C'est pas mal du tout... Bon, évidemment, il ne faut pas s'attendre à du Bergman ou du Kubrick en matière d'esthétique ( les spectateurs qui s'appuyeront sur de tels critères ne pourront qu'être déçus par notre nouveau Woody annuel ). Mais Whatever Works séduit par ses thématiques et l'interprétation de ses acteurs. A mon humble avis, le choix de Larry David pour le protagoniste s'avère tout à fait pertinent : Woody Allen lui-même n'aurait probablement pas réussi à rendre la misanthropie aussi attachante. Alors après, c'est truffé de références littéraires, théâtrales et cinématographiques, ça respire l'air étouffant des salons intellos et l'humour flirte parfois avec la ringardise ( nous sommes loin de Manhattan, qui jouait les mêmes cartes de façon bien plus bluffante...), mais la naïveté de l'ensemble rend le film assez plaisant ainsi qu'efficace. Il est toutefois étonnant de constater l'erreur que produit le cinéaste au sujet de la chance, en confondant cette dernière avec le destin ( ou peut-être s'agit-il tout simplement d'une conception existentialiste différente de la mienne et à laquelle je n'adhère pas vraiment ). Un bon moment, divertissant et léger. On attend le prochain...?
Commencée un peu mollement, avec le procédé éculé du personnage s'adressant au spectateur, cette comédie fait d'abord regretter que Allen n'ait pas tenu le rôle principal. Mais le charme opère très vite, par un comique de situation délicieux et un hymne à la vie typique de l'univers du cinéaste. Evan Rachel Wood est parfaite en fausse ingénue et Patricia Clarckson impeccable, comme à son habitude.
Comme tous les films de Woody Allen, on parle beaucoup, et souvent on parle fort… Si on peut supporter d’être saoulé de paroles, alors on pourra apprécier la finesse des dialogues, même si, petit bémol, Woody Allen retombe par moment dans son péché mignon, celui de s’écouter parler, multipliant les métaphores et les phrases interminables… Le scénario est suffisamment astucieux pour nous surprendre parfois, pas toujours… Il arrive qu’on voit arriver les retournements de situation d’assez loin quand même ! On a toujours plus ou moins le sourire aux lèvres sans toutefois franchement éclater de rire. Rien à redire sur le choix des acteurs, avec une petite mention au passage pour la jeune Evan Rachel Wood, qui rend son personnage assez irrésistible. En résumé, un Woody Allen pur sucre reconnaissable entre mille, une comédie romantique sans prétention mais assez politiquement incorrecte pour être originale et savoureuse.
Une agréable comédie new yorkaise pleine d'entrain, d'humour et d'ironie, Woody Allen s'amuse à s'autocaricaturer et le résultat est un régal. Bon c'est peut être pas d'une grande originalité mais l'exercice est brillant et la caricature aussi pousée soit elle sonne juste. En revenant à ce qui faisait sa gloire dans les années 70, Woody Allen nous régale et Evan Rachel Wood illumine l'ensemble, une nouvelle muse après Scarlett Johansson?
