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Un visiteur
1,5
Publiée le 24 mars 2015
Le film part bien... mais... non, c'était mauvais. Très déçu de la piètre performance de Tim Burton. Il est allé trop vite sur ce coup-là. spoiler: Le procès et la fin du film sont ridicules. La folie et le déséquilibre de Mr Keane sont assez fades, les personnages pas assez travaillés en général.
Tim Burton avec son 17e film se débarrasse de ses codes de réalisation et de ses univers fantaisistes qui lui ont valus sa notoriété, il signe là un petit film dans lequel on ne retrouve jamais vraiment sa patte et qui souffre d’un total manque d’ambition, mais heureusement qu’il y a seize long-métrages avant Big Eyes car sinon "l’univers Burton" serait totalement absent. On retrouve ici tout les thèmes qui lui sont chers et c’est ce qui fait tout l’intérêt du film, on peu y voir la situation de son réalisateur face à son art, mais à côté de ça Big Eyes est aussi un joli portrait de femme. - La suite de cette critique dans le lien ci-dessous... - *FreshBuzzCinéma*
Faut-il considérer un film pour ce qu'il est en lui-même, ou pour la patte de son réalisateur ? Fan de Tim Burton depuis longtemps, je m'attendais à être déçue par ce nouveau film. Eh bien je dois admettre que j'ai été agréablement surprise par "Big Eyes", bien que moins timburtoné que les deux derniers films du maître, "Dark Shadows" et "Frankenweenie". Les décors et les costumes sont somptueux, et l'on est rapidement aspiré par le film; on est écœuré de l'immonde mascarade manigancée par Walter, étau qui se resserre de plus en plus sur Margaret. Les puritains burtonesques s'en donneront à cœur joie pour dénigrer ce film pas assez calibré gothique ou expressionnisme allemand, les autres passeront probablement un agréable moment de cinéma.
En apparence, Big Eyes est l’histoire d'une des plus grandes escroqueries de l'histoire de l'art. Pourtant, Tim Burton dresse avant tout le portrait de l'émancipation d'une femme brillante et courageuse, Margaret Keane née Hawkins. Celle-ci peintre exceptionnelle avait la particularité de peindre des enfants avec de grands yeux car elle avait ccompris à quel point "les yeux sont les fenêtres de l'âme". Malheureusement, pendant des années sont mari, Walter Keane, s'est attribué ses œuvres. Elle a du porté silencieusement ce mensonge qu'elle a fini par révéler au grand jour. Ce film réussit la prouesse d'être à la fois tragique, comique et émouvant. En effet, certaines scènes sont hilarantes comme celle durant le procès où Walter Keane joue à la fois son avocat et lui-même. D'autres sont particulièrement touchantes comme celle où Margaret Keane explique pourquoi elle a toujours peint des enfants affublés d'immenses yeux. Tim Burton dénonce la domination masculine imposée à cette époque par la religion (scène de la confession) et la société et encore trop souvent présente à notre époque. Une époque où les femmes passaient de filles à épouses pour devenir mères étant ainsi en permanence sous le joug d'un homme. Amy Adams est émouvante en artiste talentueuse et dépossédée de ses tableaux. Christoph Waltz est époustouflant en escroc cynique, calculateur et manipulateur. Un grand Tim Burton un peu moins perché qu'à l'habitude ce qui pourtant donne une plus grande force au plaidoyer pour l'émancipation féminine !
Un vrai chef d 'oeuvre sur l' escroquerie du siècle. CH. WALTZ est magistral. Tout est parfait dans ce film : scénario, jeu d'acteurs, l'histoire. Une bonne leçon de vie qu'il ne faut pas vivre dans le mensonge.
Après Ed Wood en 1994, Tim Burton revient à la chasse au biopic avec Big Eyes, l'histoire incroyable de Margaret Keane et de son mari, Walter. Ce film est vraiment magnifique, Tim Burton étant fan d'art et surtout de cette artiste peintre en particulier, on sent que ce film n'a pas été bâclé. Et je pense surtout au choix des acteurs, Christoph Waltz et Amy Adams sont merveilleux. Cette dernière a d'ailleurs reçue un Golden Globes pour sa prestation dans le film qui est juste remarquable. Christoph Waltz est pour moi un de mes acteurs préférés et dans Big Eyes on sent qu'il s'est installé dans le personnage. Le film nous fait ressentir tout ce qu'à vécu Margaret Keane, son amour pour Walter, son talent, sa sensibilité et surtout ses malheurs, cette sensation d'être trompée, volée et surtout manipulée. Les couleurs sont très vives à certaines périodes de sa vie, très heureuse puis, au fur et à mesure du temps qui passe, les couleurs deviennent plus foncées et on se retrouve devant un tableau avec des images qui bougent et dont il n'y a plus d'étincelles, plus de passion. Et c'est quand Margaret retrouve libérée qu'on retrouve cette passion et le coté reposant du personnage. On ajoute à cela 2 superbes chansons de Lana Del Rey : I Can Fly et surtout Big Eyes qui m'a donné énormément de frisson. Big Eyes est donc un très bon film de Tim Burton qui garde quelques touches de son style si particulier, c'est beau, les acteurs sont formidables et on passe un bon moment. Franchement allez le voir, rien que pour votre culture de l'art ça vaut le coup. Je terminerais cette critique par une citation de Georges Rodenbach : Les yeux sont les fenêtres de l'âme. Big Eyes.
