The Murderer
Note moyenne
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286 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2020
Un thriller dingue, noir, violent et explosif, sublimé par une mise en scène virtuose, avec des scènes d'une intensité folle même si ça fait un peu too much sur la fin.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2021
Avec The Chaser, Na Hong-jin a réussi à se faire un nom dès son premier film. Il contribue en parallèle à grossir la liste des œuvres importantes à mettre au crédit d'un cinéma sud-coréen de plus en plus plébiscité. Ce succès artistique tient à une personnalité unique et imprévisible qui sait marquer le genre en le piratant de l'intérieur. C'est dire si j'étais confiant en attaquant The Murderer. Si cette proposition ne manque pas de hargne, je dois cependant reconnaître une déception quant à cette nouvelle incursion dans le film noir.
Pendant la première moitié, Na Hong-jin parvient à trouver son style. S'il étonne de prime abord, le montage extrêmement dynamique (peu de plans de plus de 3 secondes) ne fait obstacle ni à la compréhension ni à la caractérisation des personnages, bien qu'un temps d'adaptation soit nécessaire. J'ai un peu retrouvé l'allure effrénée de courtes nouvelles qui condensent leurs intrigues en quelques pages sans négliger les détails importants. Une sorte de récit en ligne droite qui vous agrippe et relâche son étreinte en vous laissant hors d'haleine. Pendant cette heure très énergique, The Murderer louvoie avec son sujet, ouvrant certaines pistes annexes : le passif du personnage principal ou les dures conditions de vie pour un *Joseon-jok* (Coréen vivant à Yanbian, province chinoise). Tout cela laisse présager certains tournants inattendus. Ils arrivent, mais pas dans le bon sens à mon humble avis.
Bien qu'il partage avec The Chaser ce nihilisme qui finit par s'imposer aux protagonistes, ce deuxième projet échoue à transformer l'essai en dérivant sur la voie du film d'action ultra-violent. Commence alors une surenchère qui pousse la mise en scène vers les écarts formels d'un Paul Greengrass, les séquences de poursuites devenant aussi chaotiques que brouillonnes, voire nauséeuses (ce duel en voitures, indéchiffrable). Si encore cela servait une idée novatrice, mais ce n'est pas le cas, le script se destinant manifestement à une sorte d'abstraction sanguinolente. À partir de là, il ne faudra donc pas s'étonner à voir un chef mafieux transformer un bataillon d'hommes de main en hachis parmentier ou constater que les armes à feux sont apparemment proscrites dans le code des criminels de The Murderer. Pourtant, je m'étonne de ces directions artistiques bizarroïdes éloignant le film de ses promesses initiales.
Soyons honnêtes, si le film n'est pas ennuyeux (sa dernière heure contient même quelques passages efficaces) il n'en demeure pas moins convenu. Ce qui rend presque sa dernière pirouette inappropriée tant elle semble arriver comme une cheveu sur la soupe. Si on peut résolument s'amuser du jeu de massacre barbare et des notes d'humour amenées par l'excellent Kim Yoon-seok, il est aussi possible qu'on déplore le manque de subtilité de l'ensemble.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2021
Nah Hong-Jin réitère le même genre de film que "The Chaser", il prend les deux mêmes acteurs principaux mais décident juste d'inverser le rôle du gentil et du méchant. La première heure de film est magistrale, les plans sont magnifiques, on a le temps de contempler la beauté de ce cinéma coréen. D'ailleurs, une scène est particulièrement réussie lorsque Gu-nam repère le lieu de sa cible et prémédite son crime, la mise en scène est parfaite, particulièrement originale et novatrice. Cependant, à partir de la deuxième moitié du film, tout s'emballe et devient hyper nerveux, même beaucoup trop nerveux. Les scènes d'action ou de courses poursuite filmées caméra à l'épaule donnent le tournis, tout est excessif. De plus, le scénario au départ très intéressant devient ultra compliqué et on ne comprend plus ce qu'il se passe. Un bon film tout de même mais gâché par quelques exagérations du réalisateur voulant rendre son film le plus singulier possible.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2014
A l'instar de la Corée, le cinéma coréen est presque inconnu en France et je dois dire qu'il m'est également resté très longtemps caché. J'avais bien vaguement entendu parler de Old Boy, mais les bandes-annonces ne laissant augurer qu'un cinéma ultra-violent et je n'y avais pas vu d'intérêt particulier.

