J'aime Jean-Paul Belmondo, je l'adore! Pourtant, je suis forcé de constater que son ultime film, réalisé comme un hommage est raté... De l'histoire à la réalisation, en passant malheureusement par Bébél, qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Cela n'enlevant bien sur, absolument rien à son immense carrière.
Le synopsis me promettait beaucoup d’intérêt, et le résultat fait que je ressors considérablement déçu. Certes le sujet est joli et méritait d’être amené sur le grand écran. D’ailleurs partant d’une moyenne de 2,5/5, je colle 1 étoile rien que pour avoir eu l’audace d’exploiter cette idée. Mais pouvait-on le traiter en 1h30 ? Je serai tenté de répondre oui et non, car ce film parait vide de toute substance, tout du moins durant les deux premiers tiers. Le rythme est affreusement lent, voire soporifique, et c’est ainsi durant tout le film. Mais ce qui caractérise la première heure, c’est l’aspect larmoyant, totalement gnangnan dû à un tournage pour le moins poussif et sans envergure. Donc oui car 1h30 d’ennui suffit amplement, et non car on sent qu’il y a beaucoup à dire. Donc j’enlève 1 étoile. Mais là, "Un homme et son chien" ressemble plus à un hommage à l’acteur qui nous a régalés durant tant de décennies, d’ailleurs il s’agit là de son tout dernier film. Aussi nous voyons ici une pléiade de comédiens tous connus faire leur apparition, lâcher deux ou trois répliques, certains se contentant de faire de la simple figuration comme grattouiller une guitare. Et hop, j’enlève une demi-étoile de plus. Outre ce défilé mortuaire alors que Jean-Paul Belmondo n’est pas encore mort, il faut donc attendre une bonne heure avant de ressentir de la révolte quant à la condition des vieux. Encore une demi étoile qui s'envole... Malgré une prestation en dents de scie de l’homme de Rio, on ne peut qu’être touché par sa longue, lente et inexorable descente aux enfers. Animé par une infaillible fierté qui le pousse à payer ce qu’il doit et à ne pas accepter la moindre aide venue de l’extérieur, une pesante solitude le rattrape, le poussant vers une rue déshumanisée. Quant à Bébel, "Un homme et son chien" est un film inutile dans sa filmographie, d’autant plus qu’il est ici impossible de ne pas faire le parallèle entre ce vieillard fatigué et usé et les problèmes de santé rencontrés par l'as des as de nos acteurs fétiches. Une chose est sûre, on ne peut avoir que de la peine devant cet acteur diminué, avec ses problèmes de diction et de déplacement. On voit nettement que son cerveau ne tourne plus à plein régime… sans doute les restes de son accident vasculaire cérébral. Je vous le dis, à moins que vous ne soyez très curieux, évitez ce film et optez pour le souvenir d’un acteur qui nous a régalés de ses fantaisies et de ses cascades. Cela dit, si vous êtes curieux, tâchez de prendre un temps de réflexion sur l’avenir de nos ascendants.
Sans aucune histoire et par conséquent sans aucun intérêt ! Le seul but de ce film sera uniquement de rassembler des personnalités autour de l'emblématique Belmondo! Et malgré son récent passé, il n'en reste pas moins un très bon acteur!
Une pléiade d'acteurs, que des bons, et un propos sur la vieillesse qui ne peut laisser indifférent. Mais un scénario sans grande imagination et un tournage poussif. Huster a voulu dire quelque chose mais il est passé à côté de son sujet. Néanmoins on ne peut pas rester indifférent devant ce film qui dit beaucoup.
