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pierre72
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3,0
Publiée le 4 avril 2013
Deux grandes amies très proches depuis l'enfance, la quarantaine belle, ont chacune un fils de vingt ans. Elles s'ennuient un peu, finissent par accepter les sollicitations du fils de l'autre et couchent avec. Elles savent bien que cela ne durera pas, une jeunesse plus fraîche mais pas forcément plus ardente, leur enlèvera leur fringant étalon. Sous le soleil australien, la passion de ces cougars dérangeantes ira jusqu'au bout de sa logique impitoyable : l'amour, la passion, plus forts que les bonnes moeurs. Anne Fontaine aime de temps en temps dans son cinéma, déranger le spectateur. "Nettoyage à sec" voyait l'irruption de la bisexualité dans la vie d'un propriétaire de pressing. "Nathalie" jouait sur le fantasme du ménage à trois. Dans "Perfect mothers", on navigue entre inceste, lesbianisme et passions interdites. Ces thèmes d'ailleurs ont été jugés totalement dérangeants par certaines ligues de vertus américaines qui ont manifesté leur mécontentement lors du festival de Sundance où le film était présenté. Vu d'Europe, cette hystérie laisse sceptique. Le film élude élégamment certains de ces aspects, comme l'homosexualité latente des héroïnes, en une courte scène pas réellement convaincante. Mais surtout, le propos est énormément adouci par une esthétique de papier glacé particulièrement présente ici. Je ne vais pas reprocher à la belle Naomi Watts et à la magnifique Robin Wright d'être totalement éclatantes à l'écran, divinement habillées et furieusement séduisantes. Mais cette image somptueuse, ces plages paradisiaques, ces intérieurs somptueux filmés comme pour figurer au concours du plus beau fond d'écran, atténuent sensiblement le propos dérangeant du film. On suit sans réticence ces passions peu ordinaires, mais avec cette distance qu'impose un univers trop clinquant et trop chic. Tout est beau, parfaitement manucuré mais il n'y a plus d'aspérités. Ce qui aurait pu s'avérer dérangeant n'est plus que joliment transgressif. Plus sur le blog
Une véritable définition de la beauté dans l'âge mûr. La problématique de ce film peut se résumer à savoir si l'on peut accepter une telle situation en notre âme et conscience. Dérangeant, coupable et finalement malsain, le film vient d'une femme pour définir la vieillesse des femmes, ainsi que la cruauté de la triste réalité. Entre amour sincère et vengeance (certains le font pour de mauvaises raisons); l'issue est inévitable. En revanche, le manque de réalisme vient sûrement de la beauté de ces femmes choisies en casting, ce qui obscurcit la véracité des sentiments, même si l'amour éternel, caché, est d'une sublime furtivité dans un regard lancé sur la plage. Quant au final, inévitable bien que morbide (on dirait 4 cadavres), nous ferait presque oublier l'inceste sous-jacent du récit.
Le film tue l’amour par excellence…. L’histoire de deux mères, deux ados, deux histoires d’amour, ou plutôt quatre crétins… Au début du film, ça va, on est personne pour juger, l’amour a ses raisons que la raison ignore mais alors la seconde partie du film, ça n’a franchement ni queue ni tête… Il n’y a aucune morale, les femmes et enfants sont balayés d’un revers de main, mon dieu comment peut-on aimer un film comme ça où l’amour est bafoué… 2/5
Une très bonne surprise! Perfect mothers est un peu le genre de film que l'on aime pas apprécier, presque malsain mais tellement bien! Tous les acteurs sont beaux, les paysages sont magnifiques, il faut regarder ce film en été avec cette couleur bleu très présente qui nous émerveille et nous donne envie de rentrer dans le film.
Rien d’étonnant, à la vue de cette histoire d’amour intergénérationnelle, que le film ait été la source de nombreuses controverses morale. Alors que la question du trouble psychologique autour de l’aspect incestueux de la relation fusionnelle entre les personnages avait de quoi transcender le sempiternel schéma du triangle amoureux, mais ce n’est finalement que la sensualité avec laquelle Anne Fontaine filme son histoire en la plongeant dans une ambiance maritime ensoleillée qui donne à ce film son charme si particulier. Le scénario tourne en rond autour de son sujet sans jamais lui donner la force émotionnelle attendue d’un tel sujet.
