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Un visiteur
3,0
Publiée le 2 novembre 2012
Derrière les paillettes de la Mafia, il y a cette autre mafia. Plus crue, plus vraie, moins télégenique mais tout bonnement hallucinante. Dommage que le film manque tant de rythme.
Parfaitement construit, le récit est fluide et on est glacé par les différentes facettes de la mafia napolitaine et leurs implications sur le quotidien des gens. 5 histoires en une donc, et malgré tout, les personnages sont fouillés et la dramaturgie de leur situation est superbement mise en scène : coup de chapeau à Garrone. Enfin, les acteurs sont parfaits.
Je me suis ennuyé, OK la pègre ce n'est pas Le parrain, mais démythifier à ce point leur monde les rend détestables,on pouvait les apprécier il fut un temps. Là désormais, la mafia c'est de la racaille comme une autre, ça va dans tosu les sens et c'est n'importe quoi... C'est très mal filmé, on suit diverses histoires sans s'attacher à une et ça pèse parce qu'on se désintéresse assez vite des personnages et donc, du film. Je m'attendais à de l'ultra violence, non, aucune psychologie. Un tas de crétins qui écoute de la musique de foire à qui on a fourni des armes. Mais comment les flics n'arrivent pas à bout de ce tas d'immondice ? D'ailleurs ils sont absolument absent du film, la mafia fait donc ce qu'elle veut là-bas ? Ce film est creux, il n'a qu'une valeur documentaire et je n'étais pas allé au ciné pour voir un docu... En tout cas, mon impression première est confirmée, passé le sud de Rome, l'Italie c'est l'âge de pierre...
ce film réaliste est plus vraie que nature. Choquant, il aborde la mafia italienne avec une approche quasi documentaire et en fait un vrai brulôt. Gomorra a un tel impact que son réalisateur est aujourd'hui contraint de vivre caché et exilé.
Si vous souhaitez décompresser des tensions de la semaine devant une bonne toile, mieux vaut choisir un autre programme. Pas distrayante pour un sou, mais instructive et flippante cette plongée de deux heures en apnée au cœur de la Camorra, à mille lieux de l’image lissée et propre sur soi, véhiculée par la presque respectable famille New Yorkaise de Don Vito Corleone. Cette vision mafieuse d’une Italie méconnue, pauvre, populeuse et corrompue est brute de décoffrage, oppressante, parfois confuse…Quand il n’y a pas de gentils à l’écran, il faut un certain temps pour comprendre si les méchants appartiennent au clan A ou au clan B. Au fil des fusillades, les choses se clarifient, mais à quel prix…Un peu long toutefois.
"Gomorra" est un nouvel exemple consternant qu'un sujet grave ne fait pas automatiquement un bon film. On comprend l'intention, certes louable : sensibiliser le grand public aux ravages occasionnés par la mafia napolitaine et détruire l'idéal cinématographique du mafioso que représentaient Scarface et les Corleone... Malheureusement, le réalisateur est d'une paresse inouïe et semble oublier que son sujet et son souci de réalisme ne le dispensent pas de faire un bon film. Car enfin, quel peut bien être l'intérêt d'un film de sensibilisation qui ne cherche à aucun moment à intéresser son spectateur ? Laid, déplaisant, mal scénarisé et mal mis en scène, Gomorra est tout simplement un très mauvais film. Il est même profondément affligeant de voir les commentaires dithyrambiques qui entourent ce film et son prix à Cannes... comme si la gravité du sujet était fatale à tout esprit critique. C'est terriblement branché le réalisme de nos jours.
Aux antipodes de ses illustres prédécesseurs "Scorcésien" , "Coppolien", et consort qui filmaient la mafia, ses héros et ses petites mains avec une certaine grandiloquence, « Gomorra » inverse les codes en jouant la carte du réalisme et de l’immersion, directement dans une quartier napolitain gangrené, où le fric tourne beaucoup, mais jamais le luxe. Réalisation complètement maîtrisée, parfois proche du documentaire, « Gomorra » reste une fiction, avec une multiplicité de personnages, auxquels M.Garrone prend le temps de décrire et de faire évoluer. On a parfois du mal à les suivre au début, cela donne une impression de longueur, mais le puzzle qui contient beaucoup de pièces, donne au final une oeuvre dense et poignante. Jamais misérabiliste et complaisant, « Gomorra » avance doucement, salement, densément. Anti-spectaculaire et très efficace, vise le Milieu en plein cible.
Un long métrage troublant, à la fois réussi parce que remarquablement interprété et réalisé avec intensité, mais également limité par son hésitation permanente entre fiction et documentaire.
