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Un visiteur
0,5
Publiée le 24 janvier 2011
Grande déception, parce que j'avais lu une critique plutôt bonne annonçant un film "surprenant". En fait, c'était vrai : ce film est consternant de nullité. C'est totalement n'importe quoi. Rien n'est crédible là-dedans, même le jeu des acteurs qui semblent avoir du mal à croire à ce qu'ils font. C'est zéro. Inutile d'aller perdre 1h20 et le prix correspondant pour aller voir cette daube.
"Propriété interdite" cherche tout d'abord à nous vendre une atmosphère inquiétante. La mise en scène petit budget et minimaliste marche plutôt efficacement. On reprend les codes traditionnels du thriller angoissant dans un cadre typiquement français et réaliste. Pour cela le couple Charles Berling/ Valérie Bonneton joue sur un ton authentique. Dès lors, les rouages de l'intrigue nous laissent attentifs, à travers un style lent: peu de dialogues, de longues scènes, des temps morts... un choix assez dynamique malgré tout. Mais plus ça avance, et plus on tombe dans le simple registre dramatique, un poil décevant. Sauf que plus on tombe dans le drame, et plus ça devient bizarre. L'essai commence alors à se démarquer d'une manière bien étrange, qui ne manque pas de folie! Un petit n'importe quoi surprenant mais désorganisé qui se résume à une entourloupe un peu facile et pas très pertinente. Cependant l'exercice de style devient plus convaincant après réflexion, car sur le coup, on reste un peu abasourdi par le spectacle accablant. Au final, un court-métrage aurait peut-être suffit.
Les français n'ont jamais vraiment réussi dans les genres du fantastique ou de l'horreur. Ce film franchement bizarre n'apportera pas un franc démenti à cette vérité. Pour ce qui est du suspense attendu en la circonstance il faudra repasser. Reste un vague sentiment d'étrangeté ressenti face à ce couple dont on se demande ce qui l'unit et qui semble mettre Charles Berling franchement mal à l'aise face à la caméra à tel point que l' on se demande à tout instant s'il ne va pas sortir de l'écran tant il semble perdu. Ennuyeux pour un huis clos. Heureusement, Valérie Bonneton se révèle plutôt crédible dans le rôle de la sœur qui revenue dans sa maison d'enfance, là-même où son frère s'est suicidé , va tout faire pour rendre réel ce jeu où fusil à la main elle mimait avec son frérot adoré le massacre d'intrus venus envahir leur" fort retranché ". Ce fantasme montré de façon grandiloquente lors d'un rêve au début du film nous réserve une fin inattendue qui sauve le film du naufrage. Je pense qu'on n'est pas prêt de voir Berling postuler au rang de Vincent Price français..
Intrigué avant la projection, je le suis encore un peu après... Car «Propriété interdite» est un film français qui se démarque des autres, qui prend des chemins inédits, qui surprend sans cesse... On débarque dès les premières secondes dans une grande demeure qu'on ne quittera jamais en vérité, un couple vient s'y installer pour la retaper afin de la revendre puisque le frère de la femme vient de décéder (d'un suicide) et laisse la maison dans un sale état. L'atmosphère s'assombri de suite, l'ambiance devient assez lourde et tendue, Helène Angel ne masque pas ses effets, et choisis d'abord de jouer sur les bruits, les craquements de parquet ou de portes, puis sur la présence, puis la silhouette.. L'etau se ressert sur le mystère de cette ambiance singulière, sur les petits éléments qui nous échappent encore.. Et puis vient la chute, étrange, le film bascule alors dans un drame social assez maladroit. On est alors un peu deçu, de voir tout le travail de la réalisatrice pour créer une atmosphère si singulière s'estomper au fil des images, jusqu'à un final qui glace le sang, qui nous laisse bouche béante... Il faut saluer la performance des acteurs: Valerie Bonneton, à des années lumières de ses rôles habituels, très convaincante et arrive même à nous faire sourire avec ses après-ski de fourrure, Charles Berling un peu en retrait tient lui aussi bien son rôle. Difficile à complétement apprécier car réellement déroutant, il faut néanmoins avouer l'audace de la réalisatrice qui arrive à aborder le deuil d'une façon inédite, à travers le portrait d'une femme perdue qui s'accroche au souvenir de son frère comme on a rarement vu au cinema. BO intéressante, mais peut-être un peu trop d'effets sur la première partie (trop centrée sur l'étrange présence), et un rebondissement assez décevant qui entâchent l'ensemble. L'essai est louable et mérite que l'on s'y intéresse mais il ne faut pas s'attendre à un film d'horreur ou à un suspense redoutable ce que semble attendre certaines personnes, mais à un film français atypique et déroutant.
