3647 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
483 critiques spectateurs
5
184 critiques
4
186 critiques
3
49 critiques
2
39 critiques
1
19 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
pelu
28 abonnés
1 090 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 24 janvier 2012
je n'ai pas trouvé ce film mauvais je l'ai regardé avec plaisir mais hélas il ne m'a jamais accroché jusqu'au bout . partant sur de bonne base je trouve qu'il se pert quelque part dans sa lenteur et son manque de rythme qui aurait pu dynamiser un peu cette historie qui s'avere monotone alors oui on suit la triste histoire de ce jeune homme qui tente tout pour se réintégrer a la société via cette rédemption mais hélas je trouve le fil un peu décousu. l'acteur principal est bon il joue avec juste ce role mais cependant la mise en scene est un peu douteuse l'image ne me plait pas trop non plus et beaucoup de mal avec le scénario plat comme tout. a voir pour ce que cela interesse.
On m'en avait tant parlé de ce film en bien , que je ne pouvais plus attendre de le voir , tellement mon impatience était à son comble ! Et je dois dire que je n'ai pas été déçu une seule fois : "Boy A" est un chef d'oeuvre , un grand film , qu'il faut absolument voir une fois dans sa vie . L'histoire s'inspire , de faits réels ( très lointain et modifiés cependant ) . et qui sauront prendre le spectateur là ou il faut , là où ça fait bien mal . Car "Boy A" est avant tout une leçon de vie , un film qui nous laisse dans une immense réflexion tant la fin est inattendue et bouleversante ( Je l'ai vu la semaine dernière , et je ne m'en suis toujours pas remis ) . Des scènes qui peuvent être calmes , silencieuses , tristes , drôles et même parfois très violentes ( 2 scènes en particulier sont assez perturbantes et nécessitent de prendre un peu de recul pour pouvoir continuer le visionnage ) , mais qui n'en restent pas moins d'une beauté unique . Les acteurs sont tous époustouflants ( mention spéciale à Peter Mullan et Andrew Garfield , qui je pense , signent ici leurs meilleurs rôles actuels ) . En somme , "Boy A" est un film dont on ne "ressort" pas indemne . Il en perturbera beaucoup et c'est ce qu'on en attendait . Un chef d'oeuvre qu'il faut absolument voir .
Coup de coeur ! Un film formidable d'une humilité déconcertante, qui respire la sobriété. Le sujet est passionnant et le protagoniste particulièrement sensible et attachant. Emotion est le mot d'ordre... Parler de Boy A est pratiquement une atteinte à la pudeur du film. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'en dresser l'éloge : en effet, peu de films m'ont inspiré à ce point la compassion pour le personnage principal. Eric, jeune garçon introverti, surprenante évocation du Meursault d'Albert Camus, est un être inadapté au bonheur. Etranger au monde qui l'entoure, sans véritable identité, il chemine clopin-clopant vers la rédemption, hanté par son passé et la relation qu'il entretenait avec son ami d'enfance. Eric devient Jack, il devient acteur sans agir véritablement, ou alors maladroitement. Personnage d'une grande noblesse intérieure et parfaitement nuancé, capable de jouer les héros ou les moutons de Panurge pour approuver son camarade... Le film devient extraordinaire lorsque le mensonge d'origine devient mythomanie contagieuse : on aimerait suivre Jack plus longtemps, croire à cette nouvelle vie, ce quotidien idéal, calme et fragile. La fin est bouleversante. L'un des plus beaux films de ce début d'année... Un bijou !
L'affiche de "Boy A" est indéniablement magnifique, avec un Andrew Garfield baissant la tête de honte et excentré sur la droite, comme pour montrer combien son passé le rattrape. Elle laisse augurer un excellent film, mais ce dernier s'avère finalement juste correct. L'émotion est au rendez-vous, ce n'est pas le souci. La réalisation est une belle réussite, que ce soit au niveau du cadrage ou encore l'usage du flou. Les acteurs jouent impeccablement. La bande-son est agréable. Mais voilà, plusieurs éléments déçoivent. Le scénario pour commencer, trop linéaire. On devine très tôt comment les choses vont se finir, or l'homo cinematus de base a besoin d'un minimum de suspense. L'usage des flash-backs était une excellente idée pour relancer l'intérêt du spectateur, seulement on découvre trop tôt le pot aux roses, du coup ce procédé s'avère aussi efficace que le port du casque par les kamikazes lors de la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, "Boy A" tombe à partir du dernier tiers du film dans un pathos démesuré. Andrew Garfield devient la quasi-réincarnation du Christ, à la différence près qu'il ne porte pas de barbe et qu'il boit de la bière (je parle de Andrew Garfield bien sûr). A force de vouloir trop mettre le paquet au niveau émotionnel, John Crowley finit par rater sa cible et par dégoûter le spectateur, c'est dommage.