Retour à New York pour Woody... et le petit bonhomme sautillant (pardon, boitillant, effets de l’âge) est reparti pour un tour. Cinématographiquement parlant, c’est toujours aussi propre : Greenwich Village n’a jamais été si bien filmé avec des dominantes automnales sépia qui font tout de suite écho à Manhattan et son noir et blanc de l’époque, la direction d’acteurs est comme d'habitude impeccable (avec des mentions à Larry David et à l’irrésistible Patricia Clarkson) et le scénario d’un second degré raffiné. Le fait est, justement, que Woody Allen réussit à faire croire aux incultes que son cinéma est bavard alors que les idées de mise en scène foisonnent et qu’il faut vraiment être aveugle pour ne pas les voir... Combien de plans par exemple jouant sur la profondeur de champ afin de nous montrer l’inverse de ce que dit le texte ? Car dans ce cinéma inspiré de Bergman, les dialogues ne sont là que pour faire contrepoint à l’image, qui, elle, ne trompe pas. Et comme toujours, on a cette constatation toute simple mais essentielle de la précarité de notre condition mais aussi du fait que c’est précisément cela qui en fait le prix. En bref, quand on croit aux modèles robotisés de l’humanité, on apprécie la descendance de Tati dont Emmanuel Mouret et son Fais-moi plaisir est un représentant moderne. Mais quand on considère l’être humain comme précisément irréductible à tout modèle, dans la lignée par exemple des travaux des Gender Studies, on savoure avec jubilation Whatever Works et ses fausses pistes. Quant aux béotiens qui pensent que Woody Allen n’est apprécié que par les Européens, ils ont en partie raison : les Texans qui militent pour continuer à porter des armes le détestent... mais les démocrates New-yorkais l’adorent. Il est vrai que pour l’Amérique « profonde », New York, c’est déjà l’Europe... Alors, selon le camp auquel vous appartenez, allez voir le dernier Woody Allen ou restez chez vous !
Woody est de retour à ses sources, il retrouve New York et ses thèmes archi-classiques. On pouvait craindre qu'il ne s'enferme à nouveau dans une rhétorique trop vue et revue, mais si "Whatever works" ne développe pas la moindre idée créatrice, il bénéficie d'une légèreté et d'un optimisme rarement perçus dans ses oeuvres au travers de dialogues très plaisants et amusants.
Whatever works, du grand Woody Allen ! J'ai adoré l'originalité de ce film, les dialogues sont bien construits, on a droit à un duo d'acteurs talentueux. Evan Rachel Wood et Larry David sont très drôles, ça fait bizarre de voir Evan jouer le rôle de cette fille un peu bêbête, et donc un personnage complètement différent de ces autres rôles. Un film à découvrir en VO !
"Whatever Works", c'est un de mes Woody Allen préférés ! Une histoire tellement agréable, portée par le grand "Larry David" et la superbe "Evan Rachel Wood". Beaucoup de fraîcheur et de naïveté. Personnages attachants et divertissants. Mise en scène plus que correcte, BO qui donne le sourire,... W.W à tout pour plaire. On ne peut qu’être de bonne humeur avoir s’être visionné ce film. C'est plaisant et divertissant, du Woody Allen comme on les aime !
Boris Yellnikof est un vieil intellectuel misanthrope qui va recueillir Mélodie Celestine, une jeune ingénue, chez lui… la jeune idiote finie par séduire le vieux bougon mais leur love-story va devoir affronter les affres du destin. Le nouveau Woody Allen commence plutôt mollement, les premières minutes nous incitent à penser que cette cuvée ne sera pas exceptionnelle, et puis au fur et à mesure qu’il avance, les dialogues et les situations deviennent de plus en plus jubilatoires et corrosives. Les personnages sont tous excellents, mon coup de cœur allant indéniablement à celui de Marietta, la mère de Mélodie, dont chaque apparition est euphorisante. Patricia Clarkson (Six Feet Under) est d’ailleurs une actrice vraiment formidable. Woody Allen revient à New York en pleine forme et nous offre une comédie de mœurs jouissive et exaltante. Excellent!
Whatever Works n'est pas l'un des films le plus formidable de Woddy Allen mais on y retrouve, comme à chaque fois, les traits bien personnels de l'art de ce grand du cinéma. Les dialogues, les scènes tragico-comiques et à la fois burlesques sont au rendez-vous pour notre plaisir. Certes, l'histoire n'est pas fantasque mais c'est ce qui fait le charme de ce film.
