Rapt est un bon thriller, pendant lequel Yvan Attal nous captive, nous fascine. Il nous choque et nous attendrit, on ne parvient pas à le détester et pourtant... Je ne me suis pas ennuyée une minute, j’ai retrouvé avec joie Anne Consigny en femme presque parfaite. Un film que je recommande pour les amatrices comme moi ou amateurs d’Yvan Attal, vous ne serez pas déçus.
Très bon film. A la fois très sobre, et réussissant à maintenir une intensité tout au long du film. Les acteurs sont tous excellents. Film psychologique très interessant!
Un bon thriller bien mené de bout en bout. Le scenario tiens en haleine jusqu'a la fin. La composition globale des acteurs est tres bonne et la realisation d'ensemble est maitrisée. Attention, certaines scenes peuvent tout de meme choquer certains spectateurs. Un film a voir sans trop hésiter mais pas en famille.
S'il ne fallait trouver qu'une seule raison d'écrire la critique de ce "Rapt", elle tiendrait en deux mots : Yvan Attal. Le dernier film de Lucas Belvaux est l'occasion de faire la louange définitive du comédien français, arrivé au terme d'un parcours sans-faute en cette année 2009. "Rapt" s'inscrit dans la mouvance de ces films français ambitieux et virtuoses de la fin 2009. Après la moisson étincelante de la mi-août ("Un prophète", "Les derniers jours du monde", "Les regrets" : que des diamants), ce fut une bien triste rentrée qui suivit, entre effarante médiocrité ("Victor", "Cinéman", "Divorces") et reprise des valeurs sûres ("Lucky Luke", "Le Petit Nicolas" : Goscinny, bonjour la prise de risques). Heureusement, ces dernières semaines, les cannois "A l'origine" et "Les herbes folles" ont un peu réveillé cette vaste carcasse endormie : le premier, électrique, fort, émouvant, lyrique ; le second gracieux, surréaliste, plein d'audace et de fantaisie, radical jusqu'à l'agacement parfois (le final queue de poisson : « quand je serais un chat, je pourrais manger des croquettes? ») mais porté par un Dussolier impérial, génial, gigantesque – les adjectifs manquent. "Rapt" se situe bien dans cet entre-deux salutaire ; la force du sujet et l'ambition romanesque se couplent avec cette volonté d'aller plus loin, de dépasser les limites du long-métrage pour parler un peu du monde et de l'humain. "Rapt" démarre sec, dur, sobre, par l'enlèvement de Stanislas, l'amputation de sa phalange, la demande de rançon. Se met rapidement en place un montage parallèle, entre situation-martyre du millionnaire et atermoiements des proches. Lucas Belvaux prend son temps, fait posément le tour de la question, partage équitablement sa caméra entre tous les acteurs de ce drame,figures-satellites qui gravitent autour de Stanislas et permettent d'en dessiner les contours... (la suite de la critique sur mon blog :http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
Je reste dubitatif quant à l'intérêt de faire ce genre de film, bien trop fidèle à la réalité vécue par le Baron Empain. Hitchcok disait que que si l'on voulait faire du cinéma "réaliste", il fallait prendre un gateau, une caméra et filmer le gateau avec la caméra. Voilà du réalisme. Bref, A trop vouloir rester fidèle, Belvaux nous livre un quasi-documentaire sans trop d'intérêt (malgré la remarquable prestation des acteurs dans leur ensemble). Et qu'on ne me dise pas que la "dénonciation" du comportement médiocre de ses "amis" et partenaires de business, des politiques et de Voici constitue une "réflexion" suffisante. A la limite la relation entre l'homme et son chien (quel beau chien !) est la partie la plus touchante du film et, toutes proportions gardées, m'a fait penser à Ulysse rentrant à Ithaque que seul son chien "reconnaît". Avec un peu de substances artificielles, peut-être peut-on voir une adaptation moderne de l'Odyssée. Mais je n'y crois guère...
Belvaux, toujours sur la même "rive" choisit de transposer un fait divers des années 70 de nos jours. Enjeux identiques mais bien plus éclatants à l'aube de 2010 qu'il y a quelques décennies son sujet est hélas encore d'actualité. On relève effectivement la prestation d’Yvan Attal toutefois pas si présent que ça à l'écran en durée et en intensité. Très bien amené, Lucas Belvaux ne tombe quasiment dans aucun des pièges dans lequel son sujet pouvait l'emmener. Bien au contraire il réussit par un fort scénario, une écriture soignée et une mise en scène réfléchit à être entre 2 "eaux" tout en sachant quelle rive il doit rejoindre (la même que celle dont il est parti). C'est intelligent, marque de ceux qui sont ouverts à des débats et savent faire réfléchir leur auditoire. Quand un metteur en scène à ses clés réflectives, cette intelligence du propos et parfois un recul (certes tout de même mesuré, Belvaux défend certaines opinions) on a alors un film d'une grande qualité, un thriller ni social ni politique mais de bonne facture puisque tout en finesse et non-dit qui soulignent alors de façon beaucoup plus forte les idées véhiculées. Comme ci la torture psychologique de son Rapt était plus forte qu'une explosion en force. Encore une fois, on valide ce talentueux metteur en scène.
Une histoire forte, une mise en scène exemplaire, un rythme soutenu, une excellente interprétation. A voir et à revoir. Dans la lignée des grands classiques d'Henri Verneuil.
Un film fort, dur, et au final, très intéréssant. Mais Yvan Attal n'est pas au plus haut de ses capacités. Connaissant son talent, il aurait pu nous faire bénéficier d'une prestation bien meilleure, même s'il réussit tout de même à transmettre avec efficacité la souffrance dans laquelle se trouve le personnage Stanislas Graff.
Un film fort de Lucas Belvaux, décidément à suivre après sa trilogie, sur une histoire inspirée d'un fait réel et qui montre le parcours dramatique d'un homme dépossédé de sa vie professionnelle et personnelle. Seul son chien garde de l'affection pour lui. Il paie cash ses erreurs de parcours sans verser un euro. Je trouve qu'Yvan Attal reste relativement sobre dans ce rôle dramatique. Le casting secondaire est très bien cohérent.