Le film (en noir & blanc et restauré) a mal vieilli, malgré un début prometteur, à savoir le retour d’Ahmed (1er film d’Omar Sharif à 22 ans), ingénieur agronome, dans son village, qui fait profiter de ses connaissances aux cultivateurs pour améliorer la qualité de la canne à sucre et donc son prix de vente. Malheureusement, l’histoire oblique vers le roman de gare, mâtiné d’éléments cornéliens avec 2 « méchants » très caricaturaux, le Pacha (qui possède aussi des cultures de canne à sucre) et son neveu, Riad, prêt à tout pour satisfaire son oncle et obtenir la main de sa fille Amal (Faten Hamama, 23 ans, et qui s’éprit, sur le tournage, d’Omar Sharif qu’elle épousa en 1995) dont est amoureux Ahmed, un jeu d’acteurs un peu théâtral et une voix off emphatique. A voir comme un « premier » film, avec ses nombreux défauts : mauvais raccords concernant les scènes nocturnes qui alternent, dans la même séquence, avec des scènes de jour, le peu de crédibilité (
Amal court se réfugier dans un temple en chaussures à talon, Ahmed blessé à la carabine mais toujours fringant, inondation illustrée par un torrent d’eau, etc
.) ainsi que le côté promotionnel de l’Egypte, façon office de tourisme, avec inclusion d’un mariage et de scènes tournées dans le temple de Karnak (au nord de Thèbes = Louxor).