réalisateur arrive à nous plonger dans la folie du personnage (l'emploie du noir et blanc accentuant encore plus cette sensation). De côté là, le long métrage est une réussite. En revanche, ce qui m'a profondément déplut est le thème de "Pi": les mathématiques qui sont, selon moi, beaucoup trop présentes. Ainsi, je me suis ennuyé ferme devant chaques longs (et nombreux) exposés scientifiques. A mon aivs, ce film a plus de chances de plaire à un matheux ou à un sado maso.... Bref, la qualité de réalisation est là mais ce film ne m'a absolument pas convaincu.
Voici donc le 1er film du petit prodige D. Aronofsky. Il jette là les bases de l'univers qui le rendra mondialement culte avec son film suivant : musique électro entêtante de C. Mansell, montage serré, univers inquiétant, personnages borderline. On suit donc le parcours de Max dans sa quête obsédante pour trouver le secret des chiffres et percer un des mystères de l'univers. La plongée est fascinante, certaines scènes sont très réussies et malgré un sujet qui pourrai rebuter les plus hermétique (pffff, des maths !!), on ne s'ennuie pas vraiment. Là où je n'ai pas suivi, c'est dans l'accumulation de scènes un peu barrées, un peu soûlantes à la longue jusqu'à son dénouement tétanisant. La tension monte, accompagné par le montage et la musique. Le N&B est assez maîtrisé, le réalisateur affectionnant particulièrement la sur-exposition (je sais pas si c'est voulu mais ça participe à l'ambiance). Interprètes au cordeau (pour la plupart inconnu), scénario maîtrisé et mise en scène aboutie. Un joyau du film indépendant, devenu culte. D'autres critiques sur
Un monde vraiment particulier pour cette psychose d'un génie des maths qui fait ressortir tout les ingrédient du savant fou : la découverte du siècle, la psychose, l'isolement, lma paranoia... le tout mis à l'écran superbement.