Après avoir vu plusieurs thrillers coréens, il m'apparait que cette ultra-violence est bien différente de celle vue dans les films américains. Elle n'est pas là pour en mettre "plein la vue", mais sert souvent de toile de fond et de révélateur des émotions, elle permet à l'intrigue (qui régulièrement peut se résumer sur une feuille de papier toilette) de se complexifier. L'ultra-violence présente dans nombre de films coréens permet d'exprimer par l'image ce que le cinéma occidental tente de faire passer par des longs sanglots ou des cris de désespoirs.

"The murderer" est parfaitement dans cette lignée où les longs monologues sont remplacés par des silences qui en disent tout autant. Les scènes d'actions alternent avec ce qu'on pourrait appeler les "moments vécus" qui développent soit l'intrigue soit les personnages. Dès le début, Hong-jin Na place le spectateur dans une ambiance lourde, dans la crasse de la misère et de la pègre, cette impression ne nous quitte pas de tout le film. Le protagoniste parle peu et pourtant on pourrait presque entendre ce qu'il pense. C'est le non-dit, le jeu toujours juste de Jung-Woo Ha (???) qui renforce le personnage principal.

Pas de flingue, les combats se font au couteau de cuisine ou à la hache. Pas d'art-martial esthétique non plus, mais de la brutalité pure, de l'instinct animal. Sale. Les nombreuses courses-poursuites du film sont tournées souvent en plan serré et si cela nuit parfois à la lisibilité des scènes, cela renforce l'émotion dégagée par les personnages. Ces scènes sont intenses même si on peut regretter parfois certaines longueurs.

A la première lecture, "The murderer" peut alors ressembler à un bête film d'action bien fichu qui permet de passer une bonne soirée sans trop réfléchir. Pourtant il s'agit bien d'un thriller où chaque protagoniste a ses propres motivations que le film nous permettra de découvrir. Ces motivations expliquées tardivement rendent le film parfois un flou, mais c'est cet inconnu qui permet au film de ne pas être ennuyeux.

On ne peut que regretter le choix du titre français "The murderer" car il cache la seconde lecture possible du film qui est pourtant très claire dans le titre international : "The yellow sea". En effet, la Mer Jaune est le nom donné à la mer séparant la Chine de la péninsule coréenne. On peut alors déceler plus facilement le thème de l'immigration des Joeseon-Jok en Corée du Sud.

Les Joeseon-Jok sont les coréens de Chine, souvent pauvres et dont beaucoup cherchent à rejoindre l'eldorado que peut représenter la riche Corée du Sud. Miséreux et exploités, ces immigrés ne semblent pas considérés comme des Coréens bien qu'ils parlent la langue. Quelque part ils me font penser aux Nikkei, ces brésiliens d'origine japonaise qui sont exclus de leur "japonité" par le groupe.

