C'est peut-être un document qui apportera quelque chose à ceux qui n'ont encore rien lu ou vu sur Bob, mais je n'ai personnellement appris que très peu de chose. J'ai regretté la subjectivité globale qui apparaît et les non-dits ou les censures qui ont dû être faites, pour qu'on ne sache pas de Rita, sa possessivité maladive, alors que Bob n'appartenait à personne sinon à la musique et un tout petit peu à ses fans...Que dire de "la patte" de son fils Ziggy qui l'a si peu connu... On sait bien que la famille aurait eu un droit de véto sur tout autre documentaire plus objectif et plus complet.
En revanche, la dualité de Bob apparaît assez bien, partagé qu'il était entre la lutte pour la défense des pauvres dont il était issu, et qu'il n'a jamais oublié, son attachement à ses racines et à la Jamaïque, son message de paix, d'unité et d'amour entre tous les hommes, de toutes les couleurs, et le rastafarisme qui régit sa vie, avec ses restrictions dont l'homophobie et racisme anti-blanc et un machisme hallucinant, qu'il gérait tant bien que mal.
Comment imaginer qu'un homme doté d'une telle intelligence et d'autant de clairvoyance ait pu avoir une liaison avec la charmante fille de Mugabe , le dictateur sanguinaire "Roi" du Gabon, (on nous dit qu'il l'ignorait à ce moment là..) ou bien qu'il ait pu se fourvoyer sur les raisons de 'Indépendance donnée au Zimbabwe, et sur son devenir ?
On ne saura rien non plus du fait que les Rastas croyant à l'immortalité, ils ne font pas de testament et que malgré les conseils avisés de ses avocats, Bob s'y est refusé jusqu'au dernier instant, puis de et la lutte acharnée menée par Rita, complètement obsédée par l'argent, autour du partage son héritage, contre la propre mère de Bob, Cedella, qui sans l'aide de Chris Blackwell aurait été totalement spoliée; Cet aspect là n'est pas toujours très avouable, mais non moins révélé et très médiatisé en son temps.