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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 octobre 2014
A l'instar de la Corée, le cinéma coréen est presque inconnu en France et je dois dire qu'il m'est également resté très longtemps caché. J'avais bien vaguement entendu parler de Old Boy, mais les bandes-annonces ne laissant augurer qu'un cinéma ultra-violent et je n'y avais pas vu d'intérêt particulier.
Après avoir vu plusieurs thrillers coréens, il m'apparait que cette ultra-violence est bien différente de celle vue dans les films américains. Elle n'est pas là pour en mettre "plein la vue", mais sert souvent de toile de fond et de révélateur des émotions, elle permet à l'intrigue (qui régulièrement peut se résumer sur une feuille de papier toilette) de se complexifier. L'ultra-violence présente dans nombre de films coréens permet d'exprimer par l'image ce que le cinéma occidental tente de faire passer par des longs sanglots ou des cris de désespoirs.
"The murderer" est parfaitement dans cette lignée où les longs monologues sont remplacés par des silences qui en disent tout autant. Les scènes d'actions alternent avec ce qu'on pourrait appeler les "moments vécus" qui développent soit l'intrigue soit les personnages. Dès le début, Hong-jin Na place le spectateur dans une ambiance lourde, dans la crasse de la misère et de la pègre, cette impression ne nous quitte pas de tout le film. Le protagoniste parle peu et pourtant on pourrait presque entendre ce qu'il pense. C'est le non-dit, le jeu toujours juste de Jung-Woo Ha (???) qui renforce le personnage principal.
Pas de flingue, les combats se font au couteau de cuisine ou à la hache. Pas d'art-martial esthétique non plus, mais de la brutalité pure, de l'instinct animal. Sale. Les nombreuses courses-poursuites du film sont tournées souvent en plan serré et si cela nuit parfois à la lisibilité des scènes, cela renforce l'émotion dégagée par les personnages. Ces scènes sont intenses même si on peut regretter parfois certaines longueurs.
A la première lecture, "The murderer" peut alors ressembler à un bête film d'action bien fichu qui permet de passer une bonne soirée sans trop réfléchir. Pourtant il s'agit bien d'un thriller où chaque protagoniste a ses propres motivations que le film nous permettra de découvrir. Ces motivations expliquées tardivement rendent le film parfois un flou, mais c'est cet inconnu qui permet au film de ne pas être ennuyeux.
On ne peut que regretter le choix du titre français "The murderer" car il cache la seconde lecture possible du film qui est pourtant très claire dans le titre international : "The yellow sea". En effet, la Mer Jaune est le nom donné à la mer séparant la Chine de la péninsule coréenne. On peut alors déceler plus facilement le thème de l'immigration des Joeseon-Jok en Corée du Sud.
Les Joeseon-Jok sont les coréens de Chine, souvent pauvres et dont beaucoup cherchent à rejoindre l'eldorado que peut représenter la riche Corée du Sud. Miséreux et exploités, ces immigrés ne semblent pas considérés comme des Coréens bien qu'ils parlent la langue. Quelque part ils me font penser aux Nikkei, ces brésiliens d'origine japonaise qui sont exclus de leur "japonité" par le groupe.
Tout au long du film, Gu-nam (le personnage central), cherche à prendre des nouvelles de sa femme qui a quitté la Chine pour la Corée du Sud. On peut alors comprendre que les nombreuses scènes d'actions dont se relève Gu-Nam avec rage sont autant d'allégories des épreuves que doit franchir un immigré clandestin dans son propre pays.
Le film débute bien et laisse présager du bon. On tombe vite sous le charme du personnage principal et de sa vie malheureusement misérable. Cependant, la seconde partie nous embrouille un peu. Pourtant loin d'être idiot, je n'ai pas tout à fais compris la fin du film ce qui,forcément, descend sa note générale.
Le cinéma coréen doit définitivement être visionné en version originale, les doublages sont atroces et ne collent absolument pas aux personnages. Ce film est assez compliqué à suivre étant donné la compléxité des noms à retenir, on est vite perdu avec les différents clans. Le scénario est quand à lui assez pauvre et sans grand intérêt. Certains passages sont invraisemblables et même risibles. On est très loin d'un New world ou d'un Memories of murder.
