Agora
Note moyenne
3,6
3745 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

609 critiques spectateurs

5
131 critiques
4
218 critiques
3
128 critiques
2
74 critiques
1
34 critiques
0
24 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Thibault L
Thibault L

148 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2010
Je connais vaguement cette période mais le film m'a rappelé une période de l'histoire qui était déterminante pour la science. L'actrice est remarquable y compris les décors qui sont époustouflants. La durée est longue mais c'est un régal car plus y'en a mieux c'est... Tous les points sont abordés clairement.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2013
Passé quasiment inaperçu lors de sa sortie, Agora reste cependant à ce jour le meilleur film d'Alejandro Amenábar, le plus abouti en tout cas. En collant au plus près au personnage de cette philosophe grecque, Amenabar permet au film d'alimenter son propos : la place de la religion et de la politique, sujette à toutes les luttes d'influence vaut-elle la place de la raison et de la réflexion. La liberté ne se trouve-t-elle pas dans l’intelligence et le raisonnement ? A en croire Alejandro Amenábar, cela ne fait aucun doute. Certes, le réalisateur ne fait pas preuve d'une grande audace cinématographique, mais s'appuie sur un scénario en tout point magistral, des effets spéciaux assez réussis et une brochette d'acteurs convaincus par cette histoire si riche en enseignements. Un film magnifique.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2016
Film particulier que cet Agora, qui tire à mes yeux paradoxalement son défaut principal de la marque de fabrique singulière qui lui donne un certain intérêt : une prise de recul étonnante avec son matériau. Jamais manichéiste, puisque tout le monde tape indifféremment sur tout ce qui n'est pas soi dans les limites requises par le pragmatisme, Agora se borne à dérouler une vision contrite de l'histoire d'une philosophe qui se heurte au fanatisme des foules et à la marche forcée de l'Histoire. La distanciation opérée par cette image aux couleurs froides, cette mise en scène discrète (qui sert parfois plus de tampon que de procédé d'emphase) et l'absence d'une figure héroïque nette évite au propos de devenir lourd. Cette figure, beaucoup la verront dans Hypatie, mais c'est justement en refusant de faire de son personnage principal une martyre qu'Agora se sort de l'ornière qui s'offrait à lui. Hypatie est une victime, certes, mais ne s'en plaint que peu, aussi vrai qu'elle ne lutte pas pour des raisons sociales ou doctrinales mais reste plutôt à l'écart, dans une bulle anachronique grignotée petit à petit par la montée en puissance du christianisme. Sans jamais brandir l'étendard du "bien" ou de la "vérité" et de pleurer lourdement ce qu'ils sont bafoués, Agora donne plutôt l'impression d'écrire une sorte de complainte inaudible destinée à tous ceux qui sont restés en marge, balayés aveuglément par le mouvement de l'Histoire. Voir les regrets émis par le récit passer de faits précis non seulement au fanatisme (ce qui l'aurait limité à un lieu commun agaçant) mais à quelque chose de plus vaste lui donne une saveur particulière, en décalage avec la conviction qu'on met d'ordinaire à lire l'Histoire autant qu'à l'écrire. Parfois, cette volonté de transcender les limites ordinaires de la relecture historique dans une forme de conscience plus étoffée n'évite pas d'énormes maladresses, comme la multitude de plans en plongée surplombant une Alexandrie devenue fourmilière humaine, le numérique enlevant de lui-même aux corps en déplacement leur humanité dans une symbolique qui manque de finesse. Mais quand même, cette marque de fabrique se justifie, et demandait à être creusée. Le problème qu'elle me pose, c'est la distance qu'elle nécessite : pour ne jamais prendre l'allure d'un pamphlet, Agora se maintient dans une retenue qui évite globalement la grandiloquence. Cela enlève aux personnages toute dimension tragique, et les replace à échelle humaine. Pourquoi pas, après tout, si on désire de ce récit qu'il touche par sa singularité, comme cela parait également être le cas ? Parce que en l'état, cette retenue ramène les personnages à trop de réalisme, non pas à un réalisme absolu (qui serait celui d'atteindre la réalité telle que les gens la vivaient à l'époque) mais un réalisme de façade qui perçoit la vie de l'époque à l'aune de celle que nous vivons aujourd'hui. Les personnages paraissent alors aimer, sentir, et vivre comme nous, les costumes et le contexte en plus. Hors, cela ma procure la même sensation de gêne que celle que je ressens devant tout film historique qui ne s'assume pas comme une vision forte, artistique, qui utilise l'Histoire comme un moyen d'apporter un éclairage sur le présent, puisqu'on ne peut réellement la prendre comme fin, détachée à jamais qu'elle est de nous par des siècles de modifications culturelles et humaines dont nous saisissons sans doute mal l'ampleur. Je veux dire par là qu'on peut mentir sur l'Histoire sans le faire, à condition d'en avoir conscience et de l'admettre sans broncher. Je n'ai pas le sentiment qu'Agora sait le faire pleinement, et cela le condamne à un anachronisme qui tue dans l’œuf son ébauche de propos. Oscar Isaac est tout de même très bon, comme toujours.
Cinephilegirl
Cinephilegirl

