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Kouto
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3,0
Publiée le 10 août 2025
Un drame naturaliste histoire d’une passion toute en retenue et pudeur filmé avec sensibilité par Stéphane Brizé qui effleure les sentiments de ses personnages sans jamais tomber dans un sentimentalisme mais qui du coup laisse transparaitre un manque d’émotion au récit. Heureusement l’interprétation d’une grande justesse parvient à donner corps à l’ensemble avec les formidables Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain.
Petit film d'une grande tendresse et d'une grande pudeur. Peu de dialogues, tout se dit dans les silences, les regards, la musique. Couple autrefois dans la vraie vie, Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon sont très crédibles dans leurs rôles.
Il serait intéressant de faire un sondage après le visionnage du film sur un panel de spectateurs. La question serait : pensez-vous que Jean a fait le bon choix quand il était en bas de l'escalier de la gare ? Les avis seraient partagés tant le dilemme qui se présente au protagoniste, magnifique Vincent Lindon, est déchirant et décisif. Entre l'amour, l'amour fou, le vrai, le grand, et son devoir de père et mari, l'affection qu'il porte aux siens et la force de l'habitude, le choix sera difficile. Un film superbe, tout en pudeur et délicatesse, qui ne sombre jamais dans l'évidence pour capter l'essence des choses et de la vie. La musique joue un grand rôle dans le film et permet de suggérer les sentiments des personnages sans aucun bavardage superflu. La fin n'est pas sans rappeler celle de Bridge over Madison county, du grand Eastwood, dont cette histoire d'amour impossible entre deux êtres déracinés et qui se comprennent au-delà de toutes leurs différences, est une évocation. Quant à Sandrine Kiberlain, elle n'a jamais été aussi belle, et son charme lumineux irradie tout le film, notamment lorsque le spectateur la voit à travers les yeux de Jean, touché par sa grâce.
Tiré du roman d’Eric Holder, du cinéma intimiste et réaliste qui (me) fait penser à celui de Rohmer ou de Mouret, avec des personnages ordinaires, honnêtes et vulnérables. Un film esthétique, tendre et pudique, tourné sous mistral, et bénéficiant d’une BO soignée (valse triste de Franz von Vecsey et Barbara).
L'idée est déjà un peu faible donc elle nécessite une écriture brillante et une réalisation à la hauteur. Ce qui n'est cas ni de l'une, ni de l'autre. Le casting n'est pas non plus convainquant. Kiberlain est assez fade et ne trouve que très rarement l'intensité nécessaire au rôle. Lindon est dans la facilité quand il faut jouer un taiseux et un bourru. Pas de surprise, pas de coup de cœur. Un film limite soporifique.
pas terrible parce que c'est franchement long , juste pour décrire la situation d'un homme qui connait un crise de la quarantaine mais qui finalement rentrera dans le rang
Les acteurs sont touchants. C'est un joli petit film. J'ai honte de signaler cette invraisemblance, mais on ne change pas une grande fenêtre à ses frais quand on est de passage pour un an dans un deux pièces loué (ou de fonction). Surtout quand on est déjà en mai, que l'année est bientôt finie, et qu'on a le salaire d'une institutrice remplaçante!
Ce moment où la vie sourd de chaque instant d'une œuvre est très rare. Ce film s'epure dans mon souvenir depuis plusieurs jours, et persiste la finesse des regards, le silence des mots et des gestes du quotidien, et la musique comme seule écriture de l'émotion. Mais ce qui n'a pas été dit existe-t-il vraiment ? Mademoiselle Chambon existe-t-elle vraiment ? Il faudra revoir ce film à chaque fois qu'on en doute.
Un maçon, solide expert en fondation, que fascine une institutrice suppléante déracinée. Une douce musique à cordes qui touche un ouvrier en plein cœur. Un foyer familial qui vacille à l’heure des choix. Est-ce ce que l’on peut dire de Mademoiselle Chambon ? Non. Représentez-vous l’Amour par un arbre tout dodu de branches, de feuilles et de fruits. Imaginons que les feuilles et les fruits représentent les paroles, les regards, les rendez-vous, les dîners, les déclarations, les baisers, les touchers, l’acte… Alors arrive Stéphane Brizé : il agrippe le tronc et le secoue dans tous les sens. Toutes les branches les plus légères, toutes les feuilles et tous les fruits tombent au sol. Ne reste plus que l’arbre nu. Et cet arbre nu, c’est le sentiment amoureux. Stéphane Brizé filme juste le sentiment amoureux, entre extase et douleur. Ceux qui l’ont vécu le reconnaîtront.
J'ai adoré ce film. Des silences qui parlent beaucoup. Des émotions palpables, des larmes de bonheur et de malheur en même temps. Je pense que l'on peut être est touché à 200% si on a vécu la même histoire...
Malgré le talent des deux principaux comédiens, un film languide, dont l'enjeu amoureux se dilue dans une mécanique des silences et des regards trop appuyée, et qui cache mal le manque de souffle de la mise en scène. On regrettera aussi quelques invraisemblances gênantes (Vincent Lindon en maçon est peu crédible quand il prépare du ciment pour changer des fenêtres et ce chantier est en principe soumis à une demande préalable à la mairie, ce qui en ralentit son exécution).
Film tout en délicatesse même si pour moi le couple ne fonctionne pas ! Je trouve que le personnage de Lindon de taiseux et bougre ne donne pas envie pour une femme ! Le film prend son temps, le thème est très simple, facile à suivre, très fast food À ingérer ! 3,2/5
C'est ma foi un joli film, soigné, touchant. C'est la rencontre de Lindon et Kiberlain, ex-couple à la ville. Ce film montre comment la vie peut basculer, comme ça en quelques minutes, sur un quai de gare ou ailleurs, dans une voiture par exemple. A noter la présence de J. M Thibault et B. Lochet, bien trop succinte.