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"Girlfriend Experience" est un film expérimental sous forme de faux documentaire sur une call-girl de luxe à New York, interprété par l'actrice X, Sasha Grey. L'expérience de Soderbergh était sur le papier fascinante, plutôt alléchante, mais ce film n'est au final pas très utile. Il ne s'y passe rien, du moins pas grand chose. Sasha Grey, peu crédible d'ailleurs, multiplie ses aventures d'un soir, mais même ces passages sont dénués d'intérêt. Le film est pourtant très beau, toujours très classe, bien mis en scène, même lorsqu'il s'adonne au faux documentaire, Soderbergh soigne toujours ses créations, et c'est bien honorable. "Girlfriend Experience", un peu surestimé par les critiques, ne révèle pourtant pas grand chose, toujours suggéré, ça ne parle que de sexe sans jamais le montrer. Idée intéressante, mais l'absence totale d'intérêt narratif devient vite frustrant. Il me semble qu'il faudrait le revoir, plus tard, pour savoir si je pense la même chose, mais finalement, malgré une belle mise en scène, un parti pris original, Soderbergh ne m'a pas autant touché qu'avec "Sex, Lies, and Videotape".
Je n'ai pas tout compris je crois; Sodenbergh n'est plus ce qu'il était?
Droogie ! J'ai vu une péloche là, hier, dans mon plumard, qui narre l'histoire d'une escort girl de luxe dans ses pérégrinations à travers New-York. En plus, un grand poète a écrit quelque part que l'actrice principale, à savoir Sasha Grey, était une star du X et qu'elle peut se faire, je cite : "defoncer dans tous les sens par 20 gars si il le faut" !
Par pitié Droogie, parle-nous de ce film, car j'aimerais savoir ce que t'en as pensé !
Mais oui Droogie, pas de problème ! Alors Girlfriend Experience est avant tout réalisé par un auteur, et non par un Michael Bay like. Cet auteur, c'est Steven Soderbergh, déjà primé à Cannes en 1989 pour Sexe, mensonges et vidéo. D'ailleurs, pour l'anecdote, c'est le plus jeune réalisateur à avoir reçu la palme d'or, il avait alors 26 ans. Précoce et au style particulier qui en a rebuté plus d'un, Soderbergh tente avec son 20ème long-métrage qu'est Girlfriend Experience un nouvel exercice de style, en composant l'intégralité de son oeuvre de scènes courtes et entremêlées, au sein desquelles nous pouvons nous immiscer dans les journées de travail de Chelsea, la fameuse escort girl du film.
Ce qui déroute de prime abord, c'est la normalisation et la robotisation de Chelsea vis-à-vis de la prostitution. Certes, le film X est une forme de prostitution, et le choix de l'actrice par Soderbergh est d'autant plus important. Egalement, le fait qu'elle partage sa vie avec un homme conscient que sa copine soit escort girl (et cela va même plus loin que de l'escorte, finalement) doit rester un sujet tabou, au risque de tout faire péter au sein du couple. Il doit supporter ça sans en faire mention, comme si de rien n'était.
Si l'idée originale est intéressante sur le papier, la retranscription à l'écran est déjà plus brouillonne. Le réalisateur semble se perdre dans son mêli-mêlo visuel et scénaristique, et il est parfois difficile de suivre le fil de la bande sans se pommer dans cette anarchie chronologique que nous propose tonton Steven. Second point, et pas des moindres, il m'est avis que le film manque cruellement de profondeur et d'humanité. Peut-être que les ressentis, et l'intensité émotionnelle auraient dû être plus appuyés, pour taper là où ça fait mal chez le spectateur. Car le film, avec un tel sujet, en aurait été capable, et aurait vraiment serré les tripes !
Passé cela, certains critiques, à mon sens, exagèrent leurs propos. Quand je lis que "Soderbergh nous vend bel et bien du vent." ou "Sasha Grey (...) manque trop cruellement de charisme pour relever le niveau de ce film expérimental et décousu." je me dis que, décidément, nous n'avons pas vu le même film. Pour un premier rôle dans un film traditionnel, la demoiselle tient parfaitement le choc, et son coma émotionnel veut tout dire pour ce qui est de l'obligation dans ce genre de métier de se soustraire à ses sentiments. D'ailleurs Droogie, la même chose est dite par Zidler dans Moulin Rouge ! Soderbergh nous vend du vent ? Non. Il nous vend une photographie du monde d'aujourd'hui. Une photographie de l'aliénation dans laquelle se baigne, peut-être sans s'en rendre compte, une humanité qui, elle, est décousue, et qui a perdu toutes ses valeurs.
