Big Eyes
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ffred

1 995 abonnés 4 298 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mars 2015
Après quelques films en demi-teinte (depuis Les noces funèbres en fait), Tim Burton avait eu un petit sursaut avec le très drôle Dark Shadows. Malheureusement sans lendemain. Ses Big Eyes sont assez décevants. Voilà aussi sans doute son film le plus « normal ». Pas de fantastique ou autre délire macabre mais l'adaptation d'une histoire vraie qui a secoué le monde de l'art. Visuellement on reste dans l'univers du réalisateur, les couleurs sont vives et chaudes, les tableaux de Margaret un peu effrayants, mais l’histoire reste assez banale. La mise en scène est assez plate et le scénario n'a rien de bien excitant. Tout cela est très classique et, même si cela se laisse regarder, on est jamais loin de l'ennui. L'interprétation est tout de même de qualité. Amy Adams (Golden Globe 2015 de la meilleure actrice de comédie) et Christoph Waltz forment un couple convaincant et ils s'en sortent très bien. On retrouve aussi Danny Huston, Jason Schwartzman et Terence Stamp dans des seconds rôles pas vraiment développés. Bref, tout cela donc reste finalement assez quelconque et très dispensable. Un des films les plus mineurs de la filmographie de Tim Burton.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mars 2015
Burton revient avec un film en forme de prise de risque, un biopic assez éloigné de ce que ses fans peuvent attendre de lui. Du moins, à première vue, car en grattant un peu on retrouve des sujets chers au réalisateur, comme le rapport à l'étrange. On regrette que certains thèmes soient survolés, mais il règne dans ce film un ton résolument frais. La renaissance d'un auteur qui fut en chute libre ?
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2015
Malheureusement Burton a laissé toute sa créativité et son imagination... Il réalise un film certes très intéressant avec de bons acteurs, des plans intéressants et une bonne photographie mais ça reste extrêmement consensuel et académique... C'est dommage car il aurait pu faire quelque chose d'intéressant tout en signant un biopic passionnant, il l'est tout de même, on ne s'ennuie pas mais il fait énième copie hollywoodienne
bibtar
bibtar