136 abonnés 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2010
Vu en VOST, je m'attendais à mieux au vu de la bande-annonce. Les comédiens sont certes excellents, Rachez Weisz dans le rôle d'une femme forte en avance sur son temps, mais également Max Minghella qui nous offre une composition remarquable, mais l'intrigue est à certains égards ennuyeuse et je me suis surprise à ne rien comprendre lorsque la jeune femme s'attaquait aux problèmes de la Terre et du Soleil, qui régissent l'univers. Les questions religieuses sont abordées bien plus aisément et montrent toute la barbarie et l'erreur de ces guerres qui faisaient rage à l'époque. La reconstitution d'époque est parfaite (du moins, pour ce que j'en sais) et la fin a même réussi à me tirer une larme.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 novembre 2012
La terre est ronde. Et non plate. Elle tourne sur elle-même tout en tournant aussi autour du soleil. Un axe se confondant avec un autre, héritage en mouvement d'une perfection certaine : le cercle. Les courbes et non les droites, le souple et non le solide. Cet affrontement né d'Hier n'est pas un écho, mais bien une actualité. Les peuples n'ont pas changé, ils ont seulement à se faire mal de façon un peu plus sûre et plus efficace. Qu'en sera t'il Demain ? Que restera-t-il de tout cela ? De nous ? Possiblement du sang, de la poussière et des larmes. Et aussi, peut-être bien tout autre chose. Tout autre chose.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 décembre 2023
Au 4ème siècle après JC, la cité d'Alexandrie sous domination romaine se déchire sous l'effet de l'intolérance religieuse et des communautarismes. Finie la cohabitation entre païens, juifs et chrétiens: ces derniers, au fil des années et d'affrontements meurtriers, bataillent pour installer définitivement leur hégémonie.
Cette guerre de religions circonscrite à Alexandrie dans de jolis décors numériques ou en carton-pâte donne lieu à un péplum assez évident sur le sectarisme et le fanatisme. A l'écart des débats, mais pas sûre d'y échapper, la jolie philosophe et astronome Hypatie poursuit ses travaux; elle incarne contre les obscurantismes de tous bords la science en marche, modeste et rigoureuse.
Le film de Alejandro Amenabar n'est pas intéressant. Sa dramaturgie et sa théatralité, sinon son emphase, reposent sur une thématique, des idées ou des symboles plutôt communs et n'offrent pas de perspectives ou points de vue riches sur un plan dramatique. Les personnages, et par ricochet les comédiens, sont désespérément lisses. C'est du cinéma américain "grand public", fade et impersonnel, sans singularité ni subtilité.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 février 2012
Agora retrace sur fond de fanatisme religieux une grande partie de la vie d'Hypathie d'Alexandrie, philosophe et mathématicienne grecque. Les talents de réalisateur d'Amenabar sont indéniables mais ce n'est pas ce qui nous frappe ici. Entre ces conflits religieux que l'on ne peut s'empêcher de transposer à notre époque et cette histoire de triangle amoureux entre Hypathie, son élève Oreste et son esclave Davus, le film vaut surtout par son personnage central, parfois délaissé par le récit mais très bien interprété par Rachel Weisz. Une interprétation et un sujet qui donnent envie de s'intéresser à cette femme tout en nous permettant de passer un agréable moment de cinéma. On pardonnera une certaine liberté historique prise par Amenabar et Gil car certaines zones d'ombres planent sur cette femme et sans cela, malgré quelques très beaux plans et les recherches astronomiques passionnantes de notre héroïne au milieu de ses tensions politiques et religieuses, le film donne un peu l'impression de s'étirer en longueur. Loin d'être une leçon de cinéma maitrisée, Agora reste une tentative intéressante qui permet de changer du péplum habituel, bien souvent limité par les histoires de pouvoir et de maîtres/esclaves caractéristiques des plus grands films de ce genre.
jmulans
jmulans

