270 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
58 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
17 critiques
3
9 critiques
2
7 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patjob
45 abonnés
766 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 12 mai 2022
A Cannes, le film a obtenu le prix de la mise en scène. Elle est en effet remarquable, au sens littéral du terme. La narration repose presque systématiquement sur l’ellipse : la compréhension de ce qui s’est passé se fait par un rapprochement entre des propos, des intentions perçues, des hypothèses évoquées et les conséquences de ce qui n’a pas été montré. Dans une même logique, les évènements les plus importants se déroulent hors champ, et certains dialogues décisifs sont filmés à distance. Le film alterne de longs (gros) plans d’intérieur et quelques plans d’extérieur qui accrochent la rétine. Mais le caractère lent, contemplatif des premiers ne s’accorde pas vraiment avec l’histoire racontée, qui manque de nuance et de profondeur ; et les seconds, qui exacerbent les contrastes, semblent plus relever d’une recherche photographique qui se suffirait à elle-même. Sur le fond le film est très sombre, trop sombre, aucune chaleur humaine ne venant faire pendant à la noirceur et la désespérance de tous les personnages, qui, comme les trois singes symboliques, semblent ne pas vouloir parler, faisant le choix de la dissimulation, et ne pas vouloir regarder et écouter, préférant éviter la réalité. Au global une œuvre intéressante, mais déprimante et peu convaincante.
Vraiment nul, je vous avoue que j ai eu du mal à suivre. Ça dit rien, des gens s énervent de temps à autres en émettant des bruits et des bégaiements. C est donc ça qui a remporté le prix de la mise en scène à Cannes, laissez moi rire, ils auraient dû mettre le contenu dans la catégorie somnifère. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
Les trois singes est un drame dans une atmosphère de mensonges où va s'installer la jalousie, l'arrogance du pourvoir, la violence... Un genre particulier du cinéma.
Film absolument magnifique qui vous prends dès les premières images et ne vous lâche plus jusqu'à la fin. Une tension permanente , un suspens constant font de ce film une merveille.
6 217 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 11 avril 2021
Beaucoup de longs plans d'acteurs broyant du noir sur des toits surplombant la mer alors qu'un orage approche. La seule chose qui manque c'est le réalisateur en personne qui apparaîtrait sur l'écran et qui indiquerait les moments où le public devrait être le plus impressionné. Sur le plan psychologique presque aucune des actions des protagonistes n'a de sens ce qui serait acceptable dans un film surréaliste mais pas dans ce film néo-réaliste. Les prises les plus impressionnantes sont celles qui montrent la sueur sur le front des protagonistes en train de courir ce qui est certainement un exploit bien que toutes les personnes ne transpirent pas de la même manière même le même jour et à la même température. J'ai n'ai pas pu s'empêcher de rire aux apparitions soudaines du frère mort car le personnage n'a rien à voir avec l'histoire. L'artificialité de ce film est tout simplement très embarrassante...
Personne, aujourd'hui, ne sait réaliser des gros plans de visages aussi saisissants que Nuri Bilge Ceylan, au point d'avoir l'impression de pouvoir ressentir le grain de peau. Cet esthète de turc partage avec son voisin grec Angelopoulos le goût de l'ascétisme, de l'austérité et de l'introspection, même si ses films sont traversés de scènes de violence, courtes et fulgurantes. Les trois singes, bien que récompensé à Cannes, est le moins convaincant de ces 5 long métrages, avec son scénario étique que la somptuosité des images ne parvient pas à faire oublier. A trop étirer les séquences, le cinéaste tire un peu aussi à la ligne. C'est beau mais Ceylan.
Un film effroyablement lent... En effet, il y a beaucoup de séquences inutiles et d'une longueur excessive. C'est dommage car il y a de l'idée. Quant aux acteurs, ils sont corrects.
Cylan s'essaie ici au film de genre puisque les trois singes ressemble à un film noir avec mari trompé,magouille et meurtre.Même si l'esthétisme de ce film est époustouflante,on s'ennuie parfois devant ses personnages dépressifs qui s'agitent un peu.Dans une atmosphère très lourde,le réalisateur réussit parfois à y insérer une touche d'ironie(sonnerie de portable) mais son récit ne nous touche pas vraiment.Pas totalement réussi mais intéressant.
Une fois de plus Nuri Bilge Ceylan nous livre un film superbe. Les acteurs sont formidables et l'histoire totalement prenante. Quand en plus j'ai appris que le film avait été fait avec une petite caméra HDV, j'étais sur le cul ! Vivement le prochain...
Nuri Bilge Ceylan confirme son talent de réalisateur. Il arrive à créer une tension, un suspens et une atmosphère qui ne vous quitte pas tout le long du film. D'une lumière magnifique (même si elle doit sûrement être retravaillée avec des filtres) et d'un récit bien mené, c'est un film à voir absolument.
J’avais pris la totale, tant qu’à faire, alors un film en VO, allons y, et pas en anglais hein, mais en turc, comme cela je suis sûr de ne rien comprendre et de bien plonger dans les regards des acteurs. Et puis avec Sean Penn comme président du festival de Cannes qui lui a délivré le prix de la mise en scène, ça devait être bien… Alors c’est l’histoire d’un politicien mollasson, d’un père psycho rigide, d’un fils feignasse et d’une mère hystérique qui s’ignore. La famille habite au dernier étage d’un immeuble pourri et si mince que le vent qui souffle dans tout le film devrait le faire tomber vite fait. Tout le monde ment à tout le monde, y compris à soi-même. Pour nous faire comprendre leurs tempêtes intérieures, les acteurs soufflent dans le micro pour bien faire saisir au spectateur leurs respirations haletantes et pleines de motions, euh… d’émotions. Et si on n’a pas compris, des orages éclatent pour bien insister et les plans sur les visages sont longs, longs. Donc si tu as Parkinson, inutile de briguer un poste de caméraman dans les films de Ceylan. Alors en résumé, nous étions deux dans la salle (salle d’art et d’essai, voyez-vous ça très chèèèère), et le titre aurait dû être : écoute, je ne dis pas que je l’ai vu.
C'est une histoire très originale, mais qui perd de son élan à certains moment de par des longueurs. La facon de filmer est très dérangeante mais efficace et signifique quelque chose pour le film. En moins long il mériterait mieux que 2 étoiles.