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    A propos de Nice
    note moyenne
    3,9
    102 notes dont 14 critiques
    répartition des 14 critiques par note
    2 critiques
    7 critiques
    3 critiques
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    Votre avis sur A propos de Nice ?

    14 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 24 juin 2012
    A propos de Nice est une réalisation de Jean Vigo absolument extraordinaire et poignante . En tant que spectateurs , que public , nous sommes happés , bouleversés et captivés par cette promenade , cette balade dans la ville de Nice . Jean Vigo dresse ici un portrait de la société tout à fait passionnant et intéressant avec les inégalités , les différentes classes sociales filmant tour à tour de simples ouvriers et des artisans puis des bourgeois , des personnes aisées sur le plan financier défiler dans les rues . On peut voir des moments émouvants tels que celui avec un plan magnifique sur une personne âgée vers la fin . A propos de Nice est également un film avec de l'allégresse et une légèreté évidente : on peut voir à plusieurs reprises des femmes dansant , levant leurs jupes , riant , étant euphoriques . A la vue du film , on éprouverait presque une certaine nostalgie , on se dit que le temps passe vite et ces images du Nice au temps de l'avant- Seconde Guerre mondiale , Jean Vigo a su les capter dans cette oeuvre sublime et on ne peut que l'en remercier fortement .
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 15 juillet 2016
    Il y a dans le titre du premier film de Jean Vigo quelque chose d'anecdotique, un "à propos de" qui laisse entendre que le cinéaste ne filmera pas la ville en profondeur en montrant les deux faces (soleil / misère) mais en filmant l'évidente simplicité de la vie niçoise (des gens qui se reposent ou qui marchent sur la Promenade des Anglais , des jeunes qui jouent dans les rues, des filles qui dansent sur un bateau) en privilégiant une caméra proche des corps afin de renforcer un dynamisme, déjà amorcé par la puissance de la musique qui vient soit contraster avec l'image soit, au contraire, s'harmoniser avec celle-ci. Cette idée de rapprochement et de distance prend forme au sein même du dispositif du film, qui fait répéter les mêmes plans comme pour mieux faire entrer le spectateur dans un environnement spécifique, brièvement présenté dans un prologue bouleversant filmé en plongée, mais qui apporte également des nuances en jouant sur des variations de vitesse qui modifient la perception d'une scène et du même coup sa réception émotionnelle. Jean Vigo signe là un geste de mise en scène impressionnant, dont le caractère expérimental permet d’élever la banalité à un mélange de joie et de lyrisme, faisant ainsi joindre la terre au ciel, la mer à la rue, le symbolique au prosaïque. Un film libre, tant dans son ton que dans sa construction, incomparable et d'une richesse inouïe.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 28 septembre 2013
    Pour son premier film, Jean Vigo, avec une jubilation qu'il ne cherche pas à cacher, filme en bougeant sa caméra dans tous les sens, la détachant souvent de son trépied, la ville de Nice au temps du carnaval, la filme sous toutes les coutures (il y a même des plans aériens !!!).
    Le jeune réalisateur anarchiste (dans le meilleur sens du terme !!!) se laisse tellement prendre par la technique qu'il n'arrive pas toujours à se concentrer sur son sujet principal : montrer le parallèle entre le Nice des nantis et celui des pas du tout nantis.
    Mais il le fait suffisamment pour réussir à dire tout haut des choses que les autres personnes à l'époque ne voulaient même pas penser tout bas.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    2,0
    Publiée le 16 février 2017
    Documentaire touristique qui multiplie les effets. Assez prétentieux comme façon de filmer mais intéressant au demeurant pour l'aspect historique.
    Estonius
    Estonius

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    2,0
    Publiée le 19 janvier 2020
    l ait des films qu'il est de mauvais ton de critiquer, alors si on n'a pas aimé il vaut mieux faire semblant ou alors se taire. Eh bien moi, en vérité je vous le dis, ce film m'a profondément ennuyé. Evidemment d'un point de vue formel il peut être intéressant pour ceux qui justement ne s'intéressent qu'à la technique, mais le reste, Vigo semble découvrir qu'il y a des riches et qu'il y a des pauvres ! Trop fort ! Vigo semble découvrir que la chose militaire peut conduire au cimetière ! Trop fort ! Et encore plus fort Vigo découvre qu'après la vie, il y a la mort ! Si certains se sont dit bouleversés par la "poésie" du film grand bien leur fasse, mais cela n'a pas été mon cas ! Et puis d'abord ce film n'est pas un documentaire,
    spoiler:
    la fille qui se retrouve à poil sur sa chaise, elle a bien été mise en scène, non ? Idem pour le cireur qui cire des pieds nus,

