Péplum sur les ouvriers/esclaves égyptiens, sur un des nombreux médecins royaux, voilà désormais le premier et à mon avis le seul,
sur la philosophie, sciences et mélange de religions dans une Alexandrie post-Christ. Autant dire que la version Egyptienne de Jérusalem, ça envoyait déjà « du lourd » niveau cohabitation impossible 2000 ans plus tôt. Une affiche monumentale pour un récit d’auteurs mais un blockbuster en soit vu l’impact visuel démonstratif tout le long. Une réinvention architecturale urbaine également puisqu’en montrant l’édifice à l’extérieur de la cité, on remet d’une certaine manière certains éléments connus (ou pas). Pareil pour les nombreux plans aériens vu de l’espace nous rappelant profondément notre taille microbienne dans cette immensité spatiale qui nous dépasse. C’est là aussi le fon de moral et toute la genèse du récit, cette guerre religieuse, guerre d’idées, guerre de pensées, l’humanité retranchée dans ce qu’elle pensait être et reste bloquée sur ce fait sans vouloir s’ouvrir. La religion les à condamner dès lors. Autre élément incohérent mais qui force la faiblesse finale et soumission Romaine, avoir tolérée le christianisme alors que c’est aux-même qui ont condamné son créateur, faisant de lui un martyr éternel. Notre philosophe Rechel Weiz (« La Momie »…) offre une prestation convaincante, pleine de sensibilité et de fascination au milieu de ce désordre tumultueux masculin. Oscar Isaac (« Star Wars 7 à 9 », « Dune », « Frankenstein »…) reste divisé entre servir son Empire et sa désormais conviction religieuse, adieux Mercure, Venus ou Jupiter mais vive le Christ. Un changement radical de cap conduisant tout un Empire à sa perte et surtout, un abandon aux décisions de maintient d’ordre. Ashraf Barhom par contre, son jeu impeccable se divise tout autant par le simple fait d’être prêtre chrétien par instant, limite extrémiste sur l’autre. Ses discours à l’arrivée bon et loyaux se seront rapidement changer en paroles de haine vis-à-vis des femmes, des Païens (Romains) et de toutes les connaissances d’Alexandrie. Sa folie « meurtrière » de fin le confirme plus que tout. Enfin le siège final de la cité et sa bibliothèque ne peuvent assurément que confirmer la haine des chrétiens pour les dieux antiques
, vouloir les anéantir (c’est raté), vouloir détruire les trésors passés (en partir rater), tellement de morale basse sur ce qu’était la cité d’Egypte avant de devenir le théâtre d’une désolation religieuse totalitaire. Comme toujours, l’homme se condamne de ses divinités.