Une nouvelle écrite par un prix Nobel de littérature ne pouvait être que profonde et enrichissante, surtout reprise par Anne Fontaine à son aise dans les problèmes sentimentaux. Las, quelle déception! Le scénario est complètement vide et durant la première heure, c'est du documentaire contemplatif bourré d'esthétisme. La mer elle même est filmée sans affection comme un film publicitaire de commande bien léché. Lorsque Harold, le père de Tom, repart définitivement à Sidney, un léger intérêt se manifeste mais ce n'est que dans les 20 dernières minutes que le cinéma reprends ses droits et que les vrais caractères apparaissent. Coté mise en scène, c'est trop souvent du téléfilm et si les acteurs sont irréprochables seules les deux femmes Roz et Lil sont filmées avec intérêt. C'est lorsqu'elle sont ensemble que c'est du beau cinéma qui se suffit à lui même. Le sujet, quoique très improbable mérite d'être connu avant de pénétrer dans la salle car il a de quoi déstabiliser dans la façon dont il est traité. Sous sa publicité tapageuse, il est d'une grande banalité. Quoi de plus normal en effet que deux jeunes hommes en pleine forme soit attirés par des femmes belles en pleine maturité dans le contexte de ce vécu, le contraire eut été étonnant. Doris Lessing n'a jamais approfondi les caractères laissant Anne Fontaine assez démunie et obligée de remplir le temps avec des scènes amoureuses pourtant infiniment plus agréables à vivre qu'à regarder sur un écran. L'essentiel de tout cela, soit cette question : ''comment est-t'il possible que ces quatre personnes en soient arrivées là en Australie pays hautement civilisé ?'' n'est pas dit. Le plan final est désespérant de lâcheté, nous n'aurons rien appris.
J’entends souvent dire que l’amour n’a pas de limite d’âge. Peut-être mais pour le désir, il vaut mieux avoir affaire aux délicieuses Naomi Watts et Robin Wright encore loin de la décrépitude ! Décor paradisiaque, la plage, le surf, deux mamans amies d’enfance accompagnées de leurs deux chérubins beaux comme des dieux, et il n’y a plus qu’à laisser les hormones se manifester. Après une courte intro, on entre directement dans le vif du sujet où tout le monde s’entend à merveille et les rapports mère/enfant classiques sont inexistants. Honnêtement vous avez souvent passé des soirées avec votre mère !? C’est le seul petit hic à cette mise en bouche charnelle remarquablement mise en scène. L’excitation est là et on se laisse sans problème envouté par les étreintes de ces couples pour le moins inhabituels. Cette romance ne sera pas sans rappeler un certain vécu chez certains d’entre nous. Je me souviens qu’une maman m’avait ouvertement déclaré qu’elle ne dirai pas non si j’avais quelques années de plus à l’approche de mes 18 ans. Biensûr je ne me permettais pas de dire que ce serait réciproque si elle avait quelques années de moins. Au contraire. Que peut-on penser du comportement de ces deux « mères parfaites » ? Est-ce mal d’avoir succombé à la tentation ? Heureusement le scénario montre assez vite l’inconvénient de la différence d’âge et des rapports intimes dans l’amitié et la famille. C’est vraiment bien écrit et réalisé avec une fin un peu facile mais l’ensemble passe aussi allègrement que les sentiments dans cette drôle d’histoire…
Un pitch à la fois intéressant et perturbant qui donne un intérêt avant même le début du film. L’intérêt retombe néanmoins assez vite après les quelques longueurs et une certaine monotonie. C’est assez fade. Pourtant, le sujet est bon, c’est bien écrit et bien traité nous montrant un exemple de ce que le destin peut être taquin. C’est dérangeant, à la limite de l’inceste, mais en même temps c’est élégant et sensuel, c’est touchant et presque réel. On ne va pas se le cacher, il y avait mieux à faire mais c’est loin d’être mauvais.
