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Cécile HARISTOY
26 abonnés
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3,0
Publiée le 7 juin 2012
Très académique dans son traitement, plutôt long (2 h 06), ample, dense, ce péplum peut rebuter le spectateur à la recherche d'un divertissement sans prise de tête et pas trop didactique. De fait, on ne peut s'empêcher, en le regardant, de penser qu'il conviendrait parfaitement comme support vidéo à un cours d'histoire sur la Grèce antique pour collégiens ou lycéens. Ca donne envie... ou pas... La première heure, surtout, frappe par son sérieux et l'austérité de ses dialogues scientifico-philosophiques. Il convient cependant de persévérer car si l'on ne décroche pas en cours de route, on a la bonne surprise de rentrer dans l'histoire alors qu'on n'y croyait plus trop et de s'attacher aux personnages, unis jusqu'à la mort par le tumulte de leurs passions et de leurs convictions jusqu'auboutistes, aussi bien amoureuses que religieuses. L'action se passe au IVe siècle après JC. Belle, indépendante d'esprit, agnostique, Hypatie enseigne l'astronomie à l'école platonicienne de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie. Assis sur les bancs sans distinction entre chrétiens, juifs et musulmans, ses élèves sont exclusivement masculins, de jeunes adultes dans la force de l'âge. Tous suivent avec ferveur les cours de cette femme charismatique, en avance sur son temps, dont la curiosité, la liberté de pensée et la tolérance se seraient parfaitement inscrites dans la science éclairée de l'esprit des Lumières. Pour son malheur, elle est née 14 siècles trop tôt... Entièrement vouée à comprendre la place de la Terre dans l'Univers et à apporter la preuve de la théorie héliocentrique, encore considérée par les autorités religieuses de l'époque comme hérétique, Hypatie se perd dans l'observation du ciel et de savants mobiles reproduisant l'organisation cosmologique, elle étudie sans relâche les rouleaux de parchemins qui compilent les connaissances astronomiques, l'intelligence toujours en éveil, sans préoccupation de plaire et de paraître. Et pendant ce temps, l'intégrisme monte... Ambitieux dans sa réalisation, avec un évident parti pris d'esthétisme rigoureux, Alejandro Amenabar a traité son sujet en intégrant l'histoire humaine à l'histoire universelle, comme un grand tout, faisant la passerelle de l'une à l'autre par des vues de nuit étoilée. Alors que là-haut l'Univers poursuit sa course imperturbable, en bas, la Terre, circonscrite à une Alexandrie reconstituée dans des tons beige-écru, est secouée par les troubles religieux. L'affranchissement des esclaves annonce les exactions des chrétiens envers les juifs. Les cartes redistribuées, il faut choisir son camp. C'est la bascule des plus forts en plus faibles et des opprimés en oppresseurs. Parmi la population grouillante d'Alexandrie, "Agora" s'attache au destin de 3 personnages en particulier : Hypatie, mentionnée plus haut, Davus et Oreste (Rachel Weisz, Max Minghella et Oscar Isaac, chacun excellent dans son rôle), tenaillés sans grande marge de manoeuvre entre leur devoir, leur raison et leur coeur. Tous les ingrédients d'un drame... Beau, mais quelque peu ardu.
C'est un très bon péplum. Cela retrace au final une période de l'histoire d'Alexandrie. Le film nous montre au final le gâchis dans l'avancement de l'humanité à cause des fanatiques... mais ce n'était pas le "bon moment" pour que la terre tourne autour du soleil et qui plus est pas avec un rond parfait ! Au delà du côté intellectuel du film, on notera un jeu d'acteur parfait, comme toujours avec Rachel Weisz mais aussi des autres qui ne sont pas en reste. Les décors sont très bien fait et on ne s'ennuie pas un instant ! Verdict : à voir pour tous ceux qui aiment le genre "gladiator du côté des intellectuels"
Chouette ! Un péplum qui n'a pas pour protagoniste principal la force guerrière d'un Russel Crowe, non plus la hargne niaise d'un Sam Worthington, et encore moins les abdos virtuels d'un Gerard Butler. Un péplum, donc, qui a préféré se tourner vers une Rachel Weisz élégante et convaincante dans le rôle d'Hypatie, philosophe, mathématicienne, astronome, et figure forte de l'Histoire. Allons à l'essentiel, ce film est grand et porte très mal l'étiquette que lui promettait un budget de 73 millions de dollars et l'image lourde d'un blockbuster. En plus de ça, il parait que ce film a su rester fidèle à la réalité historique des faits relatés. Mais bon ça je sais pas j'étais pas né.
