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Marie Abadie
1 critique
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4,5
Publiée le 22 juillet 2021
Sans hésiter une seule minute : le film de Tim Burton que je préfère ! Il n'est peut-être pas semblable aux autres, ni représentatif de son univers, mais étant une amatrice de ses réalisations, j'ai l'impression, après visionnage, de mieux connaître cet homme étrange. Je pense qu'aimer l'univers d'un réalisateur, c'est avoir un certain respect pour cette personne qui nous laisse entrevoir sa vision du monde. Quand je regarde Big Eyes, j'ai l'impression que monsieur Burton m'invite dans sa vie et non plus dans sa tête. C'est peut-être très prétentieux comme remarque mais c'est ce que j'aime dans cette production. La seule raison pour laquelle je retire 0.5 à ma note c'est pour le jeu d'acteur de Christoph Waltz spoiler: dans la scène du tribunal à la fin qui m'a un peu dérangé (bien que je trouve l'acteur absolument exceptionnel).
Big Eyes fait redécouvrir une femme artiste peintre oubliée, au talent singulier mais véritable, reconnaissable à ses personnages aux yeux disproportionnés ( d'où le titre). Elle a su se rebeller contre un mari escroc, faux- peintre sans talent, qui la volait en niant son existence. Au-delà de la démarche militante, le film intéresse surtout par les questions qu'il pose sur l'Art.
Big eyes ou la plus grande imposture dans l'histoire de l'art, raconte la vie de Maragaret (et Walter) Keane. C'est un film à petit budget pour Tim Burton qui revient ici dans un registre tout autre : celui de la comédie dramatique. Il a choisi ici de rester simple et vrai ; on ne retrouvera pas pour cette adaptation le côté "barré" du réalisateur.
Les costumes et décors sont soigneusement travaillés et représentent merveilleusement bien les années 50/60. Les plans sont bien cadrés et le rythme est juste comme il faut : ni trop lent ni trop rapide. La BO se marie bien avec l'ensemble avec en plus la belle chanson spoiler: big eyes de Lana del Rey .
On retiendra aussi l'excellente prestation des acteurs, Amy Adams et Christoph Waltz.
Burton fait d'une histoire vraie un presque dessin animé à la Disney, avec décors sixties chargés et couleurs acidulées à outrance. Mais le pire est Christoph Waltz qui en fait des kilo-tonnes dans le rôle de l'escroc. Dommage, l'histoire, très particulière, méritait mieux.
Tirée d'une célèbre histoire vraie d'imposture artistique, Tim Burton signe un film divertissant, à la mise en scène kitsch, interprété par l'excellent couple Christopher Walter/Amy Adams.
D'un mensonge familial naquit une gloire mondiale et un succès fou. Mais toute vérité finit par éclaté, ce qui arrive pour Keane, prétendu peintre de tableaux qu'il n'a jamais peint. Histoire vraie plutôt folle ! Evidemment, Tim Burton s'amuse de ses gros yeux puisqu'il est fan de cette représentation. On sent la patte artistique de Burton. Si ce film n'est pas dingue, il est plutôt bon. Christoph Waltz est génial surtout lorsque sa femme commence à se rebeller. Qu'est-ce qu'on l'aime Waltz dans les rôles de grand fou ! Mais Amy Adams est toute aussi bien, légèrement en dessous tout de même.
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5,0
Publiée le 26 juillet 2020
Je n'avais jamais entendu parler de Margaret Keane ou de ses peintures avant la sortie de Big Eyes ce qui rend l'histoire d'autant plus percutante. Mon interprétation de l'histoire de Keane est qu'elle avait peur de se défendre. Walter l'a manipulée pour qu'elle accepte ses manigances. Amy Adams donne une très bonne performance en tant que Margaret. L'idéalisme de son personnage s'effondre face à la réalité. Christoph Waltz transforme Walter en un mélange de douceur et de terreur. C'est un virage très différent pour Tim Burton. Loin de ses hommages aux films d'horreur et aux balayages dans la banlieue américaine il adopte une approche sérieuse du sujet. Que vous connaissiez l'histoire ou non vous serez certainement impressionné par le film. Les peintures de Margaret ne vous intéressent peut-être pas car elles ne me plaisent pas à tout le monde. Mais il est important de savoir ce qu'elle a vécu et le film fait un très bon travail a ce sujet...