Pauvre petit film... pauvret, pathétique, avorté. Et en même temps, une espèce de bonheur (un plaisir cynique, en fait) m'a rivé à mon fauteuil jusqu'à la fin. Car il y a quelque chose d'hallucinant (au sens propre du terme) à voir ainsi se saborder toute une équipe: réalisatrice, production, technique, acteurs surtout, exposés frontalement à ce désastre. A chaque scène on pense avoir mal vu, mal entendu. "non, ça ne peut pas être aussi minable!" se dit-on. eh si! Les deux protagonistes principaux semblent n'avoir jamais rien eu d'autre à faire que de se bouffer le nez, et ce depuis le début de leur relation: elle engloutit n'importe quoi (puis vomit), il lui planque sa bouffe et le conflit s'arrête là. pas de passé, pas d'avenir, rien qu'une ébauche de trame dramatique destinée à justifier la présence dans une maison pourrie d'un couple anémié dont le sort importe peu. Le jeu de Berling est tendu, mécanique, sans le moindre charme. Ils sont tous ridicules d'ailleurs, les acteurs et actrices. comment de tels produits cinématographiques peuvent-ils voir le jour, c'est ça, la véritable intrigue de ce film.
Le choix des acteurs (terribles dans d'autres rôles), la construction des personnages (peu épais) et du scénario (qui s'enfonce à mesure que le film avance) font de ce film une tentative échouée d'horreur à la française. Tout y est très confus, et la fin est particulièrement ridicule.
Voici un film très surprenant. Il nous emmène dans un quasi huit-clos avec à sa tête, deux merveilleux artistes, Valérie Bonneton et Charles Berling. Tout deux dévoilent leur talent dans cette atmosphère inquiétante mais pas aussi pesante qu’on le souhaiterait. Jours après jours et nuits après nuits, la maison dévoilent des phénomènes étranges mais peu angoissants. La relation du couple va traverser de nombreuses phases émotionnelles passant de l’amour et du réconfort, à la colère, une folie et à une paranoïa qui s’intensifieront tout au long du film jusqu’à un final inattendu. Avec quelques réussites d’interprétation et un scénario intéressant, ce dernier aurait pu être mieux exploité tout comme l’étrange et la mystérieuse ambiance de la maison auraient pu être renforcées. Ce film reste marquant et ne peut laisser aucun spectateur indifférent.
Un bon film où l'on ne voit rien venir. Entre thriller et psycho la limite, dès le début n'est pas tracée. On fixe des indicateurs tout le long du film et Vlan ! La claque ! Excellent sur le domaine de la surprise et de l'atmosphère. Interprétations superbes également. On regrettera beaucoup du manque de rythme, ce passage (étonnant) du thriller à l'insipide psycho, le film s'éteint avant le twist final. 3/5 pour ma part, à voir !!!
Film très spécial et au final...complètement raté !! Le début fait mauvais film d'horreur et le jeu des acteurs est franchement pitoyable puis cela prend une drôle de tournure et le scénario tombe dans le "social" mais alors que cela aurait pu être passionnant, on n'y croit pas une seconde...le scénario est bidon, les réactions des personnages pas réalistes deux secondes et on a l'impression d'être devant un sketch !!! Pas vraiment le résultat escompté je pense...un énorme raté !! Je mets 2 étoiles car l'idée de base était sympa !!
Un film qui pendant sa première partie se montre assez intéressant, la peur est présente, le climat glauque et patibulaire est très oppressant, les comédiens sont tous crédibles et incarnent ici de façon très honorable ces personnages tarabustés par ces évènements étranges ! Mais hélas la dernière partie du film est très frustrante à cause de son scénario politique actuelle qui fait tomber chez le spectateur un sentiment de déception immense et tout l'intérêt de la première partie a totalement disparu ! Il y a deux films en un c'est dommage car le résultat final est que le film croule sous le ridicule !
Ce film est bâtard ! Et pourtant, c’est ce qui le sauve aussi étrange que cela puisse paraître. Il n’est pas complètement réussi, mais son intention dans sa mise en scène est intéressante. Ce film m’a intrigué, un film d’horreur à la Française avec toutes les recettes copier/coller du genre. Ceci constitue la première partie puis il y a une bascule : il se trouve, que la maison épiée n’est pas épiée par un esprit, une matière construite de l’imagination des protagonistes. Il y a bien une entité qui participe ou qui nourrit l’esprit dérangé du personnage joué par Bonneton. Et là, la bascule s’opère et s’oriente vers deux sujets de société : les sans-papiers et les coups de folie assassins, inexplicables, désespérés. La brutalité subite de Bonneton est saisissante d’horreur car ancrée dans la réalité. Globalement, le film sera vite oublié, Berling comme on dit assure, mais il assure en faisant du Berling et il m’agace à la longue, et l’avantage de ce film c’est qu’il est court. D’où sans doute son côté inabouti, bâtard... Il y avait certainement une piste à creuser.
