Achille et la tortue
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65 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

31 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2025
Le réalisateur Takeshi Kitano retrouve le sens de la simplicité de ses débuts avec ce portrait dès l’enfance d’un personnage dont le rêve de devenir peintre sera semé d’embuches tout en subissant l’incompréhension du regard des critiques. Fable sur les affres de la créativité dans laquelle le cinéaste questionne le rapport personnel à l’art. Drôle et attachant, il signe un film aux accents burlesques flirtant vers la tragi-comédie.
Dominique D.
Dominique D.

6 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2022
Je me suis régalé ! Un film dépaysant à bien des égards : de la subtilité et finesse au début, il évolue vers la satire, le saugrenu, le loufoque, le délire, pour finir dans l'absurde. Il doit sans doute exprimer l'âme japonaise avec sa tendresse et ses violences. Il y a aussi beaucoup d'humour explosif, jamais vulgaire. Jolie musique et excellents acteurs. En résumé ce film est bien défini par son titre car Machisu court toujours après le génie, sans jamais y parvenir. Qui veut faire l'ange fait la bête, avait déjà écrit Pascal. À voir et à revoir plusieurs fois !
Ykarpathakis157

6 213 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juillet 2021
Le film ne fonctionne pas à un seul niveau il ne peut donc pas être considéré comme un film d'art dans ce cas peinture de différents points de vue ou dimensions. De mauvais acteurs l'humour à la Kitano le style japonais tordu et c'est un mélange de 2 ou 3 films en un. Il change radicalement d'une partie à l'autre (le film n'est pas formellement divisé) et le seul lien semble être l'art lui-même. La première moitié a un développement cohérent une bonne photographie et nous montre le protagoniste comme un écolier puis comme un jeune homme mais le reste est incohérent. Il s'agit d'une personne presque autiste qui ne semble pas affectée par les bonnes ou mauvaises choses qui arrivent dans sa vie. Peut-être la réponse à la raison pour laquelle il continue à échouer dans son travail. Le fait de ne pas s'impliquer émotionnellement d'une manière ou d'une autre dans de tels scènes et de ne pas y prendre part physiquement ou d'en être mentalement affecté fait de lui un artiste qui n'acquiert pas les compétences nécessaires pour les traduire ensuite dans son travail normalement une manière de dire les choses ou les sentiments de ce qu'une personne (un artiste) ne peut pas dire d'une autre manière. Nous voyons une personne qui peut avoir un talent naturel pour la peinture ou basé sur la peinture et qui a développé de bonnes capacités mais ne sait pas comment laisser sortir son propre souffle créatif et en plus c'est un film plus qu'ennuyeux...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 décembre 2018
La douceur amère de ce film nous montre un artiste peintre sans talent, une autre réalisation drama-comique accompagné de mélodie paisible. La première partie sur son enfance est passionnée, le riche écolier tombe précoce sur la dure réalité, trainant ainsi le poids mortifère tout au long de sa vie en continue, un adulte qui manqua de pot. Copie sur copie d'originalité, l’éclaboussure de ses tableaux font sourire par leurs représentations grossièrement humaines, des œuvres personnelles. Tous les moyens utilisés pour arriver à ses fins, une reconnaissance du génie qui n’est pas là et ne le sera jamais, la peinture est sa passion déterminée dans une personnalité morbide. L’usage frôle la violence afin de trouver le déclic artistique à l’image des poètes maudits défoncés.
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2018
Portrait amer d’un homme qui ne vit que pour la peinture. Mais « l’art est une illusion » et il ne saura pas avant la fin que toute sa vie n’aura été qu’une quête vaine de la reconnaissance. L’art est aussi une perdition pourrait-on rajouter.
J’ai beaucoup aimé la première partie: l’enfance où les rêves sont là et la désillusion absente. La dernière qui est si différente car presque « comique » par les recherches diverses traite en vérité de la folie d’un homme prêt à tout.
Il y a cette espoir tout au long du film mais cette fatalité avec les morts qui jalonnent son parcours ou ce professeur déprimé.
Pas mal du tout
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2016
Bonne nouvelle le réalisateur retrouve ici de l'inspiration et rend son récit plus accessible que certaines de ses productions passées. Il réunit le drame et le rire à la manière d'une comédie italienne mais à son rythme si particulier qui peut parfois agacer. Beaucoup d 'idées dans ce film je retiendrai en autre le running gag des conseils de l'expert.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

