Big Eyes
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439 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 mars 2015
Un bon moment avec un super Christopher Waltz. Tim Burton nous offre un film plus coloré qu'à son habitude.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2015
Très belle reconstitution des années 60 en Californie et à Hawaï, colorée et pimpante.

C’est une histoire incroyable que je ne connaissais pas et bien racontée.

Ce biopic est peut-être aussi l’occasion de mettre à jour la condition des femmes dans les années 60 aux USA, de railler le milieu de l’art et de ses critiques, comme les techniques de marketing lesquelles finalement enrobent du mensonge.

La seule personne que semble épargner Tim Burton est l’artiste, incarnée par la fine et excellente Amy Adams. Ceci dit elle se laisse finalement enrôler par une secte, mais retrouve sa dignité.

Tim Burton ne juge jamais son oeuvre. Il laisse juste une citation d’Andy Wahrol : « I think what Keane has done is terrific! If it were bad, so many people wouldn’t like it. »
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 mars 2015
Voici “Big Eyes”, nouveau film de Tim Burton adapté d’un fait divers des années 50/60. Sous ces airs d’univers acidulé sous un soleil de plombs californien, avec des couleurs plus ou moins criardes qui font croire à un paradis dont les portes de l’enfer ne sont pas très loin – sans doute à raison - j’ai eu un peu de mal à réaliser que ce film était du Tim Burton. Pas d’emportement particulier, ou ce petit truc qui me fait frémir et m’émerveille à la fois. J’ai eu un sentiment d’insatisfaction, le sentiment qu’on me laissait un peu sur ma faim et que le film n’était pas à la hauteur de ce que Tim Burton avait déjà fait. Même la bande originale composée ... (suite à lire sur le blog...)
Sylvain V
Sylvain V