33 abonnés 598 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2016
Voilà que le grand maître T.Burton se frotte à un tout nouveau genre, celui du biopic bien loin des contes sombres et autres comédies loufoques auxquels le réalisateur est bien plus habitué, pourtant ce film est indéniablement fidèle à son style, puisque l'on y retrouve tout ce que l'un aime dans l'univers Burtonien, des couleurs vives lors de certaines scènes, un monde qui semble enchanté, un univers très stylisé, une narration orchestrée dans ses moindres détails pour faire ressortir la patte du réalisateur et surtout une vision toujours très personnelle dans la mise en scène, mais quand on aime ça, il y a de quoi être stupéfait par sa capacité à s'adapter au genre traité tout en y apportant l'essence même de son art tout du long. Car cette histoire vraie à beau avoir déjà un intérêt par la teneur de ce qu'elle raconte puisque la curiosité est piquée immédiatement car ce fait historique assez incroyable dans le monde de l'art, il est clair que la façon dont Burton raconte cela donne encore plus de profondeur à tout ce qui est raconté, sachant choisir ses acteurs à la perfection, et faisant une entorse à ses favoris pour donner les rôles principaux à deux grands acteurs qui s'en sorte à merveille, de A. Adams qui excelle dans son réalisme et donne tout son sens à ce que cette femme a fait dans sa vie d'artiste, lui offrant une naïveté et une impuissance malgré elle par son interprétation mais aussi dans la manière dont tout cela est mis en scène à l'image de ce passage dans le supermarché où elle y découvre ses œuvres, qui illustre à merveille à la fois le personnage et le style de Burton que l'on aime tant, quant à C. Waltz qui est déjà sans aucun doute un gage de qualité, et l'on est pas déçu car bien d'être loin son meilleur personnage, il lui donne pourtant toute cette folie nécessaire pour rendre compte de la philanthropie hors norme de ce personnage ainsi que son esprit manipulateur qui mène à cette histoire incroyable, sa méchanceté et son cynisme parvenant quand même à le rendre appréciable à l'écran et le charisme de cet acteur permet de donner toute sa puissance à ce personnage, et une fois le couple réunit pour rendre compte de ce pacte surprenant, cela donne lieu à des scènes très réussies, offrant confrontations ou humour, le but étant de mettre en évidence le cynisme de la situation comme le réalisateur en a le secret et une fois de plus tout cela passe impeccablement. Alors côté scénario on peut regretter que le genre soit si éloigné de ce l'on adore des films de T. Burton, mettant en scène des personnages toujours très loufoques, des ambiances uniques ou des histoires très noires, car c'est aussi dans les costumes et ses décors que l'on retrouve tout l'univers de ce maître du cinéma, pourtant là il s'agit plus d'un travail historique à ce niveau la, tout cela dans l'idée de rendre compte au mieux de la société et ses mentalités des années 50 et 60 à travers une histoire bien ancrée dans son époque ce qui est sans aucuns doutes bien rendu à travers tout le film, puis il faut dire que le sujet choisi à quelque chose de très Burtonien en tant que tel par le cynisme de la situation et les conséquences assez tristes humainement qui en découlent, donc la curiosité est tout de même piquée et quand on voit comment le réalisateur illustre tout cela, il n'y a plus de doute cette histoire était faite pour lui, et il la raconte en y mettant tout son art que l'on adore donc de ce côté là on est comblé, la seule chose un peu moins positif c'est que tout ce qui est raconté a l'air de quelque chose d'abracadabrante en tant que tel, mais il faut dire que tout ce qui est montré n'a rien de vraiment surprenant en soi puisque vu le déroulement des événements, il est facile de deviner rapidement ce qui va se passer, et il est difficile d'être réellement bluffé sauf peut être concernant les motivations et le passé du personnage de Waltz qui laissent tout de même un peu de surprise, surtout quand on sait que tout cela est vrai. Dans le fond ce que l'on apprécie vraiment, c'est que ce fait incroyable soit raconté à la manière T. Burton puisque cela donne lieu à quelques passages un peu loufoques, un humour noir toujours sur mesure ou encore une musique inimitable pour mettre du relief à tout cela, alors forme et fond se défendent très bien, sans parler dans ce que cela raconte, mais l'on sent davantage le plaisir personnel du réalisateur de mettre en scène une histoire qui lui tient à cœur que son univers à proprement parler, faisant de ce film une bonne œuvre mais pas forcément la plus incroyable de T. Burton, puis finalement après tout son attachement à ce fait historique dans le monde de l'art se ressent dans la mise en scène et la réalisation, donnant irrésistiblement l'envie de le suivre, sans oublier que le travaille de cette artiste rappelle sensiblement le sien, du moins en tout cas concernant l'importance des yeux disproportionnés de ses personnages dans tout ses films, puis il faut reconnaître que ce fait est totalement méconnu du grand public alors que ses œuvres sont non seulement connu à travers le monde, ce que le réalisateur raconte de manière très habile pour expliquer que l'on connaisse inconsciemment ses peintures à travers un tout autre type d'exposition que les musées, mais en plus ces dernières sont plutôt très réussies et intrigante à souhait, un peu comme l'univers unique de T. Burton et c'est au moins ce qu'il fallait pour raconter une histoire aussi hors norme, la conclusion de tout cela étant tellement théâtrale que l'on reste quand même assez stupéfait par les tenants de ce que à quoi on assiste au fur et à mesure.
Léa Vantours
Léa Vantours

45 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2015
Bien, mais sans plus.
Tim Burton, on l'aime (ou pas) pour le style et l'univers si particulier qu'il a créé depuis ses débuts, depuis Vincent. Ici, on est face à une histoire lisse, sympa mais sans grand intérêt. L'histoire gentillette ne se voit donc pas sublimé par ce qui fait la force du travail de Burton, ce qui relègue le film dans la catégorie de ceux qu'on regarde un dimanche soir quand on veut faire la larve dans son lit.
Anatole C
Anatole C

