10, rue Frederick
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chrischambers86

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2,5
Publiée le 8 mars 2017
On ne peut dire qu'un homme est fini tant qu'il rèagit à des faits nouveaux! Faut-il parier sur un homme tel que Joseph B. Chapin qui n'a jamais attirè de suffrages et aussi, un homme dont la famille risque un scandale public ? C'est la question qui se pose au "10, rue Frederick". D'un pauvre « imbècile » qui se dit n'avoir pas compris ce qui ètait important ou pas dans la vie! spoiler: Certes, il ne sera jamais prèsident mais Joseph B. Chapin ètait un bon père de famille!
Un homme qui a beaucoup souffert avec la politique mais aussi, avec son fils et sa fille, trop passionnèe pour être heureuse sans personne à aimer! Inèdit dans les salles françaises et à la tèlèvision, cette histoire triste nous fait savoir que tout à une raison d'être, que l'amour n'est pas tout et qu'on ne peut pas vivre sans fiertè! Et ça pour Chapin, c'est au moins une petite victoire sur tous ses malheurs! Gary Cooper est èmouvant, incarnant ce personnage de père de famille sans mièvrerie, ni pathos! il est dommage que le film ne soit pas aussi poignant que sa prestation! Bonne composition ègalement de Diane Varsi qui joue avec brio le rôle d'Ann Chapin! Suzy Parker est en revanche moins convaincante et le film en pâtit! Pour le beau Gary Cooper qui nous esquisse dans la première partie quelques pas de danse sur « Over the Rainbow »...
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 98 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2026
Au 10, rue Frederick, les hommes les plus influents se réunissent pour les funérailles de Joe Chapin. Ann, la fille du défunt, se remémore ce qu’il fut en remontant cinq ans plus tôt alors qu’il sacrifiait sa vie familiale en tant que procureur en quête d’ascension politique…
« 10, rue Frédérick » retrace la trajectoire d’un homme dont la vie apparaît, rétrospectivement, comme une longue suite d’échecs : échec politique, échec conjugal puis sentimental dans une relation extraconjugale, échec enfin dans ses rapports avec ses enfants. Un médecin évoque à son sujet un « galloping despair », un désespoir galopant, formule qui résume parfaitement cette lente dérive vers la désillusion et l’effondrement.
La clé de cette faillite existentielle tient sans doute dans le jugement que porte son fils : Chapin serait « un gentleman dans un monde qui n’a plus besoin de gentlemen ». Le film esquisse ainsi le portrait d’un homme en décalage avec son époque, prisonnier de valeurs morales et sociales devenues obsolètes dans une société américaine dominée par l’arrivisme, l’ambition politique et le culte de la réussite. Cette inadéquation entre l’individu et le monde qui l’entoure confère au film une dimension presque tragique.
La construction en flash-back, déclenchée par la cérémonie funèbre, renforce ce sentiment de fatalité : comme dans « Œdipe roi » de Sophocle, tout est déjà joué, et le récit ne fait que dérouler les étapes d’une chute annoncée. Le film rejoint ainsi, par sa structure même, une certaine tradition du mélodrame américain des années 50, où la réussite sociale masque mal les fractures intimes et les désastres affectifs.
Gary Cooper est ici profondément émouvant dans l’un de ses derniers rôles, trois ans avant sa disparition des suites d’un cancer. À contre-emploi, il incarne avec une grande justesse un homme vieillissant, fragilisé, presque pathétique, loin de ses figures héroïques habituelles. Son jeu, tout en retenue, traduit admirablement l’usure morale et la solitude d’un personnage que le scénario ne cherche jamais à réhabiliter.
Sans offrir de rédemption ni de consolation, « 10, rue Frédérick » s’impose ainsi comme le portrait sombre et lucide d’un homme broyé par ses propres illusions et par une société qui ne lui laisse plus sa place.
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