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Citrouilleman
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3,0
Publiée le 20 mars 2015
Certes, c'est une belle histoire avec une jolie interprétation mais on s'éloigne tellement de l'univers de folie de Tim Burton que le film en devient plat. On pouvait s'attendre à mieux. Pas mal, sans plus.
ça démarre bien, la seconde moitié en revanche, comprend des longueurs. C'est fidèle à l'histoire, à priori. C'est esthétique mais les personnages ne sont pas approfondis. Un bon divertissement, mais ça reste du film commercial. Pas mal un jour de pluie.
Certains diront que ce n'est pas le meilleur Burton et je ne peux pas leur donner tort, mais c'est un bon film cela dit, très bien ficelé. Nous avons passé un très bon moment.
Tim Burton filme rarement à la lumière du jour et contre toute attente, cela lui réussit très bien. Big Eyes émerveille par sa reconstitution des 50’s & 60’s très kitch. Mais derrière ces aspects très colorés, par petites touches successive, le film dénonce les inégalités entre hommes et femmes et découpe au scalpel la toile du monde de l’art aux USA. Un petit bijou tiré d’une histoire réelle fait ouvrir des yeux interloqués et ce, plus d’une fois.
C'est vrai qu'il est fort ce Tim burton. Il arrive à trouver un histoire vraie banale d'artistes et de la transformer dans une oeuvre attrayant. et sympathique... j'adhère
Un film édité d'une vraie histoire. Il raconte le changement et la pris en conscience d'une femme, une peintre et une mère. Le ton des scènes est éclatant et plaisant!
Tim Burton délaisse ses saillies gothiques et son style reconnaissable entre tous pour brosser le portrait d’une arnaque illustre du milieu de l’art américain dans les années 60. Celle qui voyait l’artiste peintre Margaret Keane et ses portraits d’enfants aux « Big Eyes » se faire voler la paternité de ses œuvres par son mari, bonimenteur et séducteur patenté. Une histoire qui en vaut une autre mais dont l’interêt qu’y porte Burton est étonnant (ou pas) vu le détail de sa filmographie. En effet, on peut y voir une métaphore : plutôt effacé au sein d’Hollywood, il s’est fait copié son style à maintes reprises depuis une décennie ; ses propres derniers films devenant même une caricature de ses premiers chef-d’œuvres.
Mais cessons les interprétations arbitraires pour se concentrer sur le film. Biographie d’une femme bafouée et d’un mari escroc en mal de reconnaissance, joués par une Amy Adams juste mais phagocytée par un Christophe Waltz en roue libre, « Big Eyes » est purement illustratif et la partie centrale où elle peint des toiles pour qu’il soit mis en lumière est redondante. La dernière demi-heure où, enfin, elle se rebelle et l’attaque en justice semble d’ailleurs la plus intéressante. La scène du procès étant d’ailleurs la meilleure du film.
Reconnaissons néanmoins à Tim Burton son excellente reconstitution des sixties et quelques envolées burtoniennes notables comme la scène dans le supermarché. On prend tout de même un plaisir poli à suivre les pérégrinations de ce couple mal assorti mais dont l’histoire mis en images ici ressemble davantage à un téléfilm de luxe produit par la chaîne HBO plutôt qu’à un film de l’iconoclaste Burton. On attendait autre chose de lui, et même si ces derniers films sentaient la recette, ils étaient tout de même d’un niveau cinématographique plus élevé.
"Le meilleur film de Tim Burton depuis des années" nous dit la critique du site The Wrap en tête de l'afffiche de Big Eyes. Depuis quand Dark Shadows, Frankenweenie, Alice Au Pays Des Merveilles ou Sweeney Todd et autres ne sont pas des bons films ? On se demande bien a quoi sert cette accroche destinée à convaincre ceux qui n'aiment clairement pas l'univers si particulier de Tim Burton d'aller voir le film et peut être dissuader ceux qui pourraient trouver ce nouveau film un peu trop sage de ne pas y aller. Mais plutôt que se poser des tas de questions le mieux est bien sur d'aller se faire son propre avis en faisant confiance à un réalisateur qui n'a jamais déçu.
Si le nouveau film de Tim Burton paraît plus sage que d'habitude, c'est parce qu'il s'agit d'une histoire vraie. le destin dramatique de Margaret Keane, victime d'un mari roublard et beau parleur qui l'a privé pendant des années du succès qu'elle méritait. Le réalisateur renoue en fait ici avec des longs métrages comme Ed Wood ou Big Fish, un peu plus classique, mais dans lequel on retrouve tout de même toujours sa patte. Il fait d'ailleurs à nouveau équipe ici avec les scénaristes Scott Alexander & Larry Karakszewski qui avaient écrit pour lui le script d'Ed Wood.