186 abonnés 2 651 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2016
Une belle réflexion sur l'art et les artistes et surtout sur ce peintre qui tente de rattraper l'art spoiler: sans jamais y parvenir
.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2015
Je n'arrive pas à savoir si Kitano est meilleur en tant que réalisateur ou acteur mais ce qui est certain, c'est qu'il excelle dans les deux disciplines! Le film est teinté de poésie et d'humour.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

76 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2014
Avec ce film, Takeshi Kitano établit un parallèle intéressant entre le paradoxe d'Achille et la tortue et le rapport de l'artiste avec l'oeuvre suprême. Machisu, en tentant d'atteindre la perfection, essaye de transcender sa vie, et ni les critiques du marchand d'art ni les moqueries des autres ne l'arrêteront, pour son plus grand malheur. Pour le notre aussi, cela nous aurait épargné des longueurs inutiles. Car il ne faut pas s'y tromper, malgré son sujet alléchant, ce film est ennuyant. Attention je ne dis pas qu'il est mauvais, mais ces longueurs pèsent à force sur l'intérêt que le spectateur peut porter à l'égard de "Achille et la tortue", si bien qu'il pourra rater quelques moments forts sympathiques sur ses essais artistiques (j'ai failli les rater). A mon humble avis, le réalisateur a voulu trop bien faire et a du perdre quelques (ou plus) personnes en route. Le tout se regarde, mais on sent un potentiel inexploité. Dommage.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2013
Très bonne surprise pour ce film dont je n'attendais pas grand chose, Achille et la tortue est à mes yeux l'un des derniers films les plus réussis de Kitano. Après les expérience un peu ratées que furent Takeshis et Glory to the filmmaker, le réalisateur nippon revenait à une forme plus classique et plus douce.
Kitano renoue ici avec la veine narrative de son cinéma, celle de Kids Return et de Kikujiro, tout en conservant la force visuelle, le plaisir pur de l'image, qui fait tout le prix de son oeuvre. Pour ceux qui aiment Kitano, on sera content de retrouver ce subtil mélange de tons, le film glissant progressivement vers le burlesque le plus décalé, avant de prendre des accents tragiques. Kitano égratigne le milieu artistique et remet en cause le pouvoir salvateur et libérateur de l'art, qui enferme ici le héros dans la folie. Mais au delà, l'omniprésence de la mort donne à cette œuvre une coloration très personnelle, dans la lignée des grandes signatures du réalisateur.
Acidus