Tout au long du film, Gu-nam (le personnage central), cherche à prendre des nouvelles de sa femme qui a quitté la Chine pour la Corée du Sud. On peut alors comprendre que les nombreuses scènes d'actions dont se relève Gu-Nam avec rage sont autant d'allégories des épreuves que doit franchir un immigré clandestin dans son propre pays.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2012
The mort de rire de boucherie. Première partie folle absorbante de tension. Photographie toujours soigner, acteurs toujours terriblement efficace, qu'est-ce qui cloche alors ? C'est la seconde partie qui certes ne manque pas de puissance et de savoir faire, pourtant on ressent une baisse de régime. Le réalisateur Hong-jin Na installe beaucoup trop de boucherie/couteau qui devient lassant, bien que de rajouter une partie pas loin surréaliste est un bonheur. autre point, vous ressentirez que la caméra bouge un peu trop sur l'ensemble du film. Il y à de l'excellence à prendre dans ce bémol, comme voir l'urbanisme de la Corée là on est servie, Il nous remet également le couvert sur des courses-poursuites folle, la caméra DV s'en ressent.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2021
Déjà auteur de l’excellent « The Chaser » Na Hong Jin récidive avec l’excellent The Murderer. C’est un polar d’une grande brutalité où les miséreux sont prêts à tout pour s’en sortir et ou les puissants prêts à tout pour garder leur pouvoir. Bref un film qui n’épargne quasiment aucun de ses personnages et quasi sans espoir. Spectaculaire, mélangeant les genres comme seul le cinéma coréen arrive à le faire à l’heure actuelle, il secoue son spectateur avec une grande efficacité. Dommage que le scénario soit par moment inutilement alambiqué, et que le montage très Cutté lui fasse perdre aussi un peu de fluidité pour renforcer son côté action. Malgré ces quelques petits défauts qui en font un polar moins bon que The Chaser cela reste très bien.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2016
Comme beaucoup de gens, j'avais adoré "The chaser" et il était logique que ce film poussant le cncept encore plus loin soit intéressant voire impeccable. Mais l'intention était clairement différente avec ce film qui se veut plus une dénonciation très politique d'un fait méconnu. L'introduction du quotidien du protagoniste principal est longue, très détaillée mais permets de mieux comprendre son cheminement. On retrouve quelques scènes intéressantes tout au long du film, des séquences vraiment bluffantes et une mise en scène de l'action hyper dynamique, faisant la part aux éclats de violence. Toutefois, cette belle maîtrise formelle est parfois ternie par un découpage illisible (poursuite en voiture filmée n'importe comment et avec un grain d'image qui jure avec le reste du film), des péripéties un peu répétitives et surtout un scénario assez confus qui s'étire un peu trop. Un thriller sauvage, troublant parfois, qui déroule une histoire qui manque parfois de liant et d'intérêt mais qui confirme surtout le gros potentiel de son auteur. D'autres critiques sur
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 mars 2016
Quelle déception après ‘’The chaser’’, alors qu’il était légitime de s’attendre à mieux encore. C’est à croire que la mauvaise influence du cinéma américain des années 2010 à contaminé Na Hong-JIn. Trop long, trop compliqué ,trop gore et quasiment totalement raté alors que l’idée d’inverser les rôles des deux acteurs du ‘’Chaser’’ était alléchante. L’Intrigue est inintéressante , elle traine sans cesse ce qui rend la mise en scène précipitée totalement à contre emploi. L’image légère obtenue par la caméra sur l’épaule est devenue un mélange de plans trop brefs, trop saccadés et souvent fatigants. Rien à dire sur le jeu des acteurs et sur les poursuites à pied ou en voiture dont la fuite en camion fait intégralement partie. Certaines séquences sont incompréhensibles et d’autres invraisemblables comme la préparation de l’assassinat de l’homme du sixième étage, il faut avoir un œil de super spectateur pour déceler que je j’appelle une tromperie, j’avais juste trouvé bizarre que l’on puisse découper un pouce aussi facilement. Bref, un scénario que l’on ne peut raconter en sortant de la salle est une faiblesse rédhibitoire surtout dans un film policier, même si la police de la Corée du Sud semble étrangement absente.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2021
Agréablement surpris par ce thriller coréen à l'esthétique crépusculaire, qui, après un long démarrage presque hypnotique, frise le surréalisme en boostant son récit de scènes d'action sanglantes, parsemées de dialogues percutants et filmées avec maestria. Tout n'est pas parfait (notamment la gestion du récit secondaire sur la femme du "héros", qui devient un peu anecdotique) et, vu la longueur du film, on frôle parfois le moment de creux qui viendrait casser la mécanique mais, à l'image de sa mise en scène, le récit bousculé reste sur la corde raide sans tomber.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2011
Déjà convaincant avec The Chaser, Hong-jin Na confirme et surpasse son premier film avec The Murderer. Entre drame et thriller, le réalisateur sous ombrage géopolitique donne une saveur toute coréenne à son film. Réinventant quasiment la course-poursuite autant à pied que véhiculée, la trame tout du long se veut tendu et aiguisée. La violence, graphique, donnée à au film n’est pas d’une gratuité oppressante, parfois oscillant entre le légitime et le burlesque afin, dans une habilité toute mesurée, de désamorcer l’impact visuel de ces chairs coupées et déchiquetées. Une violence rurale renvoyant aux luttes les plus médiévales qu’il soit. The Murderer est âpre, au goût de l’acier, à la morale aiguisée et viscérale des destins écrits et incontournables de part nos cadres sociaux. Plus subtil et plus fort que son précédent, Hong-jin Na confirme que le cinéma asiatique a encore et toujours à apporter par une « poésie » d’une culture différente. Réflectif.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2016
Il est dommage que la narration de la deuxième partie du film soit très brouillonne et qu'elle perturbe même la compréhension de l'intrigue principale, car l'ensemble n'est pas sans rappeler l'excellence de "Old boy" auquel il fait furieusement penser. La scène de l'assassinat, d'une violence âpre, est le déclencheur d'une succession de moments d'action et de carnages sanglants à coups de haches et de poignards. On l'aura compris, ce film ne plaira pas à tout le monde, mais les amateurs de films asiatiques violents devraient s'y retrouver.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2021
Voilà un excellent thriller aux règlements de compte sauvages mais l'histoire est compliquée voire secondaire.
g0urAngA
g0urAngA

