Tout juste excellent. Des dialogues qui fusent et qui font mouche. Un humour sarcastique, presque noir, mais surtout une ode à la vie et au temps qui passe. Je ne suis pas un habitué des films de Woody Allen, mais je dois dire que celui-ci m'a plus que plu !
La vie ne vaut rien.... mais rien ne vaut la vie ! Surprise non, mais personnellement je crois que je ne me lasserai jamais de l'élégance désespérée avec laquelle Mr Woody Allen nous balance cette évidence. Faire partager cet horrible constat du non-sens de l'existence tout en nous offrant un festival de cocasseries, c'est quand même du grand art !
Il fallait bien que Woody Allen repasse par New York après trois films en Angleterre (2) et en Espagne (1), pour voir si cette escapade européenne lui avait permis de retrouver le parfum perdu de « Manhattan » ou d’« Annie Hall ». Un parfum à ce point disparu qu’il avait renoncé le plus souvent à apparaitre à l’écran. Très prudent, il transmet le talisman à Larry David, comique juif new yorkais (c’est un minimum !), spécialiste comme lui du stand-up qu’il avait déjà utilisé pour de petits rôles dans « Radio days » (1987) et « New York Stories » (1989). Pour bien marquer sur quelle rive il entend nous faire accoster, Allen commence son film exactement comme il l’avait fait dans « Annie Hall » (1977), Larry David prenant directement le spectateur à parti face à la caméra. Nous sommes prévenus d’emblée, Boris Yellnikoff a raté de peu le Prix Nobel de Physique et il ne l’a pas digéré. Sa femme l’ayant plaqué lui l’être supérieur, il a décidé de se réfugier dans une misanthropie sans concession dont il abreuve les rares amis qu’il lui reste. spoiler: Boris, c’est un peu comme un Alvy Singer (personnage principal récurrent de « Annie Hall » et de « Manhattan ») uniquement présenté sous sa face sombre et antipathique. Alvy Singer était lui aussi hypocondriaque et un peu prétentieux, voire méprisant pour ses congénères mais ses doutes perpétuels sur la marche du monde, sa dérision et son obsession sexuelle assumée en faisaient un personnage difficile à détester car terriblement charismatique. Rien de tout cela chez Boris, scientifique froid et calculateur pour qui tout peut être mis en équation y compris les sentiments amoureux . On comprend dès lors pourquoi au-delà de l’âge, Woody Allen ne s’est pas risqué à endosser le rôle. Cette antipathie profonde que dégage le personnage ne crédibilise pas l’arrivée un peu incongrue dans sa vie de la très jeune et très fraîche Mélodie (Evan Rachel Wood). Allen fait ce qu’il peut pour bricoler cet attelage plus qu’improbable mais malgré tout son savoir-faire on n’y croit pas vraiment. Le démon de midi qui avait obsédé en son temps Allen au point de lui jouer de vilains tours dans sa vie privé est ici complètement absent, contribuant à amplifier l’aspect un peu bancal de l’histoire. Boris restera globalement ronchon et malotru malgré l’énergie positive que diffuse à haute dose Mélodie. Le réalisateur un peu brouillon tout à coup, tente de nous convaincre que l’ours irascible revient progressivement à la vie civilisée à force de voir les êtres autour de lui se libérer de toutes leurs chaînes (la mère de Mélodie convertie au triolisme, son père découvrant son homosexualité à près de soixante ans) mais le trait est tout même gravement forcé pour ceux qui ont été bercés aux dialogues en arabesque du Woody Allen des grandes années. La morale de toute cette démonstration un peu pesante est le « Whatever works » du titre qui revient à dire : « il n’y a pas de mal à se faire du bien ». Une éloge du futile et du provisoire assez étonnante de la part d’un intellectuel comme Allen pour qui les choses sont d’habitude si compliquées mais qui est bien obligé de constater au soir de sa vie que lui aussi à souvent cédé au « Whatever works », sorte de passeport magique pouvant servir à justifier tous les égarements. Beaucoup, sans doute, un temps désespérés d’avoir perdu le Woody Allen qu'ils chérissaient, ont crié au génie sorti à nouveau de sa boîte grâce à un retour aux sources salutaire. Conseillons-leur de très vite revoir « Annie Hall », « Manhattan » ou « Hannah et ses sœurs ».
On peut prendre le héros du dernier Woody Allen pour un vieil aigri, et pourtant, il est la seule personne lucide de toute cette mascarade, où l'on rit beaucoup. Son seul point de vue un peu idiot, est de ne pas profiter de la vie, telle qu'elle lui vient. Bref, encore de la philosophie du dimanche, bien éloigné de l'excellent Vicky Christina Barcelona. 2 Grands Woody coups sur coups!