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2015
Tim Burton revient avec un biopic plutôt bien réalisé dans la forme, dont les 20 premières minutes ainsi que les 20 dernière minutes sont plutôt pas mal, le reste du film est bien plat, christopher Walts est agaçant dans ce film .. Bref rendez nous Tim Burton
Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2015
Aussi réjouissant qu’il ait pu être, "Dark Shadows" m’avait surtout donné l’impression d’un Tim Burton à court d’inspiration, contraint désormais de se répéter, voire de s’autoparodier. "Edward aux mains d’argent", "Sleepy Hollow" ou même "Charlie et la chocolaterie"… tout ça semblait si loin. Je me disais qu’il n’y avait plus grand chose à espérer du réalisateur, à part réciter encore et toujours son bréviaire gothique. Et puis, voilà que débarque sur nos écrans "Big eyes", film low-profile et low-budget (du moins pour Burton, quelque chose comme 10 fois moins que se dernières productions), où l’ex-génie se montre tel qu’on ne l’attendait pas : un modeste artisan dévoué à l’histoire qu’il raconte ! Burton retouve pour l‘occasion Scott Alexander et Larry Karaszewski, ses scénaristes de Ed Wood (20 ans déjà). Au départ, en fait, ce film devait être le leur, leur 2ème après "Screwed", et Burton se contentait d’en être le producteur. Mais le projet est resté longtemps indécis, les acteurs ont défilé (Kate Hudson puis Reese Witherspoon ont même été annoncées dans le rôle de Margaret Keane, Ryan Reynolds dans celui de Walter) avant que finalement Amy Adams et Christopher Waltz donnent leur accord. Ce dernier y a juste mis une condition : que ce soit Burton qui réalise. D’où ce drôle de film qui ne manquera pas de surprendre les fans de l’artiste. Un film mineur certes, mais de quand date sa dernière œuvre majeure ? Burton s'amuse, se régalant toujours autant avec les détails de la reconstitution, les accords de couleurs, mais se montre étonnamment plus simple dans ses cadres, délaissant les afféteries, les flamboyances, pour rester au plus près de ses acteurs. Ses acteurs justement : Amy Adams, sublime une fois de plus, et disparaissant comme d’hab derrière son personnage (récompensée par un Golden Globe, la dame), et Christopher Waltz à l’opposé, dans le total surjeu ("- ben quoi, on est chez Burton !" a-t-il l’air de dire), un peu lassant avec ses grimaces de clown tragique, avant d’emporter le morceau dans la scène du tribunal, un numéro d’anthologie. Bref, "Big Eyes" est un chouette film. Pas forcément le film du renouveau pour Burton, en tout cas un break providentiel dans une filmographie qui commençait à s’enkyster sérieux.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2015
Et bien, pour un Tim Burton, çà ne ressemble pas vraiment à un Tim Burton ! Pas d’histoire flamboyante ni d’effets spéciaux démesurés, pas de costumes extravagants ni de décors improbables, ce Tim Burton est bien sage, bien sobre, bien « figuratif » en somme. Mais çà ne l’empêche pas de bien réussir son coup. En partant d’une histoire vraie, une des plus belles escroqueries de l’histoire de l’art de la fin du XXème siècle, il propose un film très intéressant, au scénario bien maîtrisé, dans lequel on rentre immédiatement et dont on ne décroche pas avant le générique de fin. L’histoire un peu édifiante de cette femme qui peint dans l’ombre des portraits d’enfants aux yeux immenses (honnêtement, je ne mettrais pas cela dans mon salon, je les trouve bien trop angoissants, mais c’est une question de gout !) et de son mari qui, piètre artiste mais redoutable commercial, vends son travail et s’en attribuant les mérites, n’avait pas besoin d’être vraie pour être crédible. Quand il explique à sa gentille épouse que les toiles ne se vendront pas si elles sont officiellement l’œuvre d’une femme, dans l’Amérique des années 60, je le crois bien volontiers. La condition de la femme à cette époque, c’était d’être « l’épouse de… » et pas grand-chose d’autre (j’ai vu 7 saison de « Mad men », j’ai bien compris cela…). Plus le film avance et plus, honnêtement on devine comment cela va se terminer pour Margaret, même quand on ne sait rien, comme moi, de la vraie histoire de cette femme. N’empêche, les dernières scènes dans le tribunal Hawaïen sont surréalistes (et drôles) et elles sont le point d’orgue de « Big Eyes », son bouquet final. Le film doit beaucoup à son couple d’acteur, la délicieuse (délicieusement naïve) Amy Adams mais surtout l’incroyable Christoph Waltz qui, et c’est ironique, a tendance à éclipser sa partenaire à l’écran comme Walter éclipse Margaret dans le monde la peinture. C’est peut-être, c’est surement, volontaire et Tim Burton à laissé Waltz (son sourire carnassier sur-joué fiche presque la trouille !) en roue libre pour en faire la maximum. J’adore cet acteur que j’ai découvert dans « Inglorious Bastards », j’ai déjà eu l’occasion de la dire plusieurs fois. Dans « Big Eyes », il est flamboyant et pathétique à la fois. Flamboyant quand il entreprend de faire fortune et vendant les toiles de son épouse sous son nom, en baratinant sur son « inspiration », ses « influences », ses « esquisses de jeunesses » (quel culot !), pathétique quand il se laisse emporter par la gloriole, quand il s’accoquine avec la jet set, se laisse griser par les millions et se laisse tenter par… la postérité, carrément ! Même mis en difficulté par tel critique, par tel marchant d’art, il s’en sort avec une mauvaise fois qui laisse pantois le spectateur ! Même acculé par l’évidence, lors de la dernière scène du film, il tente encore de s’en sortir par une pirouette tellement improbable que je ne serais pas surprise qu’elle soit véridique, au point où il en est ! On pourra regretter que Tim Burton ait fait de cette histoire un film très sobre, si peu à l’image de son cinéma habituel. A part le personnage de Walter, les autres sont si « normaux » que, franchement, si on regarde « Big Eyes » sans savoir que c’est le dernier Tim Burton, et bien on ne peut pas le deviner. Même sa « Planète des Singes », son film le plus commercial et grand public (que moi j’aime bien malgré tout) avait sa touche Burton, sa petite patte. Ici, a part les peintures de Margaret Keane, et quelques trop rares scènes où elle voit des gros yeux partout, rien de purement Burtonien. Les plus cyniques ajoureront « Et en plus y’a pas Johnny Depp dedans, c’est pas vraiment un Tim Burton !». Si on met de côté cette petite déception de fan, « Big Eyes » reste un très bon film, bien mené, bien maîtrisé, bien interprété, bien scénarisé, bref, du bon cinéma.
Pierre L.
Pierre L.

