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manoj94
55 abonnés
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5,0
Publiée le 8 mars 2010
"The Visitor" est une merveilleuse œuvre, belle et universelle, ne laissant aucun spectateur insensible. Ce fabuleux long-métrage met en exergue la thématique mondiale de l'immigration d'une façon absolument remarquable et subtile. Malgré ce sujet relativement ardu, l'intrigue ne sombre jamais dans le pathos, ce qui est déjà une petite performance. Mais, la vraie force de cette production est de dépasser ce stade de la simple "injustice" et de vanter des valeurs qui se perdent dans notre impitoyable société, telles que l'amitié et la fraternité. Cet homme solitaire revit grâce à ce jeune couple dynamique. Cette "renaissance" est bien symbolisée par la pratique du djembé. Tout au long du film, on retrouve des passages émouvants, d'autres plus révoltants et tristes. Ce florilège d'émotions qui se mélangent nous atteint dans notre for intérieur. Les personnages sont incroyablement attachants et tellement crédibles. Quant au casting, il est exceptionnel de sobriété et de qualité. D'ailleurs, l'éminent Richard Jenkins est vraiment touchant et nous offre une prestation pleine de générosité. Tout cela pour dire que "The Visitor" est un authentique bijou cinématographique, un film marquant et inoubliable.
Une mise en scène sans effet au service de comédiens remarquables. Personnages empathiques. Richard Jenkins est éblouissant dans le rôle du professeur d’université dont le cœur se remet à battre au rythme du djembé en même temps qu'il renonce au renoncement. Le film en dit bien plus long sur l’état de notre société que bien des thèses.
Quel film superbe!!! On ose à peine imaginer le meme sujet traité par un de nos intellos français, et dans quel pathos ça serait tombé. Là, chapeau… Quelle lecon de simplicité et d'emotion. Quel casting! Wouaf!!! A voir…
Professeur d’économie, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière et solitaire. Lorsqu’il est envoyé à Manhattan pour les besoins d'une conférence,il s'aperçoit que son appartement à New-York est occupé par un jeune couple victime d'une escroquerie immobilière. Tarek, syrien, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part ailleurs où aller, c'est ainsi que Walter accepte de les héberger. Touché par sa gentillesse, Tarek, musicien doué, insiste pour lui apprendre à jouer du djembe. Walter retrouve une certaine joie de vivre. Tandis que les deux hommes deviennent amis Tarek est arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion... Après "The Station agent"(2003), un premier long-métrage très remarqué, Thomas McCarthy offre à Richard Jenkins un premier rôle à la mesure de son talent, après une carrière déjà bien remplie en tant que second rôle de premier plan à Hollywood."The Visitor" aborde avec justesse et subtilité la politique d'immigration Américaine post 11-Septembre. Le cinéaste révèle ainsi la dimension humaine d'un problème social majeur, sans aucune démagogie indigne, sans aucun sentimentalisme exacerbé. Au contraire, il s'appuie sur un scénario privilégiant l’authenticité plutôt que les clichés.La réalisation est quant à elle originale et empreinte de pudeur. A l'aide d'une mise en scène sobre, le réalisateur met magnifiquement en valeur la complexité des personnages, remarquablement interprétés par les acteurs. Cette comédie dramatique au schéma narratif linéaire et accrocheur use d'une bande originale superbe afin de mettre son propos en valeur dont les grandes lignes sont tolérance, acceptation et compassion. Thomas McCarthy film avec délicatesse et dignité la naissance d'une amitié, d'un amour improbable dans une jungle urbaine à l'humanité froide et cruelle. Ce film fut le lauréat du Grand Prix du 34e Festival de Deauville. Une œuvre bouleversante, riche, profonde, galvanisante.
Ce film est totalement dual. Une histoire d'amitié à la fois simple et tristement ordinaire, et en même temps tellement atypique et forte! Une histoire douloureuse, mais pas totalement noire ni négative, avec un peu d'espoirs. Ce film n'est pas du tout tire-larme et mélo. Il distille ses émotions pudiquement, authentiquement. Il y a quelquefois quelques longueurs. Ce film parle au final d'un sujet brulant d'une manière fort belle et je pense tellement appropriée.
Très beau film sur la réalité de la vie d'immigré clandestin, dans l'Amérique de Bush, et la façon dont un homme ordinaire la découvre. Souvenons-nous que la réalité française est, à bien des égards, nettement pire. A quand un film français aussi pudique et aussi fort ?
Magnifique et bouleversant. Quelle belle surprise que "The visitor". Un film qui dénonce la politique migratoire des Etats Unis au travers de destins brisés et qui provoque forcément un sentiment de révolte. Criant de sincérité. J'ai kiffé.
De temps en temps, un film nous rappelle que les meilleurs effets spéciaux au cinéma sont les (bons) sentiments et le goût des autres. The visitor touchera tous ceux à qui il reste un coeur (!) mais sans démagogie ou style mélodramatique. Le film de Thomas McCarthy évolue pourtant sur un fil fragile, susceptible de tomber dans certains clichés "humanistes", bien pensants, et manichéens. Mais non, la mise en scène pudique, le récit admirablement construit, et une interprétation plus que parfaite (un seul regard d'Hiam Abbas vous tétanise de bonheur) contribuent à cette combinaison idéale de bonheur et de tristesse qui font les oeuvres dont on se souvient longtemps après les avoir vues. Comme une petite musique mélancolique qui s'entête à ne plus vouloir vous quitter, tout en désillant votre regard sur les autres.
Très beau film, très belle histoire... Bien évidemment, pas d'action, pas d'effets spéciaux, pas de sexe... Rien que les relations humaines. Tout sonne juste.
Finesse, délicatesse, les visiteurs, avec un "s", sont tous plein de sensibilité, d'Humanité. Un film engagé pacifiquement. Blancs de new-york, Africains, Arabes y sont tous des Hommes égaux. Le film montre mieux qu'un long discours la contradiction de nos Etats, qui dans un monde mondialisé créé par eux, se comportent comme des salauds en expulsant ces "étrangers" qui dérangent. Le prof américain qui branle rien, trompe ses étudiants et sa hiérarchie depuis 20 ans n'a rien à craindre de ce système tandis que l'étranger en situation irrégulière, mais qui n'en est pas moins Homme, a tout à craindre...
Au-delà de la question soulevée et pertinente sur la place des immigrés dans notre société, le film réféchit sur l'enrichissement émanant du mélange des cultures. Sans laisser trop de place au sentimentalisme, le film se referme sur une triste réalité , faisant plutôt froid dans le dos. L'autre atout du film, est l'excellente interprétation d'un Jenkins, qui avait été nommé aux Oscars l'an passé pour son rôle et cette carte postale d'un New York, un peu hors des sentiers battus, qui vaut assurément le détour!
la fin du film est décevante. le film avait de bonnes bases pour réussir mais là le scénariste a foiré.En effet il aurait été plus subtil de mettre en avant l'amitié entre Tarek et Walter et d'essayer une fin plus luttante que la désillusion.je suis vraiment fâchée de voir un si beau film gâché par l'incompétence de la prod. Le film nous permet d'apprécier la musique du djumbé (ou appelé aussi drum).