Beau mais long. Excellents acteurs mais des longueurs de plan qui n'apportent pas grand chose. Une belle musique mais aussi de longs silences. Si j'ai trouvé à beaucoup de moments les acteurs justes dans leur émotion, la fin est trop. Peut-être que dans la vie cela se passerait comme ça mais je trouve ça trop dramatique et radical -dans le sens où la décision arrive très vite- pour être cinématographique.
Difficile d'évoquer le magnifique Boy A sans en dévoiler l'intrigue...
Je me contenterais donc de dire quel point ce film puissant et tragique est un choc émotionnel rare, parfaitement maitrisé et surtout extraordinairement interprété par son jeune acteur, Andrew Garfield, bouleversant de fragilité et de sensibilité, une grande révélation dont on a pas fini de reparler.
Film sur la rédemption, « Boy A » est un film choc. Inspiré d'un fait divers sordide qui a défrayé la chronique en Grande-Bretagne, le film aurait pu sombrer dans le pathos et le voyeurisme. Le scénario est construit de telle manière qu'il privilégie la pudeur. C'est ce qui fait la force du film. En se focalisant d'abord sur la réinsertion du héros du film, sans nous dévoiler les causes de son incarcération, le réalisateur parvient à nous rendre le personnage touchant et humain. Mais nous comprenons que les faits pour lesquels il a été condamné sont forcément graves. En choisissant de nous livrer avec parcimonie son passé par l'intermédiaire des flash-backs ordonnés chronologiquement, le réalisateur souhaite par ce procédé nous faire comprendre les causes de l'impensable et il nous montre le remarquable travail d'expiation de rédemption que Jack a effectué. Il souligne également l'importance de l'accompagnement, autant en amont qu'en aval, pour qu'il ne se retrouve pas écrasé et mis en danger par l'acte horrible commis lors de son adolescence. Par la même, le film est un hommage aux contrôleurs judiciaires qui font un métier admirable. Ce substitut paternel lui donne le courage et la force de reconstruire sa vie et lui permet de s'autoriser à aimer et être heureux parce que pour la première fois dans sa vie quelqu'un a posé un regard bienveillant sur lui. Cela me laisse penser qu'au-delà du traitement de la rédemption et de la culpabilité, le vrai sujet du film c'est le verbe aimer dans toute sa globalité, car car depuis sa naissance, Jack a manqué d'amour et de reconnaissance des autres (parents, hostilité et exclusion violente de ses camarades de classe) et donc, d'amour de soi. Sans la force d'amour et la compassion de Terry, Jack ne peut effectuer ce processus. Mais là où l'on comprend vraiment que amour et reconnaissance sont les thèmes centraux du film, c'est le moment où tout bascule pour Jack, le moment où on aimerait le voir heureux jusqu'à la fin de sa vie. Moment clé où Terry est mise en face de ses propres contradictions par son propre fils, en manque de reconnaissance et d'amour... Peut-on vraiment en vouloir à son fils ? Ce film est aussi une charge violente contre certains médias de presse racoleurs, en quête de sensationnel, qui pour vendre toujours plus, n'ont que faire du droit à l'oubli et expose à l'impossibilité d'échapper au regard des gens et du collectif, d'où le changement d'identité. Pour le collectif aucune rédemption n'est possible face à l'impensable. Jack sera toujours coupable devant l'éternité. À l'horreur de l'acte, isolé d'un enfant presque adolescent s'oppose une haine viscérale, violente, radicale et extrême de la masse collective, aveuglée, juge et parti à la fois. L'un à payer aux yeux de la loi et souffrira toute sa vie de l'acte commis, alors que la majorité distille une agressivité et une violence sous-jacente, qui elle ne sera jamais condamnée moralement. Dans les faits, elle est tout autant condamnable et irrationnelle que les faits pour lesquels Jack a été incarcéré. Car le résultat est le même au bout du compte. Cela trahi qu'une majorité de la société est dans le schéma "oeil our oeil, dent pour dent". Une sorte de loi du talion. Un cercle vicieux. Ce qui réconforte c'est la lumière de certains qui ramène vers la lumière. Au moins Jack et Terry peuvent-ils être fiers tous deux du chemin parcourus ensemble. Mais peut-on vraiment se réinsérer si tout le monde ne joue pas le jeu?