20 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2017
Qui ne connaît pas Tim Burton à présent ? Le réalisateur originaire de Burbank, "la capitale mondiale des médias", a su dès ses premiers essais se distinguer par un talent authentique et nouveau. En effet, Burton s'est démarqué d'emblée de la "normalité" du show-business avec un style intimiste, sombre et poétique, tout droit inspiré de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Ainsi, devenu reconnaissable parmi tous, il su concilier succès critique et commercial avec des œuvres notoires, originales ou adaptées. Batman, Sleepy Hollow, Beetlejuice ou encore Edward aux mains d'argent, le réalisateur s'est construit une notoriété de béton avec un style dont il est le seul précurseur, marquant de sa patte authentique toute une génération de spectateurs.

Malheureusement, son succès s'est peu à peu estompé avec des films de commande, tout droit imposés des plus grosses maisons de production, nécessitant des budgets conséquents. Sa liberté créative en a pris un coup, tout comme sa notoriété, le cinéaste devenu davantage un simple faiseur d'images plutôt qu'un auteur. Avec Big Eyes, Burton saisit l'opportunité de renouer avec son univers intimiste avec, déjà, un budget bien moins conséquent que pour ses précédents travaux, signe d'une liberté créative bien plus importante. L'histoire vraie d'une authentique peintre qui s'est vue voler la célébrité par son pourri de mari. Pas non plus de quoi espérer un vrai retour au sources, Big Eyes rassure pourtant sur bien des points.

Le sectateur y retrouve notamment certaines thématiques chères à Burton. L'histoire d'une personne de talent, aux valeurs morales honorables, incomprise du monde qui l'entoure, telle est celle de Margaret Keane, peintre américaine ayant marqué toute une génération grâce à ses peintures de personnages aux grands yeux écarquillés, volée de sa singularité par un mari manipulateur et ambitieux. Burton développe à merveille l'intrication de ses personnages, aidé par les surprenantes prestations de son duo d'acteurs. En effet, Amy Adams et Christoph Waltz y trouvent, en leur rôle, un intérêt commun, celui de rendre justice à cette célébrité injustement dérobée. Il en ressort de leur personnage une vraie justesse, servie par des moments de tendresse émouvants ou de malaise déstabilisants. En clair, deux acteurs à l'identité confirmée, encore jamais vus chez Burton qui font preuve d'un savoir faire et d'une finesse de prestation indéniables.

Tim Burton confirme ses talents de conteur et opte pour une approche très classique, et très classieuse, dans sa mise en scène. Une trame narrative simple et honnête, sans fausse note ou effets superflus et dans laquelle le réalisateur semble y inclure tout l'amour qu'il éprouve pour cette histoire assez méconnue de notre côté. En effet, le film libère une puissance dramatique qui lui est propre, grâce à ce désir de ne jamais jouer sur la surenchère visuelle, laissant libre court à son duo d'acteurs charismatique. L'amour pour le travail bien fait opère ici et Burton y développe avec entrain et sincérité une relation intime entre son oeuvre et le spectateur, le transportant ainsi avec douceur au cœur de son univers personnel. Car L'univers de Burton n'est pas que visuel, ce qu'il prouve largement ici. Dans Big Eyes, Burton sait parfaitement ce qu'il fait et confirme, comme pour Ed Wood, que l'exercice du biopic lui convient à merveille.

