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Guillaume.G
11 abonnés
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4,5
Publiée le 29 avril 2026
Big Eyes de Tim Burton est un excellent biopic avec Naomi Watts et Christophe Waltz. Tim Burton nous change de ses films habituels avec personnages extravagants, monstres etc. Ce film est une véritable pépite par le jeux des acteurs qui jouent à la perfection leurs rôle de Margaret et Walter Keane
Le temps d'un film, Tim Burton s'éloigne de l'animation pour s'en prendre à la vie réelle. "Big eye" est issu d'une histoire vraie, celle d'un faux-peintre qui s'est approprié les œuvres de sa femme, Margaret Keane. Dans ce film, Tim Burton jongle avec nos émotions. Le début est si beau, l'amour si beau, celui qui nous fait rêver. Cependant, la vie n'est pas aussi belle qu'elle le prétend. On comprend très vite que Margaret travaille dans l'ombre de son mari, ce faussaire au sourire enchanteur. Connu pour ses films d'animations, Tim Burton est parvenu à instruire le monde au sujet de la plus importante supercherie de l'histoire de l'art. Cependant, tout son art ne se limite pas à ses talents de narrateur, mais dans la mise en scène de ces deux vies, en particulier celle de Margaret qui incarne toute la force d'un sexe si longtemps considéré comme faible.
"Big Eyes" est un des films de Tim Burton les plus méconnus, j'avoue qu'avant visionnage je n'en avais jamais entendu parler. L'histoire est inspirée de faits réels, ce que j'apprécie particulièrement car cela ajoute une touche de réalisme au long métrage. On reconnaît la patte de Tim Burton dès la première scène du film, les couleurs sont superbes, ce sont de magnifiques tableaux, c'est de l'art cinématographique. Amy Adams et Christoph Waltz livrent tout deux une excellente performance. Le récit est prenant à suivre avec plusieurs rebondissements. Ce n'est pas mon "genre" de long métrage à proprement parler, mais j'ai apprécié "Big Eyes", pouvoir découvrir l'histoire incroyable de ses deux personnages
Qui est le film ? Sorti en 2014, Big Eyes s’inscrit dans la filmographie de Tim Burton comme une parenthèse lumineuse. Le film raconte l’histoire vraie de Margaret Keane, peintre américaine dont le mari s’attribua la paternité artistique dans les années 1950 et 1960. En surface, c’est un récit d’émancipation féminine, celui d’une femme qui finit par revendiquer son œuvre face à l’imposture patriarcale.
Que cherche-t-il à dire ? Big Eyes tente de sonder le prix de la reconnaissance dans une société qui valorise la signature plus que la création. Margaret Keane peint par besoin intérieur, tandis que son mari Walter vend par besoin de reconnaissance. Entre eux, le tableau devient monnaie d’échange : une image qui, d’intime, devient marchandise. Le film veut ainsi interroger la manière dont une œuvre sincère peut être confisquée par un système patriarcal et médiatique.
Par quels moyens ? La mise en scène s’appuie sur une palette publicitaire. Ce choix évoque la Californie prospère et mensongère des années 50 : un monde où le vernis cache la faille. Burton filme les banlieues pavillonnaires comme des décors de carton-pâte, transformant l’Amérique du rêve en théâtre du mensonge. Cette esthétique « trop propre » illustre la position du film : un biopic qui refuse le réalisme pour mieux dire la falsification.
Christoph Waltz, dans le rôle de Walter Keane, pousse la composition jusqu’à la pantomime. Ses excès ne sont pas une erreur de ton. Le film montre comment la séduction masculine devient performance, mensonge. Face à lui, Amy Adams, tout en retenue, déploie une intériorité vacillante. L’écart entre les deux jeux traduit l’asymétrie du couple : il surjoue la lumière, elle s’efface dans l’ombre.
Les grands yeux des toiles incarnent la tension entre authenticité et exploitation. D’abord regard ému posé sur le monde, ils deviennent objet de désir et de moquerie. Burton joue de cette ambiguïté : plus les yeux s’élargissent, plus ils perdent leur humanité. C’est la dérive d’un geste sincère absorbé par la machine culturelle.
Le procès final, où Margaret doit peindre devant le juge pour prouver qu’elle est bien l’auteure, condense la question du film : qu’est-ce qu’une preuve de vérité dans un monde d’images ? Burton filme cette scène avec un sens du grotesque maîtrisé.