    Bref tout cela n'a rien de passionnant, heureusement on a droit à la fin à une bande de nanas complètement déchainées qui se mettent à danser et nous montrer leur culotte Sacré Vigo, va !
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 24 avril 2011
    Un documentaire expérimental qui propose une vision de Nice au début des années 1930. Le fond n'est pas le plus important (le luxe de Nice, et l'envers du décor), bien qu'avec 80 ans de recul, ce film est quelque part devenu un document historique. Mais c'est surtout sur la forme que ce documentaire impressionne, avec ses prises de vues osées et avant-gardistes. Le montage est d'une modernité confondante. Enfin, la musique de Marc Perrone colle parfaitement aux images et justifie pour une fois le rajout d'une bande-son à un film muet.
    Autrui
    Autrui

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    5,0
    Publiée le 1 mars 2010
    Est-ce décent de parler d'un montage exceptionnel avec des mots ?
    Dans le doute, je m'abstiens...
    Cinememories
    Cinememories

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    4,0
    Publiée le 11 avril 2021
    À l’approche du cinéma parlant dans l’hexagone, Jean Vigo préfère encore s’isoler dans une manœuvre qui fait ses preuves, malgré la radicalité du procès qu’il mène. Son court-métrage documentaire muet, co-réalisé par le vétéran russe Boris Kaufman et également chef opérateur, s’inscrit pourtant dans la continuité de ce que le cinéma offre par le biais d’un objectif, qui cultive une forme de subjectivité, ici soumise au point de vue documenté de ses auteurs. Ce que l’on capture, en l’espace d’une journée, cristallise une brèche dans un labyrinthe social qui ne cesse de s’étendre. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on irait s’engouffrer dans la fièvre d’un carnaval, sans que le résultat devienne le brouillon des jeunes cinéastes. La surprise est au diapason de la provocation, qui s’articule autour d’une lutte de classe bien réelle, mais passive dans son antre et expressive dans une démarche des plus poétique.

    Nice, cité populaire et vivante, témoigne d’une inertie très significative, pour ces temps modernes, ces temps qui entretiennent pourtant un contraste révélateur. On nous immerge dans l’instant et le secret d’une génération décortiquée et fortement critiquée, juste après le survol de structures qui dominent le cadre, comme pour accentuer l’idée d’une cage physique et mentales qui se resserre pour les autochtones. De même, la marée et les vagues nous ramènent à quelque chose d’intemporelle, dès lors que la mondialisation gagne plus de terrain dans le mode de vie des Niçois et d’une France fraîchement rescapée du deuil de l’entre-deux guerre. Pas de concessions, même à l’air libre, sauf peut-être pour des bourgeois sereins et en plein vagabondage à la promenade des Anglais. Un défilé vient alors rompre cette routine et ce faux calme qui plane sur ceux qui s’abandonne aux plaisirs éphémères. Si la caméra de Vigo semble détenir toute une narration, ce sera au montage que ses propos seront mis en valeur. Il ne s’agit pas d’énumérer, mais bien de d’interagir avec le spectateur et son bon sens quant à l’asymétrie qui règne entre le ciel et la terre. Un sentiment de vertige séduit au premier regard, loin d’être innocent. Le voyeurisme est à la contre-plongée et les superpositions de plans sont à l’analogie vers un état naturel. Ainsi, hommes et femmes retrouvent un équivalent dans une classe inférieure de la chaîne alimentaire. De cette façon, la ville finit par se vider de sa vitalité, chose qui en faisait sa notoriété.

    Un jeu des apparences prend donc place, à l’image de voyageurs, venant bronzer sans modération. Dans cette lignée, une femme se dévêtit de plus en plus, jusqu’à épouser le tabou de la nudité ou à répondre à la facilité déconcertante que l’on aurait à changer d’apparence ou de mentalité. Tout se confirme assez rapidement dans l’exécution, mais ce premier film ne cesse de transpirer d’idées et d’arguments, afin de consolider une observation qui ne se contente pas uniquement d’appréhender le visible. Dans la face cachée de l’euphorie, la fête laisse place aux « déchets », à ceux que l’on condamne à espérer atteindre cette lueur festive qui danse dans le ciel. Le défilé de nuages ne vaut sans doute pas celui de militaires, qui entrent évidemment en conflit avec un cimetière. Il est question d’ironie dans ce récit, qui expose un cireur de chaussure à sa propre bêtise, ne sachant plus faire la différence entre une chaussure et un pied nu.

