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EricDebarnot
239 abonnés
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3,5
Publiée le 7 février 2012
Que Na Hong-Jin ait du talent, c'est on ne peut plus évident : après un "Chaser" très réussi, ce "Murderer" (titre français moins beau et pertinent que le titre original, "The Yellow Sea") - plus ambitieux dans sa vision de la réalité coréenne, et plus singulier aussi - confirme l'intelligence absolue et l'énergie imparable d'une mise en scène qui renouvelle les us et coutumes du polar coréen (violence, crudité, humour grotesque, mais une efficacité indéniable qui ne sacrifie jamais aux codes hollywoodiens), en injectant une lucidité que l'on pourrait qualifier de "politique" quant au fonctionnement du récit, et un vrai regard à hauteur d'homme sur des personnages qui, au début du moins, ne sont pas que des pantins vecteurs de fiction extrême. "Au début", parce que, malheureusement, après une bonne heure qui frôle la perfection absolue dans le réalisme social le plus implacable, Na Hong-Jin s'embrouille tout seul dans une intrigue inutilement compliquée, jusqu'à nous perdre un peu, avouons-le, et multiplie tellement les scènes de violence à l'arme blanche (il semble qu'en Corée du Sud, même les truands n'aient pas d'arme à feu…) que l'on atteint une sorte de saturation devant le déchaînement de sauvagerie mi grotesque, mi atroce. Heureusement, une (double) conclusion parfaite apaisera le spectateur épuisé par ce marathon, et le laissera réfléchir tranquillement à une question troublante : et si, au final, le vrai génie de Na Hong-Jin, ce n'était pas justement son refus nihiliste d'un cinéma raisonnable ?
Cela faisait un moment que je voulais le voir suite à "The Chaser" que j'avais vraiment adoré et j'ai enfin pu réaliser mon souhait. A vrai dire, je dois avouer que je suis un peu déçu par cette dernière réalisation. Ce qui m'a particulièrement agacé, c'est le fait que le protagoniste semble immortel et que les scènes de poursuites sont carrément grossies, étonnant de la part d'un réalisateur de cet acabit. Cependant, le sujet est original et réaliste et les personnages sont charismatiques. Autre chose qui m'a un peu "saoulé", le fait que l'on ait le droit à pas mal d'hémoglobines, là ça gicle. En fait, la première partie du long métrage est bonne voire très bonne mais au fur et à mesure on sent que tout s'essouffle à notre grand désarroi. 2h30, c'est beaucoup trop long pour une production de ce genre, 2h aurait été bien suffisant. Performance très satisfaisante de l'acteur principal et des autres, l'ambiance est bien retranscrite mais pour moi, il manque quelques petites choses comme de bons vieux plans séquences. Parfois, la caméra bouge trop et je trouve cela très désagréable car nous ne sommes pas dans un format documentaire ou assimilé. Le dénouement est assez décevant, et qui plus est, carrément téléphoné. En bref, je m'attendais à mieux mais je suis bien content d'avoir pu le visionner. 13/20.
Le réalisateur de The chaser continue de nous choquer tout en nous amusant comme l'atteste ce murderer ultra-violent et sanglant (interdit au - de 12 ans????!!! seulement) qui réussit à partir d'une trame simple vue et revue (le tueur piégé et persécuté) de créer quelque chose d'assez novateur, mélangeant les genres (de la comédie loufoque au mélodrame tragique) mis en scène de façon très punchy (caméra au poing) et baignant aussi dans le gore comme une bonne vieille série Z (bon je suis un peu excessif mais quand même...). Bref, dans les limites de son ambition, c'est plutôt réussi même si la psychologie passe un peu à la trappe et que le côté grand-guignolesque à un peu des limites (le héros et le méchant sont increvables!). A noter que le personnage de Myun, tueur à la hache rockn'roll mérite de rentrer au panthéon des grands malades du cinéma. En bref, ce polar poisseux est un agréable divertissement qui,à défaut de révolutionner le genre, contribue à sa bonne évolution.
J'ai aimé le début mais arrivé à la moitié je me suis perdu, trop de nouveaux personnages débarquent et c'est difficile de retenir leur noms mais la fin est pas mal. Je lui mettrais 6/10, on est loin de la qualité d'un The Chaser ou d'un I saw the devil.
Attention, ma critique contient des spoilers. Je vous déconseille de la lire si vous n'avez pas vu le film. Le début est plutôt pas mal mais après ça devient une sorte de gros n'importe quoi. Non mais stop quoi, faut arrêter de se foutre de la gueule du monde, c'est même pas "bad-ass" cette seconde partie (si c'était le but cherché ?) c'est juste raté. C'est hyper américanisé dans le mauvais sens du terme (en gros, comprendre formaté), j'ai cru rêvé avec la course poursuite en voiture, on atteint vraiment le sommet. Cette seconde partie ruine tout le film, c'est vraiment bizarre de voir un film qui commençait sur des pentes plus intimistes se fourvoyer là dedans.
