On n'a pas du tout compris la petite notoriété que se trimballe Patrick (le film, pas le beauf en marcel rose de Camping), ayant même remporté le Grand Prix au Festival du Film Fantastique d'Avoriaz. On était plutôt alléché par cette mention sur la pochette du DVD sous le gros logo "Mad Movies" (une autre mention qu'on aime bien trouver sur un DVD), et notre enthousiasme a vite cessé de clignoter comme la pancarte lumineuse "Emergency Entrance" inlassablement rallumée par le vieux à l'air louche et qui fait "brrrt brrrt" en boucle (une scène qui revient sans trop de raison, si ce n'est qu'on a fini par penser au vieux à la scène de l'hôtel de La Cité de la Peur : brrrt, brrrt, brrrt...). Il ne se passe rien pendant une bonne heure (on s'est endormi, et on a dû remettre au début... Double-ration de "Emergency Entrance", youpi), concrètement c'est une jeune infirmière qui arrive dans une clinique où un patient paralysé a joué à Claude François avec ses parents (ce qui nous a terrifié plus que le meurtre : la couleur de la flotte du bain... Ils étaient dégueus à ce point, les parents ? Même les paysans de Kaamelott n'ont pas eu cette couleur de flotte), fait peur à la petite nouvelle en...tapant à la machine. Wow. Ah si, à un moment y'a un mec qui a une crampe dans une piscine, y'a un pot de fleur et une chaise qui sont jetés par un technicien en hors-champ (son heure de gloire, on espère qu'il a été bien payé pour ça), une hache qui pète (on vous promet, allez vérifier) et le gars qui tourne la tête sur le côté. Le cinéma d'épouvante n'a qu'à s'accrocher à son slip, Patrick est dans la place, et on n'avait pas trouvé film aussi mou du genou depuis longtemps. La mise en scène est celle d'un joli film fantastique des années 70 (on pense notamment à La Malédiction), la musique de Brian May (non, pas celui-là, l'autre... Celui qui a fait la BO de Mad Max) est toujours bonne, et on aime les rares scènes où il se passe quelque chose (même si c'est un pot de fleur jeté par Jean-Jacques de la Tech'). On aurait tellement aimé l'adorer, ce Patrick, mais on s'est royalement ennuyé, et au final on ne comprend pas le succès qu'il a eu jusque-là, étant un film encore plus mou et neurasthénique que son héros alité. Mention à l'acteur payé pour garder les yeux ouverts, meilleur job du monde.