Par pitié Droogie, parle-nous de ce film, car j'aimerais savoir ce que t'en as pensé !
Mais oui Droogie, pas de problème ! Alors Girlfriend Experience est avant tout réalisé par un auteur, et non par un Michael Bay like. Cet auteur, c'est Steven Soderbergh, déjà primé à Cannes en 1989 pour Sexe, mensonges et vidéo. D'ailleurs, pour l'anecdote, c'est le plus jeune réalisateur à avoir reçu la palme d'or, il avait alors 26 ans. Précoce et au style particulier qui en a rebuté plus d'un, Soderbergh tente avec son 20ème long-métrage qu'est Girlfriend Experience un nouvel exercice de style, en composant l'intégralité de son oeuvre de scènes courtes et entremêlées, au sein desquelles nous pouvons nous immiscer dans les journées de travail de Chelsea, la fameuse escort girl du film.
Ce qui déroute de prime abord, c'est la normalisation et la robotisation de Chelsea vis-à-vis de la prostitution. Certes, le film X est une forme de prostitution, et le choix de l'actrice par Soderbergh est d'autant plus important. Egalement, le fait qu'elle partage sa vie avec un homme conscient que sa copine soit escort girl (et cela va même plus loin que de l'escorte, finalement) doit rester un sujet tabou, au risque de tout faire péter au sein du couple. Il doit supporter ça sans en faire mention, comme si de rien n'était.
Si l'idée originale est intéressante sur le papier, la retranscription à l'écran est déjà plus brouillonne. Le réalisateur semble se perdre dans son mêli-mêlo visuel et scénaristique, et il est parfois difficile de suivre le fil de la bande sans se pommer dans cette anarchie chronologique que nous propose tonton Steven. Second point, et pas des moindres, il m'est avis que le film manque cruellement de profondeur et d'humanité. Peut-être que les ressentis, et l'intensité émotionnelle auraient dû être plus appuyés, pour taper là où ça fait mal chez le spectateur. Car le film, avec un tel sujet, en aurait été capable, et aurait vraiment serré les tripes !
Passé cela, certains critiques, à mon sens, exagèrent leurs propos. Quand je lis que "Soderbergh nous vend bel et bien du vent." ou "Sasha Grey (...) manque trop cruellement de charisme pour relever le niveau de ce film expérimental et décousu." je me dis que, décidément, nous n'avons pas vu le même film. Pour un premier rôle dans un film traditionnel, la demoiselle tient parfaitement le choc, et son coma émotionnel veut tout dire pour ce qui est de l'obligation dans ce genre de métier de se soustraire à ses sentiments. D'ailleurs Droogie, la même chose est dite par Zidler dans Moulin Rouge ! Soderbergh nous vend du vent ? Non. Il nous vend une photographie du monde d'aujourd'hui. Une photographie de l'aliénation dans laquelle se baigne, peut-être sans s'en rendre compte, une humanité qui, elle, est décousue, et qui a perdu toutes ses valeurs.
J'ai enfin vu le vide absolu. Merci beaucoup Soderbergh.
Ennuyant à souhait, on a du mal, aprés avoir vu l'intégralité du film, qu'il ne dure qu'une heure et quart. L'histoire est toute simple, rien de nouveau ou d'innovent. Beaucoup ont aimé ce film car c'est une actrice X qui joue dans un film "normal" avec des acteurs "normaux". Pour moi ça ne fait pas forcément un bon film... Les dialogues se multiplient mais le film est brouillon et on a donc du mal à accrocher les aventures de Chelsea. Ce film trâite en fait d'une escort-girl qui au final tombe amoureuse d'un de ses clients, ce qui n'est pas réciproque. Donc au final un film banal d'un ennui déconcertant. La dernière scène quand à elle est bizarre, voir choquante... Ma foi... Un film vite vu vite oublié.
Décidément, Steven Soderbergh a bien du mal à calibrer ses métrages. Ce Girlfriend Experience ne dérogera pas à la règle : entre ennui et poésie, passion et bâillement, ce film oscillant entre documentaire et fiction n'arrivera jamais totalement à capter l'attention des spectateurs.
Assez déçu par ce film. Je me suis ennuyé la plupart du temps. Dommage car pour un passage au cinéma traditionnel je trouve que Sasha Grey s'en sort plutôt pas mal.
Ce film est l'un des plus nuls que j'ai vu ! Ça traine en longueur, c'est mou, on s'attend à un renversement de situation mais rien, c'est confus, des retours en arrière on sait pas pourquoi! Même pas eu l'envie de regarder la fin
Au final une perte de temps et une soirée de cinéphile du Dimanche gâchée. Un budget aussi énorme pour une daube pareille, valait
mieux en donner aux démunis !