Hier soir, j'ai vu Gomorra ! Un film qui va bien au-delà des clichés et des attentes. J'ai pu me rendre compte de l'effet tentaculaire de la mafia vers Napoli ! Pour certains, il n'y a que cet échapatoir pour s'en sortir ne serait ce qu'un peu mieux ! Des vie qui se croisent, ceux qui tirent les ficelles, ceux qui se font prendre dans le filet, ceux qui ignorent qu'ils ont un lien avec ce milieu tout en travaillant pour lui et le découvrent un soir à la télévision ... Un film à la limite du documentaire avec les habitants des quartiers concernés, qui sont devenus des acteurs bénévoles le temps du tournage. Nous sommes loins du Parrain et autres super prods et c'est cela qui en fait un film à part, qui nous prend à la gorge et aux tripes. On imagine mieux les réalités de ce pays pourtant si chaleureux et accueillant. Imaginez les italiens qui doivent s'interroger sur les réelles activités de leur voisins de palier, se méfier, avoir peur aussi ... A voir et à méditer !
Ce film a un coté documentaire très efficace, un "strip-tease" très noir, sans aucun espoir visible.
On peut regretter que les institutions(Eglise, pouvoirs publics, patronat..) n'apparaissent pas dans ce film. Peut-être n'apparaissent-ils pas non plus dans le livre éponyme ?
J'étais très intéressé par ce film, une plongée réaliste dans la Camorra, voilà qui est intéressant.
Malheureusement, j'aurai du tiquer en voyant la mention "Palme d'Or au Festival de Cannes" au moment de l'achat.
En effet, on percute immédiatement aux premiers plans du film, on a affaire à une sorte de reportage de Zone Interdite. Ainsi, pas de musique, des dialogues "natures" (carrément idiots en fait, peut-être dû aux doublages français) et une action inexistante. Voilà les trois raisons qui m'ont fait arrêter le visionnage au bout d'une heure.
Peut-être n'ai-je pas compris le message du film, en tout cas j'ai détesté.
Honnête, bien documenté et d'un réalisme bien dans la tradition italienne, ce polar retrouve dans ses meilleures séquences (le drame sur la plage, la virée inconsciente des deux jeunes) le souffle de Francesco Rosi. Mais on pourra aussi juger un brin académique la réalisation de Matteo Garrone. On rêve du résultat grandiose qu'aurait pu donner Sergio Leone ou Coppola de cette histoire.
Gomorrah est un film / documentaire sur la mafia italienne assez percutant. Le film décrit très bien la façon dont la mafia s'installe à toute les échelles (du grand banditisme au petit larcin) et concerne tout le monde (pas un seul être à Naples ne semble être lié d'une quelconque manière à la mafia). La gestion des déchets par la mafia napolitaine est un véritable scandale spoiler: (terrible gestion des déchets et des employés, destruction sans vergogne de l'environnement, travail des mineurs, …) ; ceux qui ne connaissent pas trop les tenants et les aboutissants de cette affaire, hallucineront en voyant ce film. Tout est dit dans ce film (les relations de confiance, la violence, la peur, les intérêts contre la morale) sur la mafia. Les personnages de Marco et de Pisello sont plutôt attachants de par leur côté très spontané et enfantin. On peut reprocher à ce film de plus être un documentaire qu'un film (l'histoire et les relations entre les personnages ont assez peu d'importance et on s'attache d'une manière générale peu à eux). De la même manière, ce n'est pas le meilleur film que j'ai vu sur la mafia et je n'ai pas forcément eu l'impression de découvrir beaucoup de choses sur le syndicat du crime. Mais ça demeure une description très riche des dégâts de la mafia et de son emprise sur nos sociétés.
Ce film m'a impressionné, impressionné dans le sens où j'étais en totale immersion dans le film alors que le cinéaste met volontairement une distance entre son film et le spectateur.
Gomorra apparaît comme un mix entre documentaire, film choral et film sur le crime organisé. Or force est de constater que le mythe du gangster est ici totalement détruit pour laisser place à un film dur et d'un réalisme froid sans jamais tomber dans la surenchère ni dans la dénonciation. Au contraire, Garrone reste dans l'observation de la Camorra. A la manière d'un reporter il y observe les mécanismes, le terrain, les actes sans pour autant délaisser le côté fiction. On y suit les destins croisés de plusieurs personnages n'ayant aucun rapport entre eux si ce n'est d'être embarqué dans la spirale du crime. Les personnages qui m'ont le plus marqué restent les deux potes se prenant pour Tony Montana, c'est l'illustration-même du côté trop glorifiant que la majorité des personnes imaginent de la mafia alors que la réalité est toute autre. Ce film m'a vraiment oppressé, je ne sais pas vous mais moi je craignais le coup de feu à chaque instant, j'étais vraiment plongé dans l'ambiance. La mise en scène de Garrone est intéressante. Celui-ci offre une forme extrêmement épurée et pourtant si belle... La photographie est à tomber et la réalisation est excellente. Les personnages, les décors sont sans artifice aucun poussant le réalisme à l'extrème.
Ce film n'a pas volé son grand prix à Cannes en 2008 tant il fait preuve d'une grande intelligence sur tous les niveaux. Ce côté aride et anti-spectaculaire sert le propos avec brio, la mafia est démystifiée pour mieux nous en dresser le portrait sans concession, ce qui correspond à sa véritable image. Un film coup de poing!