16 164 abonnés
13 120 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 1 mai 2019
Gentiment surannè, ce film de S.F a ètè rèalisè aux Studios Eclair d'Epinay sur Seine mais il reste surtout l'unique incursion du cinèma français de l'Occupation dans le genre! Le pitch ? Deux jeunes èpoux font un voyage de noces dans la stratosphère, entre la Lune et Vèga! spoiler: Le destin va s'en mêler, c'est la femme (Madeleine Sologne) qui partira seule, accompagnè de son actif et bricoleur garçon de laboratoire (Carette, excellent en navigateur de l'espace). De retour sur Terre, vingt-cinq ans se sont ècoulès alors qu'ils ne sont partis que quinze jours! Ses deux passagers sont-ils les deux explorateurs disparus en 1942 ? Miracle ou mystification ? Le ciel dèpêche t-il lui aussi ses envoyès spèciaux ? C'est bien fait pour l'èpoque, intèressant (les èquations de Lorenz) et amusant, un peu naïf toutefois quand on le revoit trois quarts de siècle après, notamment la partie très kitsch sur Vènus! il n'empêche que ces "Croisières sidèrales" est un film passionnant à suivre! Vous vous embêtez sur Terre, vous avez des soucis, vous avez peur de vieillir alors montez dans le ballon stratosphèrique! En 15 jours vous aurez gagnè 25 ans [...] Mais le bonheur des choses simples ne se trouve t-il pas tout simplement sur Terre ?
"Croisières sidérales" paraît aujourd'hui bien naïf et daté tant dans son propos que dans son intrigue. Ce film de science fiction, s'appuyant sur la théorie de la relativité d'Einstein, est avant tout une comédie. Mais, là encore, cet humour a assez mal vieilli et ne vous arrachera que quelques sourires. Ce long métrage français n'a pas marqué les mémoires à son époque et, sans crier au navet, c'est compréhensible.
Une scientifique et un technicien (Julien Carette) entament un petit voyage à travers la stratosphère et l'espace-temps. Le problème de cette comédie science-fiction d'André Zwobada, c'est qu'elle est médiocre, tant dans la fantaisie que dans la science-fiction. Déjà, on remarque que l'indispensable Carette, personnage central, est bien mal servi, c'est-à-dire peu caustique dans le mélange de candeur et d'expression populaire qui fait son style. Ensuite, quelques "effets spéciaux" très rudimentaires évoquent au mieux les trucages de Georges Méliès quarante ans plus tôt.. Mais, en définitive, c'est surtout l'insignifiance du contenu et l'insuffisance formelle, en termes de cinéma d'anticipation, qui plombent le film. Zwobada ne montre aucune créativité. Il ne s'agit pas de faire la fine bouche devant un film des années 40 sans grands moyens, mais de relever que le sujet n'inspire au réalisateur que des niaiseries, notamment lorsque l'exploration initiale encourage l'organisation de croisières sidéralesspoiler: lucratives particulièrement simplistes (ah cette étape sur Vénus...) . Les personnages sont dans la sottise le plus souvent. Enfin, ce film de 1942 conclut par le message récurrent, dogmatique et réac, de la période en assimilant le retour sur Terre à un bienfaisant retour à la terre...