24 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2015
Très bon film, Burton nous montre qu'il est expert dans tous les domaines et ce biopic sur l'art le montre bien. L'histoire est réelle et donc poignante, on découvre une dégradation des personnages au fil du temps entre remords et désirs d'en vouloir toujours plus et leur couple se déchirer. Le personnage de Waltz est une belle ordure joué à la perfection.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 mars 2015
J'ai eu la désagréable impression de regarder un téléfilm très médiocre pendant un Dimanche après midi pluvieux. Pour commencer, l'histoire est d'une banalité déconcertante. A moins d'être un fervent admirateur du peintre, ce film semblera totalement dépourvu d’intérêt pour les autres.Encéphalogramme plat du début à la fin : On ne rit pas, on ne pleur pas, on ne se passionne pas. Bref, on ne ressent rien à part un ennuie profond. Très déçus également par la prestation de Christoph Waltz qui surjoue tellement son personnage qu'il fini par devenir caricatural. En ce qui concerne Amy Adams, elle semble faire ce qu'elle peut pour garder la tête hors de l'eau, mais ne réussi pas à nous attendrir sur le sort de ce peintre spolié de son art qui nous laisse, en fin de compte, très indifférent.
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2023
Il y a bien longtemps que Tim Burton n'a pas signé un film personnel et puissant. Il y a bien longtemps que Burton n'a pas retrouvé le talent de "Edward aux mains d'argent" ou l'imagination du très poétique "Big fish". Apres de nombreuses superproductions aux effets spéciaux décadents et quelques ratés artistiques, Tim Burton est de retour avec un film plus simple, au budget moindre, aux images de synthèses absentes. Avec Big Eyes il revient au style de ses débuts, aux films qui lui ont apporté son actuelle popularité dans un format plus modeste sans pour autan, malheureusement, à parvenir à influer complètement son univers atypique et personnel. Big Eyes est un film aseptisé de Burton mais parvient à rehausser la qualité décroissante de sa carrière.

La critique complète ci dessous :
https://www.justfocus.fr/cinema/critique-du-nouveau-tim-burton-big-eyes.html
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 août 2015
L'histoire est terrible et le jeu des acteurs permet de la rendre encore plus profonde. Cependant je n'ai pas vraiment retrouvé la trace de Tim Burton, a l'exception d'une scène (que vous voyez probablement si vous avez vu le film) mais le film reste très bien et poignant !
Plume231

4 415 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 août 2015
Tim Burton est mort en 1999, l'artiste talentueux bien sûr, pas l'homme... 1999 est l'année de sortie de "Sleepy Hollow", le dernier grand Tim Burton. Son film suivant sera "La Planète des singes". Ce sera la première fois qu'il vendra son âme à Hollywood mais malheureusement pas la dernière fois... Dans les quinze ans qui suivront, au mieux il réalisera des films corrects, au pire des films mauvais. Mais jusqu'ici, il n'avait jamais été dans le très mauvais, jusqu'à "Big Eyes" du moins...
On ne peut pas mettre ce très mauvais sur le fait que Burton ne soit pas à l'aise avec le biopic. Car ce serait oublié qu'en 1994, il a réalisé ce qui est tout simplement un des plus grands biopics de tous les temps, "Ed Wood". Cette oeuvre, qui raconte la vie du "plus mauvais réalisateur de tous les temps", est une merveille qui réussit autant à être légère et sarcastique que profonde et émouvante, et qui s'appuie en plus sur une brillante galerie d'acteurs.
Là qu'est-ce qu'on a avec "Big Eyes" ??? Un film lisse, sans la moindre complexité, Margaret Keane est la très gentille de l'histoire, son mari Walter Keane est le très méchant, voilà... Christoph Waltz, acteur que j'admire habituellement, qui en fait des tonnes à chaque occasion et donne l'impression qu'il joue à côté de sa partenaire Amy Adams et non pas avec. Les deux acteurs ne sont pas du tout en phase. Des seconds rôles qui sont totalement négligés alors qu'il y avait de la matière. Une réflexion sur l'Art et bien sûr en particulier sur l'Art de Margaret Keane qui est elle aussi totalement négligée alors qu'il y avait de la matière aussi.
Tim Burton essaye bien de temps en temps de montrer que c'est bien lui qui est dernière la caméra. Notamment lors de la scène d'hallucination dans le supermarché, mais étant donné que du point de vue scénaristique cette dernière n'a aucune raison d'être, c'est juste de la gratuité... Autrement c'est impersonnel, c'est plat, c'est académique, c'est sans saveur, alors qu'avec un tel sujet que celui de la vie de Margaret Keane il y avait vraiment de la matière.
Il n'y a pas le moindre doute, Tim Burton l'artiste est mort en 1999. Et là, il est encore plus mort qu'avant...
Joe D.
Joe D.

