Pour moi, Io sono l’amore de Luca Guadagnino est un film qui va bien au-delà d’une simple histoire d’amour ou de scandale familial, j’ai l’impression que chaque plan, chaque mouvement de caméra et chaque détail visuel — les tissus somptueux, la lumière chaude des intérieurs, la nourriture soigneusement présentée — deviennent un langage à part entière pour exprimer des émotions refoulées et des désirs inavoués, psychologiquement le film explore la tension entre la rigidité sociale et la passion intérieure, comment une famille peut sembler parfaite et harmonieuse à l’extérieur tout en cachant des frustrations, des solitudes et des conflits intérieurs qui rongent peu à peu ses membres, ce qui me frappe le plus, c’est la manière dont Emma, à travers son éveil émotionnel et sensuel, devient le miroir de ce que chacun porte en soi mais n’ose pas exprimer, chaque geste, chaque regard échangé, chaque soupir ou silence chargé de tension révèle une lutte intérieure intense entre l’obéissance aux conventions et le besoin viscéral de liberté, j’ai l’impression que Guadagnino nous montre que l’amour n’est jamais seulement romantique ou idéal, il est aussi dangereux, brûlant et capable de bouleverser l’ordre des choses, psychologiquement le film me fait ressentir à quel point les émotions peuvent être à la fois libératrices et destructrices, comment la beauté, la richesse et le confort ne suffisent pas à protéger l’âme humaine de ses passions et de ses contradictions, pour moi Io sono l’amore est une expérience qui plonge profondément dans la psychologie des personnages, dans leur désir de s’affirmer, de ressentir pleinement et de briser les barrières imposées par la société, un film où chaque détail visuel et sonore devient un écho des émotions intimes et où l’on comprend que la vie et l’amour sont à la fois fragiles, puissants et irrésistiblement captivants.
L’amour chez Luca Guadagnino n’est jamais une évasion sans retour, ni un abandon sans conséquence. Amore (2009) se love dans cette faille. Dans la villa glaciale des Recchi, le silence pèse plus lourd que l’opulence, et l’amour clandestin d’Emma (Tilda Swinton) devient le moteur de son récit.
Le film épouse la structure d’une tragédie classique, où l’ordre initial – celui d’une aristocratie figée dans son bien être – ne peut survivre à la moindre faille. Emma n’est pas seulement une épouse adultère ; elle est une femme qui, en cédant au désir, s’arrache à son propre rôle. Son amour pour Antonio, jeune chef dont la cuisine éveille en elle des sensations, n’est pas une simple infidélité, mais une remise en cause totale de son existence.
Chez Guadagnino, la parole est souvent impuissante à traduire les vérités intérieures. Amore se raconte d’abord par les corps, les textures, les regards. La mise en scène épouse le frémissement du désir à travers une matière presque tactile : le grain d’un tissu, la moiteur d’une nuque, la lueur d’un soleil tamisé par la pierre.
Dans la villa milanaise, tout est rigide, maîtrisé, réglé comme une partition de musique de chambre. Les plans y sont ordonnés, les gestes mesurés. Mais dès qu’Emma rejoint Antonio dans la nature, la mise en scène se dilate, les couleurs s’intensifient, la caméra se fait organique. Ce n’est pas seulement un changement de décor, mais une métamorphose sensorielle.
Mais chez Guadagnino, toute ivresse porte en elle sa propre chute. Son bonheur est une parenthèse vouée à se refermer dans un déchaînement tragique. La révélation de son secret agit comme un couperet, et la mort surgit, brutale, non pas comme un accident mais comme une nécessité. Elle est l’onde de choc qui rétablit l’ordre. Et c'est là que la beauté du film tient dans cet équilibre fragile entre sensualité et douleur, extase et fatalité.
J'ai du mal à comprendre les critiques négatives concernant ce film. Ou alors, on n'a pas vu le même film ou pas avec les mêmes yeux. Tilda Swinton est magnifique de sensualité et de vérité dans ce rôle fait pour elle. Elle incarne à merveille une femme aisée prisonnière dans une cage dorée et une famille ultra-conventionnelle. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde dans ce film.