EXCELLENT! On dirait que le fait qu'il n'y quasiment pas d'armes a feu contribue a l'incontournable style coréens. Du sang, de la misere, des activitees mafieuses le tout dans une intrigue a couper le souffle.
Si les Coréens sont des maîtres-réalisateurs de Thrillers, Na, réalisateur de The chaser et The Murderer, est le maître des maîtres. Réalisateur de films sombres, rapides, et imprévisibles, Na possède d'ores et déjà un style redoutable qui lui est propre. Film doté d'un scénario implicite d'une intelligent rare, mais qui reste compréhensible, l'enchaînement des événements nous plonge dans la tête d'un tueur en devenir et fait ressortir toute la froideur des situations qu'il vit. L'ambiance créée par Na est exceptionnelle et unique. Ce film est un chef d'oeuvre et Na est un génie.
Début très prometteur. Après, formellement j'ai préféré les poursuites à pied de "The Chaser" plutôt que les courses automobiles filmées de façon totalement hystériques. L'ensemble est plaisant, mais la froideur des polars coréens face à l'ultra-violence me laisse songeur. Tuer est un acte banal, qui ne provoque aucune émotion ou crise de conscience... Un peu bof-bof sur le fond non ?
Totalement impossible de s'attacher à ce produit creux, deuxième thriller du jeune Na Hong-Jin après le très remarqué The Chaser. On retrouve de celui-ci un petit propos social (les Joseon-jok coréens enclavés dans le territoire chinois et quasiment laissés pour compte) malheureusement bâclé, ainsi que l'impression perpétuelle de course qui, amenée à l'aide d'un montage agressif et d'une mise en scène qui ne tient pas en place, donne au cinéma du réalisateur une vitalité indéniable. Mais cette fois, pas du tout cadrée, sans propos pour lui servir de matrice, cette vitalité tourne quasiment à une rage inconséquente qui ne sait s'exprimer qu'au travers de scènes gores qui s'empilent pour atteindre un ton involontairement grotesque, là où la violence d'un Chan-Wook saisissait aux tripes. La narration, confuse, soutient très mal un scénario qui ne va nulle part, montrant seulement dans une spirale de haine la bestialité d'une humanité qui n'en a plus que le nom. Un propos brut et sans nuances, proprement agaçant. Visuellement, Hong-Jin est sauvé par sa maîtrise globale des scènes d'action, car son image est sans saveur et son style dur à déchiffrer. Maladroit et vainement enragé, The Murderer a pour moi tout d'une vaste imposture.
après " The Chaser" arrive "The murderer": un émigré coréen accepte de tuer un homme contre de l'argent,le début d'un engrenage fatal. Après une heure passionnante centrée sur le personnage principal et la préparation du meurtre, la violence éclate, tétanisante. La seconde partie se perd dans de trop longues digressions scénaristiques, mais avec de vrais décharges d'adrénaline: poursuites, carnages et destructions de véhicules, qui m'ont scotchés pourtant j'en ai vus ! Dommage que le scénario n'ait pas pas la rigueur de "Chaser"! Le cinéma d'action coréen dépasse en noirceur et savoir-faire les blockbusters américains trop convenus. En restant au premier degré, pas comme Tarantino et consorts.
Second film du réalisateur Hong-Jin Na, « The murderer » distille encore cette ambiance sombre et désespérée propre au cinéma coréen. Trahison, vengeance, rage, traque impitoyable, le tout servi dans une réalisation léchée accompagnée d'une galerie de personnages froids et violents. C'est clair, c'est du « made in Korea ». On note également une dimension sociale à travers le portrait de ces laissés-pour-compte sino-coréens que sont les « Joseonjoks ». A défaut d'innover totalement dans le style, le réalisateur propose une œuvre efficace, bien ficelé et d'une noirceur intense. On regrette quelques longueurs au démarrage ainsi que certaines effusions de sang parfois futiles mais cet haletant thriller sombre vous procurera, certainement, quelques sensations.
Après l'excellent "The chaser", quelque part entre "A bittersweet life" et "Old boy", un thriller sans temps mort, accrocheur, à l'intrigue sombre, complexe, violente, des dialogues crus. Une mise en scène très stylisée, des scènes d'action et des cascades tranchantes et impeccablement chorégraphiées, quelques séquences impressionnantes. Un film plus orienté vers un suspense constant que vers un scénario original mais une franche réussite. J'adhère totalement.