Finalement, Big Eyes n'est autre pour Burton qu'une véritable déclaration d'amour à l'art, dans laquelle il développe avec style et élégance un esprit féministe certain. En effet, il crie au monde la liberté d'expression de tous, éternelle et omniprésente et adapte le portrait d'une artiste qui ne méritait nul autre que lui pour lui rendre hommage. Big Eyes procure un bien-être sans limite et ne revoie rien de plus que la tendresse et la sincérité de celle qu'il représente. Tim Burton signe ici un travail abouti et authentique, vrai et empli d'amour, signe certain d'un rafraîchissement intense dans sa carrière de cinéaste.
Guimzy
Guimzy

194 abonnés 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2015
Big Eyes est sans doute le film le moins burtonien du réalisateur. Pas vraiment d'univers propre à lui, ni de personnages cyniques et fantastiques. Est-ce si mal ? Pas du tout. Big Eyes est un bon film. On retrouve un peu la manière dont Tim Burton avait réalisé le biopic d'Ed Wood : se collant avant tout aux faits réels avant de plonger dans son inspiration. Ça a dû être un peu frustrant pour lui mais en tout cas le film est un bon divertissement sans prise de tête. La réalisation reste simple mais très appliquée, tout comme le montage, la photographie et les lumières. C'est vrai que c'est dommage de ne pas ressentir la patte du réalisateur dans tout cela néanmoins, les scénaristes devant l'être à la base. On pourrait donc clairement penser qu'il s'agit de quelqu'un d'autre que Burton, mais ça n'est non plus un gros problème. Le scénario respecte l'histoire et aspire l'empathie tout en sachant bien équilibré le rapport des deux mariés : rien ne semble aller trop vite et tout est bien mis en place pour nous faire passer les dix ans qu'ils ont passés en vie commune en 1h50. On doit cela aussi aux deux acteurs, tous les deux très bon dans leurs rôles, même si Christoph Waltz est peut-être parfois un peu dans l'excessif. Amy Adams lui vole littéralement la vedette. Il n'y a donc pas vraiment de reproches à tirer sur le film, il n'est pas mauvais et même s'il est très loin, bien sûr d'être le meilleur de Tim Burton, on passe un agréable moment et on perd volontiers notre esprit critique pendant le film. Un petit régal.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2015
Tim Burton revient avec un film plus "traditionnel" et succombe au besoin de réaliser un biopic. On ne peut pas lui en vouloir, l'univers des artistes présenté ici lui correspondant. Même si cette arnaque fît scandale, il en est difficile d'en faire un film à multiples rebondissements. Cela reste donc très linéaire. La réalisation de Burton est plus classique, avec tout de même des petits passages qui lui correspondent très bien pour certaines prises de vues. Les acteurs sont bons mais les séquences courtes qui doivent en dire le maximum en un minimum de temps ont un véritable impact négatif sur leur jeu. C'est lisse, trop lisse.
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2017
Quand on sait que ce film est tiré d'une histoire vraie, celui ci prend d'autant plus d'intérêt. Les acteurs sont d'une justesse impeccable et cette incroyable histoire mérite d'être visionnée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2015
Très bon film. Je ne connaissais pas l'histoire des Keane c'était une véritable découverte. Cette histoire est très intéressante. Avec la sauce Burton qui rend le film encore plus intéressant. Il y a des petit moment marrant comme de moment véritablement touchant. Tim Burton signe ici un vrai chef d'œuvre et la performance de Amy Adams est juste génial. Allé voir ce film !!!!!
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2015
Quand, en 1958, le "peintre du dimanche" Walter Keane fait la rencontre de Margaret, celle-ci vient de quitter le domicile conjugal avec sa fille Jane et tente de survivre en peignant des portraits de rue. La seule particularité de ces portraits, ce sont les yeux: de grands yeux écarquillés sur des visages tristes, le plus souvent des visages d'enfants. Walter Keane ne tarde pas à séduire l'auteure de ces tableaux, puis à l'épouser.
Fascinée par le charme et le bagout de cet homme, Margaret ne se rend compte que trop tard qu'elle a épousé un escroc et un menteur invétéré. Petit à petit, insidieusement et profitant des circonstances, Walter s'approprie le travail de sa femme. Non seulement il se fait passer pour l'auteur des tableaux, mais il imagine, autour de ces oeuvres, un marketing des plus juteux. L'affaire rapporte gros, les reproductions de portraits d'enfants tristes aux grands yeux se vendent comme des petits pains. Jusqu'où ira le mensonge? La frustration de Margaret ne se changera-t-elle pas en révolte?
Peut-être jugera-t-on que ce film de Tim Burton manque de fantaisie? Peut-être estimera-t-on qu'il est filmé trop sagement, si on le compare à d'autres films du réalisateur? C'est vrai, mais néanmoins, malgré ses défauts, il m'a suffisamment captivé et suffisamment séduit pour que je le recommande. Les deux acteurs principaux Amy Adams et Christoph Waltz y sont pour beaucoup. Et puis, même si c'est un film un peu trop sage, c'est tout de même une passionnante réflexion sur l'art, la dissimulation et le mensonge qui nous est proposée là par Tim Burton. 7,5/10
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2015
Décidément, c'est la semaine des films traitant de l'imposture, Walter Keane s'approprie le talent de sa femme, à tel point qu'il finit par croire qu'il a vraiment peint ses tableaux, Christopher Waltz fait une prestation excellente, la scène du procès est à mourir de rire, Amy Adams est parfaite, un très bon moment de cinéma.
HT29
HT29

