Derniers Avis : La Princesse de Montpensier - Page 27
La Princesse de Montpensier
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Un visiteur
3,0
Publiée le 21 novembre 2010
C'est un film agréable et plutôt fidèle à l'époque. Lambert Wilson est parfait dans le rôle du conseiller et Gaspard Ulli el fait tourner plus d'une tête. Dommage cependant que l'intrigue ne soit pas plus épicée. Il y quelques longueurs qui auraient pu être évitées.
Film pas trop historique, plutôt romantique avec beaucoup de scènes de cape et d'épée, beaucoup de batailles. L'héroïne est belle mais c'est tout, les acteurs parlent "moderne" avec des coupes de cheveux d'aujourd'hui. Rien à voir avec les films de Nina Companeez
Beaux costumes, belle reconstitution d'époque. Mais ça ne va pas plus loin. Ça traîne en longueur, les scènes d'action manquent d'action. Les duels, la guerre, les crises de jalousie, même la nuit de noce, tout ça, c'est plat. Étonnant que Bertrand Tavernier ait laissé passer le jeu récitatif et monocorde de Grégoire Leprince-Ringuet. L'ensemble du film donne une impression de scènes tournées morceau par morceau, puis mises bout à bout, sans véritable lien entre elles. Très décevant.
En un mot: formidable. Beaucoup de critiques pros firent la fine bouche sous prétexte que c'était français et que ça ne se la racontait pas. Lourde erreur. Le scénario est extrêmement riche, alternant, avec un brio maîtrisé jusqu'à une apparente modestie, les moments d'humour et de gravité, de cynisme moral et de légèreté de ton, dans une ambiance qui ne se départ jamais de son unité, ce qui fait sa force, et on y reconnaîtra la patte Tavernier, qui ne signe pas là un petit opus, loin de là. Sa direction d'acteur très réaliste est toujours présente, et il est bien aidé par une jeune relève associée à des valeurs sûrs. Et en plus, en bonus, très souvent ça ne parle que de sensualité, de désir, de sexe, de liberté de séduction sans y adosser des engagements lourds, surtout pour les femmes, ici la femme, la princesse en question. Bref, c'est une histoire d'amour et de vie où les deux sont inséparables, même par notre esprit désabusé et critique, où les rencontres magiques ne sont pas inscrites dans les étoiles depuis très longtemps, non, ça se balance au gré des envies, plus ou moins sincères, et donc des valeurs humaines de ceux qui aiment, qu'ils en aient conscience ou non. Les personnages, comme les gens dans la vie, changent, prennent de l'expérience, se font une vie intime qu'ils veulent stables, au milieu des meurtres pour raisons futiles, religieuses ou non. Tavernier non seulement ne se fout pas de nous, mais il nous emporte, sans avoir à recourir à des découpages 36000 plans minutes, vers un paradis artistique sans équivalent dans le réel, parfois mieux, souvent pire qu'ici, très largement. Quelle carrière! Godard est dépassé, Truffaut est égalé.
je suis allée voir ce film sans trop savoir quoi en penser et j'en suis ressortie à peu prêt dans le même état. Il est loin d'être mauvais. Les acteurs sont bons, et surtout Lambert Wilson. Cependant il reste un petit goût d'inachevé. Le film est long mais l'on en sort avec l'impression que le réalisateur à pris son temps dans la première partie puis c'est d'un seul coup rendu compte qu'il devait bouclé rapidement boucler le scénario. Je sais que le film est une adaptation mais j'aurais souhaité une explication plus longue quand aux personnages principaux. Car à part Mélanie Thierry et Lambert Wilson on ne connait que très peu les autres. Malgré cela l'ambiance de l'époque est parfaitement réussie. (même si les combats paraissent trop "robotisés", la chorégraphie est trop visible). Ainsi je ne dirais pas que c'est un coup de cœur mais un bon film. A voir avec des mais pour passer un bon moment.
soyons honnete, je suis sorti avant la fin. Mais ça m'arrive rarement. Scènes de guerre des années 90 type série télé, intrigues amoureuses mielleuses, molles, lentes. Bof bof.
Je ne suis pas un fan des reconstitutions historiques mais je trouve que le film de Bertrand Tavernier. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les circonvolutions amoureuses autour de la Princesse de Montpensier qui elles-même se déroulent en des périodes troublées par les guerres de religion. Mélanie Thierry se tire très bien de la partition du rôle-titre ainsi que la jeune génération de comédiens qui l'accompagne en t^te de qui je retiens Louis Leprince-Ringuet, l'un des comédiens les plus intéressants du moment, mais également Raphael Personnaz excellent Duc d'Anjou. Lambert Wilson est toujours topissime. Merci donc à Bertrand Tavernier, toujours passionné et passionnant réalisateur.; Je vous encourage donc vivement à voir ce film.
Grande déception pour ce film. La réalisation est soignée, certes, mais trop sage et perdue dans de trop belles images qui tentent de combler le vide de l’ensemble. Les scènes, dites d’action sont … pitoyables ! Il reste bien entendu Michel Vuillermoz, dans de trop rares apparitions, et Lambert Wilson, même si ce dernier force un peu le trait. En revanche Raphaël Personnaz se sert parfaitement du texte pour donner une belle dimension à son personnage.
