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Kouto
33 abonnés
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3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Centré sur les bouleversements qu’entraina le rassemblement de Woodstock sur des habitants participant à son organisation, cette comédie signée Ang Lee demeure sympathique grâce à des personnages attachants et certaines fulgurances dans la mise en scène du réalisateur. Malgré tout, le long-métrage peine à réellement capter toute l’étendue de ce qu’à représenter cet évènement et se montre au final anecdotique.
6 233 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 4 avril 2021
Le concert qui a eu lieu dans la ferme laitière de Max Yasgur près du petit hameau de Bethel dans l'État de New York a réuni des légendes du rock et du folk telles que Richie Havens, The Grateful Dead, Creedence Clearwater Revival, Joan Baez, Jimmie Hendrix, Crosby, Stills, Nash & Young, Country Joe McDonald and the Fish, Jefferson Airplane, Melanie, Arlo Guthrie, Joe Cocker, Santana, Canned Heat, The Band, Sha-Na-Na, Blood, Sweat & Tears et Janis Joplin entre autres. Mais pour une raison quelconque Ang Lee décide de faire ce film presque entièrement sans musique. Il y a quelques chansons de fond provenant des concerts mais aucun air reconnaissable. L'intrigue met en scène Elliot Teichberg le fils des propriétaires d'un motel près de White Lake. C'est un type nébuleux mais il est aussi le chef de la chambre de commerce locale. Alors qu'il dispose d'un permis pour un concert de musique de chambre, il découvre que le conseil d'urbanisme d'une communauté voisine a refusé un concert de rock and roll. Comment peut-on rendre un film sur Woodstock ennuyeux et bien parce qu'il n'a pratiquement rien à voir avec Woodstock. Ang Lee arrive a rendre Woodstock ennuyeux,,,
C est un film très droit et structuré qui met en scène des anarchistes bloqués dans des situations anarchiques. Un biopic assez sympa d Ang Lee qui nous propose autre chose que de la bagarre entre personnages mythologiques. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
À la fois parcours initiatique d'un jeune homme homosexuel et évocation d'une époque révolue, "Hôtel Woodstock" tient tout du long une tonalité douce-amère, mi-nostalgique mi-caustique. On rit beaucoup, tout en se laissant attendrir par cette galerie de personnages attachants. La réalisation, pleine de petites trouvailles discrètes contribue aussi grandement à cette atmosphère joyeuse qui se dégage du film. Il est cependant un peu regrettable qu'Ang Lee renonce ici à tenir un véritable discours sur la contre-culture des années 60, se contentant trop souvent de la résumer à quelques signes (drogue, nudité, slogans pacifiques), sans se saisir de sa portée politique - ce qui aurait pourtant été possible pour éclairer le parcours d'Elliot.
La (dés)organisation du festival de Woodstock du point de vue de la famille juive dysfonctionnelle qui en a été à l'origine. Attachant. Le psychédélisme ambiant de l'époque est bien rendu ainsi que l'immense foule de hippies. La bande sonore nous y replonge (Doors, CS&N, Canned Heat, Jefferson Airplane etc.). Atmosphère Bagdad Cafe puissance 1Mio de hippies. "Far out" comme on disait alors. La fin évoque pourtant le désastreux concert des Stones à Altamont qui suivit. Ominous....
Voilà un film qui se révèle sympathique mais qui passe à côté de son sujet, l'organisation - de sa naissance à sa fin, du mythique festival de Woodstock, vu côté coulisses, public, et habitants plus ou moins perturbés par l'arrivée massive des spectateurs se réclamant du mouvement hippie. Le rythme manque de pêche régulièrement , l'absence de musique du concert est un choix risqué qui ne fonctionne pas, contribuant sans doute au rythme mollasson du film. La mise en scène n'est pas non plus au rendez-vous d'un réalisateur comme Ang Lee (mais la photo, surtout celle des scènes en extérieur est magnifique). Les acteurs sont biens dans l'ensemble sans offrir non plus la plus grande prestation de leur carrière. Les dialogues peuvent être assez drôles et bien écrit. Les références à l'écran splitté du célèbre documentaire, sont nombreuses, et le film est juste dans le traitement de la communauté hippie, le choc des cultures est abordé plutôt justement mais tout cela donne l'impression d'être survolé. Finalement, cet hôtel fait dans la comédie dramatique initiatique plutôt contemplative que dans l'esprit documentaire, se contentant d'en rester à l'anecdote.
Faire un film de commémoration de Woodstock sans la musique, ça ressemble à l'idée de sortir la perle d'une huître sans l'ouvrir. Mais Ang Lee, prompt à démontrer que l'identification à la culture étrangère ne rencontre d'obstacles que si l'on s'en convainc, la fait scintiller à travers l'étroite fente donnant sur le légendaire festival.
