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Guillaume182
148 abonnés
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3,5
Publiée le 31 août 2011
Film noir, humour noir, délires sanglant, bien que ça ne soit pas mon genre de film en général j'ai beaucoup apprécié celui-ci d'abord parce que c'est bien filmé, l'intrigue est intense tout comme la tension qui règne tout le long du film.
Après la bombe The Chaser, son premier film, le jeune réalisateur montant de Corée du Sud, Na Hong-jin, revient avec un polar dans la même veine que le précédent, c'est-à-dire dans la lignée de ces films sombres et violents très en vogue dans le cinéma coréen. Cependant, The Murderer est plus long et donc plus étoffé et le principal intérêt repose dans ses 45 premières minutes c'est-à-dire l'élaboration du meurtre, qui devient un détail dans cette maîtrise de la mise en scène et du récit. Le héros guette, calcule puis recalcule. Ensuite, le récit se recentre sur une parfaite maîtrise des codes du genre sans pour autant les transender. L'ensemble reste diaboliquement efficace et accroche le spectateur avec son sens du rythme et ses deux interprètes principaux, absolument géniaux. Le réalisateur prend les mêmes que dans The Chaser mais inverse les rôles, sympathiques. Le tout n'est pas cependant pas exempt de défauts, comme dans The Chaser le jeune réalisateur est gourmant de scènes très violentes mais inutilement longues qui n'apportent pas forcément grand chose au film. Autre gros défaut, l'histoire autour de la femme du héros qui ne sert qu'à expliquer pourquoi il accepte le travail et qui est utilisé à la fin pour une morale douteuse, inutile et grossièrement gonflée. Ce n'est heureusement pas assez pour gâcher l'excellent film qu'est The Murderer, mais on attend désormais de Na Hong-jin qu'il nous surprenne réellement.
On se laisse rapidement subjuguer par l'ambiance sombre, qui s'alourdit tout au long du film. Bien filme, tres bien interprete. Un regard rapide mais edifiant sur la Coree. Une histoire un peu complexe mais on ne decroche pas une seconde. La tension monte, elle est palpable et on est dedans. Une bonne surprise pour un jour de pluie et un film que je ne serais pas forcement allee voir. Beaucoup de violence, qui monte aussi en puissance mais qui s'installe dans l'histoire et dont on sait que les heros ne pourront pas y echapper. A voir.
Après avoir vu son excellent premier long "The chaser", un studio hollywoodien a bavé d'envie de co-produire le prochain Hong-jin Na. Mais Na n'en a pas baissé son froc pour autant et il remet le couvert avec un film sans concessions et d'une sauvagerie extrême (seulement interdit aux mois de 12 ans, allez savoir pourquoi), dans lequel les hommes se comportent comme des chiens enragés, peu fidèles envers leurs codes d'"honneur" respectifs, et n' ayant que la violence pour exprimer leur impuissance et leur dégoût de vivre. Et ils ne manquent pas de l'exprimer (et sans armes à feu, s'il vous plaît)! Le scénar est plutôt confus (on ne s'y retrouve pas toujours, avec ces histoires de mafias, de trahisons), certaines scènes sont brouillonnes (la poursuite de voitures), mais cette visite des bas-fonds physiques et mentaux électrise le spectateur et impose sa noirceur.
Intense, brutal, aucun temps mort, de la tension et de l'action durant 2h20, une réalisation pointue, des acteurs crédibles, une histoire forte, des meurtres à l'arme blanche (notamment à la hachette) particulièrement efficaces, des changements de rôles (chasseur/chassé). Une tuerie au sens propre comme au sens figuré avec une fin surprenante. Le cinéma coréen a définitivement attend des summums jusque là quasi réservés exclusivement au cinéma outre-Atlantique. Époustouflant! Le deuxième chef d'oeuvre de Hong-Jin Na après l'extraordinaire "The chaser" (dont les états-uniens veulent d'ailleurs un remake avec Di Caprio). Une vraie pièce indispensable à votre culture cinématographique. Moi je n'attends plus qu'une chose, le troisième film de Hong-Jin Na...
The Chaser possède une force supplémentaire que The Murderer traduit en burlesque. Le drame et le réalisme du premier deviennent drame aux accents d'humour qui désamorcent l'émotion, quitte à demeurer une excellente maîtrise formelle, pour ainsi dire une course-poursuite appuyée nimbée de scènes sanglantes forcées. Ce qui gêne avec ce film, outre quelques moments incongrus comme de faux décors hallucinants, c'est donc la violence qui perd de sa signification, mais encore les images de carnage voyeurist es puisque le réalisateur montre sans aller au bout de son raisonnement. Finalement The Murderer, sans pouvoir l'accuser de pétard mouillé, est un film bancal à trop d'égards pour arriver à se hisser au niveau d'un Chaser autrement plus noble, la comparaison servant à positionner The Murderer qui a bénéficié lui d'une effervescence certaine.