Big Eyes est un film plutôt réussi de Tim Burton (ça commence à faire longtemps après Dark Shadows et Alice aux Pays des Merveilles). Reprenant une histoire vraie (avec une certaine fidélité j'ai l'impression), l'intrigue rend hommage à la peinture et en particulier au style de Margaret Keanespoiler: (dont le mari profitait du talent pour s'attribuer toutes ses œuvres en son nom) . Le film est plutôt drôle et les personnages sont attachants. On retrouve très peu la patte de Burton dans ce film (d'habitude beaucoup plus ostentatoire dans ses films) à commencer par les décors colorés et ensoleillés de San Francisco et d'Hawaii qui dénotent beaucoup avec les visions gothiques habituelles du cinéaste. Les acteurs sont plutôt bons. Amy Adams est plutôt juste et Christoph Waltz est très drôle en charmeur puis antagoniste pathétique. Après une période assez peu (pour ne pas dire très peu) inspirée, ce film-ci, pourtant assez discret au sein de la filmographie du réalisateur gothique, est vraiment séduisant.
Agréable à regarder, certes , mais manquant d'un petit quelque chose... Un fond. En effet dans sa forme, Big eyes est d'une grande qualité. Le film est vivant, les personnages animent le film à chaque instants (Amy Adams comme on aime la voir) et visuellement le tout est achevé ... Bref c'est Tim Burton. Cependant le film manque d'un fond . Le pitch en lui même, tiré d'une histoire vraie, est original et prenant, mais certains aspect de l'histoire ont était trop exploité et d'autres ... trop peu. Bref, je recommande ce film comme un film à regarder en fond, sans besoin forcément de se concentrer dessus.
Le conte de fées n'aura pas duré bien longtemps. En même temps, en se mariant avec Christoph Waltz (mythomane au sourire carnassier), Amy Adams aurait dû voir le coup venir : elle a dû abandonner son œuvre aux griffes de son cinglé de mari. Nous sommes face a un véritable scandale qui a marqué le monde de l'art dans lequel la pauvre Margaret Keane a dû garder le secret pendant dix années. Fort heureusement la vérité a fini par éclater. Personnellement je trouve les tableaux (les Big Eyes) affreux et même glauques, je comprends pourquoi Tim Burton a réaliser ce film.
T. Burton met de côté de son univers personnel et fantastique pour retracer cette histoire (vraie!) incroyable. un traitement long à capter l'attention mais qui le devient lorsque la situation se dégrade et devient dangereuse. à la fois un destin de femme dans la société des années 50 et un hommage à l'art.
Une histoire vraie, remplie d'humour et passionnante se déroulant dans les années 60 dans le nord de la Californie. Margaret, artiste peintre, est extrêmement attachée à deux choses: sa fille et ses toiles. Cette femme démunie après sa séparation avec le père de sa fille, se laissera séduire par monsieur Walter Kean, qui deviendra par la suite son mari. Celui-ci, beau-parleur, connaitra un grand succès dans le commerce de l'art par la vente de ses propres toiles, des portraits d'enfants mélancoliques aux grands yeux, qui ne seront en réalité que les œuvres de Margaret. Mais l'art est une affaire personnelle, un ressenti, un univers que Margaret vit humainement. Elle ne veut plus vivre avec cette terrible escroquerie. Comment pourra-t-elle s'en défaire pour pouvoir vivre sainement de sa passion? Walter Kean, un imposteur assoiffé de reconnaissance et d'argent, joué par l'excellent CHRISTOPH WALTZ, nous séduira par des attitudes burlesques qui donneront naissance à cet art du mensonge. Nous serons plein d'admiration pour Margaret, une femme rendue naïve par le désarroi, attachante par l'épanouissement que lui apportent ses peintures, ne sachant pas se vendre devant cet homme doué pour les faux-semblants. Margaret interprétée par la séduisante AMY ADAMS, au regard aussi rayonnant que ses portraits. Le talentueux réalisateur TIM BURTON arrivera à nous peindre cette agréable époque par de magnifiques images truffées de jolies couleurs. Un scénario dessinant une superbe ambiance pour cette incroyable arnaque dans l'histoire de l'art.