69 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2015
Rappelez vous le phénomène des "Poublots", ces illustrations kitchissimes (à en devenir dingo) de gamins parisiens, SIGNÉES Michel Thomas, qui décoraient les boîtes de chocolats, fleurissaient sur les murs des chambres d’enfants dans les années 70 et 80, et ont transformés toute une génération d’enfants innocents en psychopathes fans de films d’horreurs histoire d’oublier cette orgie de mièvrerie dégoulinante. Et ben, aux USA ils avaient exactement le même genre de peintures naïves et mièvres! Mais comme on est aux USA, cette histoire-là (100% authentique) relève de l’imposture délirante et du capitalisme le plus spectaculaire. Ces peintures sont celles de Margaret Keane, dont Tim Burton à travers ce biopic nous retrcera l'imposture de son mari (Christoph Waltz) comme étant l'artiste ayant peint ces tableaux.
Le contexte social de Big Eyes est plus présent que dans les précédents films du cinéaste où règne le merveilleux. Margaret Keane (incarnée par Amy Adams) quitte son premier mari à une époque où ça n’était pas convenable, et passera le film à se heurter à une société patriarcale où les femmes sont tenues en laisse autant par leur époux masculiniste que par l’église elle-même. L’effacement des femmes-artistes dans l’histoire de l’art n’est pas une fantaisie, et lorsque Walter Keane (Christoph Waltz) affirme dans les 60s que "les artistes femmes ne peuvent pas être prises au sérieux", on pense aisément à la façon dont sont considérées les femmes réalisatrices aujourd’hui. Le sujet de Big Eyes est parfois suffisamment fort pour porter le film lui-même : le héros de Ed Wood (qui partage les mêmes scénaristes que Big Eyes) était nul mais s’imaginait être un génie). Mais Keane est devenu une star, dès les années 1950. Publicité, marketing, merchandising, Keane a tout compris avant tout le monde. Jeff Koons n'a rien inventé. Le script décortique les rouages du marché de l'art à l'ère de la télévision avec un sens de la satire réjouissant. Journaliste complaisant, industriel collectionneur (l'Italien Olivetti), chacun joue son rôle. Au delà de cette dénonciation du mercantilisme au détriment de la dénaturalisation de l'art en elle même comme un reflet singulier d'une personnalité, Tim Burton se sert de ce biopic pour nous transmettre une œuvre-reflet, tel les yeux invoqués comme miroir de l'âme, Tim Burton y posant joyeusement ses problématiques personnelles à travers les yeux d'une artiste troublée dans un maelström de mensonges publiques, d'usurpation, de copies de copies. Cette quête d'identité artistique sucrée s'achève sur un procès climatique et atypique, où le réalisateur nous regarde alors droit dans les pupilles : Big Eyes, modeste chronique de déceptions et de décisions, est l'ultime témoignage d'un Tim Burton qui peint sa conscience, déclare son âme et signe son contrôle sur le cinéma de masse qui pense le contrôler, déclin chuchoté dont il se sait définitivement libéré. Cela peut aussi être perçu comme une volonté à travers ce biopic de revenir, avec sa patte de fabrique à du cinéma plus intimiste, loin de toutes les pressions que les Majors Disney lui imposaient, qui certes ont contribué à son succès, mais à force d'outrance et de non renouvellement avait fini par lasser son public.
La suite sur mon blog.
marineSR
marineSR

20 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2015
On retrouve avec joie l'héroïne burtonesque qui s'émancipe et son antagoniste, le héros à l'esprit dérangé qui se voudrait artiste. Mais la patte du réalisateur manque, le film est bien plat pour un Burton, et manque cruellement d'émotion, alors que c'est bien de cela dont il s'agit.
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2015
Bon si ce n'était pas Tim Burton je n'aurais sans doute pas prêté attention à ce film qui n'est pas parfait... Alors si Frankenweenie avait permis à Burton de se racheter une crédibilité artistique il continue sur la bonne voie avec un film sans Depp, sans truc exubérant flirtant avec l'autocaricature. Alors je pense que c'est un film assez personnel puisqu'il parle d'art, mais finalement un peu édulcoré, passe-partout et qui ne marquera pas le paysage cinématographique. On est loin de la folie douce d'un Ed Wood (seul autre biopic du réalisateur si je ne me trompe pas).

