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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2012
Pas vraiment une biopic, un conte. De la poésie, de l'érotisme sans tomber dans le vulgaire, des acteurs très bons, une Leaticia Casta à tombée. Très bon film, à regarder en amoureux ou bien en famille. On ne s'ennuie pas et on rentre avec plaisir dans cet univers. Un grand bravo pour Joan Sfar.
Quelle Poésie... Ce film est à mon sens digne de toutes les récompenses possibles et inimaginables. D'un érotisme bouleversent et d'une grande poésie, ce film m'a extrêmement touché ; au plus profond de mon âme cinéphile ;) Décidément, Joann Sfar est un génie !
Ce n'est pas vraiment un biopic, puisque Sfar préfère en faire un véritable conte. Finalement peu ordonné dans le récit de la vie du grand Serge, le métrage omet volontairement des évènements essentiels à la compréhension pour ne narrer que des bribes de vie. En effet, et c'est bien dommage, certaines rencontres sont survolées (BB par exemple ou bien le passage à Gainsbarre) pour s'attarder sur des évènements moins importants. Elmosnino est absolument magique, certes, et ceux et celles qui interprètent ses conquêtes ou ses proches sont flamboyants, mais l'ensemble ne nous apprend finalement rien pour préférer faire intervenir cette marionnette de BD, conscience ou petit diable du héros. Certes l'idée est belle et louable, mais rien dans le métrage ne nous permet d'affirmer ou infirmer la réalité de cette image née du cerveau de Gainsbourg. Impossible de savoir si Gainsbourg avait effectivement ces visions qui auraient pu le guider ou s'il s'agit simplement de l'imagination du réalisateur. On aime totuefois quelques moments historiques d'une force prenant aux tripes, qu'il s'agisse de cette Marseillaise, dela Javanaise ou de son étoile juive. Un film sur Gainsbourg, beau, qui nous rappelle plus qu'il nous apprend.
Un Biopic assez unique, décousu, raconté et réalisé de façon très personnel. Certains moments de grâce nous font oublier un manque de rythme et d'enjeux évident. On a du mal à discerner ce que le personnage a d'héroïque. La personnification de perfection de son être, à travers "la gueule" est magnifiquement trouvée et apporte une vraie identité au film. Dommage qu'il y ait un trop plein de belles nanas faciles. Mais la prestation de Eric Elmosnino est magistrale.
Joann Sfar met son savoir-faire issu de la bande dessinée au service du film de façon remarquable. Ainsi, il a parfaitement su rendre perceptible la fascination qu'exerce ce personnage hors norme, et ce depuis son enfance. Effectivement, le choix de mettre en lumière l'ensemble de sa vie, et pas seulement un bref passage, attribue à Gainsbourg un statut unique magnifié par le titre.
Eric Elmosnino assure parfaitement le rôle de Serge Gainsbourg, aussi bien sur l'aspect physique que dans la gestuelle, c'est bluffant. Un biopic sur ce grand Monsieur de la chanson française était clairement attendu. Mais loin d'être simple à mettre en scène, le réalisateur Joann Sfar, réussit pourtant haut la main le challenge. Attendu au tournant par les fans du personnages, le film en ressortira bel et bien fidèle à la vie de l'artiste et fera incontestablement l'unanimité. Le casting est irréprochable, que ce soit sur le rôle principal ou encore les femmes qu'il rencontre au fil de sa carrière. Dans cette époque parfaitement retranscrite à l'écran, on découvre le parcours de Gainsbourg, bercé par ses chansons que l'on prend plaisir à découvrir ou redécouvrir.
Tenter un biopic sur Gainsbourg était sans aucun doute une entreprise risquée et la critique attendait Joann Sfar metteur en scène novice de pied ferme comme tous les fans du chanteur dandy qui ne toléreraient pas que l'on touche à leur icône. Le parti risqué de Sfar a été en partie réussi grâce à un choix de mise en scène très axé sur le visuel, n'essayant pas de démonter la personnalité très complexe de Lucien Ginsburg. Il s'agit en fait d'une série de tableaux retraçant les grandes étapes de la carrière du chanteur très imbriquées avec sa vie amoureuse. Tout d'abord l'enfance où le jeune Lucien se crée un double fictif (son grand frère mort à la naissance qu'il se choisit comme protecteur ou conseiller ?) qui lui permettra de surpasser le terrible complexe qu'il aura toute sa vie par rapport à un physique qu'il jugeait ingrat. Ensuite les débuts dans la peinture et ses rencontres avec les célébrités du St Germain-dès-Près des années 50 où il croise Gréco, Vian et bien d'autres qui le convainquent d'entreprendre une carrière comme compositeur interprète plus rémunératrice que celle de peintre bohème. Le début de la célébrité après la chanson écrite pour France Gall et la rencontre avec Bardot qui sera un temps sa muse. La reconnaissance commerciale et la rencontre amoureuse avec Birkin qui donne un court moment l'illusion à Serge qu'il peut chasser son double qui jusqu'alors l'a mené sur le chemin de l'éthylisme, seule béquille à sa timidité maladive. L'amorce du déclin enfin quand Gainsbarre va définitivement dévorer Lucien et provoquer le départ de Jane. Sfar aura eu l'élégance ne s'en arrêter là et de ne pas relater les dernières années de déchéance solitaire du poète dandy en panne d'inspiration. Tous les personnages qui jalonnent la vie de Gainsbourg ont été choisis avec perspicacité et l'on peut saluer la prestation très convaincante de Laetitia Casta en Brigitte Bardot. Eric Elsmonino constituait sans conteste le moins mauvais choix pour incarner le chanteur au physique si particulier. S'il est parfait pour incarner le chanteur hésitant du "Poinçonneur les lilas" il est moins crédible quand éclot le dandy de la rue de Verneuil. Globalement si Sfar tombe quelques fois dans les clichés, il évite tous les pièges du genre en nimbant ses tableaux d'une poésie qui restitue l'environnement de Gainsbourg tel qu'on se l'imagine dans l'inconscient collectif. Un film reste à faire qui tentera de mieux cerner les fêlures de l'homme et son processus créatif.