68 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2010
Alejandro Amenabar nous emmène en Égypte dans des temps fort fort lointain dans Agora, son dernier film.


Hypatie (Rachel Weisz) est une philosophe agnostique spécialisée dans l'astronomie, elle est également professeur. Elle se refuse d'être l'épouse d'un homme, préférant se consacrer à ses études. A Alexandrie, où les païens étaient solidement installés, sont admis depuis peu les chrétiens, avec l'autorisation de l'empereur Romain. Il en faut peu pour qu'éclatent une bataille entre les 2 peuples. Oreste (Oscar Isaac), un élève païen d'Hypatie, prend part au combat. De l'autre côté, Davus (Max Minghella), esclave d'Hypatie, s'est convertit au christianisme sous l'influence d'Ammonius (Ashraf Barhom).

Les guerres de religions prises à leurs origines. Voilà ce que nous propose Amenabar. Il nous montre la bêtise de l'Homme, capable de tuer n'importe qui pour une différence de croyance. Nous voyons les personnes qui, pour le pouvoir, se sont proclamés porteur de la parole de Dieu, et ainsi commis les pires crimes de l'Humanité. Ils ont détournés ce qui était au départ de bonnes paroles ("Aimez-vous les uns les autres", tout ça...) pour ordonner de tuer tout ceux qui refusaient de se soumettre, et au passage asservir la femme. Nous payons encore aujourd'hui les idées immondes de ces grand champions de la tolérance. Voilà tout ce que nous montre Amenabar : les dérives de l'intolérance et du fanatisme. Des sujets toujours brûlants près de 1600 ans après.


Esthétiquement, nous avons droit à des décors somptueux d'une Alexandrie au sommet de sa splendeur, ainsi que de vertigineux effet de zoom de la Terre dans l'espace jusqu'au détail des rues de la cité. En dehors de ça, l'action est plutôt répétitive. Des gens se battent, d'autres fuient, et caetera... Les hommes autour d'Hypatie (Davus, Oreste), soit disant ses prétendants, se font discrets vis-à-vis d'elle. On note plutôt du respect de leur part envers elle, que de l'amour.

Rachel Weisz joue Hypatie de toute sa classe, et nous offre un personnage droit et hautement respectable. la prestation de Ashraf Barhom dans le rôle d'Ammonius est à noter, il s'est totalement imprégné du personnage de fanatique qu'il interprète; il réussit à se rendre vraiment détestable.


Agora traite de sujet durs et d'actualité, et est porté par une bonne distribution. Malgré tout on peut parfois s'ennuyer, le film traîne un peu en longueur. Les passages ou Hypatie étudie l'astronomie, par exemple, sont intéressants mais arrivent un peu comme des cheveux sur la soupe. Ils n'ont pas grand rapport avec le reste. Mais l'ambiance est bien là, l'univers est crédible et on se laisse emmener. On ne sort pas de ce film joyeux. On en ressort choqué ou indigné par tant de bêtise. On demande à un film de nous faire ressentir des choses, c'est fait.

Ci-dessous une très belle bande-annonce sans paroles mais qui dit ce qu'elle a à dire. Un mot sur l'affiche, je préfère nettement celle que j'ai postée, plutôt que l'officielle assez moche.