Un film exceptionnel, le contre pied parfait aux films us, comme quoi on peut faire de très bon films sans avoir des bankables plein l'écran mais en travaillant le scénario et l'image.
Un film noir, violent -une violence qui n'est d'ailleurs pas gratuite puisque réaliste- et qui garantit un suspense permanent. Les deux rôles principaux sont interprétés à merveille, les scènes de poursuite et de combat à l'arme blanche haletantes. Un bijou !
C'est pas mal du tout. Scénario original, personnage sombrant dans la folie, violence, tout les ingrédients habituels des films noirs Sud-Coréen dont je ne me lasse pas. Je lui reproche d'être un peu longuet et d'avoir repris la trame d' "Esther" ce qui gache la surprise...
The Murderer succède à l'anxiogène The Chaser, et la continuité thématique n'a pas que lieu dans la filiation de ces titres en -er. Ici encore, l'absurde et sourde violence prédomine sur le suspense, quelque peu nébuleux. Hong-Jin Na multiplie les scènes de poursuite et les accès de sang jusqu'à l'écœurement -le final aurait pu être raccourci: et la même question que pour J'ai Rencontré le Diable prédomine: jusque quel point ce cinéma coréen en bout de course pourrait-il être l'exercice d'une auto-dérision flagellatrice? Et surtout, pour combien de temps, ce cinéma très en vogue pourra t-il se complaire dans ses codes maintenant clairement établis: vengeance, noirceur et gore encore et encore. Fleurant tantôt avec le délicieux sens de la dérision de Kitano -on repense au grand Outrage-, The Murderer oscille entre le pur coup d'éclat et l'écœurante ribambelle de membres découpés, pour un deuxième essai qui déçoit autant qu'il intrigue.
Malgré un talent indéniable du réalisateur et un premier rôle très réussi, ce film est une déception. D'abord parce que le réalisateur avait placé la barre haut avec "The Chaser" ; cet opus est moins drôle, et plus généralement moins original dans le traitement. Le scénario se complexifie à l'excès, et on finit par s'y perdre. Le twist final est inutile et cliché. Ensuite, trop de violence gratuite finit par gêner. Les tueries au couteau et à la hache qui se succèdent auraient justifié une interdiction aux moins de 16 ans. Enfin, les scènes figurant des personnages qui fument clope sur clope sont particulièrement agaçantes. L'industrie du tabac rémunère bien, mais les dégâts scientifiquement établis sur les jeunes spectateurs devraient amener à une prise de conscience... dommage, car l'ambiance est très réussie, et l'idée de départ aurait pu conduire à un grand film.
Un thriller avec une identité très forte, celle du réalisateur Hong-jin Na (''The Chaser") qui confirme et renouvelle le genre. Un polar sud-coréen sombre, très noir et ultra-violent comme savent les faires les rélisateurs sud-coréens. La mise en scène est parfaitement maîtrisée et même parfois digne d'un virtuose. Les 2 interprètes principaux (Kim Yun-seo et Jung-woo Ha) sont excellents (comme ils l'étaient dans le précédent opus en 2009). Les images valent la peine, le son est bien présent et le montage est dynamique comme le thème. L'avantage qu'a le film par rapport à d'autres c'est qu'il a un scénario (certes un peu tarabiscoté à triple intrigue, surtout la fin pas évidente à comprendre) qui mélange description de la pègre coréenne, drame social, psychologie, cours d'histoire au début (sur les sino-coréens apellés aussi Joseon-Jok), histoire d'amour tout en insistant sur le côté tragédie du héros!! Cependant, après un départ en fanfare à la fois intimiste, prenant et remarquablement filmé, le film se perd en longueurs, en séquences de en gore limite boucherie (du sang trop gratuit et pourtant je ne déteste pas l'hémoglobine, d'ailleurs ne valait-il pas une interdiction à 16 ans?) et en courses poursuites invraisemblables et parfois peu credibles. Si l'on rajute une fin décevante car pas évidente à saisir (que fait la femme du héros de retour chez elle à la fin?). Dommage car le tout est plutot bon...et pour une fois qu'il ne pleut pas en Corée...