Big Eyes n'est pas un projet personnel du réalisateur qui est arrivé sur le tard sur le projet pour remplacer les deux scénaristes préssentis pour également mettre en scène cette histoire. Il a cependant réussi a faire venir sa costumière fétiche Colleen Atwood ainsi que son fidèle chef décorateur Rick Heinrichs sans oublier Danny Elfman qui signe à nouveau la bande originale du film. Tous ensemble, ils ont réussi une reconstitution très réussie des années 60 emprunt de nostalgie malgré un budget ridicule de 10 millions de Dollars seulement.
Sans jamais tomber dans la revendication, Tim Burton signe un long métrage en soutien de la cause féminine. On ne peut être que touché par l'histoire de Margaret Keane qui a eu beaucoup de mal à s'émanciper de l'emprise des hommes sur sa vie à une époque où cela était quasiment impossible. Big Eyes dénonce aussi quelque chose qui n'a toujours pas vraiment changé : peu importe le talent, un artiste qu'ils soit peintre, réalisateur ou chanteur doit avant tout faire parler de lui dans les médias pour être reconnu. Walter Keane l'avait bien compris et s'en est largement servi au point certainement d'ouvrir la voie à d'autres.
Ce n'est pas parce qu'il parait plus classique, que Big Eyes n'est pas réussi. Tim Burton arrive tout de même à glisser une part de son univers particulier dans le film. Notamment dans des scènes d'hallucinations où Margaret voit tous les gens autour d'elle avec de gros yeux. En tant que fan de cet artiste, le réalisateur a probablement été lui même influencé par son travail. Cela se voit dans pas mal de ses illustrations mais aussi dans certains de ses personnages les plus fous comme ceux des Noces Funèbres.
On aurait bien imaginé retrouver Helena Bonham Carter et Johnny Depp pour incarner Margaret et Walter Keane. Mais le réalisateur est désormais séparé de la première et son acteur fétiche était peut être trop occupé. C'est donc Amy Adams et Christoph Waltz qui ont finalement été choisis après que deux autres couples soient un moment prévus. La jeune actrice qui monte a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie pour ce rôle. Ce qui est bien mérité tant elle se montre touchante dans son incarnation de cette femme courageuse. Christoph Waltz assure à nouveau le show avec ce personnage excentrique dont il s'est forgé une image pas forcement réel mais absolument irrésistible. Le choix de la jeune actrice qui joue la fille de Margaret est absolument Burtonien. Le film regorge aussi de second rôles savoureux joués par Krysten Ritter en meilleure amie fictionnelle de Margaret, Danny Huston en journaliste mondain et narrateur de l'histoire, Jason Schwartzman en galériste jaloux et Terence Stamp dans un petit rôle de critique vénimeux.
Très réussi, Big Eyes n'est pas pour autant meilleurs que les dernières réalisations de Tim Burton. L'homme a plusieurs facettes que chacun est libre d'apprécier ou pas. Les fans inconditionnels ne devraient en tout cas pas bouder leur plaisir, ils ne seront certainement pas déçus. Taillé pour les Oscar, le film n'a pas eu la chance d'être nommé alors qu'il aurait tout pour y faire un malheur. Amy Adams et Christoph Waltz sont tous les deux excellents dans deux registres totalement opposés l'effacée Margaret et l'exhuberant Walter dans un duel au sommet. Vous allez en prendre plein les yeux !
Tim Burton nous sert un film de très grande qualité ainsi que deux rôle magnifiques pour Christoph Waltz et Amy Adams. D'apparence simple, et sans la dose généralement grande d'artifices colorés en tout genre, le réalisateur déroule. Il transforme ce scénario inspiré d'une "histoire vraie" en une vision bien plus générale qu'attendue et la dualité de deux êtres qui ont vécu se transforme en un cas d'école de tableau psychologique. De plus nous est offerte une vision large du marché de l'art, de son expansion, et de l'éclatement de la marchandisation de la copie d'art (à méditer pour Warhol). Les décors sont bons et la reconstitution des 50's est très vraisemblable. Les personnages magistralement incarnés rendent le récit vivant et font les métronomes de nos sentiments tout au long du film. Le style Tim Burton est moins frappant que d'habitude mais sa vision transcende. Le réalisateur filme dans un pessimisme de situation parfaitement nuancé par le ridicule humoristique du personnage de Mr Keane. Le choix de mise en scène est génial et le traitement de l'image toujours aussi beau. J'en suis sorti Big Eyes.
