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Un visiteur
1,5
Publiée le 1 avril 2013
Malgré les deux acteurs que j'apprécie énormément, j'ai trouvé ce film soporifique au point d'avoir eu deux ou trois vrais absences avec Morphée... Je ne comprends pas le classement en comédie dramatique, à part Lindon qui lave mieux les pieds qu'il ne bricole je n'ai rien trouvé de marrant :(
La poésie, la délicatesse sont les maîtres mots Les émotions sont en suspension On se laisse porter par la musique classique et toucher par le lien intense qui se tisse entre l’institutrice et le père de famille Une histoire cousine de celle de Sur la route de Madison
Stéphane Brizé nous prouve, une fois de plus qu'avec ce film, il a sa petite musique particulière à lui dans sa manière de nous livrer une histoire et de la filmer. Déjà dans "Je ne suis pas là pour être aimé" se dégageait une atmosphère particulière rendant sublime chaque moments, instants ou petits détails du quotidien, Ici cela éclate magnifiquement. Ce ne sont pas les beaux dialogues qui marquent, mais plutôt les maladresses, les silences, les sons (le violon et le vent), les regards et les gestes qui en disent beaucoup plus sur le sentiment amoureux et la passion que n'importe quels mots qui seraient de trop. Il se dégage un sentiment de sensualité profonde, comme si la caméra captait tous les sens. On ressent chaque frémissements, chaque effleurements, chaque sensations, chaque sentiments. On regarde les personnages comme si la caméra nous permettait de les toucher en chair, mais aussi de ressentir leur passion intérieure ou leur âme. Il y a beaucoup de poésie là-dedans, même si au premier abord on se dit que tout est très classique dans la mise en scène, ce qui est faux bien entendu. Parce qu'ici la beauté naît par petites touches délicates et profondes. Le quotidien et le banal sont sublimés ce qui rend le jeu des acteurs profondément émouvant. Si Brizé était un peintre, il serait un impressionniste... Bien sûr il y a deux acteurs au sommet de leur art: Vincent Lindon (magnifique, dans la retenue et la maladresse,qui trouve ici un de ses plus beaux rôles, de la veine de "Ceux qui restent") et Sandrine Kiberlain (qui n'avait pas eu un aussi beau rôle écrit pour elle depuis belle lurette) qui transpirent d'amour et de retenue, puis Aure Atika (la femme trompée), qui réussit en quelques scènes, notamment celles de la voiture et la scène finale, à imposer un personnage qui aurait pu paraître insignifiant et Jean-Marc Thibault, émouvant en vieux père malade obligé de dépendre de son fils,(Lindon) ce qui nous vaut une très belle scène. Chez Brizé, il y un mélange de Sautet et de Truffaut, mais il prouve qu'il a son propre style et qu'il est désormais reconnaissable parmis les autres, ce qui n'est pas un mince compliment, surtout en adaptant cette histoire de passion adultère, sujet tant de fois abordé mais a qui, il insuffle son langage et sa poésie propre...
Un film maitrisé et superbement interprété sur un thème inépuisable. Anachronique avec une époque où les séries enchaînent des scripts bien huilés en 42 min, le film lui se presse surtout de ne pas avancer trop vite ; on prend son temps ; on compte chaque mot entre deux silences ; on patiente jusqu'à la fin qui finit de nous achever par une musique d'un mauvais goût improbable (message aux producteurs : engagez des pros pour la bande sonore). Sincère mais pas sincèrement palpitant.
Film long, les plans ne changent pas pendant les différentes scènes, on suit les personnages comme dans un documentaire mais en plus ennuyant... Bref si vous voulez perdre votre temps et être déçut de voir un aussi bon acteur que Vincent Lindon dans un film aussi nul, je vous le recommande.
