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Un visiteur
3,0
Publiée le 1 juillet 2014
Osé, sensuel et immoral. Le film a un rythme lent. On a le temps de s'asseoir près de cette ville côtière pour voir cette histoire quasi incestueuse et irréelle. Le film est traité avec sensibilité et nous épargne les clichés. Le récit est vécu sans véritable passion mais nous embarque tout de même.
Il est des fois, où tu regardes un film et à mesure qu'il se déroule tu te demandes: mais c'est quoi le projet en fait?
Parce qu'à moins d'être un pur allumé de la tronche du genre le type qui couche avec sa soeur en train de regarder un film pornographique joué par Papa et Maman, comment peut on appréhender un tel truc sans être révulsé au plus profond de soi, sans frémir intimement devant cette perversion exposée le plus normalement du monde!
Car qu'on se le dise clairement, ce Perfect mother malgré ses atours romancée d' histoire d'amour délibérément transgressive n'est que l'avant goût d'une banalisation de l'inceste (voir la de la pédophilie) éludant très machiavéliquement toute considération morale au profit d'une vision strictement émotionnelle, comme savent si bien en jouer les militants des causes marginales de cet acabit que la majorité réprouve.
C'est qu'il faudrait être sacrément débile ou malhonnête pour ne pas voir dans le duo Naomi Watts/Robin Wright la double déclinaison d'un même personnage (la mère), se faisant ramoner tranquillement par le fils (de l'autre?) dans une normalité forcée, usant sournoisement d'une rhétorique elle aussi double de la mère s'attendrissant devant l'enfant endormi tout en lorgnant son beau petit cul.
Une vision cauchemardesque de la famille où le père, ce vulgaire sac à foutre, ne sert qu'à fournir l'objet du désir à des madones s'auto félicitant d'avoir engendré des "Dieux" (Comprenne qui pourra...) entre reniflage de fions complices et relations à la limite de l'échangisme.
Que n'imagine t on la levée de boucliers si d'aventure le film avait mis en scène deux pères mûres se tapant la fille de l'autre!
Et à considérer le nombres de mécènes bien Franchouillards (Canal +, Ciné +, France Télévision...) ayant investis du pognon dans cette abomination (dont le nôtre en partie!), il est plus qu'effrayant de constater que non seulement la presse spécialisée acclame cet étron, mais pire encore, de réaliser que formellement, c'est toute une idée de l'émancipation féminine actuelle (convergeant vers ces moeurs pervers) qui nous est vendue chaque jours le plus innocemment qui soit (la couguar friquée, pétasse narcissique n'ayant que peu de considération pour les hommes biens tels que le personnage de Saul
Voici un des nombreux exemples de ce pourquoi le cinéma s'appelle "cinéma" et s'éloigne donc de nos vies quotidiennes et de ses tracas banals. Un lieu inimaginable sauf pour ceux qui ont déjà mis un pied en Australie, des mères splendides (Naomi Watts est-elle la MILF parfaite ?) & des jeunes apollons au sommet de leur période "Dorian Gray", ajoutons à cela une caméra à la sensualité aiguisée au maximum et nous obtenons l'un des films les plus "excitants" du moment. On pourra regretter certaines facilités scénaristiques mais cela correspond encore plus à nous conforter dans ce cinéma planant et complètement évasif.
Le sujet aurait pu être intéressant (l’inceste par transfert, les lois du désir qui s’opposent aux lois sociales), mais le traitement est tellement insipide et lisse (intrigue molle et convenue, acteurs sitcomisés, mise en scène réduite à un catalogue d’images sur papier glacé) que le film échoue complètement à créer le trouble voir même de l’émotion. Ennuyeux et superficiel.
Le film compte peut-être fonctionner sur les propres fantasmes des spectateurs. Au delà l'interprétation de cette relation croisée secrète est moins interessante qu'il n'y paraît, manquant un peu de véritables rebondissements.