C'est marrant de voir à chaque fois la différence entre les bonnes critiques et les mauvaises pour les films de Woody Allen. J'ai jamais été super fan, je regarde surtout ces films depuis Match point. Whaterver Works est pour moi une excellente comédie écrite avec brio par un Woody Allen visiblement très en forme. Larry David est assez hilarant et parfait dans son rôle quand à Evan Rachel Wood c'est assez drôle de la voir faire la nunuche blonde de service. A mon avis tout ce petit monde a du bien s'amuser sur le tournage. Ce nouvel opus Allenien est très réussi parce qu'avant tout très frais et assez original. J'ai passé un bon moment.
Wouah ! Excellent film ! Je me suis réjoui de retrouver le style et les caractéristiques de l'infatigable Woody Allen : le générique avec des lettres blanches sur un fond noir comme dans les films muets, les dialogues très bavards avec des idées drôles et croustillantes, l'humour grinçant à la sauce Woody Allen sur la société... Dans le film "Whatever works", un homme d'une cinquantaine d'années, tombé amoureux d'une jeune fille qu'il héberge, s'interroge sur les relations humaines, la société. Ce personnage reflète sur la personnalité et la vision de Woody Allen. C'est en quelque sorte, un nouveau film testament après le film "Vicky Cristina Barcelona" dans lequel Woody Allen se pose des questions sur l' le film "Whatever works", à travers des dialogues très bla-bla, Woody Allen essaie de nous faire comprendre que dans la vie, il s'est passé tant de choses en un si peu de temps, que nous ignorons parfois la beauté des choses exterieures. Une belle reflexion philosophique sur le bonheur ! En tant que écrivain et réalisateur, Woody Allen est epoustouflant car il a une imagination débordante. Il parvient à réliser un film par an avec plein plein d'idées drôles ! Incroyable ! Ce qui est interessant chez lui, c'est qu'il trouve toujours de bons comédiens inconnus qui peuvent devenir des étoiles montantes ! Excellent film ! Vivement son prochain film !
J'aime bien les films d'Allen qui ressemblent à des téléfilms, qu'on peut prendre à n'importe quel moment sans être gêné au niveau de la compréhension, qu'on peut regarder par petits bouts, sans être privé de l'ensemble, qu'on peut déguster comme des After Eight... Oui, le thé arrive, Camille, et il est vert, non comme toi !
Film épatant par ses dialogues et ses trouvailles de style qui en font un film plaisant pour nos neurones. Les éternelles questions existentialistes de woody débarrassées ici de toute connotation sexuelle sont incarnées par un misanthrope de première, hypocondriaque , génie de mauvaise foi et totalement renversant dans son incapacité à communiquer avec l'autre. L'autre c'est Evan Rachel Wood, toute candide qui s'éveille au monde dans cet univers cynique et fait irruption dans sa vie. C'est que l'impromptu , la chance , le hasard gouverne nos vies nous dit le film en nous prenant directement à témoin. En guise de démonstration, la destinée Newyorkaise des deux parents de la naïve, républicains grand sud du Missouri qui nous est contée de manière délicieuse par Woody. Une morale en guise de farce à méditer joyeusement tant ce film est léger sur la forme mais toujours pétillant de malice et iconoclaste sur le fond.
Peut être est-ce la fatigue, mais toujours est-il que ce Woody Allen me semble bien mineur comparé à ses précédents opus, le procédé de s'adresser directement à la caméra est trop usé pour bien fonctionner. Larry David joue à imiter Woody Allen et ça se voit. Too bad. Next one Woody.
Mon premier Woody Allen. Oui, je sais, c'est la honte... Et bien, ma foi, je l'ai trouvé plutôt sympathique, personnage détestable mais attachant, les dialogues vers les spectateurs, tout cela m'a bien plu...
Excellent film où l'alter ego de Woody semble encore plus cynique, est-ce que Allen aurait eu besoin de revenir aux sources, à New-York après ses escapades européennes ?! Larry David s'en sort bien mais je ne comprends pas pourquoi Woody s'est fait remplacé, c'était un rôle pour lui car Larry David offre un personnage beaucoup plus antipathique et n'a pas l'autodérision nécessaire à ce personnage. Rachel Evan Wood est quant à elle charmante, une future grande. Les dialogues toujours aussi denses et éxubérants font merveilles. L'idée que le personnage parle au public est géniale et apporte une fantaisie bienvenue tant Larry David n'apporte pas le capital sympathie qui m'a manqué sur ce film. Mais la qualité du scénario et la mise en scène de Woody Allen, toujours aussi proche de ses acteurs font que le film reste une oeuvre très réussie.