Au final une perte de temps et une soirée de cinéphile du Dimanche gâchée. Un budget aussi énorme pour une daube pareille, valait
mieux en donner aux démunis !
Film très délicat mais tout de même très bien mis en scène par Steven Soderbergh et très bien interprété par Sasha Grey. Cependant le film s'éparpille trop et on ne comprend pas toujours tout ce qui se passe. La fin est d'ailleurs ouverte à nombreuses intérogations, ce qui n'est pas nécessairement la bienvenue dans ce genre de film. Film Bon dans l'ensemble.
Beau, sensuel, et surtout intéressant. que l'on aime ou pas j'imagine assez difficilement qu'on puisse regretter d'avoir vu ce film.
On commence "Girlfriend experience" un peu irrité par les effets de montage et les cadrages arty : tout cela sent l'exercice de style... Et puis, très vite, le film trouve son rythme et devient un étrange objet de fascination. Son opacité voluptueuse fait écho à celle de son héroïne que Soderbergh filme comme un sphinx - mais qui finit par nous bouleverser au détour d'un plan, quand le masque se fissure. Il y a une vraie dimension hypnotique dans ce récit déstructuré (un peu à la manière de son chef d'oeuvre, "L'Anglais"), qui pourrait s'approcher d'un fantasme de cinéma pur, refusant toute psychologie et où seule compte la sensation, pour mieux s'approcher du mystère des êtres. Comme certains l'ont fait, on a un peu envie de voir le film comme un autoportrait de Soderbergh, cinéaste insaisissable, qui sait satisfaire les désirs et les attentes de ses différents clients (polar, comédie, film social, film fantastique, etc.) sans jamais qu'on ne parvienne à savoir qui se cache derrière ce séduisant iconoclaste. Mine de rien, ce "petit" film passé inaperçu et qui se la joue profil bas est l'un des plus réussis et des plus personnels de son auteur...
Je n'ai pas aimé, je n'ai même pas fini le film.
2 étoiles parce que le scénario est original.
Mais vraiment, les acteurs ne nous touchent pas.
2 étoiles parce que le scénario est original.
Mais vraiment, les acteurs ne nous touchent pas.
Alors j'adore Soderbergh (en général) mais la j'ai pas aimé du tout....
Je ne jugerai pas trop parce que je n'ai même pas fini et c'est très rare chez moi!! Mais je me suis fait chier gravement alors..... point!
Je ne jugerai pas trop parce que je n'ai même pas fini et c'est très rare chez moi!! Mais je me suis fait chier gravement alors..... point!
Très bon film! Des plans magnifiques, un rythme ensorcelant, une danse cinématographique (succession de personnages entre-aperçus, passages ici, puis là, sans trop savoir pourquoi, mais c'est ainsi, etc... sans nous perdre), sur une musique très soignée, et dans l'air du temps, comme le propos et notre époque : toujours rythmée, dépouillée de tout romantisme, botoxée, épurée, mais toujours mue par une humanité primitive, la survie avant tout. Un très bon film sous tous rapports ; qualité-prix j'entends.
Version moderne et occidentale des "Mémoires d'une geisha". L'idée est intéressante. Voir évoluer le personnage de Chelsea l'escort-girl, c'est un peu comme aller au bar-PMU du coin pour écouter le gros Robert nous parler de sa passion, conduire des semi-remorques. Sauf que Chelsea a un tantinet plus de charme que le gros Robert. Et pour une fois, la version française n'est pas si mal, la voix de Sasha Grey est douce et mielleuse à souhait. L'atmosphère est sensuelle et la façon de filmer intimiste. L'arrière-plan politique, avec la fin du règne Bush et la lutte Obama-McCain est agréable. De plus, cela permet au spectateur perclus de scrupules judéo-chrétiens de libérer un peu sa conscience, "non je ne regarde pas un film érotique mais une oeuvre politico-sentimentale". Là où le film déçoit, c'est avant tout au niveau du scénario, bien vide. Les premières minutes frôlent même l'imbroglio, tellement le spectateur a du mal à savoir qui est qui. 1h14 de durée, c'est déjà visiblement trop long pour Steven Soderbergh. Ce dernier cherche pourtant, vaille que vaille, à rallonger la sauce, en filmant par exemple pendant de longues minutes Sasha Grey en train de regarder dans le vague. Mais rien n'y fait. Une petite déception donc.
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