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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mars 2013
pas spécialement fan de Woody Allen, je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce film ! à voir en VO cependant, la voix du personnage principal étant relativement insupportable en français...
Une comédie pleine de fraicheur et dotée d'un scénario bien écrit et de dialogues savoureux. Sur le thème tant traité des jeux de l'amour et du hasard, Woody Allen parvient à faire preuve d'originalité et s'offre un casting parfait. A voir.
Une comédie pétillante, maligne, malicieuse et très drôle. Les dialogues sont impeccables et très bien écrits, des situations cocasses et Larry David et Evan Rachel Wood sont parfaits. Dommage que ce ne soit pas très original. 18/20
Film passable au rythme très soutenu. En effet Woody Allen de retour de ses voyages en Europe, nous livre une comédie assez intéressante avec des acteurs inattendus. Le problème c'est que le spectateur ne peut pas souffler, les scènes s'enchainent et ne s'arrêtent plus, le spectateur étrangers en a même du mal à lire les sous titres à la vitesse ou ils défilent.
Un film de Woody Allen (2009) dont le titre non traduit pourrait l'être en "Du moment que ça marche" : Ça commence plutôt mal avec un bavardage interminable et gavant de l'acteur principal. Et puis la magie de Woody Allen opère : Un vieux ronchon transformé en Pygmalion, une bimbo (Patricia Clackson) qui s'avère moins nunuche qu'elle en a l'air, et les parents de la bimbo qui se redécouvrent à leur tour dans une comédie pleine de bonne humeur et d'intelligence.
Originale et drôle. Cette comédie de Woody Allen fait sourire ! Un personnage acariâtre, l'autre ingénue. L'extrémisme de ces personnages est particulièrement cocasse et pour une fois chez Woody Allen, il ne nous est pas réservé une fin rocambolesque...Cool
Woody Allen ne cesse de critiquer la conception des films classiques avec son "Larry et son nombril" qui se croit tellement supérieur aux autres "vers de terre". Un univers totalement niais et plat. Un film égale à son univers mais pas à la maîtrise de son mettre. On fait tous des erreurs "du moment que ça marche" après ...
Woody Allen est allé exhumer un scénario de l'époque de Manhattan et de Annie Hall, qu'il avait laissé de côté après la mort de Zero Mostel auquel il destinait le rôle principal. D'où un petit côté daté, qui contraste avec des films plus récents et peut-être moins typiquement alleniens, comme Match Point ou Vicky Cristina Barcelona. On retrouve ainsi un canevas très proche de celui de Manhattan, qui réunissait déjà un intello d'âge mûr (Woody lui-même) et une petite jeunette (Mariel Hemingway). Sauf qu'ici, tout est exacerbé. L'intello est un ours hypermisanthrope, imbu de sa personne, cinglant. Et la jeunette est une "chenille" écervelée. Bref : le génie incompris et la nunuche, pour une version moderne de Pygmalion. Outre le côté "réchauffé", c'est l'aspect caricatural qui gêne le plus. Dans Manhattan, il y avait un heureux mélange de légèreté et de gravité, de drôlerie et d'émotion, une grâce très singulière. Et malgré l'aspect décalé de l'histoire, on y croyait. Là, on n'y croit jamais. La comédie paraît assez artificielle. D'autant que le film se conclut sur un happy end choral, où chacun trouve sa chacune, chacun trouve son chacun, chacune trouve ses chacuns... Pour peu, on se croirait dans un film d'Almodóvar ! Dernière réserve : cette volonté égocentrique du réalisateur de faire jouer son acteur principal avec ses tics à lui (langage et comportement). Mais Woody sera toujours Woody. Et malgré tous les défauts de Whatever Works, on apprécie tout de même quelques dialogues mitraillettes et cette causticité portée par une verve "névrotique" qui semble inépuisable. On peut également s'amuser de certains gadgets de mise en scène, notamment lorsque Larry David s'adresse directement aux spectateurs.
Une fois n'est pas coutume, Woody Allen nous sert une comédie complètement enthousiasmante et géniale. Comme quoi le cinéma c'est aussi l'art de l'écriture. Les dialogues ne manquent pas de finesse, les situations et les personnages sont énormes. Non franchement c'est vraiment très bien, peut-être pas LE film à voir mais un divertissement tout ce qu'il y a de plus honnête et brillant même. Tout cela respire et fait sourire. Un vrai bon moment à passer.