Though definitely interested by the well paced and well made movie - with the two leads absolutely fantastic and gorgeous - some parts were difficult for me to sit through. I guess it talks to my morals but these are feelings that I am sure the director went for so in that sense it worked.
"Perfect mothers" est un film au scénario très singulier, assez malsain et certains diront grotesque. Mais les acteurs sont tellement vrais qu'on entre facilement dans l'histoire, et qu'on peut se laisser porter par ce jeu à quatre. Ambigu moralement, le film a l'air par moments de se complaire dans cette position. La réalisatrice Anne Fontaine livre un film par moments sensuels, ce qui confère à l'ensemble une atmosphère étrange. Sentiment qui perdure après le visionnage du film.
Un drame sensuelle étrange, parfaitement bien interprété, mais qui a du mal convaincre totalement tant le récit se déroule et se conclue comme on pouvait le prévoir ! Dommage...
Je ressens pour ce conte amer des sentiments fortement contrastés. La réalisation subtile d' Anne Fontaine et le charme du quatuor de comédiens donne à ce film toute sa saveur. Mais la sophistication et le côté glacé des images et des rapports entre les personnages rendent cette histoire plus triste qu' immorale. De plus, la façon ,dont commence ces deux liaisons, semble trop naturelle et j'ai eu du mal à y croire et par conséquent à m'attacher au devenir de ces deux couples atypiques. Pour conclure, ce film à priori subversif ressemble plutôt à une belle carte postale sexy.
Pour commencer, je ne vois pas où est l'érotisme dans ce film. Beaucoup de films sont plus érotiques que celui-ci sans être catégorisés comme étant "érotiques". Ce film est sensuel mais pas érotique. Son histoire met mal à l'aise également, ces amours croisées dérangent un peu du fait de leur proximité relationnelle même si ça ne va jamais jusqu'au dégoût. Ce n'est pas désagréable à regarder, ça se regarde facilement et jamais on ne s'ennuie. Cependant, on reste sur notre faim. Nous ne sommes pas si touchés ou émus que cela et c'est bien dommage !!
Un film qui me laisse songeur... Aurait-on osé le tourner si les genres avaient été inversés, disons, des pères et leurs filles... Je ne pense pas. On aurait eu des manifs de bien-pensantes dans les rues.
La, deux amies d'enfance qui ont chacune un garçon du même âge, divorcées ou séparées (c'est un film australien et c'est vrai qu'en Australie, le nombre de monoparentales est effrayant), qui finissent par coucher chacune avec le fils de la copine, une fois ces derniers devenus jeunes hommes.
Comme tout ce monde se fréquente depuis l'enfance, ca fait pas mal incestueux, un peu glauque. La suite et fin du film est un peu trop simpliste. Ca finit bizarrement, immoralement d'ailleurs.
Dommage que les belles-filles soient si transparentes. Amusant de voir comment l'Australien-mâle quarantenaire de base est traité (inutile, sans attache, carriériste, asexué quasiment).
Perfect Mothers ? Un titre qui doit être compris comme un sarcasme, parce qu'autrement...
Un film qui nous présente deux personnages féminin ambigus qui couche chacune avec le fils de l autre. Deux personnages qui sentent au plus profond d elles mêmes la vieillesse arriver et cherchent à profiter de leur corps jusqu au dernier instant. Les deux actrices jouent d ailleurs très bien de leur image dans le film en étant tour à tour pleine de vie ou marquées par le temps. Jouant sur la moral sans réellement la transgresser Perfect Mothers est un film soigné mais pas exceptionnel.
Le traitement vidéo (couleurs "vintage", un peu à la Instagram), la beauté des paysages et celle de la distribution suffisent à accrocher le spectateur tout au long du film. Heureusement, car sans cela, ce serait l'ennui total : ce film a tout de même de grandes lacunes scénaristiques. On le regarde de la même manière que les personnages vivent : légèrement. J'ai aussi regretté l'absence de psychologie chez les personnages.