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inspecteur morvandieu
96 abonnés
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3,0
Publiée le 17 juin 2024
D'après sa bande dessinée, Riad Sattouf réalise une chronique amusante et sans fard -c'est-à-dire souvent impudique- de l'adolescence, cette période de la vie ingrate avec les personnes concernées et avec la "bogossitude" notamment: gaucherie naturelle et look incertain, appareil dentaire et acné. A cet égard, les deux jeunes protagonistes principaux, Hervé et Camel, essentiellement préoccupés, comme il se doit, de sortir avec des filles et de se déniaiser, ne sont pas épargnés par l'auteur. Sans malveillance ni ironie. C'est la vie à l'adolescence qui se charge d'être cruelle. Articulée autour d'Hervé, ses rateaux et son inexpérience, sa cohabitation exaspérante avec une mère (cocassement) dépressive, la comédie est le portrait, côté garçon, de l'ado d'aujourd'hui. Rien de nouveau sur cette classe d'âge, ses attentes et ses appréhensions, semblables à celles des générations précédentes. Ce sentiment de déjà-vu limite sans doute l'intérêt de la comédie de moeurs de Sattouf. Il reste cependant cette suite d'incidents amusants, le plus souvent autour de la question sentimentale ou sexuelle, jouée par de jeunes comédiens très authentiques.
Film drôle bon pour les adolescents et j'avais même l'impression de revenir au collège mais les gros plans sur les baiser j'ai pas aimé (même détester)
"Les Beaux Gosses", premier long-métrage de Riad Sattouf, illustre une tentative séduisante mais inégale de capturer les affres de l'adolescence à travers le prisme du cinéma français. Sattouf, surtout connu pour ses bandes dessinées, transpose ici son sens aigu de l'observation sociale sur grand écran, explorant la vie d'Hervé, un adolescent maladroit et son interaction avec son environnement scolaire et familial à Rennes.
Le film brille par moments grâce à son authenticité et son humour pince-sans-rire. Vincent Lacoste, dans le rôle d'Hervé, offre une performance remarquable qui n'est pas sans rappeler ses débuts adolescents. Sa capacité à rendre vivant un personnage si profondément ancré dans les réalités souvent cruelles de l'adolescence est louable. Son ami Camel, interprété par Anthony Sonigo, apporte un contrepoint comique nécessaire qui équilibre bien le malaise adolescent omniprésent.
Cependant, "Les Beaux Gosses" souffre parfois d'un rythme incohérent. Certains gags, bien que frappants, semblent surjoués ou détachés du fil narratif principal, donnant l'impression que le film pourrait être une suite de vignettes plutôt qu'une histoire cohérente. Cette fragmentation nuit à l'immersion et laisse le spectateur sur sa faim quant à une résolution plus substantielle.
Techniquement, le film ne révolutionne pas le genre mais il fait un usage compétent de son budget modeste. La photographie de Dominique Colin capture avec efficacité les nuances grisâtres de la vie urbaine rennaise, tandis que la bande-son de Flairs et Sattouf elle-même ponctue adroitement le récit, bien que certains choix musicaux puissent paraître déconnectés de l'action à l'écran.
L'accueil critique, bien que majoritairement positif, souligne ces incohérences, plaçant "Les Beaux Gosses" dans une position délicate. Il est apprécié pour son approche fraîche et sincère des réalités adolescentes, mais critiqué pour son manque de finesse dans la structure narrative et dans le développement de ses personnages secondaires, qui souvent ne semblent servir que de faire-valoir à l'expérience d'Hervé.
En résumé, "Les Beaux Gosses" s'avère être une fresque adolescente qui oscille entre succès et manquements, un portrait à la fois touchant et frustrant de la jeunesse en quête d'identité. Sattouf réussit à marquer les esprits avec un style propre et un regard particulier sur l'adolescence, mais laisse derrière lui des opportunités manquées de tisser une histoire plus captivante et universelle.
