1426 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
271 critiques spectateurs
5
50 critiques
4
66 critiques
3
52 critiques
2
46 critiques
1
28 critiques
0
29 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
BURIDAN
26 abonnés
201 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 29 juillet 2014
Si vous aimez les images épileptiques, les grands sentiments exposés impudiquement, les dialogues incessants, les scènes de cul répétées, alors, ce film n’est pas pour vous !
Stephane Brizé, dont je n’ai vu que ce « Mademoiselle Chambon », joue dans la subtilité, la lenteur, le non-dit et les détails pour faire affleurer la vérité profonde des sentiments… C’est beau, simple et original ! Voyez comment le réalisateur prend son temps pour camper les personnages… Peu d’artifices… Les corps et les regards parlent au milieu des mots épars, tendus, réfléchis… Les prises de vue sont fluides sans grandiloquence : peu de mouvements de caméra, une majorité de plans poitrine et de gros plans… La caméra sans être complètement fixe (caméra portée à l’épaule) bouge peu (pas de travelling). Une façon de filmer sobre. Et Brizé de s’attarder sur les gestes du quotidien : ceux du maçon, les pensées de l’institutrice, la gestuelle de la violoniste… C’est vrai et émouvant.
Évidemment l’histoire est connue. Elle relève de l’Universel. Mais ici il y la manière, le talent du réalisateur. Oui, celui celui-ci s’inscrit dans un certain cinéma hexagonal… Petit budget, intelligence et belles et grandes ambitions !
Et les acteurs !!! Ici Lindon et Kimberlain jouent les taiseux et la connivence… La caméra se pose sur les silences, les visages, les mouvements des mains… Avec un élément primordial la musique. Brizé à choisi de remplacer Bartok (dans le roman) par Elgar… Moins dynamique, plus lyrique peut-être… Ça correspond à cette évanescence des sentiments. Les hésitations, les doutes, l’attirance, la peur, les joies des correspondances sont montrées comme jamais cela n’a été montré au cinéma. Et l’on perçoit quasi physiquement ce que ressentent les protagonistes…
Il fallait des comédiens d’exception pour exprimer tout cela. Vincent Lindon, Sandrine Kimberlain et Aura Attika (jamais citée dans les critiques allez savoir pourquoi ?) sont de cette trempe. Et l’on est très ému aussi de retrouver Jean marc Thibault… Le temps passe et joue sa petite musique nostalgique, comme une chanson de Barbara…
Une histoire ordinaire pour un film qui est tout sauf... ordinaire. Bien plus subtil qu'il n'en a l'air, ce film exprime d'une façon déconcertante une romance impossible. Rarement des émotions tels que la tristesse, la déception, la mélancolie, l'espoir, ont été retranscrites sur pellicule avec autant de justesse et de vérité, si le duo Vincent Lindon - Sandrine Kiberlain est juste parfait, la caméra de Stéphane Brizé est maniée avec un énorme talent et reste entièrement dévouée au service du scénario et des acteurs. Les longs moments de silences sont utilisés de manière intelligente et le jeu des acteurs remplacent avec talent et d'une façon déroutante des dialogues qui se seraient révélés superflus (à condition bien sûr d'avoir sous la main un tel duo d'acteurs). A la fois poétique et émouvant, "Mademoiselle Chambon" est une référence du genre.
Un film magnifique de simplicité et de véracité qui aurait pu s'intituler raison et sentiments, mais non le titre était déjà pris et pas assez modeste. Quelle magnifique peinture de l'âme humaine. J'avais raté le film lors de sa sortie au cinéma et nous l'avons donc acheté en blu-ray. Les bonus sont peu nombreux mais de qualité avec un montage fabuleux des scènes coupées dans un court-métrage qui est un raccourci saisissant du film. Egalement une interview du réalisateur Stéphane Brizé extèmement intéressante. Je trouve assez cocasse son explication à propos du changement de musique par rapport au roman : alors vous êtes réfractaire à Bartok, M. Brizé ? Personnellement, Je bénis le jour où je l'ai découvert grâce à Stanley Kubrick dans shining (musique pour cordes, percussions et célesta) . Ecoutez aussi le concerto pour orchestre en version Dorati et vous m'en direz des nouvelles . D'un autre côté, Bartok au violon solo, ça doit être un grand moment de solitude...