Film à la fois particulier, intrigant voir même dérangeant. Un duo d'actrices tout simplement exceptionnel. Leurs fils respectifs très bon eux aussi. La mise en scène est relativement classique mais efficace. La fin est réussi, légèrement surprenante. Bon film !
Un film qui me laisse songeur... Aurait-on osé le tourner si les genres avaient été inversés, disons, des pères et leurs filles... Je ne pense pas. On aurait eu des manifs de bien-pensantes dans les rues.
La, deux amies d'enfance qui ont chacune un garçon du même âge, divorcées ou séparées (c'est un film australien et c'est vrai qu'en Australie, le nombre de monoparentales est effrayant), qui finissent par coucher chacune avec le fils de la copine, une fois ces derniers devenus jeunes hommes.
Comme tout ce monde se fréquente depuis l'enfance, ca fait pas mal incestueux, un peu glauque. La suite et fin du film est un peu trop simpliste. Ca finit bizarrement, immoralement d'ailleurs.
Dommage que les belles-filles soient si transparentes. Amusant de voir comment l'Australien-mâle quarantenaire de base est traité (inutile, sans attache, carriériste, asexué quasiment).
Perfect Mothers ? Un titre qui doit être compris comme un sarcasme, parce qu'autrement...
Ce quatuor amoureux fusionnel entre mères et fils, à la fois sulfureux et dérangeant, est intéressant à plus d’un titre. Attraction des corps, remise en cause des conventions sociales, blessures et apaisements, quête d’une forme de bonheur et questionnement sur le vieillissement. Anne Fontaine signe une réalisation sensible et esthétiquement parfaite, servie par deux très grandes actrices : l’émouvante Naomi Watts et la superbe Robin Wright dont la classe éclabousse le film. Le scénario adapté d’un roman de Doris Lessing est un modèle du genre. Cette fable douce amère est à voir absolument.
Tirer d'une histoire vrai, nous sommes transportés, envoûtés par l'histoire. On se doute que ça n'ira pas bien loin, du moins c'est ce que le réalisateur nous amène à penser. Pour ma part, j'ai bien aimé. Après je pourrais comprendre que se ne soit pas du goût de tous de par le scénario. Les actrices connues sont superbes et les deux jeunes acteurs tels des apollons, vont à merveille dans ce récit. Bon film !
Voici un des nombreux exemples de ce pourquoi le cinéma s'appelle "cinéma" et s'éloigne donc de nos vies quotidiennes et de ses tracas banals. Un lieu inimaginable sauf pour ceux qui ont déjà mis un pied en Australie, des mères splendides (Naomi Watts est-elle la MILF parfaite ?) & des jeunes apollons au sommet de leur période "Dorian Gray", ajoutons à cela une caméra à la sensualité aiguisée au maximum et nous obtenons l'un des films les plus "excitants" du moment. On pourra regretter certaines facilités scénaristiques mais cela correspond encore plus à nous conforter dans ce cinéma planant et complètement évasif.
Adapté adaptation d'une nouvelle ("The Grandmothers") de Doris Lessing, le titre français n'a rien à voir (comme souvent) avec le titre original ("Adore") allez savoir pourquoi "Perfect Mothers"... Bon, mis a part ce bémol qui est un point de détail, et mis à part certains dialogues minimalistes, le film n'est vraiment pas mal. Alors, même si les événements qui arrivent sont plus que prévisibles, la caméra n'est jamais vulgaire. La sensualité est tellement présente que l'on en oublie le sujet qui peut mettre parfois un peu mal à l'aise. On s'ennuie pas, surement en grande partie grâce aux sublimes Naomi Watts et Robin Wright et aux sublimes paysages balnéaires australiens. Une ode à l'amour, à la liberté, au bonheur remarquablement réalisé. Un drame réussi criant de vérité A voir malgré les lenteurs de réalisation.