Quoiqu'un peu rapide pour la remise en contexte (vous êtes assis ? On parle du Viet Nam et d'Armstrong sur la Lune. Bon film), Hôtel Woodstock est épatant en termes de recréation (un seul accent aigu), rien déjà que dans la façon dont Max Yasgur et Michael Lang sont transformés en personnages (dans un sens purement physique). Et le documentaire de Wadleigh, auquel le film ne manque d'ailleurs pas de faire plusieurs fois allusion, est là pour confirmer la rigueur.
On regrettera la mollesse de l'acteur principal Demetri Martin, dont la personnalité vaseuse n'aide pas à accentuer la plongée d'un joli monde fleuri dans les affres instantanés d'une célèbre zone sinistrée. Mais la montée de la foule, qui déconstruit littéralement le tournage en piétinant tout ce qui se trouve sous la plante de ses pieds nus, est assez finement explorée ; venant de nulle part et allant un peu partout, on en perd les limites géographiques et c'est parfait.
Mention spéciale aussi pour la reformation d'un esprit hippie dont on ne cesse de parler à notre époque comme si on regrettait de l'avoir assassiné à jamais, raison même pour laquelle on le retrouverait difficilement sans la presence d'esprit de Lee. Mais le film se veut la réinterprétation d'un évènement marquant d'une façon dramatico-comique, et cela ne marche pas très bien. C'est d'ailleurs l'expertise lyrique d'Imelda Staunton qui révèle les failles du concept, dont il semble qu'il aurait mieux marché avec seulement des flagadas comme Martin. L'apport de la jeunesse et de la drogue dans ce cocon familial à moitié bavé par un stylo distrait ne fait que tâcher une entreprise autrement intéressante.
Le film est malheureusement un peu trop long et se traîne dans la dernière demi-heure, peut-être à cause de sa mauvaise gestion des personnages secondaires, dont la plupart disparaissent sans avoir vraiment donné tout ce qu’on attendait d’eux. Pour le reste, c’est un joli film, qui repose sur une histoire vraie (Woodstock vu par le prisme d’une petite famille juive au bord de la faillite). Ang Lee assume une forme de caricature mais réussit à donner une certaine finesse aux relations entre les personnages, notamment dans les rapports entre le héros et ses deux parents.
Il est conseillé de voir "Hôtel Woodstock" une fois que l'on a vu le documentaire réalisé par Michael Wadleigh, ça permet de mieux contextualiser et de cerner les personnages, sinon on a au final un film sympa qui nous montre l'origine du festival.
On se rappelle des décennies après du concert de Woodstock, je crains que cela ne soit pas le cas de ce film. Pourtant avec Ang Lee derrière la caméra et un sujet sur la mise en place du festival le plus connu de tous les temps, les plus grands espoirs étaient permis. Las, on s ennuie très souvent avec ce film, certaines scènes sont trop longues mais le film est parfois tourné comme un trip calme et cool. On comprend assez peu l intérêt de ce film bien qu il se laisse suivre aisément, en revanche on peut avoir un gros regret sur le refus du cinéaste de montrer des images du concert, usant et abusant de subterfuges... Il est fort dommage de ne pas se servir de musique de l époque lorsque l on parle d un concert qui a changé le monde...
Première m'avait prévenu, pas beaucoup de musiques dans ce nouveau film d'Ang Lee. J'étais donc méfiant mais j'aime beaucoup le taf de ce metteur en scène alors j'ai plonger dedans malgré tout. J'en ressors complètement satisfait! c'est une totale réussite!!! Je me suis tout de suite attaché à ce mec dont les parents sont un peu bouseux comme tout le patelin d'ailleurs perdu au milieu de la campagne américaine. Le gars ne pensait pas que l'événement allait susciter autant d'intérêt et surtout autant de jeunes et va donc s'attirer la colère des habitants pas prêts à voir autant d'affluence sur leur route, leur unique route!!! Surtout que ceux ci ont de gros à priori sur la jeunesse de l'époque craignant même que leurs vaches soient sodomisées!!!! L'ambiance de l'époque est très bien reconstituée et m'a mis dans la préparation de légendaire festival avec ce ptit mec qui comprend pas tout ce qui se passe! Avec le recul, je comprends le choix de ne pas avoir mis d'images du concert, elles auraient probablement gâchées, pris le pas sur l'ambiance backstage qu'Ang Lee voulaient nous montrer. Un grand film dont la nostalgie m'a touché. A voir absolument!
Ni bon, ni mauvais, cet "Hôtel Woodstock" manque d'ambition et d'envergure. Bien que sympathique, l'histoire tourne en rond, manque de pêche et d'idées sans pour autant plonger le spectateur dans une quelconque léthargie. A l'instar du scénario, les personnages également paraissent inaboutis. La base était bonne mais pas assez imprégné de Rock, de sexe ou de drogues.