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2015
Une histoire qui paraît incroyable aux heureux incultes comme moi qui ne la connaissaient pas. Et un jeu de funambule pour Tim Burton, que l'on sent tiraillé entre sa volonté de rendre hommage à une artiste qu'il admire énormément, et sa tendance à se laisse emporter dans les délires qui marquent son oeuvre. Le résultat donne un film bien équilibré... Mais peut-être trop justement par rapport à ce que l'on pouvait attendre de lui?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2015
Tim Burton a beaucoup déçu ces derniers temps, « Dark Shadows » et « Frankenweenie » ne sentaient malheureusement pas le sang frais sur fond noir que l’on avait l’habitude de voir chez ce fantasme macabre. Sortant donc du contexte avec « Big Eyes » on retrouve enfin le côté bricoleur du réalisateur à travers un film kitsch et coloré.

Un biopic intéressant et prometteur pour la réalisation de Tim Burton. En effet, même si on n’échappe pas aux monstrueux yeux cernés présents sur les tableaux, le scénario témoigne d’une histoire vraie dans le milieu de l’art entre les années 50 et 60 et qui avait fait le tour du monde à l’époque. Le film se concentre en fait sur l’éveil artistique du personnage principal, Margaret Keane (Amy Adams), et sur le succès phénoménal de ses tableaux et de sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail. Forcément, l’intrigue emporte beaucoup le spectateur vers le côté positif du film surtout quand on continue d’admirer le talent de Christoph Waltz.

Néanmoins, ce qui charme le plus c’est ce côté bricoleur. Habitué des blockbusters et des effets spéciaux on retrouve enfin le même aspect que « Edward aux Mains d’Argents » sur le côté flashy et notamment sur les plans, très réalistes et parfois profonds. Le réalisme des décors est également à souligner. C’est pourquoi Tim Burton arrive ainsi à regagner la confiance de ses fans auprès de ce film en restant bloqué dans cette même époque et en prouvant qu’avec un rien il est possible d’encore faire un chef d’œuvre.

Le retour de Tim est donc excellent malgré la taille et l'ampleur du film qui essaye de ronger petit à petit ses spectateurs.
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