Où me situer ? Je regarde Big Eyes avec une admiration partielle. J’y vois un film sincère qui s’avance vers un territoire moral : celui du pouvoir et du mensonge. Mais j’y ressens aussi une forme de neutralité. En cherchant la clarté du récit et la sobriété du ton, Burton semble s’être privé de la folie plastique qui, d’ordinaire, donne chair à ses visions. Le film réussit sa leçon mais il échoue à la transcender. Tout y est cohérent, trop peut-être : chaque symbole trouve sa place, chaque métaphore se déplie, et le mystère s’éteint. Ce que j’admire, c’est la compassion du regard porté sur Margaret ; ce que je regrette, c’est la timidité d’un cinéaste qui semble s’auto-discipliner, comme s’il craignait d’être encore accusé d’excentricité.
Quelle lecture en tirer ? Big Eyes est un film de surface sur la profondeur : une œuvre qui interroge le faux sans parvenir totalement à s’en libérer. Il pose avec justesse la question du regard volé et réfléchit au rapport entre sincérité et visibilité. Mais son classicisme visuel trahit parfois son sujet : en voulant rendre hommage à une artiste asphyxiée par la norme, Burton se conforme à une mise en scène elle-même trop sage, trop cadrée.
Le nouveau film de Tim Burton s’attarde sur la scandaleuse histoire vraie de Walter Keane qui dans les années 50 et au début des années 60 proclamera la paternité des tableaux communément appelés « Big Eyes » représentant des enfants malheureux aux yeux immenses et qui connurent un succès phénoménal sauf que ceux-ci ont été en réalité peints par sa femme Margaret. C’est dans une réalisation plus conventionnelle même si toujours stylé que l’on retrouve enfin le véritable talent du cinéaste grâce à un sujet fort lui permettant de retranscrire par cette folle histoire d’imposture la difficile émancipation des femmes ainsi que la difficulté pour un artiste d’exister pour soi-même, entre le regard acéré des critiques et la complexité de faire une œuvre. Cet imposteur, incarné par un Christoph Waltz dont l’interprétation surjoue clairement pour éclairer la personnalité excentrique de cet homme qui rêvait d’être un peintre mais n’avait aucun talent si ce n’est celui de vendre et qui vola alors le travail de sa femme campée par une touchante Amy Adams qui révèle une expressivité rare. Si le long-métrage n’est pas totalement abouti, cela faisant longtemps que le réalisateur Tim Burton n’avait pas proposé un projet reposant sur autre chose que de simples artifices visuels et cela fait plaisir à voir.
Ll’histoire vraie de Margaret Keane, une artiste dont les peintures ont été volées par son mari. Amy Adams incarne brillamment cette femme silencieuse et résiliente, tandis que Christoph Waltz, dans le rôle de son mari manipulateur, livre une performance intense. Un drame puissant sur l’identité, l’exploitation et la quête de justice.
Un Tim Burton qui ne ressemble pas à un Tim Burton, ou plutôt un Tim Burton qui ne tombe pas dans sa propre caricature (ce qui a donné une série de films moyens sinon mauvais). Ca fait plaisir de voir qu'il a essayé de se renouveler aussi bien visuellement que dans ses thématiques (on oublie le baroque et les monstres gentils), et il n'y a rien à redire sur sa réalisation faite d'une belle reconstitution des années 50/60 et d'une très belle image aux couleurs très chaudes. Si l'histoire manque d'un grain de folie elle n'en est pas moins intéressante, mais ce qui est pour moi le principal problème du film est assez inattendu : Christoph Waltz. Il cabotine à mort du début à la fin au point d'en devenir grotesque, et ça tue partiellement le film.
L'histoire vraie d'une peintre américaine. Un histoire incroyable. Un film très bien réalisé et avec une actrice très douées. Un film intéressant certes, mais seulement intéressant certes.
Une excellente surprise. Un film sympathique qui se transforme en un exceptionnel thriller. Un film différent de ce qu'on peut voir de Tim Burton habituellement mais tout de même formidable. Une histoire fantastique qui méritait d'être racontée à l'écran par un génie du cinéma.
Histoire vraie et surtout incroyable imposture dans le domaine de l art, c est aussi un bon scénario et un jeu d acteurs à la hauteur pour restituer cette arnaque
Belle prestation d'Amy Adams qui enfin trouve un rôle à sa hauteur. Elle est resplendissante et totalement crédible. Sa candeur sied à merveille aux années 50.
tim burton met de côté son univers féerique pour raconter cette véritable histoire un peu déçue de pas avoir eu plus de contenu burtonesque mais sinon très bons acteurs et une histoire a couper le souffle !
Une histoire vraie assez dingue et avec la présence de la vraie artiste sur 3 plans. Un côté flippant qui s'installe au fur et à mesure. L'atmosphère est unique et Tim Burton croque à merveille cette histoire d'usurpation d'identité de de faussaire. Découvert un peu au hasard, je suis bien content d'avoir augmenté ma filmo de Burto. Une belle découverte.