Après l'excellent The Chaser, j'attendais de pied ferme le nouveau film de Na Hong-Jin. Malheureusement, The Murderer fut une petite déception. Même s'il reprend les mêmes acteurs que dans son précédent thriller (dont les rôles sont inversés), l'émotion ne nous effleure que rarement. Et ce ne sont pas les quelques élans de violence qui changeront grand chose, même si elles sont parfois poussés à l'extrême. Alors on assiste à certaines séquences dont le suspense est savamment dosé, orchestré par une mise en scène précise, mais le scénario devient vitre trop confus.
On retrouve ici le même univers noir que dans « The chaser », film qui ne respirait pas vraiment la joie de vivre. Le réalisateur franchis pourtant un palier supplémentaire, en entraînant son héros, chauffeur de taxi misérable mais véritable force de la nature motivé par son unique survie, dans une spirale de violence qui vire à la folie furieuse. La tension et le suspense de la première partie se transforme petit à petit en un ballet ultra violent ou s’enchaînent règlement de comptes, street fight dément réglés à coup de haches, de couteaux voir de pilons de bœuf, et poursuite en voiture mis en scène avec une maestria indéniable. L’issue de cette escalade dans la violence ne peut être que fatale, fatalité à laquelle Hong-Jin Na ajoute une pointe d’ironie.
Moins bon que "The Chaser", la faute à un scénario confus. Les combats à l'arme blanche sont très efficaces et même assez drôles grâce à une touche d'humour noir typiquement coréenne.
Bon second film après l'excellent "The Chaser": le désespoir du héros et sa détermination à survivre sont haletants tout comme certaines scènes de combat et de course-poursuite. Le tout est renforcé par une réalisation tendue et soignée mais il manque une certaine dose d'originalité dans l'écriture du scénario pour marquer les esprits.
The murderer est un thriller ensanglanté par des tueries et une barbarie sans limite... un film criminel avec une course poursuite impitoyable résume ce polar coréen.
Deuxième film-choc du réalisateur du brillant "The Chaser". Un ouvrier issue d'une caste méprisée accepte un sale boulot pour espérer retrouver son épouse disparue. Une lutte sans merci pleine de barbarie va s'engager. Progressivement le stress s'installe et ne nous lâche pas comme il ne lâche pas le héros. Prisonnier de sa condition et de la machination qui se referme sur lui. 2h20 de survie et de lutte extrêmement violente. On a le sentiment que tout peut basculer vers le pire d'un instant à l'autre. Un vrai suspense sur le fil du rasoir dont on sort lessivé. Tout atteint des niveaux d'intensité rares. Une claque, une vraie.
Après l'excellent "The chaser", Na Hong-jin revient et confirme son talent et sa maîtrise des films noir. Comme tout bon film sud coréen, on les apprécie parce qu'ils sont loin des clichés, ou des conventions. Encré dans une société misérable bien réelle, le film évite absolument tout ce que l'on peut attendre d'un film de gangsters que ce soit en terme de mise en scène, de personnages, de background social, d'écriture qui renouvelle sans cesse la narration mais qui hélàs pêche dans sa deuxième moitié, trop confuse. Sans du au fait de trop en faire, trop faire neuf, jamais vu, inattendu. A voir absolument pour son ambiance désespéré, sa radicalité à parler de sujet tabou, sa narration inattendu, pour cette vision neuve du cinéma qui semble nous dire que l'on a pas encore tout exploré à fond.
Bien sûr, ce n'est pas le chef d'oeuvre Chaser, mais reste un polar très bien ficelé et haletant. Un meurtre sanglant, une cavale epoustouflante et des acteurs au charisme grandissant. Hong-jin Na aime les poursuite à pied et les fuites au milieu des éléments d'une ville semblant ne jamais finir, le tout dans des mouvements de caméras qui nous propulse au coeur de l'action, quitte à nous faire respirer plus fortement comme si nous avions courru nous même. Ca bouge, et ça nous fait bouger.
Malgré de sérieux problèmes de rythme et une esthétique bancale, The Murderer est tout de même d'une ambition énorme. Avec ses deux fabuleux acteurs de The Chaser et son humour noir singulier, Na Hong-jin est définitivement un cinéaste à suivre de près.
L’année dernière, deux films Nippons se disputaient le prix du film le plus violent de l’histoire du cinéma. Pour ma part « The Murderer » n’a pas accompli ce que « I Saw The Devil » a réussi ; c'est-à-dire le fait de rentrer dans la tête du personne et de pouvoir comprendre son envie de violence et son esprit remplit de vengeance. « The Murderer » reste néanmoins l’un des films les plus percutants que j’ai vus. Cet homme qui fait tout pour reconquérir sa famille va devenir ce meurtrier qui combattra la pègre et une population plongée dans l’horreur. Avec les scènes d’action, ce film n’a rien à envier aux grosses productions Américaines. Passionnant.