Un couple de quarantenaire qui s'isole dans une maison délabrée en campagne, c'est le cadre qu'a choisi Hélène Angel pour livrer son film d'épouvante. Le fait qui marque d'entrée est la relation de ce couple, frigide, complexe et sur le déclin, caractérisée par la vulnérabilité de la femme (entre faiblesse physique et mentale) et l'incompréhension du mari. La maison qui se dresse avec ses mystères renforcent cette impression de perdition des personnages, dont l'amour semble inexistant et dont le quotidien va soudain être mis à rude épreuve.
En jouant sur le hors-champ, la paranoïa de son personnage principal et le désespoir du mari, Hélène Angel cherche à créer une tension constante, souhaitant faire hésiter son spectateur, incapable de savoir s'il doit croire en ce que les personnages voient ou s'il doit s'en détacher. Le thème de la folie, du malêtre, de la tension contextuelle auraient pu être réussi s'il n'y avait pas trop souvent des maladresses, qui se révèlent parfois grossières. D'une part les interprètes sont d'un niveau assez médiocre, et on ne sait pas vraiment si c'est à cause des dialogues mal écrits ou de leurs propres lacunes. Toujours est-il qu'on a du mal à ressentir l'impact du duo et de leur relation, ce qui nuit considérablement à l'immersion.
Outre ce défaut majeur, il y a malgré tout un aspect mystérieux développé autour du passé de la maison et du frère disparu de la femme qui nous intrigue. Tout comme ce trou reliant un mur de la cave au jardin, et par lequel un individu semble s'introduire dans la maison. Après une première moitié qui se concentre sur la psychose environnementale et les démons du passé, la dernière partie bascule dans un tout autre genre. Ce n'est plus le hors-champ ou les coins sombres de la maison qui vont être source de tension, mais bien ce qui est sous l'écran, en pleine lumière, en pleine journée. La folie palpable mais modérée en début de film éclate au grand jour et nous surprend. Comme si les personnages avaient creusé un tunnel sans fin vers le néant psychologique, vers la perte totale d'humanité. Je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler trop d'éléments de l'intrigue, mais après un creux ennuyeux dans le récit la fin prend un nouveau rythme et apporte un second souffle, certes tardif, mais appréciable.
Le travail sur les personnages, sur la maison, le passé, et le côté horrifique, ne peut pas atteindre des pics jouissifs en raison d'une réalisation trop souvent fade, d'un rythme inégal et des dialogues insipides. Malgré tout il n'y a pas que du mauvais à tirer de Propriété interdite, qui arrive à poser son ambiance et à offrir grâce à sa durée limitée une plongée dans l'horreur qui a quelques côtés plaisants. Ça ne restera qu'un film de seconde zone, déjà oublié, mais qui ne laissera pas que des mauvais souvenirs, je m'attendais à bien mieux, mais ça aurait pu être pire...
Je n'aime pas écrire des critiques totalement négatives sur un film, mais là j'ai du mal à trouver des points positifs au nouveau film d'Hélène Angel, si ce n'est ses deux interprètes principaux.
On doit au moins reconnaître à la réalisatrice de nous faire passer par plusieurs émotions, à savoir l'ennui et l'aberration. Le film débute dans un climat hyperformaté de maison « peut-être hantée ». Cette demeure c'est une ancienne maison de famille dont le propriétaire vient de se suicider. Sa sœur, qui semble commencer à sombrer dans la folie, et son mari, cartésien et qui tente de résonner sa femme par tous les moyens, emménagent dans la demeure pour la retaper. Hélène Angel maintient bien le doute entre le fantastique et la réalité au début de son film, et ça serait tout à son honneur si le rythme n’était pas si lent et que l’on ne s’ennuyait pas autant. Lorsqu’on se réveille enfin, au moment où elle nous donne les premières clés de son mystère, c’est pour voir un film s’embourber dans un grand n’importe quoi. Une métaphore politique trop grossièrement traitée et qui n’évite aucun cliché vient se mélanger à un plongeon trop abusif de son héroïne dans la folie.
Même la mise en scène ne sauve pas l’ensemble, trop codifiée par le genre et ne faisant naître aucune sensation chez le spectateur. L’exemple le plus frappant est sans doute cette scène où Charles Berling explore un tunnel creusé entre la maison et l’extérieur ; on ne ressent aucune claustrophobie, et on se contrefout de se qu’il va y trouver. Dans cette avalanche de loupés, seuls Valérie Bonneton et Charles Berling se débattent comme ils peuvent, en donnant une certaine profondeur à des personnages déjà vus. Des prestations à saluer donc, mais ce n’est pas suffisant pour sauver le film.
A éviter de toute urgence ! Acteurs mauvais, scénario mauvais , ne fait absolument pas peur , ce n est pas un thriller , d' ailleurs on ne peut Meme pas appeler Ca un film