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manoj94
55 abonnés
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1,0
Publiée le 25 septembre 2009
Un film qu'on veut voir par curiosité, surtout à cause du très clinquant fait divers. On s'attend avant tout à avoir une réponse à la question clé de ce fort tapage médiatique : pourquoi cette fille a inventé une histoire aussi tordue ? Réponse que nous n'aurons jamais dans ce film, hélas... En effet, on assiste à un film absolument ennuyeux (beaucoup de plans totalement inutiles et d'une longueur excessive). L'histoire est brouillonne. Tous les personnages secondaires sont superflus, inutiles et sans intérêt. Et la liste est encore longue... Seule Emilie Dequenne tient la baraque (du moins, elle essaie...) A éviter.
Après Les Témoins, sujet traitant de l'apparition du Sida en France dans les années 80, Téchiné revient sur le devant de la scène avec un fait divers. Le pari était fort risqué. Le fait divers étant une matière qui mène à l'erreur, les risques étant nombreux: le jugement facile, l'infidélité aux faits,... Avec La Jeune fille du RER, Techiné ne fait pas dans le plagiat pur et dur d'un fait divers, il va au delà, il surpasse son sujet de départ et réalise une fresque sociale remarquable en partant d'un seul sujet, la jeune femme du RER, pour aboutir à une universalité totale: la société française des années 2000. Téchiné joue les sociologues invisibles et fait parcourir à sa caméra les chemins d'une société en mal de vivre et de sa jeunesse en proie aux doutes et à la médiocrité. Pourtant séxagénaire , le réalisateur filme merveilleusement bien cette jeunesse France.
beau film ou la caméra toujours aussi sensitive et ciselée de Téchiné tourne autour d'une emilie duquenne parfaite en ado qui s'invente des histoires pour mieux exister... pas de jugement, ni de bons sentiments non plus. Seule la fin est un peu trop rapide par rapport aux nombreux problèmes soulevés.
Resortir tiède de chez Téchné ... j aurais pas cru. J aime pas cela, car il est encore un des rares cinéastes à nous surprendre, à s'engager, à se placer délibérément dans le registre de l'intime. Cette fois la bande annonce faisait deja un peu peur :musique de jeune, filmage et montage téléscopés. La vision du film corrige un peu le tir mais laisse sur sa faim. Car trop d'élipses, trop de personnages secondaires mal survolés (les histoires du couple mathieu demy/ronit elkabetz ... au secours !! On s'en contre fout... la soi disant ancienne relation entre deneuve et blanc bof aussi) Le sujet (quel est il au fait?) est traité de maniere si singulirer, si distanciée que l'on se perd et ne parvient même plus a repérer le mise en scène nerveuse, et quelques trésors comme la scene de seduction virtuelle antre duchauvelle et desuenne, comme le bel ommage de la fin a la nuit du chasseur. Quelques pépites semées par ci par la au milieu d'un trop plein de tout qui cadre mal avec la pudeur du regard de Téchine. Grosse déception.
Une rame de RER filant derrière une roller-skateuse à la démarche chaloupée, deux lignes (de vie) se croisent dès les premiers plans du film. L'une plus sinueuse que l'autre, c'est celle de Jeanne (Emilie Dequenne, totalement opaque, lumineuse et géniale !) jeune femme un peu désoeuvrée,en quête de tout, d'un job, d'un mec, d'elle même, sans doute... et puis il y a le monde autour, celui du RER, qui file droit vers un but inexorable, celui de sa mère (Deneuve émouvante) dont le destin semble tracé et inébranlable... Il y a deux temps dans le cinéma de Téchiné, celui des 20 premières années, magnifique dans son manièrisme lyrique et sa force d'émotion. et puis, celui des dernières années (depuis Les roseaux sauvages) semblant rechercher davantage l'épure et touchant ainsi plus souvent à une grâce inouie.
La fille du RER appartient sans conteste à cette deuxième façon et pousse même cette fois l'épure jusqu'au mystère: le film se joue en deux temps intitulés "Les circonstances" et "les conséquences" mais jamais Techiné ne tente de "psychologiser" les raisons de l'invraisemblable mensonge. La première partie est absolument magique et l'on y retrouve le génie de l'auteur des Témoins ou des Voleurs. La deuxième n'en est pas moins réussie mais certains personnages me paraissent totalement inutiles dans leur volonté justement à expliquer, condamner ou politiser les faits. Matthieu Demy et Ronit Elkabetz sont parfaits mais leurs personnages font tache dans ce beau mystère tissé dans la première partie. C'est mon seul bémol sur le film. Heureusement Techiné parvient à réintroduire de la grâce en écartant de nouveau le film de toute analyse théorique avec le personnage de Nathan (Jeremy Quaegebeur, charismatique et nonchalant) adolescent mature qui replongera le film dans le mystère de l'âme humaine, du simple mensonge à la mythomanie, Le film revenant alors à la lumineuse opacité d'Emilie Dequenne et s'achevant comme il avait commencé: en beauté !