Une sorte de remakespoiler: de l’a mant de Lady Chatterley mais dans le milieu de la haute bourgeoisie milanaise. spoiler: C’est d’ailleurs le point le plus intéressant du film, toute la première partie et le description de la haute société de Milan, fabricant de beaux tissus depuis des générations, et aux codes très stricts, avec un patriarche dominant 3 générations et fier de son empire .La description du milieu , des employés de maison , des fréquentations des jeunes , du mode de vie, des réseaux secrets est très bien faite . Il y a une sortespoiler: d’énigme, car les jeunes gens pratiquent une sorte de sport de combat, important, challenging , mais on se saura jamais lequel,spoiler: d’amour abracadabrante, totalement improbable, entre une de frustrant et énervant. Mais arrive ensuite cette spoiler: histoireces grandes bourgeoise, Tilda Swinton ( beauté très froide ,diaphane et peu expressive, je ne sais passpoiler: si c’était le bon casting, une Monica Bellucci aurait probablement été plus crédible) et un cuisinier , barbu, assez vilain , sans charisme, on arrive pas à croire à ce coup de foudre. En plus cette rencontre est soit disant basée sur une découverte de la sensualité, pour elle, mais les scènes érotiques sont mal filmées, des plans flous, gros plan sur la peau et sur les insectes qui entoure le couple dans le pré, assez tristounet, rien de sensuel dans la forme. spoiler: O[spoiler]n n’échappera pas à ce que une des filles se découvre gay e t fasse son outing, avec le soutien de sa gentille [/spoiler]maman, spoiler: c’est la mode. Tout cela est très long et manque de soufflespoiler: , on s’ennuie presque. Il faut mieux relire D.H Lawrence , très grand écrivain, qui décrit parfaitement bien spoiler: l’avènement du désir chez les femmes de la haute bourgeoisie dans plusieurs de ses romans.
Un bijou superbement écrit et réalisé par un réalisateur italien que je ne connaissais pas et qui évolue ici entre Truffaut et Chabrol. La magnifique histoire également d'une passion torride filmée avec subtilité. Élégant et rétro. Une vraie découverte et un gros coup de cœur pour moi. Merci Arte de nous proposer des films de cette qualité.
Un film plat, où il ne se passe rien pendant la première heure. Le temp semble long et on s'ennuie beaucoup. Ambiance glaciale. Les personnages font la gueule du début à la fin. Ils sont pourtant tous très riches mais ils n'ont pas de vie. Pas d'émotions. Pas de passions à partager. Mise en scène laborieuse. Musique tonitruante. Un film prétentieux qui n'apporte rien. Insupportable !
Le film le plus déprimant que j'ai vu de toute ma vie. C'est long, c'est lent et terriblement mal filmé. Des gros plans réalisés à la loupe (au point que l'on ne sait plus ce qu'on regarde). Un scénario vide de sens. Des personnages antipathiques, sans charisme. Des scènes de sexe interminables tellement gênantes et tellement inutiles. Film totalement dépourvu d'émotions. Pas une once d'humour ( le comble pour un film italien !) La tradition du Grand Cinéma Italien voudrait qu'on puisse rire à travers les larmes. Mais là : NIENTE ! LA fin est grotesque et décevante comme le film.
c'est lent mais c'est vraiment classieux. de belles images de bons acteurs,en particulier Tilda Swinton même si le scénario n'est pas très original. PS: je ne comprenais pas pourquoi un des spectateurs a écrit qu'il avait envie de manger des crevettes maintenant je sais !
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0,5
Publiée le 19 mars 2021
Le style du film est simple laisser les choses dans l'ombre sans raison et de temps en temps faire monter le niveau de la musique à des niveaux douloureux. Par de temps en temps je veux dire apparemment au hasard car rien de ce que je voyais à l'écran ne correspondait à la musique qui s'intensifiait jusqu'à un crescendo dénué de sens. J'ai réussi à n'avoir aucune sympathie pour aucun des personnages. Au centre de l'histoire se trouve une femme qui s'ennuie de vivre dans un environnement extrêmement riche contrairement à son ancienne vie en Union soviétique où tout ce qui est aujourd'hui abondant pour elle était autrefois rare ou inexistant. Il y a une autre femme qui sort du placard. La façon dont elle le fait implique qu'elle a atteint une sorte de point dramatique quand elle a fait sa sortie mais tout le monde l'a ignorée donc pour elle c'était un raté complet. Il y a une sorte de courant sous-jacent semi-homosexuel entre un fils et un chef cuisinier qui ne se déclenche jamais vraiment. On nous dit que ces types sont des coureurs de haut niveau mais nous ne savons ce qu'ils font ni comment ils le font. Nous ne les voyons jamais s'ils entraînent pour concourir et pour moi c'était incroyablement frustrant. Le mari de la femme commet lun grand crimes commun à tous les films de nanas. Il travaille dur gagne bien sa vie aime sa famille et est loyal envers sa femme. Il n'en faut pas plus pour que le public le déteste et que sa femme le traite de toutes les manières grossières qu'elle peut imaginer. Si vous êtes une femme allez voir ce film pour pouvoir vous aussi détester le mari et soutenir la méchante épouse qui souffre de sa vie de servante de luxe...
Difficile d’évaluer ce film . Démarrage prometteur avec un déjeuner chez une famille de la grande bourgeoisie milanaise. Atmosphère bien glaçante. Et voilà que la mère très classe tombe raide dingue amoureuse du copain cuistot de son fils. Présenté comme cela, ça parait ridicule mais cela donne des scènes assez bien réalisées. Le réalisateur a le souci évident de la recherche d’un certain esthétisme. La caméra s’attarde sur la belle Tilda Swinton. Dommage qu’il s’égare par la suite avec des histoires de vente de l’entreprise dont on se fout un peu et une fin grandiloquente qui m’a vaguement irrité. Pas inintéressant mais inégal.