Un bon film, avec plein de sentiments très réalistes, et qui nous font penser que tous couples est fragile, et à la merci du possible sentiment égaré. Mais surtout, quel interprétation, Vincent Lindon & Sandrine Kiberlain sont magnifiques, et malgré un certain manque de rythme, on ne s'ennui pas.
Les acteurs sont époustouflants. Un rare moment de cinéma, Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain brillent dans ce film pourtant simple, au scénario un peu léger, mais heureusement truffé de passages exquis. Un bon film.
Dès que je vois Vincent Lindon à l'affiche, je sais que je vais passer un bon moment. Est ce qu'il choisit ses films? A chaque fois, je ressens les mêmes impressions. Une histoire simple, des personnages simples, cela démarre doucement, et on se prend petit à petit d'intérêt pour l'évolution des relations entre les personnages. Les acteurs sont si naturels que l'on a l'impression de les avoir déjà rencontrés.
Rares sont les films où j'oublie presque complètement la technique et où je suis plongé par l'histoire et les personnages. Brizé nous présente une histoire qui a tout instant peut virer vers le vaudeville et transformer le film en daube. Cependant, par des dialogues absolument réalistes et un excellent jeu d'acteurs, il parvient à son but en nous livrant, malgré une réalisation visuelle simple, une histoire d'amour sincère et mélancolique.
Ce film m'a captivé. Il exprime beaucoup plus qu'il ne dit. L'interprétation de deux comédiens est remarquable. Il y a peu de mot échangés dans ce film. Par contre leurs regards sont intenses, passionnels. Bien sûr il fait apparaitre des questions. Pourquoi un homme bon père, bon mari, bon fils tombe amoureux de Mademoiselle Chambon? Certes elle est magnifique, cette femme qui n'est pas une séductrice machiavélique. Ce film raconte la naissance du sentiment amoureux. Comment il envahit cet homme marié et cette femme. Je pense aussi qu'il inquiète. Aucun couple si heureux soit-il, n'est assuré de perdurer. Ce film raconte la fragilité du couple comme du cristal. Malgré la sublime beauté du verre, il se casse sous l'effet d'un micro-défaut, une bulle imperceptible.
Quelques rares scène réussies pleines d'émotions mais l'ensemble est beaucoup trop emprunté et une interprétation trop fade pour vraiment nous faire vibrer .
Basé intégralement sur les sentiments que ressentent l'un pour l'autre le parent d'élève et l'instit, incarnés à merveille par Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, "Mademoiselle Chambon" est un film agréable, sans plus. Ni une oeuvre marquante, ni un film ennuyeux, on suit avec intérêt la voie qu'emprutent les deux êtres, et jusqu'où elle les mènera. En attendant la fin...
Décidément, j'avais déjà bien accroché avec "Je ne suis pas fait pour être aimé". Ici, le réalisateur décrit la naissance d'un sentiment fort au hasard d'une rencontre entre un maçon, Vincent Lindon, et l'institutrice de son fils, Sandrine Kiberlin. Mais Vincent Lindon est marié, et il apprend au milieu du film que sa femme est enceinte. Il avoue ce "détail" à Sandrine Kiberlin, ce qui freine net l'élan des deux protagonistes qui n'ont pas consommé. Raconté comme ça, cela peut paraitre d'une banalité affligeante. Pourtant, on est littéralement happé par le réalisme et la délicatesse de la description, et le jeu extraordinaire des deux principaux interprètes. On est amené à méditer sur les hasards de la vie, pas toujours les plus heureux, et celui des rencontres tardives qui en font prendre davantage conscience. Vaste sujet et merveilleusement décrit.
Belle histoire d'amour impossible avec un gout d'avoir déjà vu une histoire identique mais en plus mouvementé, en moins mou en moins long, en plus palpitant. C'est mou, c'est long, ça ne bouge pas beaucoup avec des longueurs interminables qui permettent peut-être à l'intellectuel moyen de réfléchir ou d'imaginer la suite ou le passé. Moi je me suis embêté et ennuyé avec un grand E à chaque mot.