    Il existe de nombreux symboles, ou plutôt caricatures, qui inspirent la vision d’un auteur engagé. Celle de Vigo retourne la carte postale d’un lieu de fête pour y déposer son anxiété et pour confirmer prématurément une aisance technique dans une narration qui ne cesse de valser, même dans les tréfonds d’une la classe ouvrière. Celle-ci ne pourrait que divertir autrui, mais ne trouve ni la force, ni le soutien d’évoluer. Il y aura toujours un linge sale qui les ramènera à la laverie, sous se défaire de la poussière et de la misère, le temps qu’elle sèche dans la neutralité et sous le vent, tel un chiffon qui murmure les émotions d’un peuple qui se tourne à présent vers les usines. « À propos de Nice » a donc les ambitions de révéler des frictions entre deux cultures oisives et entre deux niveaux de richesses. Mais il ne s’agit que d’une étape vers la sanction que réclame ce procès, où l’humanité est à la merci d’un jeu de pouvoir qui s’engraisser aussi vite que le capital qu’il amasse. Ce portrait est la résultante d’un double jeu, qui aura laissé un testament cinématographique des plus efficaces et des plus redoutables dans son sillage.
    Nicolas S
    Nicolas S

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    4,0
    Publiée le 4 juillet 2019
    Au-delà de sa valeur documentaire et historique, 'A propos de Nice' est surtout un grand moment de cinéma : un poème surréaliste à base de gags visuels où pointent, l'air de rien, critique sociale et inquiétude métaphysique. Superbe.
    Nicolas R.
    Nicolas R.

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    4,5
    Publiée le 25 mai 2015
    La subjectivité du propos (parallèle entre le bling-bling des nantis oisifs et la misère) ravira une partie du public, en agacera une autre.

    C'est sur sa forme que le film doit être jugé. A propos de Nice est un récital technique. Il est très bien monté. Ses plans courts lui donnent un excellent tempo. Plus de 80 ans après, grâce à l'originalité du cadrage, il est encore moderne.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 30 juillet 2012
    Prècurseur gènial sous de nombreux aspects, Jean Vigo ètait le Rimbaud du cinèma français, par une oeuvre trop brève, toute de colère et d'amour, de lyrisme et de vèritè! Avec l'aide de Boris Kaufman, frère cadet de Dziga Vertov, il dèbuta par le non moins cèlèbre "À propos de Nice", violente satire poètique où Vigo mit en pratique le cinèma oeil qu'il caractèrisait comme genre du documentaire social: "Le point de vue documentè" avec une camèra qui observe ici les habitants de la ville mèditerranèenne avec ironie! Pour Vigo, un appareil de prise de vues n'est pas une machine pneumatique à faire le vide! Ici, le cinèaste maudit souligne l'extrême importance de prendre tous les personnages dans le tissu vivant de la rèalitè (il tournait donc les yeux vers le concept essentiel de "surprise" qu'avait prèconisè Vertov), sinon le cinèma devrait renoncer à toute valeur documentaire! Un incontournable de Vigo qui allait donner à l’aube des annèes 30 une excellente dèfinition du documentaire! C'est à dire une opinion personnelle, mais solidement argumentèe! Notons que Catherine Breillat, Costa-Gavras, Claire Denis, Raymond Depardon, Abbas Kiarostami, Pavel Lungin et Raoul Ruiz rendront en 1995 un sincère hommage à Vigo avec "À propos de Nice, la suite"...
    Parkko
    Parkko

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 2 020 critiques

    3,0
    Publiée le 4 décembre 2011
    J'ai bien apprécié ce moyen-métrage : la mise en scène est vraiment intéressante et doublé d'un montage assez moderne. J'ai vraiment aimé la façon dont on assiste à des scènes de la vie de Nice, c'était pas évident je pense de faire ce film, ça aurait pu ressembler à un spot publicitaire mais là pas du tout, ça ressemble bien à un film. En plus la musique derrière est vraiment sympa et accompagne bien les images. Ca me donne envie de découvrir d'autre Jean Vigo, j'avais commencé avec ce moyen-métrage pour me faire un avis avant de me lancer dans un de ses longs.
    schock
    schock

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Film d'avant-garde absolu. Une pure merveille. Les images nous récitent des poèmes, elles viennent à nous d'une façon fluide et légère, et nous proposent d'entrer dans le monde magique des sensations. La musique nous accompagne aussi dans ce trop bref voyage au coeur de la ville. (L'accompagnement musical de Marc Perrone aura lieu bien plus tard).
    Au niveau technique, c'est une maîtrise totale dans toutes les phases de la production, le plus souvent à la manière vertovienne, son oeil nous propose son point de vue, et par moment d'une façon plus expérimentale, avec la contribution de personnages qui se prêtent au jeu.
    il y a beaucoup de choses dans ce cinéma là, de l'intellect au travers d'une comparaison sans pathos, entre la classe bourgeoise et la vie ouvrière, et surtout de l'affect dans une mise en image flamboyante et partisante de cette réalité.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Publiée le 19 août 2010
    Henri Langlois a évoqué l’art miraculeux, mystérieux et totalement personnel de l’alliage de l’image et du son chez Vigo. Le fait qu’ »A propos de Nice » soit muet souligne son sens tout rythmique du montage. Sa vision décapante (avec inserts de rush d’animaux sauvages) du beau monde se pavanant et se dorant au soleil de bord de mer est particulièrement réjouissante. Un film qui est le bûcher des vanités de son réalisateur.
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