880 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2013
Il arrive que le grand Takeshi Kitano décide de s'écarter du film de yakuza pour visiter d'autres ciels cinématographiques ("A scene at the sea", "Dolls,...) comme c'est le cas avec "Achille et la tortue", son quatorzième long métrage. Dans ce film, Kitano met en scène une autre de ses passions: la peinture. On peut d'ailleurs y admirer son travail (trés bon soit dit en passant) puisque le réalisateur nippon est l'auteur de chaque toile présente. Dans "Achille et la tortue", on suit un homme un peu fou qui a dédié sa vie à son art pour le meilleur et pour le pire. Cela créé à la fois des situations cocasses mais aussi tristes avec toujours la goutte de poésie qui caractérise si bien la carrière de Takeshi Kitano. A ne pas manquer !!!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2012
Un pur chef d'oeuvre ! Kitano sait nous montrer l'essence de la Poésie et de l'Art dans ce film où tous les genres se mélangent, où le scénario passe d'un grand burlesque à la terreur que provoque la vie de cet artiste maudit... A voir et à revoir !
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2012
Je l'ai trouvé un peu longuet à démarrer mais dans sa série pseudo autobiographique, Beat Takeshi nous présente ici un artiste peintre complétement décalé, original et à mourir de rire sur la fin. De l'enfance à la vieillesse, il choisit 3 tranches d'âge de ce personnage reclus, antipathique et totalement obsédé par son art qui ne sera jamais reconnu ce qui est bien évidemment tout l'objet du prologue de l'histoire avec ce paradoxe mathématique où Achille ne parviendra jamais à rattraper la tortue. Comment a-t'il pu faire un rapprochement pareil pour écrire son scénario? Ce type bouillonne d'idées et c'est toujours infiniment agréable de le voir sortir un peu des Yakusas avec ce genre de film où il peut montrer davantage son humour et son côté farfelu tout en restant sincère et pertinent sur ses réflexions qui dénotent une sacrée intelligence...
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
Génial! S'il met du temps à démarrer, «Achille et la Tortue» explose soudainement pour notre plus grand bonheur! Kitano s'attarde sur l'histoire d'un artiste peintre, de son enfance précoce à la fin de sa vie tumultueuse. Autour de ce héros absorbé par son art gravitent des tas d'autres personnages qui vont peu à peu le façonner et modifier sa perception de lui-même et de sa peinture. On retrouve comme toujours chez le japonais cet humour décalé qui lui est si particulier, souvent excessif, tantôt naïf tantôt noir et cynique, cette attirance/répulsion pour la mort, son goût pour l'économie de la parole, mais surtout ses magnifiques toiles. Plus qu'un récit semi-autobiographique, «Achille et la Tortue» constitue une profonde réflexion sur l'art et l'artiste, illustrée d'une exquise façon! Si sa maîtrise de l'essence même du cinématographe a été auparavant plus impressionnante, en revanche la diversité de la mise en scène, les nombreuse ruptures de rythme et de ton, la subtilité du propos sont plus que jamais éblouissantes. Avec humour et pertinence, Kitano réfléchit à ce qu'est l'art, à ses aspects matériels et immatériels, à son coût, son prix, aux contradictions de l'art contemporain, etc. tout en s'interrogeant sur ce qu'est un artiste, sur sa responsabilité, sur sa place dans la société, et bien plus encore. Des questions les plus simples aux plus complexes, nombre d'entre elles sont abordées avec une aisance et un naturel déconcertant, la plupart du temps avec une mise en situation réjouissante. C'est aussi la plongée dans l'inconscient d'un homme qui toute sa vie va chercher à s'accomplir, à réaliser ce pourquoi il s'estime « fait », seul contre tous (ou presque), pour le meilleur et pour le pire. Cet homme c'est tout autant nous que Kitano. Et sa réussite est indéniable, il parvient à nous émouvoir par sa sincérité, son regard lucide (désenchanté et enthousiaste à la fois) sur la vie et l'universalité de son approche. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
stillpop
stillpop

95 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2012
L'histoire d'un peintre raté qui va mettre beaucoup de temps à s'en apercevoir !
Si l'on excepte la première demi heure vraiment trop longue dans un style Petite maison de papier dans la prairie avec certes un peu d'humour mais tellement typé auteur !
Heureusement la partie qui va s'intéresser à l'adolescence du peintre devient nettement plus passionnante et finit en délire Kitanesque hilarant. Enfin quant on aime l'humour noir japonais !
Une assez bonne leçon de vie sur les destins artistiques et l'art en général, avec une fin d'un homme de 60 ans qui garde un regard tendre sur l'humanité contrairement à ce son humour pourrait laisser croire. Sans la première partie à côté de la plaque, c'était largement du niveau de « Zaïtochi ».
Encore bravo Beat Kitano !
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