Mais ça se regarde malgré le côté très classique parce que justement le film raconte malgré tout par le truchement du personnage d'Amy Adams des choses sur la création artistique, le côté très personnel... Mais également sur comment le monde de l'art fonctionne, comment fonctionne la critique. D'ailleurs je suis surpris que ça ne soit pas Lee qui joue le rôle de Stamp (bien que j'adore Stamp aussi). Je me pose la question sur un éventuel second degré sur la citation de Warhol qui ouvre le film (il dit que si ça marche, c'est que ça doit être bien), parce que je pense quasiment l'inverse, si ça marche, c'est que ça doit bien nul, je rejoindrais plutôt Stamp en pensée puisqu'il dit que ce n'est pas parce que les gens aiment que c'est de l'art. C'est peut-être une façon pour Burton de répondre à ses détracteurs. Peut-être aussi une façon de dire qu'il s'est autocaricaturé puisqu'il était forcé, c'était ce qu'on attendait de lui... Ou peut-être que c'est juste une surinterprétation, mais je ne pense pas que traiter un film ayant ce sujet soit anodin à ce stade de sa carrière.

Après comme je l'ai dit, le film n'est pas réellement marquant, je ne me suis pas ennuyé, je n'ai pas trouvé ça déplaisant, mais je vais tellement vite l'oublier. C'est un peu décevant ! Surtout que même les pires Burton qu'il a pu sortir, genre Alice, sont marquants par leur nullité. Il s'est assagi. Cependant il vaut mieux ça que de se compromettre dans des projets douteux.

J'ai l'impression que c'est un Burton "de fond", comparé aux autres qui étaient des films plus formels, plus dans la référence, le genre... Après tout ce qui est dit est intéressant (même si je ne suis pas d'accord) et ça a un aspect touchant.

Faut noter néanmoins que les acteurs ne tombent pas dans la copie des personnages qu'ils jouent, on retrouve le Waltz délirant que l'on connaît bien maintenant. Il ne sont pas dans la petite performance bien sage à oscar.
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2015
« Encore un biopic », diront certains. Sauf que cette fois-ci, c’est au tour de Tim Burton de s’y mettre pour raconter la fascinante histoire d’un couple atypique : les Keane. Le film est à la fois une comédie et un drame, mais n’arrive pas à concilier les deux. Si Amy Adams joue son personnage de façon dramatique, Christoph Waltz le joue comme un bouffon et la confrontation des deux pénalise le premier au point de le rendre fade. Au final, Big Eyes est un film intéressant, mais mal maîtrisé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mars 2015
Après s'être fait très discret durant deux ans, Tim Burton est enfin de retour et livre un biopic ambitieux basé sur une scandaleuse mais vraie imposture qui bouleversa l'histoire de l'art entre les années 50 et 60 : celle du peintre Walter Keane et de sa femme, Margaret. "Big Eyes" surprend, étant donné que Burton adopte un ton différent de ses précédentes productions. La mise en scène et les décors sont parfaitement soignés, à l'image de l'époque, et le scénario audacieux séduit en adoptant le comique et l'émotion sans excès. Mais ce qui restera le plus admirable dans ce drame, ce sont les excellentes et inoubliables prestations de Christoph Waltz et Amy Adams. Waltz campe le rôle de Walter Keane avec une énergie tellement débordante et une crédibilité tellement convaincante qu'il en est insolent, égoïste, arrogant, détestable, mais absolument idyllique. Amy Adams est tout aussi épatante, un peu niaise mais obligée de l'être car soumise. Une histoire qui fit scandale en son temps et qui, par les habiles procédés de Burton, arrive à énerver et à rendre le spectateur stupéfait. Malgré quelques petites longueurs et un début un peu long, "Big Eyes" surprend, affole, éblouit, et il ne serait pas étonnant que Tim Burton doit faire face à un nouveau triomphe, car ce biopic est une bonne réussite.
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