Big Eyes est un film plaisant, qui se laisse regarder, mais qui s'avère sans saveur. Où est la patte de Tim Burton? Où est l'originalité, la folie du réalisateur? La réalisation est tout à fait correcte, les acteurs jouent leurs rôles de très belles façons, mais le tout s'avère vraiment très banal, d'où notre déception. Ceci nous confirme que Tim Burton, même s'il fait le travail, perd de sa superbe ces dernières années. Dommage. En résumé, un film bien fait mais sans âme.
La marque Tim Burton a pris du plomb dans l’aile depuis quelques années : Alice au pays des merveilles avait été très controversé tandis que Dark Shadows était sûrement l’une des oeuvres les plus décevantes du réalisateur. Le film d’animation Frankenweenie avait permis au réalisateur de raviver quelque peu la flamme de sa magie artistique. Big Eyes semble continuer dans ce chemin de la rédemption avec un film dans lequel il efface ses effets de style parfois un peu trop chargés.
C’est donc une histoire incroyable qui nous est contée, d’autant plus qu’elle est inspirée de faits réels. Margaret Keane est une femme peintre qui décide du jour au lendemain de quitter son mari et de déménager avec sa fille. Elle fait la rencontre de Walter Keane, un peintre avec lequel tout ira très vite et qu’elle va finir par épouser. La jeune femme avait pris l’habitude de peindre des enfants aux gros yeux et elle l’expliquait par le fait que les yeux reflètent l’âme humaine et toutes ses expressions.
Walter Keane va rapidement connaître le succès dans les années 50 et 60 grâce aux peintures de sa femme dont il s’est approprié le talent. Il signe à sa place et celle-ci se retrouve très rapidement victime de son mari qui lui fait comprendre que son nom aura toujours plus de succès que le sien. Pourtant, au début des années 80 alors qu’ils sont déjà séparés, Margaret lui intente un procès qu’elle va remporter en démontrant qu’elle est la véritable auteur de ces tableaux.
[...]
C'est donc un portrait très bien brossé par Tim Burton qui nous est présenté ! Le casting est efficace, la bande-son réussie, et il en aurait fallu de peu pour que le film soit vraiment dans la catégorie des très bons films. Il s'agit en tout cas bien du meilleur Burton qu'on ait pu voir depuis quelques années !
Bon si ce n'était pas Tim Burton je n'aurais sans doute pas prêté attention à ce film qui n'est pas parfait... Alors si on avait permis à Burton de se racheter une crédibilité artistique il continue sur la bonne voix avec un film sans Depp, sans truc exubérant flirtant avec l'autocaricature. Alors je pense que c'est un film assez personnel puisqu'il parle d'art, mais finalement un peu édulcoré, passe-partout et qui ne marquera pas le paysage cinématographique. On est loin de la folie douce d'un Ed Wood (seul autre biopic du réalisateur si je ne me trompe pas). Mais ça se regarde malgré le côté très classique parce que justement le film raconte malgré tout par le truchement du personnage d'Amy Adams des choses sur la création artistique, le côté très personnel... Mais également sur comment le monde de l'art fonctionne, comment fonctionne la critique.
Courez-y, les esthètes! Ce film est beau tant par son esthétisme, que par l'histoire et le jeu des acteurs brillants. Cristoph Walz est bien dans le rôle du mec limite méchant, comme d'habitude.
Le film n'est pas exceptionnel en tant que tel c'est le jeu d'acteur qui est truculent en particulier sur la dernière demie heure. C'est surtout cette partie qui m'amène à donner cette note.
"Big Eyes" est surtout grand par son réalisateur. Un réalisateur où l'imagination fuit. Les personnages sont loufoques sans être fantasques. Les décors sont entraînants sans être vertigineux. Il n'y a plus matière à discuter, Burton vieillit mal.
"Peut mieux faire"... C'est ce qu'aurait écrit mon prof si je lui avais rendu une copie aussi peu inspirée. Où est la patte de Tim Burton là-dedans. Le réalisateur d'Edward aux mains d'argent (quand même !) tire de cette incroyable histoire (vraie), un film académique, mou et redondant. La version française (que nous avons été obligés de subir) est très faible. Seuls, décors, lumière et costumes mériteraient une nomination aux prochains Oscar.
Un film rare de Tim Burton ou il y a peu de fantastique, peu d'effets spéciaux. Une sacrée histoire racontée avec brio et servi par un cast épatant ! Adorant la peinture, je trouve le sujet intéressant. spoiler: Mais dommage que ça ne se poursuive pas après le procès
Tim Burton retrace dans ce film une partie de la vie de l’artiste-peintre américaine Margaret Keane, célèbre pour ces tableaux d’enfants mélancoliques aux grands yeux. De sa rencontre jusqu’à sa séparation, on suit sa relation avec son mari controversé avec le nom duquel elle signera ses toiles. Celui-ci en profitera pour se faire passer pour l’artiste. Tim Burton change de registre. Il n'y a pas de fantastique dans ce film, à un détail près. Il ne s’agit d’un biopic traité avec une certaine subtilité, sauf peut-être pour le personnage du mari interprété par Christoph Waltz. Un scénario bien écrit qui laisse planer le doute sur le personnage du mari, sur ses intentions. Est-il un manipulateur depuis sa rencontre, où a-t’il seulement profité d’un concours de circonstances et du caractère timoré de sa femme. Il n’en demeure pas moins qu’il se transforme progressivement en un être monstrueux. Cependant, sans prendre son parti, on peut s’interroger sur le fait que, sans son talent commercial, sa femme aurait elle connu un si grand succès. En tout cas, il s’agit d’une histoire d’amour qui finit mal. Même s'il est bien écrit et malgré une bonne reconstitution des années 50, "Big eyes" me paraît un peu trop sobre pour être aussi grand film.