Je suis un peu partagé après la vision d'Un homme et son chien. Ce film symbolisait le grand retour de Jean-Paul Belmondo au cinéma après 8 ans d'absence dû à un accident vasculaire cérébral. Pour moi, Belmondo, c'est le Magnifique, l'as des as. J'étais content à l'idée de le revoir sur un écran. Donc forcément le voir aussi affaibli fait mal au cœur. Remake d'un film de De Sica datant de 1952, et qui avait été également un échec au box-office, Un homme et son chien raconte le destin d'un vieil homme mis à la porte par sa maîtresse et qui n'a plus que son chien et une employé de maison comme seule famille. Renforcée par une musique pesante, cette déchéance filmée par Francis Huster met rapidement mal à l'aise quand on voit l'état dans lequel se trouve Belmondo. Ayant du mal à se déplacer, d'où les fréquents gros plan sur son visage, et aussi du mal à parler, je comprends que Delon ait pu s'insurger sur le traitement infligé à son ami. D'autant que les anciennes gloires, et potes de Bébel, qu'Huster a cru bon de convoquer (Mondy décédé depuis, Jean-Marc Thibaut, Robert Hossein, Charles Gérard, Max von Sydow) ne sont guère plus fringants. La déshumanisation de la rue, la profonde solitude du vieillard sont bien montrées mais encore une fois, c'est un sentiment de malaise qui prédomine car impossible à dissocier de la propre vie de Belmondo et de ses ennuis de santé. En fait d'un soi-disant retour, c'est plutôt l'inverse. Le Belmondo bondissant, "toc toc badaboum", et sa scène avec Dujardin est sans doute un passage de flambeau, c'est définitivement fini. On s'en doutait déjà bien sûr mais Un homme et son chien est un cruel rappel.
Je trouve bien sévère les critiques sur ce film. Certes la narration est bancale et Huster ne fait pas preuve d'imagination pour filmer (tout est relatif d'ailleurs) mais l'émotion est là. Plusieurs scènes sont déchirantes et on revoit pas mal de têtes disparues des écrans de cinéma depuis un bout de temps déjà.
5 étoiles pour Belmondo, 0 pour le film. Belmondo prouve que même s'il n'est plus le flic casse-cou de Peur sur la ville, et même avec une diction assez difficile(trop minimisée par Huster pendant la promo du film) il restera toujours un acteur très impressionnant, peut-être le meilleur acteur français qu'on aie connu jusqu'a maintenant. Malheureusement, il est le seul intérêt du film, totalement vide de sens. Long, très long, trop long, il consiste en une compil de cameos d'une pléiade d'acteurs. Tous disent deux répliques puis s'en vont. spoiler: Huster, médecin arrive, diagnostique, repart, au suivant... Cristiana Reali sur un banc dit "oh quel beau chien", au suivant... Robert Hossen dans le métro... et ça n''en finit pas. La palme revient à Tcheky Karyo, spoiler: qui joue de la guitare dans un parc en regardant fixement la caméra genre "j'ai tourné dans le dernier film à Belmondo". Nan mais sérieux... L'hommage est raté, se transformant en un éloge funèbre quasi malsain où tout le cinéma français défile comme derrière un corbillard. Et là on a envie de dire " Mais arrêtez, il est pas mort $#@%". Ah si, il y a peut-être la scène de 2 minutes entre Belmondo et Dujardin, son "successeur", qui vaut le détour, et encore... Si vous apercevez ce film, fuyez tant qu'il en est encore temps. "Amazone", bien qu'assez nanardesque n'était peut-être pas si mal comme dernier film, un bon divertissement comparé a ce truc insipide.
Vu le nombre de critiques négatifs je pensais franchement qu'Un homme et son chien serait mauvais mais je l'ai regardé pour Belmondo mais sans être du grand cinéma je trouve Un homme et son chien plutôt bon comme film. C'est sur que Huster appuie trop sur le mélo car Un homme et son chien n'a rien de gai mais c'est une belle histoire et la fin est vraiment émouvante. Beaucoup d'acteurs connus (même Max von Sydow est de la partie) entourent Belmondo dans un petit rôle et ce dernier semble usé dans la peau d'un vieillard ; difficile de voir ainsi notre Bébel. Et puis si vous aimez les chiens ce film devraient vous toucher.
Une réalisation désespérante, triste, voire presque glauque.... le dernier rôle de notre Bébel national qui prend des allures d'adieu beaucoup plus que de résurrection, et qui laisse un goût de mélancolie indescriptible. Un bien triste retour devant les caméras. A éviter par excellence.
C'est donc à Francis Huster qu'est revenu la lourde tâche de mettre en boîte les derniers balbutiements de Bébel. Le crépuscule d'une carrière qui ne sera pas ternit par un spectacle bien modeste et il faut le dire plutôt pathétique. Filmé à la façon d'un docu, on assiste à un véritable défilé de vedettes mais malheureusement aussi à une succession de monologues que seul Claude Lelouch aurait pu mettre en valeur. Un enterrement de star en bon et du forme qui vous laissera perplexe et/ou nostalgique.