107 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2013
Si vous avez aimé The Chaser, vous serez absolument certain d'aimer The Murderer. En fait, si vous aimez les thrillers musclé et tendu ... le film est pour vous. Les scènes de poursuite sont brutale et réaliste. Le film met cependant un peu trop de temps à démarrer, certaines séquences d'arrivée en Corée sont trop longue à mon gout. Malgré ça, on retiendra de The Murderer, un thriller noir violent et plutôt jouissif ...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2011
Il faut bien avoir quelque chose qui s’apparente au génie pour réussir à tenir en haleine pendant 140 minutes un spectateur que des conflits d’intérêts réglés dans la violence la plus sanguinolente aux confins de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord auraient tout pour tempérer la ferveur. Mais assurément Hong-jin Na, déjà remarqué il y a deux ans avec The Chaser, possède toutes les qualités de metteur en scène et de directeur d’acteurs pour mener à bien son projet qui imbrique avec une adresse stupéfiante les accidents de la vie privée et les luttes sanguinaires qui opposent les trafiquants chinois et coréens. Scénario brillantissime et mise en scène à l’avenant pour The Murderer, scindé en quatre chapitres dont les trois premiers sont clos par des séquences époustouflantes de poursuites ou de règlements de comptes qui nous laissent complètement groggys. À l’inverse de l’autre film-fleuve asiatique sorti cet été (J’ai rencontré le Diable de Kim Jee-woon), la violence ne sombre jamais dans la complaisance, tout en sachant cultiver avec brio le deuxième degré où la démesure en désamorce du coup l’impact. Jamais l’expression populaire et triviale : « se fendre le gueule à coup de hache » ne semble mieux se concrétiser. La multiplication des lieux et des rebondissements nous tient constamment sur le qui-vive sans que nous parvenions à savoir vers quelle issue le film va nous entrainer. Ancré dans la réalité sociale, avec en filigrane la complexité des relations entre la Chine et la Corée du Sud, The Murderer se révèle un thriller à l’invention permanente, aussi efficace dans ses scènes d’action que dans la dérive solitaire du héros qui nous devient extrêmement sympathique. Malgré la morbidité de l’ensemble, il s’en dégage une vitalité revigorante et enthousiasmante. En clair, subjugués et happés, on ne débande pas un seul instant tout au long de ces 2h20.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 709 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2016
The Murderer, thriller coréen haletant, propose une course poursuite qui n'est pas sans rappeler The Chaser, du même réalisateur. On prend les mêmes acteurs, on échange un peu les rôles, mais il manque un petit brin de folie pour faire de ce Murderer un chef d'oeuvre. Ce dernier souffre de trop nombreuses longueurs et d'une fin qui manque une nouvelle fois de panache!
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