354 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
65 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
19 critiques
3
13 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Parkko
194 abonnés
2 020 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 26 décembre 2011
Attention, ma critique contient de spoilers. Je vous déconseille de la lire si vous n'avez pas vu le film. Il s'agit du second film de Takeshi Kitano que je vois et j'aime vraiment bien. Déjà, le sujet m'a intéressé : l'art et plus particulièrement la peinture. J'ai trouvé que le film monté progressivement en puissance, j'ai aimé le fait que Kitano ne montre pas un peintre pour qui tout sourit genre au début c'est un génie incompris et puis après tout le monde se rend compte que c'est un génie et blablabla il devient célèbre et tout. Là le scénario réserve plein de surprises et explore des pistes intéressantes.
Selon moi, "Achille et la Tortue" compte parmi les meilleurs films de Takeshi Kitano. Nous suivons la vie de Machisu, un personnage ayant pour seul rêve celui d'être un peintre reconnu. Une oeuvre plein de poésie et d'humour, une mise en scène incroyable, courez-y!
Je n'eut nullement dut poursuivre la filmographie de Kitano avec ce film ci. Quelle cuisante déception! Je m'attendais fortement à un film des plus doux, des plus drôle et des plus poétique, nous somme bien loin de tout cela. En effet, Achille et la Tortue (titre aussi délirant et absurde que le film en lui même), est un long chemin tortueux et coloré menant droit au cœur d'une folie des plus insignifiante. Le film est donc composé en trois parties. La première contant l'enfance de Machisu sur fond de mélancolie grisâtre est surement la moins mauvaise du trio, elle nous aide a percevoir l'importance qu'accorde Kitano au sens du détail, et annonce bel et bien l'enfant comme un futur artiste, mais présente malheureusement le film comme une tragédie et non comme la comédie annoncée. Le second volet, présente Machisu devenu adulte, essayant tant bien que mal de vendre ses œuvres, apparemment non conformes aux demandes. Celui ci décide donc d'intégrer une école d'Art et avec quelques amis ils tentent d'expérimenter de nouvelles choses toutes plus ridicules les unes que les autres. Puis, pour finir la troisième partie, fini de nous dévoiler Machisu, ayant sombré avec sa femme dans un bain de folie d'art de plus en plus dangereux. Bref, rien de tout cela n'est risible, l'humour pourrai être froid, presque glacial mais ici il n'y en a nulle trace. Les suicides et les morts s'enchainent autour du personnage principal qui s'en retrouve, en quelque sorte, marqué. De plus le soit disant ART qu'exerce Machisu, le consumera jusqu'à chaque recoin de sa vie, dans son enfance, ses dessins étaient excellents, malheureusement, prenant de l'age et suivant de mauvais conseils il dérivera sur des flots pathétiquement contemporains. Le film s'en retrouve donc considérablement mauvais, certes la mise en scène est brillante, nous parlons du Maitre Kitano, mais l'histoire et le concept sont de plus en plus risibles (ou pas). Allez également savoir pourquoi mais cela laisse une certaine trace dans l'esprit, négative sans doute... Je vais donc essayer de continuer la filmographie de ce grand, en évitant, pour le moment, les récits "autobiographiques" ou un peut trop personnels!
Pas vu jusqu'au bout, me suis arreté au 2/3 du film. Et pourtant j'adore la peinture et le sujet me semblait très interessant. Mais voilà, là où il aurait fallu de la poésie et de la légèreté, on découvre un film chiant, et lourd. Beaucoup trop pour mes pauvres neurones en tout cas. Je pense que Kitano ne pige rien à la peinture, à la vie d'artiste, et ne parvient qu'à nous gaver de clichés infames.
Amateurs de poésie et d'inventivité... FONCEZ ! Cette nouvelle cinématographique aux parfums de romantisme trouve son inspiration dans la Peur Ultime d'un Artiste : celui de l'Indifférence. Une grosse surprise au point de vue de la disposition narrative du scénario. Le personnage de Machisu est à la fois troublant et magistral !
Ce n'est pas le meilleur de Kitano qui se perd un peu dans la contemplation et dans les longueurs en dressant le portrait de Machisu, peintre poursuivi par la malchance. Mais il reste doué pour dépeindre des personnages marginaux dont il nous fait ressentir l'intériorité grâce à une mise en scène très réussie et des visages mono-expressifs. Un film sympathique mais sans plus qui n'a pas la force d'autres films de son auteur.
Achille et la tortue intéressera particulièrement : les fans de Takeshi Kitano, ceux qui envisage la peinture comme concept, les fans de l'artiste peintre Kitano, en particulier ceux qui ont vu l'exposition récente à la fondation Cartier
Kitano y explore la figure de l'artiste possédé par son art à trois ages de la vie : l'enfant, le jeune adulte, l'homme mûr.
La partie de l'enfance, un peu longuette, montre un héros mutique et obsédé, qui déjà met sa vie et celles des autres en danger. Dans la deuxième partie, la meilleure à mes yeux, les expériences d'art conceptuel tournent à la catastrophe quand un jeune peintre se tue en projetant une voiture transportant des seaux de peintures contre une toile. Cette période donne à voir une scène de happening hallucinante durant laquelle 4 déjantés rivalisent de défis stupides sur une scène : très représentatif des performances de Kitano sur la télé japonaise, façon Jackass. La dernière, franchement amère, montre l'artiste en prise avec une sorte de folie qui ne connait plus de limite : il prostitue sa fille, puis dessine avec du rouge à lèvre sur son cadavre, sa femme le quitte, il manque de mourir brulé en peignant un feu.
Bien entendu, tout cela est intelligent, beaucoup de clins d'oeil rendent la chose intellectuellement stimulante. Mais il manque au final un je ne sais quoi qui emporte l'adhésion du coeur au-delà de celle de l'esprit. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Après deux films très particuliers, à la limite de l'abscons. Kitano reste sur le fond sur la même lancée – il s'agit toujours d'un film fortement introspectif – mais applaise sa forme, pour nous donner à voir une semi-biographie/autofiction extrêmement poétique (dans la veine de Dolls) fourmillant d'idées. Chaque nouvelle oeuvre du peintre est un nouvelle enchantement et chacun de ses échecs auprès du galériste, un pincement au coeur. Dans Glory to the Filmmaker, le réalisateur nous parle d'un certain manque d'inspiration, là n'est plus la question, tant le film présent est preuve d'une créativité débordante.