A de rares exceptions près, je suis un adepte du cinéma de Tavernier. Pourtant, ce film présenté à la compétition cannoise de 2010 m'a déçu. C'est un film en costumes qui tourne autour du Prince de Montpensier, de sa femme, de Henri de Guise, du Duc d'Anjou et du Comte de Chabannes. Les scènes de bataille et de duel sont trop nombreuses et trop longues. En fait, Tavernier n'a pas su choisir entre film historico-sentimental et film de capes et d'épée. Les personnages du Duc d'Anjou (Raphaël Personnaz) et du Comte de Chabannes (Lambert Wilson) sont très intéressants et on regrette de ne pas les voir davantage. Un autre regret : il n'y a que 10 % de la musique qui soit en phase avec la période historique pendant laquelle se déroule l'intrigue, que cette musique soit vraiment d'époque ou reconstituée (viole de gambe, polyphonie). Le reste, soit 90 % de la musique, c'est une musique de Philippe Sarde, totalement hors sujet. Globalement, ce film est une petite déception !
Quelques acteurs au nom illustre devraient prendre des cours de diction et de comédie... Le film ne permet pas de saisir le passage reel du temps alors qu'il semble s'écouler près de 15 ans...cette mode de faire des films de plus de deux heures est insupportable...sinon beau x costumes/décors/jeu de caméra
Très bon film par contre je trouve trop de longueur sur certaines scènes . De jolis costumes et une jolie histoire d'amour et une trame historique bien retracée bravo a voir
Quel film ! Enchainant scènes de batailles et histoires d'amour, Tavernier nous réalise un film splendide. À noter la performance des acteurs et surtout Lambert Wilson, qui nous émeut. Bravo ! Je n'ai rien de plus à dire...
Le nouveau film de Betrand Tavernier, tant attendu, présenté au festival de Cannes, promet de nous faire passer 2 agréables heures face à de récents acteurs plongés dans l'histoire de France (malgré un jeu légèrement figé de Grégoire Leprince-Ringuet...). Cette histoire adaptée d'un roman de Madame de la Fayette est une pure merveille, d'une forme assez classique dans sa globalité, le réalisateur arrive à capter notre attention du début à la fin par des scènes et une progression dans l'histoire très rythmées. En effet, en ces temps de guerres de religions, entre trèves et batailles, viennent s'y mêler ces amours contrariés entre une toute jeune femme et quatre "preux-chevaliers", tous Prince, Comte ou Duc. S'ajoute à cela un jeu d'acteur très agréable, des personnalités très marquées ; un Prince de Montpensier (Grégoire Leprince-Ringuet) très coincé et jaloux, n'arrivant pas à se faire aimer de sa belle, un Duc de Guise (Gaspard Ulliel) représentant l'amour passionnel entre lui et la belle Marie (un amour d'enfance presque) mais n'étant finalement qu'illusion et un jeu de possession et de rivalité pour ce dernier. Le Comte de Chabannes (le beau Lambert Wilson) lui n'est que dévotion, l'amour pur et sincère d'un homme mûr face à cette jeune femme qui ne lui offre qu'une profonde amitié, le court à sa perte - d'ailleurs on finit par se dire qu'il était le seul parmis tous ces prétendants à mériter l'amour de Marie de Mézières, malheureusement il est aussi le seul à mourir - "Injustice !!" a t-on envie de crier, oui, et s'en est bel et bien puisque toutes ces rivalités, Marie ne les provoquent guère volontairement. Elle est l'esclave de sa trop grande beauté, de sa jeunesse et, comme le dit si bien Catherine de Medicis, de sa guerre interieure entre "Mars et Vénus", entre la raison et la passion, la passion que provoque l'amour en chacun de nous. N'est ce pas finalement ce qui nous fait vivre, et l'on aura vite compris dès le départ lequel des deux elle choisira. On trouve dans cette réalisation quelques passages drôles, très bien placé, comme tout le reste. Le Duc d'Anjou (Raphael Personnaz)lui, parait être un simple élément perturbateur, non pour la belle mais pour les autres prétendants, au milieu desquels il sème le trouble, son adoration pour celle-ci semble purement artistique, tant il le démontre aux yeux de tous. D'ailleurs, Henri III n'était-il pas gay ? il s'amuse de la situation, raisonne les jeunes étalons quand il le faut. A noter aussi les magnifiques paysages d'Auvergne, entre montagnes et vallées verdoyantes, les costumes d'époque tout aussi beau, entre duel d'épées, crise de nerf, de guerre, et autre scènes d'amour (plus ou moins sensuelles), cela apaise l'atmosphère ! En somme, un beau récit sur l'amour et toutes ses complexités, la loyauté, le courage, les trop grandes passions qu'il provoque, tant dans la jalousie, les rivalités et les sacrifices de certains. C'est un beau roman, c'est une belle histoire, Monsieur Tavernier !