Encore un film coréen très violent. Le scénario est presque toujours le même que dans les autres films du même genre, c'est-à-dire un homme qui va traquer seul une mafia entière. Alors certes les scènes de combat changent de celles à l'américaine, avec des couteaux et des haches. Certes les acteurs tiennent parfaitement leur role. Mais sur la fin, on a l'impression que tout va trop vite et qu'on a déjà vu ce scénario autre part... Sinon, un très bon film, mais à ne pas mettre devant tout le monde.
Après J'Ai Rencontré Le Diable et maintenant The Murderer, un seul constat s'offre à moi: 90% de la population Coréenne est constituée de gros psychopathes asssoiffés de sang (les 10% restant formant sans doute la police la plus incompétente de la planète)! Le film commençait pourtant de façon correcte, un drame/thriller "sérieux" sur fond de critique sociale. Sauf qu'à un moment ça part complètement en cacahuète et alors là c'est la fête: tout le monde sort son couteau de boucher, sa hachette, son marteau, son os de boeuf (oui oui) et vas y que ça se taillade, se matraque et se poignarde dans tous les sens, parce qu'en plus ils sont increvables les mecs! En plus, le réalisateur ou le monteur devait être sous amphétamines durant ces scènes -bien trop longues soit dit en passant- parce que les plans s'enchaînent à une vitesse à faire rendre l'âme à un épileptique! Et qu'est ce que c'est long: 2h15 avec une dernière demi-heure qu'on sent passer douloureusement. Enfin bref, c'est dommage que le film s'enlise dans ce gore grand-guignolesque peu crédible car la première partie était vraiment prometteuse et les acteurs très bons, d'où ma note de 2.5.
Si vous avez aimé The Chaser, vous serez absolument certain d'aimer The Murderer. En fait, si vous aimez les thrillers musclé et tendu ... le film est pour vous. Les scènes de poursuite sont brutale et réaliste. Le film met cependant un peu trop de temps à démarrer, certaines séquences d'arrivée en Corée sont trop longue à mon gout. Malgré ça, on retiendra de The Murderer, un thriller noir violent et plutôt jouissif
Le premier film de Na Hong-Jin, The Chaser, avait le mérite d’être peu ambitieux, en plus d’être particulièrement réussi. Evidemment, après le succès de ce dernier, les prétentions sont montées pour le second.
The Murderer inverse les rôles (Ha Jung-Woo devient gentil, Kim Yoon-Seok devient méchant) et triple ses ambitions. On n’est plus dans un simple film de course-poursuite mais dans une véritable histoire de complot sociologique à travers deux pays. Ce n’est pas une mauvaise idée et c’est même ce qu’on attendait. Mais encore faut-il savoir le faire. Loin de moi l’envie de dire que The Murderer est un mauvais film, tant il y a de bonnes idées, un talent derrière la caméra sur certaines séquences et deux acteurs excellents devant la caméra (même si Kim Yoon-Seok est très peu crédible en parrain local au premier abord), mais il est clair qu’on est en deçà du premier film de No Hong-Jin. Pourquoi ? Tout d’abord, le scénario est bien trop alambiqué pour convaincre et veut dire trop de choses en trop de temps. En effet, le film est bien trop long et l’intérêt est perdu une bonne demi-heure avant la fin. De plus, le scénario est assez embrumé et il est difficile de comprendre tous les tenants et aboutissants d’un film dont les personnages principaux sont tous détestables ou pathétiques. Impossible de s’y attacher.
Heureusement pour The Murderer, certaines scènes d’action sont très efficace et parvient à surmonter l’ennui de l’ensemble, pas aidé par un score inefficace. On attend avec impatience le troisième film de Na Hong-Jin pour se faire une idée définitive sur le type.
Un thriller Sud-Coréen comme les natifs du pays savent si bien les faire. Un début malheureusement trop long qui peut ennuyer le spectateur, avant une course poursuite plus impressionnante que le premier, mais la surenchère n'améliore pas toujours une version précédente, certes plus soft, mais plus maitrisée et surtout plus prenante.