En tout cas, le réalisateur en choisissant Andrew Garfield dans le rôle titre a révélé un grand acteur. Son jeu intériorisé et ses regards expressifs épousent parfaitement le personnage. Je n'oublierai pas ses rires, ses larmes et ses maladresses. En face de lui, il y a dans le rôle de Terry, un Peter Mullan solide et humain dans une partition tout en délicatesse.
Ce film est vraiment émouvant, je n'aurais pas cru, en voyant le résumé, que ce serait si touchant. Peut-on avoir une seconde chance ? Le film n'y répond pas vraiment, mais il reste une bonne réflexion sur le sujet. Le personnage principal, tout d'abord, est construit comme une personne qu'on ne peut qu'aimer : il est timide, il essaie de s'adapter socialement et quotidiennement, il est gentil avec tout le monde, et il est même un héros (a sauvé la petite fille). Et à côté de cela, il a quand même commis un crime affreux (qu'il l'ait fait ou pas n'est pas très clair dans le film, il y a un flou total sur son degré d'action quant au crime), ce qui crée un contraste qui ne nous choque qu'à la fin (quand on découvre le crime lui-même). En tout cas, on suit l'histoire avec une grande attention, jusqu'à la descente aux enfers. La fin, dans ce sens, est vraiment bien faite, c'est une fin ouverte, qui ouvre sur beaucoup de questions. Ensuite, l'interprétation de Andrew Garfield est vraiment juste, il apparaît comme innocent, un peu naïf (du fait de son long emprisonnement), et pourtant son personnage contient sa part d'ombre. A. Garfield joue de façon très juste sur les deux tons. Le futur Spiderman a tout d'un grand.
Un film triste qui traite de la difficulté de la réinsertion qui est un sujet intéressant mais je n'ai pas été très captivé par le film. La direction des acteurs n'est pas assez convaincante car j'ai trouvé qu'ils surjouent, comme avec la timidité un peu trop forcée de Jack, et les personnages manquent de nuance dans leur réactions(par exemple tous ceux qui ignoraient le passé de Jak le rejettent sans exception) en étant très orientés pour servir rapidement l'évolution du scénario. Alors que le film aurait pu raconter l'histoire avec des personnages un peu plus complexes. Il manque en cela de crédibilité à l'image de ce qui se passe avec l'éducateur trop obnubilé par la réinsertion sociale de Jack au point de délaisser en quelque sorte son fils qu'il voit ne pas arriver à faire sa vie sans qu'il l'aide(ce qui eu égard à la nature de son métier est un peu trop gros pour être vrai) et là encore on voit clairement que c'est fait un peu trop facilement exprès pour que ça provoque le dénouement tragique.
S'apparentant d'abord à un film d'auteur, ce film bénéficie tout de même d'une certaine dynamique, le permettant ainsi d'être regardé par un très large public sans susciter le moindre ennui. La performance des acteurs, et en particulier celle de A. Garfield, est remarquable !
16 196 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 24 juillet 2010
Deux questions se posent lorsqu'on dècouvre "Boy A"! A-t-on le droit à la rèdemption, au pardon ? Peut-on devenir une âme pure et foncièrement bonne lorsque enfant, on a incarnè le Mal? Inspirè par un fait divers qui avait choquè l'Angleterre, John Crowley signe un drame dur sur la rèinsertion compliquèe d'un jeune criminel! Le film doit beaucoup à son acteur principal, Andrew Garfield qui joue avec une simplicitè et un naturel dèconcertant! Et que dire de Peter Mullan, excellent en assistant social protecteur et paternel! On regrettera que le rèalisateur ne soit pas allè assez en profondeur en n'effleurant les sentiments et les èmotions! Peut-être que les flash back alourdissent un peu le scènario mais ils ont le mèrite de clarifier le parcours psychologique du garçon et les raisons qui l'ont conduit dans l'impasse dans laquelle il se trouve! Reste une oeuvre intelligente, douloureuse, sensible, et un soin remarquable apportè à la photographie...