Stéphane Brizé a un don pour diriger ses acteurs et proposer un ressenti de qualité par ses scènes plus vraies que nature. Le mystère se transforme en amour impossible, après être passé par le stade désir et obsession, le tout caressé par des personnages timides qui ne manqueront pas de se confronter au réalisme des choses de la vie. L'infidélité n'est pas uniquement douloureuse pour le ou la conjoint(e) concerné(e), le réalisateur nous le prouve et n'oubliera pas par la même occasion de nous rappeler que les responsabilités sont une barrière aux désirs et à l'inconnu. Belle mise en scène.
quel merde ce film , y a rien c'est lent , pourtant j'apprécie Lindon mais là elle a vraiment une tête à claque Kiberlain comment le real a t il fait pour se faire produire une dobe pareil alors qu' il y a tellement de real qui galére et de talent encore un bobo subventionné
quel merde ce film , y a rien c'est lent , pourtant j'apprécie Lindon mais là elle a vraiment une tête à claque Kiberlain comment le real a t il fait pour se faire produire une dobe pareil alors qu' il y a tellement de real qui galére et de talent encore un bobo subventionné
quel merde ce film , y a rien c'est lent , pourtant j'apprécie Lindon mais là elle a vraiment une tête à claque Kiberlain comment le real a t il fait pour se faire produire une dobe pareil alors qu' il y a tellement de real qui galére et de talent encore un bobo subventionné
Un bon drame sentimental joué par Vincent Lindon, un des meilleurs acteurs français pour ce genre de rôle et de scénario. Il est parfait mais je n'en ferais pas des tonnes. Kiberlain est bien aussi, son intrusivité, ses tentatives d'approches maladroites parfois et ses paroles attachent et agacent en même temps (elle tergiverse tout le temps, on l'a supplierai de lui sauter dessus !), Lindon est un taiseux et accessoirement un homme marié pour ne rien arranger à sa situation. C'est plutôt bien réalisé, l'air de violon joué par Sandrine est prenant. Du très bon globalement. Par contre Aure Atika n'a pas un rôle assez imposant, son rôle aurait mérité une plus grande ampleur pour le bien du film à mon sens ...
quel merde ce film , y a rien c'est lent , pourttant j'apprécie Lindin mais là elle a vraiment une tête à claque Kiberlain comment le real a t il fait pour se faire produire une dobe pareil alors qu' il y a tellement de real qui galére et de talent encore un bobo subventionné
quel merde ce film , y a rien c'est lent , pourttant j'apprécie Lindin mais là elle a vraiment une tête à claque Kiberlain comment le real a t il fait pour se faire produire une dobe pareil alors qu' il y a tellement de real qui galére et de talent encore un bobo subventionné
Film lent, sans trop de texte, mais qui, au contraire, en dis long. Le réalisateur laisse habillement au spectateur le soin de comprendre par lui-même ce qui se passe. On est pas loin du drame et pourtant les personnages, Vincent Lindon, Sandrine Kimberlain et Aure Atika, tous étonnant dans la retenue, l'évite...
Un film d'une extrême finesse qui dépeint l'âme, la met totalement à nue, jusqu'à écorcher vif, faire mal tellement ça fait du bien. Tous les paradoxes, les contradictions de l'âme humaine sont réunis, s'entrechoquent dans d'immense fracas de silence. Une tourmente aussi intense que peut révéler (par analogie imagée, mais sans lien) le Rouge & le Noir de notre cher auteur. Intense, silencieux, vivant et mort. La musique qui porte le film parfois au travers d'un violon, c'est la musique du coeur, des coeurs. Un charme effroyable se mêle au charisme sans limite des 2 acteurs. La fusion menace à chaque coin de paupière, les bouches se tendent, les bras frémissent, les têtes se penchent, se lèvent, se tournent puis reviennent. Vont-ils s'unir ? fusionner ? s'absorber ? Ne devenir qu'un ? Ou bien le mur de notre petit maçon va-t-il se fissurer, le ciment se gâcher (au figuré) ? Un suspense d'une rare intensité. Une véritable réussite, et jusqu'à la toute dernière minute!! Bravo. Un sans faute absolu. J'ai rarement autant ri des situations si cocasses, si vraies, si absurdes parfois. Les délices de l'âme. Un pilier du cinéma. Un monument.