Des bonnes idées mais est-ce la faute aux acteurs ou au réalisateur rapidement le film stagne et se finit au petit trot sans surprise et sans convaincre.
Après un long périple européen (trois films anglais et un espagnol), Woody Allen revient à New York pour la première fois depuis 2004 et "Melinda et Melinda". Ce retour représente aussi une forme de voyage dans le temps, puisqu'il reprend une idée abandonnée en 1977 avec le décès de Zero Mostel, le Max Bialystock des "Producteurs", à qui il pensait confier le rôle de Boris Yellnikoff. Cette odeur de Woody Allen "à l'ancienne" se sent dans un certain nombre de caractéristiques, même s'il est certain que la réplique où Boris constate que bien qu'il y ait un afro-américain à la Maison Blanche, il y a encore des chauffeurs de taxi pour refuser des clients noirs n'a pas dû être écrite il y a 32 ans.
Parmi ces caractéristiques , on retrouve des dialogues logorrhéiques mis dans la bouche non pas de Woody Allen lui-même, mais de son ersatz : gringalet, dégarni et binoclard, Larry David, vedette de la série "Larry et son nombril", semble avoir été choisi pour sa ressemblance avec le réalisateur, et la similitude ne s'arrête pas à l'acteur, puisque le personnage épouse une très jeune femme.
Autre réminiscence de la période classique, l'idée de faire s'adresser Boris aux spectateurs, aimablement qualifiés de "Neandertaliens", et qui rappelle la descente de l'écran du héros de "La Rose pourpre du Caire", ou le floutage poursuivant Robin Williams dans "Harry dans tous ses états". Bien sûr, seul Boris l'omniscient a conscience de la présence de mangeurs de popcorn, même si un de ses copains agite la main dans notre direction tel un candidat des Jeux de 20 heures.
Contrairement à l'annonce que nous fait Boris selon laquelle "ce film n'est pas l'Oscar de la joie", on rit beaucoup, à la fois aux aphorismes catastrophistes du physicien atrabilaire du type "Dans l'ensemble, on est une espèce ratée", à la pédagogie de Boris dans son enseignement des échecs aux enfants qui rappelle les cours de théâtre de Thierry Frémont dans "Un Ticket pour l'Espace", et aux situations nées du choc des cultures intellectuelles juives new-yorkaises et chrétiennes-conservatrices sudistes.
Boris déteste la télévision, sauf quand elle passe des vieux films de Fred Astaire ou de Franck Capra, et la citation de ce dernier n'est pas un hasard. En effet, il y a un côté "La Vie est belle" dans ce film où tout peut arriver à partir du moment où le réalisateur l'autorise, comme la conversion au ménage à trois (en français dans le texte) d'une bigote confédérée, le chemin de Damas gay de son mari et la présence opportune d'obstacles providentiels à chaque défenestration de Boris.
Revenu dans son pré carré, Woody Allen, a troqué la construction savante de ses dernières intrigues romantiques ou policières contre la fantaisie et la dérision de ses films new-yorkais. C'est différent, mais c'est bien aussi, et on a parfois l'agréable impression de découvrir un inédit qui nous aurait échappé dans sa filmographie quelque part entre "Zelig" et "Brodway Danny Rose".
Le cynisme chronique de Boris, même si c'est en réalité très blessant, m'a arraché une ribambelle de fourires. Comment ne pas s'attacher à ce vieux rabougri, en pleine détresse face à la naïveté de la blonde Mélody. Drôle et émouvant, humain et moralisateur, "Whatever Works" est une belle leçon de vie !
Un Woody Allen décapant qui ne fait pas dans la dentelle ! Dans ce film, Woody se moque de tous les travers de ses compatriotes, et tire à vue sur les «bien-pensants» républicains, religieux, homophobes et gun-maniacs... C'est un spectacle des plus réjouissants, avec un Woody au sommet de son art. Il est d'ailleurs tellement à l'aise, qu'il fait adresser son personnage principal au spectateur, un peu à la façon d'un Orson Welles. Procédé casse-gueule, mais qui est là parfaitement maîtrisé. Pourtant, malgré cette maestria, je n'ai pas adhéré à 100% à ce film. Une impression de déjà-vu, et surtout un personnage principal trop cynique pour susciter une folle adhésion. En homme prudent, Woody a dû présentir ce risque, en choisissant un autre pour jouer son rôle... Car notre Woody est comme les autres stars : il aime être aimé....