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Un visiteur
1,0
Publiée le 18 octobre 2010
Uh putain on s'fait chier ! Le mec sait filmer et ça c'est très clair. Créer une ambiance, il a du talent ya pas de doute. Mais c'est leeeent…
Sinon, j'ai adoré les mecs qui ont laissé des critiques sur ce site, c'est la grande paluche intellectuelle, c'est beau comme une épreuve du bac. (La morue et allocynique sortent du lot, c'est plutôt bien écrit). Et puis, arrêtez de dire 'quelle belle vue du Bosphore' parce que c'est pas comme ça le Bosphore, à la limite c'est la Corne d'Or. Pareil, les références à Antonioni, Bergman et consorts, faudrait vraiment jamais aller au cinéma pour ne pas y penser. Bref, j'ai plus réagi après le film que pendant.
C'est une histoire très originale, mais qui perd de son élan à certains moment de par des longueurs. La facon de filmer est très dérangeante mais efficace et signifique quelque chose pour le film. En moins long il mériterait mieux que 2 étoiles.
Les Trois Singes bénéficie faute d'un rythme prenant et du coup plutôt balourd d'une mise en scène de qualité, et donc d'un prix mérité.Tout passe par le cadre,le silence,le jeu du vent, des acteurs.Ce silence qui parvient à faire passer tant ennuie cependant beaucoup mais les rapports entre personnages sont tellement bien filmés que l'ennuie(parfois) se dissipe.
Ce film possède deux ou trois plans pas mal du tout, mais tout le reste ne m'a ni intéressé, ni subjugué et j'ai franchement pas trouvé la photographie du film belle, au contraire, ça donnait une sorte d'aspect poisseux que je n'aime pas.
Nuri Bilge Ceylan est bien un esthète (et son directeur de photo aussi d'ailleurs). Beaucoup de plans sont très beaux, réalisé dans son style de cadrage caractéristique. L'histoire de base est bonne mais par moments certaines scènes (plutôt des séquences) sont sans grand intérêt.
Sous la présidence de Sean Penn au festival de Cannes 2008, ce film turc a reçu le prix de la mise en scène ; ce prix n’est pas usurpé. Pourquoi la mise en scène est-elle puissante ? Rien n’est dit (on est proche du film muet par moment), rien n’est montré (un œil par le trou d’un serrure, des bruits derrière une porte,…), rien n’est entendu, mais tout est dit ; ce qui nous renvoie encore au titre du film. Avec peu de dialogue mais des regards profonds et plein de sens, les comédiens nous entraînent dans un le crescendo d’un drame qu’on sent inévitable dès les premiers instants du film. L’atmosphère moite devient pesante dans la 2nde partie du film. Les travers de l’orgueil humain, la jalousie, la violence, l’arrogance du pouvoir ; cette famille où la parole est presque impossible est hantée par tous ces démons. La conclusion est une pirrouette audacieuse peu prévisible prouvant que chacun use parfois de sa supiorité sur autrui pour se sortir de situations périlleuses ; un film peu moral en conclusion. Un film turc en VO, çà passe bien quand même… Un seul bémol, la caméra très contemplative ralentit parfois trop le film.
Un film effroyablement lent... En effet, il y a beaucoup de séquences inutiles et d'une longueur excessive. C'est dommage car il y a de l'idée. Quant aux acteurs, ils sont corrects.
on appreciera le magnifique travail de photographie avec le traitement post prod des couleurs .... par contre la mise en scène pour son aspect rythme n'a rien de percutant, c'est très lent et cela dilue l'histoire qui était déjà faiblarde à l'origine. Pour faire un bon film, il faut que tous ces aspects soient réunis. Au final l'immersion ne fonctionne pas, dommage
Plonger dans un film présente un risque. Au pire, on gâche son temps, au mieux, on s’y perd. «Uç Maymun» (Turquie, 2008) de Nuri Bilge Ceylan contient parmi ses premiers plans celui d’une voiture qui, phares allumés, s’enfonce dans la nuit, suivant les sinuosités de la route avant de renverser un homme dans un virage. Il suffit de peu pour plonger dans une intrigue, il suffit d’un corps au sol, d’une voiture à l’arrêt, d’un visage inquiet et d’une mise en correspondance, par un écrasement de la perspective, de ces trois éléments pour faire saillir un sentiment d’inquiétude. Nuri Bilge Ceylan, parmi les cinéastes actuels portés sur l’esthétique du numérique, compte parmi les plus capitaux. En jouant sur les profondeurs de champs, pour aplanir le monde ou le dévoyer en grossissant les distances, Bilge Ceylan rejoint les jeux formels d’Antonioni et aliène ses protagonistes à l’image autant que ses spectateurs à son œuvre. «Uç Maymun», récit d’un père qui, par loyauté pour son patron, décide de se faire accuser à sa place, décrit le quotidien de quatre personnages reliés par des liens affectifs qui, un à un, se brisent sous la tension des rapports. Cause de l’incommunicabilité, dirait-on ? Erreur. La véritable raison de la rupture des liens sociaux que Bilge Ceylan relate provient de la promiscuité des corps et des intentions. Si une femme se dispute avec son époux, si un fils se fait gronder par son père, si un amant se plaint de l’insistance de sa maîtresse, ce n’est pas tant qu’ils ne s’accordent pas sur leurs intentions mais plutôt qu’ils sont trop proches pour pouvoir s’entendre. La collusion tacite passée entre tous les personnages aboutit à une explosion progressive qui fantasme les situations les plus dramatiques. La réussite du cinéma de Bilge Ceylan est d’employer le monde entier, dans une démarche hallucinatoire, comme le matériau de l’angoisse.