Riad Sattouf dresse un portrait amusant de l’adolescence, très caricatural mais s’appuyant tout de même sur des expériences communes des nineteeniners, ce qui donne lieu à pas mal de situations savoureuses et d’autres assez gênantes. C’est sympathique et les gamins sont plutôt bien dirigés mais c’est surtout Vincent Lacoste qui attire les regards avec sa désinvolture naturelle qui sied si bien à l’ado de base. Dommage que la moitié des vannes soient grivoises parce que c’est plutôt bien écrit dans l’ensemble. À voir une fois au moins.
Film vulgaire et sans finesse.Son parti pris décalé et trash n'arrange rien... Ce film ne traite pas des vrais problèmes de l'adolescence. On sourit parfois mais les situations grossières et poussives nuisent à l'ensemble.
Un film qui, je trouve traîne un peu dans l'exagération et prend le chou, car on a du mal à s'identifier aux personnages durant cette période de l'adolescence. On est très maladroit, timide... effectivement, mais pas tebê à ce point. En plus, les acteurs sont plus âgés que des collégiens et l'on dirait plutôt des lycéens qui ont consommé des hallucinogènes et des petites pilules bleues à profusion. Bref, "et la tendresse bordel..." car l'adolescence, c'est une période aussi, très romantique et ça, le film, en fait complètement abstraction et l'acteur principal pense plutôt à rouler des pelles et à se dégorger le poireau...il n'y a pas de sentiments dans ce film, même quand un prof se suicide. Soyons sérieux un peu et arrêtons le cliché de l'ado zombie.
Film plutôt pas mal, qui met volontairement l'accent sur la caricature de l'adolescent boutonneux, non affirmé, avec les hormones en ébullition.
On est très souvent gêné mais c'est justement ce qui fait la beauté de ce film, car ça reflète une partie de la réalité. C'est la caricature même de l'élève un peu "ksos", qui va mûrir, apprendre sur le plan relationnel, reproduire, parfois maladroitement, et finir par devenir quelqu'un de "normal", intégré
Le distributeur de bananes dans la cour, vincent lacoste, " TU ME FAIS CHIER AVEC TA BRANLETTE TU ME FAIS CHIER " Hervé à sa mère, le tire du livre du professeur de français, y a le directeur de tvr au début jpp, le fait que ce soit tourné à Rennes et quelques scènes à paris genre slay ( riad sattouf à vraiment vécu a rennes ), les dialogues hilarant, la mere d'hervé chiante et hilarante, les cours de sports foireux
Ça se voit c est rigolo mais franchement on tend vers une caricature des ados uniquement branchés sur le sexe, l apparence et c est sans compter sur la dérision autour du harcèlement scolaire. Pour moi ce n est pas un grand film.
À l'instar de critiques et les gens qui m'ont conseillé de voir le film, je n'ai pas du tout accroché j'ai trouvé ça plat, creux dégueulasse sale, même si cela reflète quelque part la réalité ce film m'a ennuyé et presque dégoûté j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout
Je n'ai pas trouvé ce film drôle même un instant. On retrouve en effet un peu son adolescence dans ce film mais je n'y ai pas trouvé son intérêt. Les parents sont hyper caricaturaux, on se demande ce que Noemie L et Emmanuelle Devos font là dedans...a part du glauque, du sale (parce que ce que je retiens, ce sont les pustules, les pieds sales et la laideur adolescente) et du caricatural, je ne retiens rien de ce film dont je ne comprend pas les éloges de toute part. Si vous ne le voyez jamais de votre vie, vous ne ratez rien.
Comédie sympa qui m'avait fait rire davantage lorsque j'étais plus jeune. Plein de moments vécus, notamment la voie bizarre, les gloussements et les boutons ! Hervé et Camel sont particulièrement bons, les seconds rôles assurent un peu moins. À voir !