En temps normal, le cinéma de Woody Allen m'agace mais Whatever Works m'intriguait après en avoir visionné la bande-annonce. Le film bénéficie de répliques ciselées décapantes et très drôles assénées par des comédiens en grande forme: Larry David (double de Woody Allen et bien meilleur acteur que ce dernier) d'un cynisme et d'une misanthropie jubilatoire et réaliste (n'en déplaise aux naïfs croyant encore à l'amour et au fait que la vie puisse avoir un sens quelconque), Evan Rachel Wood pétillante à souhait qui confirme tout le bien qu'on pensait d'elle depuis The Wrestler, Patricia Clarkson en belle-mère coincée devenue artiste libérée et tant d'autres personnages haut en couleurs. Mais (et oui, Boris a une influence plus importante qu'on ne le croit), le film perd en rythme dans sa dernière partie et le cinéma de Woody Allen est beaucoup trop bavard de fait, on est parfois agacé, même si les dialogues font souvent mouches grâce aussi aux intermèdes entre Boris et le spectateur. Si Whatever Works ne me réconcilie pas avec le cinéma de Woody Allen, il reste une comédie assez réussie qui vaut le coup d'oeil dans une année 2009 de vaches maigres.
Woody en pleine forme, Woody qui nous fait rire, Woody qui a retrouvé la verve, l'esprit de dérision sans jamais de méchanceté, mais tellement drôle ! Un très bon film, excellent même, des scènes savoureuses, un vaudeville décalé, des personnages hilarants. La salle a applaudi à juste titre. Si vous voulez vous dérider, courez-y !
De très très bons dialogues, un scénario sympa quoique un peu fade mais surtout un couple d'acteurs remarquables et surprenants, à savoir l'exellent Larry David et la pétillante Evan Rachel Woods.
Un Woody Allen encensé par la critique mais que je trouve plutôt moyen. Tous les codes du réalisateur sont là, mais à certain moment c'est un peu mou de genou. Allen calque son personnage central (comme souvent) sur son propre univers : toqué, hypocondriaque, d'une grande intelligence souvent incomprise des autres qui donne un être plutôt solitaire. Sa rencontre avec l'ingénue Mélodie (jouée par Evan Rachel Wood) va quelque peu bouleverser son inintéressante vie. Le début du film ne m'a pas emballé plus que cela, c'est vraiment au bout d'environ 45 mns (à l'arrivée de la mère) que ce long métrage prend plus d'importance et où se joue tout son pouvoir humoristique. Un film donc sans grand intérêt.
Je vais commencer en paraphasant Bill Bryson. Il y a trois choses que l'on ne peut pas faire dans la vie : triompher de l'administration, attirer l'attention d'un serveur qui a décidé de vous ignorer et résister à Woody Allen. Est-il besoin de préciser qu'il fait preuve, plus encore que d'habitude, d'un sens du rythme et du dialogue ébouriffant, que sa faculté à tourner en dérision les tragédies ordinaires vous fait immédiatement ressentir une incomparable joie de vivre, que sa science de la mise en scène a peu d'égal contemporain ? Sa philosophie du "Whatever works" (du moment que ça fonctionne), à la fois cynique et désenchantée, est pourtant difficilement contestable. Avec ce film, il réécrit "Manhattan" en y ajoutant l'acidité d'un Bernard Shaw à qui il rend un hommage appuyé par ses références à "Pygmalion" et à l'absurdité de l'acte sexuel. On retrouve donc un vieux génie misanthrope, paranoïaque et crétinophobe jouant bien malgré lui les Pygmalion, justement, pour une jeune provinciale bas-de-plafond mais irrésistible. Si lui incarne un personnage allénien typique (en plus antipathique), elle incarne la nouvelle femme selon Woody Allen. Elle n'est plus cet avatar de lui-même, intellectuelle névrosée et egotique, elle est pur corps, déesse sensuelle et naïve qui expose par son évidence sexuelle la vanité de tout discours. On a le sentiment qu'à travers le personnage de Melody, Woody Allen renonce à son idée selon laquelle on surestimerait l'importance de l'orgasme pour combler le vide de l'existence. Dans "Whatever Works", l'épanouissement du corps, la sexualité enfin assumée est le début du bonheur. On pourrait en parler pendant des heures mais j'ai envie de conclure sur une énumération : brillant, effréné, sensuel, drôle, émouvant... Sublime.