Il était beau ce film moi j'ai beaucoup aimé, émouvant sensible poignant. Le huit clos d'un couple abusif, pas tout à fait fidèle à la biographie originale c'est la seule chose que je déplore, Amy Adams est sensationnel dans son rôle, elle incarne l'histoire de cette peintre qui se voit voler l'identité de ses toiles par son mari abusif , en manque de reconnaissance d'un talent qu'il n'a pas. À la fois humain autobiographique et dénonciateur le film réuni tous les éléments qui le hisse à la faveur des plus grands.
Loin de son univers fabuleux et des effets visuels, Tim Burton réalise avec Big Eyes un drame poignant. Un biopic se déroulant en Californie dans les années 60. Avec une seule scène fantastique le réalisateur nous propose de jolies images de San Francisco et une belle ambiance vintage. Le scénario nous conte l'histoire d'une arnaque conjugale mettant en exergue le machisme inhérent à cette époque. La réalisation nous offre une mise en scène sans faille et un joli duo d'acteurs avec Amy Adams et l'excellent Christoph Waltz dans un rôle pourtant ingrat.
Absolument pas fantastique, gothique ou un brin sombre, Tim Burton nous livre comme une de ses dernières œuvres une romance qui comme toute commence dans le meilleur des mondes avant de se retrouver dans une impasse. Un magnifique duo ou Christoph Waltz est magique est ne perd rien de son immense talent, Amy Adams elle jouant une jeune peintre méconnue est aussi superbe. spoiler: Un couple qui au départ se veut être très glamour mais qui fini par se dissoudre lorsque cette épouse décide la révolte envers un mari là cachant aux yeux de ses fidèles admirateurs pour n'en avoir que le fin mot "Elles sont magnifiques" ou l'argent s’amasse dans le presque dos de sa femme. Puis il s'agit surtout d'un film qui dénonce ou plutôt, montre parfaitement la place minable de la femme dans cette bien vielle société. Des femmes ayant besoin d'avoir l' "autorisation" pour travailler, besoin d'être extra talentueuse pour se faire connaître du grand publique... Amy dans l'ombre mais Amy l'artiste en herbe que son mari ne parviendra pas à copier le talent tellement son envie monstrueuse de succès et d'argent est présente. Un homme qui favorise uniquement l'aspect : "Oui je suis l'auteur de cette toile", ou encore "Elles reflètes la tristesse de ces enfants que j'ai toujours vu et que j'ai attristé"... Alors qu'il en sait mais tellement rien et que c'est sa femme qui lui dicte tous tel un prompteur. Une femme enfermée dans sa pièce maîtresse pendant que monsieur respire le plein air et la joie, une femme qui s'obscurcie peu à peu. La scène ou ils exposent leurs œuvres la première fois est clairement géniale puisqu'elle montre le petit mépris des patrons pour faire débuter les autres. Puis cette folie presque meurtrière de Christoph envers elle après avoir découvert une supercherie d'elle-même, mais bien largement provoquer. Un jeu dément, des réactions très bonnes, mais une séquence du tribunal pas du tout comprise. Comme cet homme à t-il pu jouer sa propre défense ? What ??? Même si son jeu fut remarquable à en juger. Un Burton romantique aux événement se déroulent rapidement mais s'ils ont exister, pourquoi pas ? le plus zen de sa filmographie j'irais dire pour un final très policier. Mais quel pied et quel connotation sociale démente sur cette vieille société.