Quelques années après "Le grand Meaulnes", "La fille du RER" marque les retrouvailles de Nicolas Duvauchelle avec Emilie Dequenne qui nous montre ici ses jolis petits seins. Même s'il ne s'agit pas là d'un classique de la littérature française, c'est en quelque sorte aussi d'une adaptation dont il est question avec cette histoire, non d'un roman pour le coup, mais d'un fait divers qui défraya (forcément) la chronique. Le réalisateur fait le choix de découper son film en deux parties. La première, de facture assez classique, est plutôt engageante. Dans la deuxième, plus personnelle et qui me plaît moins, donc, André Téchiné retombe dans ses travers en étant un peu trop didactique et donneur de leçons. Cela m'a rappelé "Les témoins" du même Téchiné avec déjà Michel Blanc d'ailleurs qui joue finalement le même rôle, à savoir celui du transmetteur du message du metteur en scène. Qui est en l'occurrence la condamnation un peu caricaturale de l'emballement médiatique de cette affaire qui est forcément la conséquence du discours sécuritaire de la méchante Droite que l'on a en France. Bouh !
J'ai tant de choses à dire...mais par où commencer ? Vu il y a un mois, j'avais été bouleversée par la puissance de ce film. Un mois après, j'atteste : l'impression est durable. Sans tomber dans une fresque ultra-psychologique, dans un film démonstratif, ou dans le simple fait divers, Téchiné nous offre un film parfaitement maîtrisé qui mène à une réflexion bien plus dense que son propre sujet : quelle est la limite en réalité et fiction ? Jusqu'où va le contrôle du franchissement de la limite ? Jusqu'à quelle point la réalité nous appartient-elle? Evidemment, la forme cinématographique se prête plutôt bien ... A la fin du film, on ne sait plus. On n'y était ? Ou bien cette quasi-perfection formelle n'était qu'un rêve, un voyage fantasmé en RER? Les plans, le traitement des personnages sont époustouflants. Mention spéciale pour Mathieu Demy qui permet d'inclure des moments de légèreté dans ce quasi-thriller. Si, selon Chéreau, "ceux qui m'aiment prendront le train", prenons tous le RER pour ne plus jamais sortir de ce film, littéralement hallucinant.
En vétéran qu'il est ,Techiné connait son métier ,ça reste indiscutable et sa renommé lui permet de s'entourer d'excellents comédiens ,ce qui est encore ici une fois le cas mais le souci majeur de sa dernière œuvre provient d'un scénario "bricolé" autour d'une trop mince intrigue ultra médiatisé dont tout le monde connait l'issu.Réalisation ,dialogues ,décors ,BO....font dans le très classique mais l'histoire d'amour comme celle de l'avocat et de ses proches sonnent beaucoup trop artificiel et ne sont la que pour donner de l'épaisseur au drame de départ bien maigrelet.Heureusement le charme et le naturel des comédiens permettent de suivre sans trop d'ennui le quotidien de cette jeune fille incarné par une lumineuse Emilie Dequenne qui porte une grande part du film sur ses frêles épaules ,le reste de la distribution naviguant entre un jeu juste (Duvauchelle) correct (Blanc et Deneuve) et peu credible (Elkabetz) voir meme pas du tout (Demy).
Je n’arrive pas à comprendre où André Téchiné a voulu en venir avec ce film. Pendant plus de la moitié, on suit Jeanne une fille paumée qui va rencontrer un garçon peut fréquentable et qui ne sortira pas un dème de cette histoire ce qui par la suite sera censé justifier son mensonge sur son agression dans le R.E.R. Quant à Catherine Deneuve, elle n’est pas crédible deux secondes dans son rôle d’assistante maternelle. Bref, un film sans grand intérêt qui se perd dans des histoires secondaires. Je met une étoile pour la prestation d’Emilie Dequenne qui porte ce film à bout de bras.
Un film prétexte. Le prétexte : le mensonge. Mensonge qui donne lieu à ce film alors que celui-ci n’est traité que 3 secondes. En fait, on suit l’existence de Jeanne avant et après. On découvre que la demoiselle à des prédispositions à la mythomanie mais jusque là rien de grave. Et puis arrive ce jour, où pour qu’on s’intéresse à elle, elle se souvient de faits divers antisémites et se dit « bah tiens si j’inventais un truc dans le genre ». Grâce à cela, on se rend quand même compte du pouvoir des médias, qui s’en prendre la peine de vérifier, font circuler l’information, pour peu que cette info soit sensible et c’est le jackpot, la consternation générale. J’ai un peu de mal avec le fait qu’un acte pareil sur des sujets aussi sensible en France soit adapté au cinéma. Créditerions-nous le mensonge ?
Ce film,tiré d'un fait réel aurait pu tiré son épingle du jeu, mais on aboutit à des péripéthies longues et ennuyeuses.Pendant la 1er heure du film,le réalisateur ne traite pas l'action principale de ce film, mais une action antérieur. On s'ennuie et on sort de la salle avec un sentiment contradictoire. Dommage
Film interessant librement inspiré d'un fait divers très médiatisé. La découpe en 2 parties "les circonstances" et "les conséquences" est assez bien vue. On se rend bien compte que cette histoire a été montée en épingle par le monde politique ainsi que par les médias et que la jeune fille s'est vite enfermée dans ses mensonges. L'histoire parallèle du couple Elkabetz/Demy n'apporte rien au déroulement du film et aurait très bien pu être supprimée au bénéfice de celle du couple Dequenne/Duvauchelle.