J'aime : * la splendide Rachel Weisz qui incarne magnifiquement la femme moderne, libre, intelligente et touchante * la 1ère partie du film * les excellents plans et cadrages * les non-dits qui disent tout
J'aime pas : * le brouhaha et le manque d'envergure de la 2ème partie * la bêtise humaine
Déçue ! L'idée de départ n'est pas mal mais mal exploitée, les questionnements et réflexions de la philosophes ne sont pas suffisamment bien ficelés. Quelques imperfections qui font que j'ai aimé que très moyennement ce film. C'est décevant de la part d'Alménabar
Alejandro Amenabar livre ici un vrai bon film qui mérite sa place dans ma DVD-Thèques. Il mélange avec beaucoup de justesse, le film a grand spectacle, avec une autre partie plus basé sur la réflexion sur l'homme et sur la religion. Le scénario met en avant une vrai critique de la religion et des folies que cela provoque, la croyance en un ordre supérieur très surfait selon moi, et qui poussent les hommes a s’entre tué pour rien, de plus ces guerres sont dévastatrice pour la connaissance. L'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie que l'on voit dans le film, est une catastrophe pour la perte de ses archives. Rachel Weisz joue son personnage avec une grande classe et apporte beaucoup de sensibilité au film. Les décors magnifiquement reconstitué, m'ont donné l’impression de me baladé pendant 2h en plein milieu d'Alexandrie. L'histoire est passionnante et la réalisation brillante tout est excellent dans ce film. Agora est une œuvre que je juge injustement sous-estimée et qui mérite d'être reconsidérée, tant sa qualité est grande.
Le sujet est ambitieux, le message de fond est loin de manquer d'actualité, la mise en scène surprend par son ampleur et Rachel Weisz prouve encore une fois qu'elle est une des actrices les plus talentueuses et originales de sa génération. Et le résultat est inégal. Amenábar est ambitieux, c'est super, Amenábar fait montre parfois de prétention, ça c'est moins super. Les plans aériens ne servent à rien, les plans de la planète Terre non plus, les premiers donnent l'impression d'être là pour faire hollywoodien, les seconds pour au contraire faire plus intellectuel. De plus certaines séquences sont beaucoup trop bavardes et l'ensemble manque de point de vue. Par exemple, se concentrer un peu plus sur celui d'Hypatie aurait rendu le film plus passionnant. Reste que certaines scènes sont très puissantes, surtout dans le dernier quart du film, et réussissent à faire un peu pardonner les défauts de cette oeuvre au final intéressante ne serait-ce donc que par son ambition.
C'est un excellent film historique qui nous permet de voir comme rarement une partie de notre histoire et un coté sombre de la religion. Rien à redire sur le décors, le jeu des acteurs, ... mais c'est un peu long.
Agora retrace sur fond de fanatisme religieux une grande partie de la vie d'Hypathie d'Alexandrie, philosophe et mathématicienne grecque. Les talents de réalisateur d'Amenabar sont indéniables mais ce n'est pas ce qui nous frappe ici. Entre ces conflits religieux que l'on ne peut s'empêcher de transposer à notre époque et cette histoire de triangle amoureux entre Hypathie, son élève Oreste et son esclave Davus, le film vaut surtout par son personnage central, parfois délaissé par le récit mais très bien interprété par Rachel Weisz. Une interprétation et un sujet qui donnent envie de s'intéresser à cette femme tout en nous permettant de passer un agréable moment de cinéma. On pardonnera une certaine liberté historique prise par Amenabar et Gil car certaines zones d'ombres planent sur cette femme et sans cela, malgré quelques très beaux plans et les recherches astronomiques passionnantes de notre héroïne au milieu de ses tensions politiques et religieuses, le film donne un peu l'impression de s'étirer en longueur. Loin d'être une leçon de cinéma maitrisée, Agora reste une tentative intéressante qui permet de changer du péplum habituel, bien souvent limité par les histoires de pouvoir et de maîtres/esclaves caractéristiques des plus grands films de ce genre.
Je pensais voir un film sur la vie d'une philosophe/mathématicienne qui cherche les lois de l'Univers sur fond de guerre religieuse. J'ai plutôt vu un film sur les guerres religieuses sur fond de découverte scientifique ! La chrétienté ne sort pas grandie de ce film très sombre. J'ai encore du mal a comprendre le personnage de Davus et ses motivations. Donc finalement film moyen.
Alors, pour quoi noter une étoile à ce film? peut-être pour la réalisation? Et encore, ce péplum abuse de l'infographie, pour le climat du film mais on regrettera tout de même avoir visité Alexandrie de cette façon et on préfèrera largement visiter le Rome de John Milius !
Quelle bonne surprise que ce film! Entre le péplum traditionnel et un film beaucoup plus profond plus intellectuel qui traite d'une question qui est aujourd'hui toute aussi sensible, à savoir la religion. Jetez un oeil à ce manifeste de la tolérance vous en aurez pour votre temps! A noter la belle B.O.!