Un excellent film avec une sublime interprétation d'Amy Adams qui prolonge dans son jeu de rôle la tristesse des personnages qu'elle peint ! Un film qui avec la finesse et le talent de Tim Burton nous fait entrer dans l'intimité d'une artiste de talent accaparé par son mari. Du joli travail Tim !
un documentaire aurait été suffisant. Burton n'a pas su capter l'essentiel, et n'a fait que raconter une histoire. la mise en scène est banale, et aucun effort créatif n'est fourni. grosse déception.
Un biopic très réussi pour Tim Burton, réalisateur que j'admire beaucoup. Cette histoire vraie a tout pour plaire : une arnaque incontestable, des personnages autant fabuleux que menteurs, une touche Burtonienne face à une réalisation de qualité, des portraits d'enfants aux gros yeux magnifiques, un visuel extrêmement coloré... On adore détester Christoph Waltz dans son rôle d'hypocrite et de manipulateur, allant même jusqu'au ridicule. Amy Adams a un rôle tout inverse : très fragile, timide mais talentueuse, ses yeux reflètent ses tableaux. C'est drôle, émouvant, beau, triste, joyeux, juste, délicieux à visionner. La scène de fin au tribunal est tout simplement exquise. Tim Burton montre ici qu'il a plus d'un tour dans son sac !
Dans la même veine que « Ed Wood », le film nous présente des vedettes américaines inconnues du grand public et qui ont pourtant marqué l’histoire de leur époque. Ici, c’est le couple Kayne qui est l’objet du dernier film de Tim Burton. Ici, nous sommes les témoins privilégiés de leur incroyable aventure. On s’immisce dans leur vie personnelle, on assiste à leur ascension vers la gloire, à leurs bonheurs et à leurs déceptions durant près d’une heure quarante.
L’histoire est passionnante et ahurissante. Difficile d’imaginer qu’elle puisse s’être ainsi déroulée. La photographie, les décors et les costumes nous impressionnent par leur réalisme. Nous sommes complètement plongés au coeur des années 60 et revivons cette époque avec une authenticité déconcertante.
Le couple est interprété par deux artistes de talent ! Exit Johnny Depp, pourtant acteur fétiche de réalisateur ! Faisons place à deux comédiens tout aussi connus et tout aussi brillants : j’ai nommé Christoph Waltz et Amy Adams…..
Amy Adams, méconnaissable, est d’une justesse à faire pâlir d’envie tout hollywood. Sensuelle, touchante, timide et audacieuse, elle jongle avec les émotions autant qu’avec ses pinceaux. Concernant Christoph Waltz ("Django Unchained", "Carnage", "Horribles Bosses 2") d’aucuns trouveront qu’il surjoue dans son rôle de Walter … et fort heureusement ! Car le personnage est empli de folie et d’avidité de succès et les mimiques exacerbées du brillant comédien mettent à jour les sentiments déments qu’il refoule. Ses airs de commercial dans tout ce qu’il a de cliché prêtent à sourire et montrent combien Waltz n’a pas fini de nous surprendre... Le casting est tiré à quatre épingles et performe avec une aisance admirable. N’oublions toute fois pas que nous sommes dans un film de Tim Burton et que l’autodérision et la folie douce ne sont jamais très loin… pour le plus grand plaisir des amateurs de son cinéma.
Il était évident que Dany Elfman signerait les musiques de ce nouveau long métrage. Fidèle compositeur des longs métrages burtoniens, on constate à nouveau que ses mélodies se calquent à merveille sur le ton donné à chaque scène, à chaque rebondissement du scénario.
Quels défauts trouver au film ? Très peu, si ce n’est quelques scènes facultatives et une impression de ne pas être immergés dans l’univers burtonien que beaucoup seront venus chercher. Et ce n’est que tant mieux car le réalisateur fait preuve, une fois de plus, qu’il est capable de sortir des sentiers battus et n'a pas fini de nous étonner !
Un joli debut de film avec un cote retro et desuet , de belles images mais ensuite l'ennui arrive vite et l'histoire devient sans interet malgres un sujet inspire de fait reel interressant.