Je suis tombée en amour pour ce film. D'une beauté à coupé le soufle, respectant la vie réelle de Gainsbourg, et où l'acteur (fabuleux Eric Elmosnino) est pratiquement tout on long du film "accompagné" d'une sorte de mi-marionnetes, mi-ombre chinoise ce qui ajoute au personnage encore plus de crédibilité. Les actrices (Lucy gordon, Laetitia Casta...) qui sont les femmes qui l'on accompagné tout ou long de sa vie joue extraordinèrement bien. Comment ce film n'a pas eu le succès qu'il mérite ? ou alors bénéficié d'un réseau de distribution plus prestigieux, cela je ne le comprendrais jamais. Si par hasard il repasse quelque part, ou que ce soit; foncez vous prendrez alors un bonne dose d'émerveillement. Annick Dessoy - Bruxelles
Un biopic très particulier de la part de Joann Sfar puisqu'il intègre une part de fantastique dans la vie tumultueuse de Gainsbourg, c'était risqué mais force est de constater que la magie opère rapidement, Eric Elmosnino n'y est d'ailleurs pas étranger. En effet son interprétation est incroyable et un peu à la manière d'un "Cloclo", au bout d'un moment on est simplement devant Gainsbourg et on ne cherche pas plus loin. Son double maléfique, Gainsbarre j'imagine, étonne au début puis coule de source par la suite malgré quelques scènes difficile à saisir lorsque notamment il réalise deux actions à la fois en présence d'autres personnages. Un autre gros point fort pour moi est le refus pour le réalisateur du sensationnel avec diverses ellipses qu'il aurait été facile d'exploiter ( le billet de banque, Whitney Houston etc ... ), les seconds rôles ne sont pas en reste avec notamment une BB très réaliste. Au final je ne me suis jamais ennuyé devant cette vision de la carrière de Gainsbourg axée essentiellement sur l'aspect introspectif de cet artiste indémodable et fascinant. Une réelle réussite, à découvrir sans retenue.
Ignorant tout de Gainsbourg (je ne savais même pas qu'il était juif !) et n'étant pas attiré par le personnage, j'avoue que ce "biopic" m'a surpris. J'ai appris plein de choses sur lui (son amour du dessin et de la peinture, des femmes etc.). La réalisation audacieuse avec ses passages oniriques et déconcertants (le double de Gainsbourg en marionnette) évite l'écueil du documentaire bien sage. On saluera également le très bon choix des acteurs et actrices, notamment Kacey Mottet Klein (Serge Gainsbourg jeune) et Éric Elmosnino (Serge Gainsbourg adulte). Par ailleurs, le film est constitué de nombreuses scènes émouvantes et drôles. La musique, très présente, est représentative de l'oeuvre de l'auteur-compositeur-interprète. En conclusion : à voir, même pour ceux (comme moi) que le sujet n'attire pas.
Un bon premier film de Joann Sfar qui apporte sa touche personnelle (La BD) dans ce Biopic original. L'intérêt premier n'est pas forcément de mettre en avant toute l'histoire de Serge Gainsbourg mais plutôt d'en tirer des moments clés pour mieux comprendre sa personnalité. Eric Elmosnino y est bluffant, de part un physique très proche de Gainsbourg mais aussi d'une attitude (gestuelle, verbale) si fidèle à la réalité, chapeau ! Avec une telle prestation, il est donc logique de le voir récompensé par le César du Meilleur Acteur.
Très bonne réalisation. Un "biopic" qui ne se contente pas d'être, contrairement à bien d'autres, un film-documentaire, plus ou moins réussi, sur la vie d'un personnage célèbre. L'interprétation d'Eric Elmosnino est éblouissante, même s'il surjoue peut être un peu une scène ou deux. Film vraiment à voir, et bien sûr à écouter aussi pour la musique.