Je finirais sur des paroles pleines de sens : "Les sirènes du port d'Alexandrie chantent encore la même mélodie..."
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 avril 2018
Ce très bon péplum nous fait part d'une histoire méconnue, celle d'une femme qui a inspiré bon nombre de scientifiques et de philosophes...
darkfish
darkfish

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2012
J'aime :
* la splendide Rachel Weisz qui incarne magnifiquement la femme moderne, libre, intelligente et touchante
* la 1ère partie du film
* les excellents plans et cadrages
* les non-dits qui disent tout

J'aime pas :
* le brouhaha et le manque d'envergure de la 2ème partie
* la bêtise humaine
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2018
Nous sommes 4 siècles après Jésus Christ à Alexandrie ou une femme donne des cours d'astronomie à l'université. Encore du grand Amenabar avec la sublime Rachel Weisz. C'est une période cruciale ou les romains règnent encore mais une fracture nait entre les les maitres et les esclaves, les romains et les chrétiens, le monde ancien défenseur de certains enseignements et un monde nouveau. La réalisation comme toujours est magnifique, mais avec des moyens apparemment considérables, si l'on en juge aux reconstitutions historiques. C'est le film d'un humaniste lucide, pas édifiant ou donneur de leçon, qui parviendra à intéresser tous types de publics.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Dans "Agora", Amenabar a l'ambition de traiter trois intrigues différentes autour du destin relativement méconnu d'Hypatie, philosophe d'Alexandrie éprise d'astronomie et de liberté qui aurait eu, des siècles avant Kepler, l'intuition du mouvement des planètes autour du Soleil. La première intrigue suit avec érudition les recherches d'Hypathie et les débats entre les thèses astronomiques d'Aristarque et de Ptolémée. La deuxième, sans doute la plus poussée, montre les premiers chrétiens sous un jour original et intéressant. Habituellement présentés comme des martyrs, ils sont ici des fanatiques violents et intolérants, utilisant la force et l'éloquence pour assouvir leur soif de pouvoir. La troisième est le triangle amoureux formé par Hypathie, Oreste - un de ses brillants élèves, et Davus - son esclave. Chaque intrigue représente un excellent sujet et le film fourmille d'idées relatives à toutes les disciplines : politique, religion, science, philosophie, amour... Malheureusement, le réalisateur semble superposer les scènes sans s'inquiéter du lien entre elles et ne fait qu'effleurer chaque histoire (notamment l'histoire d'amour, bâclée) ; "Agora" manque donc assez vite d'un indispensable souffle romanesque. Enfin, malgré une jolie reconstitution d'Alexandrie et la belle performance de Rachel Weisz, le film souffre d'une réalisation assez quelconque (à laquelle Amenabar ne nous avait pas habitués) et d'une bande-son aussi pénible qu'omniprésente. Un film ambitieux mais malhabile...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 juillet 2010
Bonne période, bonne réflexion, bonne suggestion. Un bon film qui manque cependant du petit quelque chose qui en fait les grands.
tony_pam
tony_pam

46 abonnés 553 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2010
Un film compliqué mais très intelligentE qui bénéficie du talent de Rachel Weisz et du trop sérieux Alejandro Amenabar qui, à force de vouloir maîtriser chacun de ses plans, aseptise quelque peu son oeuvre.
kenone
kenone

41 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2010
Le film parle de la difficulté à faire coexister pacifiquement plusieurs communauté animées par des fois différentes (concept aujourd'hui nommé laïcité) dont une fanatique à visé hégémonique - A l'époque la secte chrétienne montante – déjà bien avancé puisque l'empereur romain est converti - Le film décris la prise de pouvoir et laisse pressentir les 1500 ans d'obscurantisme qui suivront cette prise de pouvoir contre la philosophie, la science et l'analyse.
Le film nous interroge sur ce vivre ensemble aujourd'hui sur les petits recul, les lâchetés qui conforte le fanatisme religieux et son corolaire obscurantiste. On pense d'abord à l'islam radical et au terrorisme mais les fidèles catholiques assassinent des homo en Amérique du sud – les protestants obtiennent que le créationnisme soit présenté comme aussi vrai que l'évolution.... La liste n'en finirait pas.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse